C'est sympa de faire un film à Los Angeles car il y a une bonne logistique avec les studios d'Hollywood. Ce film est tiré d'un roman, comme "True confessions" lui aussi situé à Los Angeles, mais pas du même auteur, même s'il y est question de pègre, de police, et de meurtres. "L.A." est une histoire à rebondissements, pas toujours facile à suivre en raison de la multiplicité des personnages et de la variété des intrigues secondaires. En gros, c'est l'histoire de trois flics aux caractères opposés et aux destins croisés, qui finissent dans le désordre par unir leurs efforts et à démasquer la corruption foncière qui règne au sommet de la police de Los Angeles. C'est plein de bruit et de fureur, de tabassages et de bagarres en règle, de tirs à balles réelles, de cadavres disséminés et parfois en décomposition avancée. Pour adoucir l'ensemble, le scénariste a introduit un personnage féminin courtisé par deux des policiers. Il s'agit de la sculpturale et quadragénaire Kim Basinger, censée imiter une actrice du passé du nom de Veronica Lake, pour satisfaire les michetons dans des boîtes de rencontres. La vraie Veronica était célèbre pour sa longue coiffure qui lui cachait un oeil. Le film est animé, spectaculaire, bien joué, notamment par Russel Crowe en flic traumatisé enfant par l'assassinat de sa mère, comme le scénariste, et qui est particulièrement brutal et expéditif. On reverra Crowe dans l'excellent "Gladiator". Mais, pour moi, la performance la plus notable est celle d'un autre flic, jeune, appliqué, incorruptible, ambitieux, qui gravit par la force des événements tous les échelons de la hiérarchie policière. Fin morale, par conséquent. Ce film quoiqu'intéressant est trop caricatural et confus pour mériter plus que 3,5.