Il est rare qu'un film possède autant de qualités... Première pensée me venant de ce Brothers Bloom. Tout d'abord, l'histoire. Deux frères, Stephen (Mark Ruffalo) et Bloom (Adrien Brody), se voient être, depuis leur enfance, de vrais arnaqueurs. Pour survivre, ils n'ont jamais hésité à jouer de leurs talents d'acteurs et de comédiens, bien qu'ils n'aient jamais appris de cours... Les mises en scènes, ils les connaissent aussi bien que leurs fonds de poches. Sauf qu'un jour, s'en est trop pour Bloom, qui ne sait plus différencier le vrai du faux, point de vue de la vie, de l'amour, du ressenti. En effet, la vie des frères Bloom n'a, jusqu'à présent, ressemblé qu'à un mensonge monté de toute pièce... C'est ainsi que les deux frères s'engagent à arnaquer pour la dernière fois, ensemble, une dernière cible: une riche héritière excentrique (Rachel Weisz). Malheureusement, ils ne se doutent pas qu'ils vont avoir à faire à une jolie manipulatrice. C'est ainsi que commence une vraie partie de comédie et de manipulation. Les acteurs, oui, les acteurs... Mark Ruffalo, Adrien Brody et Rachel Weisz sont tout simplement géniaux dans leur rôle. On croit en leur personnage, de part leur sourire, leurs yeux, leurs façons d'être et de faire. Je pense qu'on ne pouvait pas rêver meilleur casting pour ce Brothers Bloom. C'est vraiment celui-là qu'il fallait. Pour ce qui est de la mise en scène, elle n'est pas loin d'être miraculeuse pour un film actuel... Chaque scène nous livre quelque chose d'original. Que sa vienne des dialogues, des mouvements de caméras, ou des décors, le film accumule beauté visuelle et originalité. D'ailleurs, le film a été tournée en partie en Europe de l'Est. Ainsi, chaque paysage nous donne envie de voyager vers ces contrées européennes, tellement elles sont belles et rayonnantes derrière la caméra. Le film, lui, ressemblerait bien à un compte de fée cinématographique... Enfin, presque. Le scénario, sans doute l'un des plus intriguant et prenant que j'ai vu,
"Une arnaque presque parfaite" est un film un peu inclassable qui relate le parcours des frères Bloom, arnaqueurs romantiques, et la complexe mise en scène qu'ils concoctent pour une riche héritière excentrique et séduisante. Si l'intrigue tient à peu près la route (on n'est quand même plus très sûr d'avoir tout suivi à la fin) c'est par sa mise en scène et son univers décalé que le film séduit. S'appuyant sur le charme inouï de Rachel Weisz, la gouaille de Mark Ruffalo, la calme excentricité de Rinko Kikuchi et le flegme désabusé d'Adrien Brody, le réalisateur nous fait rentrer dans un monde magnifiquement fantaisiste, presque poétique. Mélangeant les époques (téléphones portables, costumes années 30, voyage sur un vapeur, lamborghini, etc.) et refusant toute marque temporelle ou historique, il donne à son récit des allures de conte drôle et subtil. On se laisse emporter par ces personnages et ces situations un peu absurdes et on les accompagne dans cet espace-temps à part avec délice. L'arnaque parfaite, selon Stephen Bloom, est celle où chacun obtient ce à quoi il aspire... c'est réussi pour le spectateur.
Trop d'arnaques, tue l'arnaque. Film interessant sur certains point, mais beaucoup trop brouillon. On jongle continuellement entre hmour et drame sans que cela ne soit jamais maitrisé. Quand au scénario qui se veut complexe et surprenant, il en devient au fil de l'histoire completement incohérent. Dommage.
La légèreté rend assez sympathique à regarder ce film qui ne se prend pas trop au sérieux en traitant sur le ton de la comédie l'histoire des deux frères arnaqueurs tout en exploitant bien le talent des acteurs principaux pour y ajouter ce qu'il faut comme touches d'émotion.
Une énième fois, bravo la France. The brothers Bloom devient Une arnaque presque parfaite. Il est vrai que l'arnaque proprement dite est le fil conducteur du film, mais pourtant, ce qui prime, bien plus consistant, est la relation entre les deux frères et le parcours induit. Les thèmes, derrière la comédie, sont forts (bien qu'américains et déjà traités maintes fois) : la mort du père (de substitution) pour permettre l'envol du frère soumis dont la vie est réglée par lui ; la recherche d'une vie improvisée et pleine de surprises, où tout n'est pas écrit d'avance, nous rendant ainsi, par nos choix, plus ou moins maîtres de nos destins ; la nécessité d'une compagne avec qui s'engager et partager la vie comme belle aventure(...). The brothers Bloom est un mélange des genres très savoureux, qui nous amène à penser à l'exceptionnel In Bruges (décors de Pragues + galerie de personnages décalés) ou encore à The Darjeeling limited (pour la relation fraternelle). D'autres aspects rapprochent ces comédies intelligentes et loufoques. The bB est un exquis moment à passer. Le ton est frais, coloré (un peu bande dessinée), enjoué et très communicatif (+BO entrainante). La mise en scène est extraordinaire. Le réalisateur s'amuse en utilisant l'espace et en instillant en second plan des situations cocasses irrésistibles. Concernant les acteurs, les choix sont judicieux. Adrien Brody, au centre de l'histoire est comme à son habitude poignant. L'humour n'est pas son registre de prédilection, ce qui justement s'accorde au film, aux vues de sa situation. Mark Ruffalo est quelque peu en retrait (+toujours ses tics), mais son personnage décidant de rendre à son frère la vie qu'il n'a pas eue est touchant. Rachel Weisz en héritière barrée, collectionnant les hobbies sauf la conduite, est géniale. Rinko Kikuchi, pour finir en beauté, est jubilatoire ! Malgré une arnaque un peu envahissante et confuse (à voir 2 fois pour bien tout cerner), ce film ensoleillé et original ravit pleinement.
un film presque parfait avec des pitites intriques: les problemes de conscience d'Adrien Brody, l'histoire d'amour, la relation tumultueuse des 2 freres et enfin l'arnaque (soit disant passant que je n'ai pas compris). perso j'ai adoré Rachel Weisz dans ce role de savante derangée et Bang Bang la jap drolement muette mais gestiellement parlant!
Ce film casse pas spécialement la baraque, par contre Rachel Weisz est mignonne et rigolote, y'a quand même du rythme, je dirai que c'est le genre de film à voir pour se faire sa propre opinion
Un film plein de fantaisie qui oscille entre comédie et film d'espionnage et qui renferme une multitude de bonnes idées. Certes, cet univers ressemble de manière troublante à celui de Wes anderson, mais on passe tout de même un bon moment devant le tour du monde improbable et malicieux de ces frères Bloom.
Lent, prévisible, insipide, comment décrire ce film qui traine en longueur par son scénario et même par sa réalisation.. L'ensemble des acteurs rattrapent un peu cette catastrophe, mais cela ne sera pas assez pour capter le spectateur, qui se perd dans une histoire compliquée et sans réel sens. Qui est le plus arnaqué, elle, lui, ou bien et surtout nous, spectateurs ?
Ne faisant jamais attention à accrocher le spectateur ... le film avance et l'on reste à côté, parfois dans l'incompréhension et dans l'ennui ... Et malgré une deuxième partie un peu plus efficace, il est bien difficile de ressentir quoi que se soit pour des personnages qui jouent eux-même des personnages se qui les rends surfaits ... La fin laisse quand même perplexe, que tirer de ce film au final ? Pas grand chose, en mélangeant les genres à ne plus s'y retrouver, le film tourne en rond ...
Pourquoi j'ai eu du mal à accrocher à ce film? en fait je ne sais pas... j'adore les acteurs mais j'ai eu du mal à suivre l'intrigue trop alambiquée... dommage. Ce film a tout pour séduire... sauf moi!
L’arnaque est si lourdement alambiquée et nébuleuse qu’elle en est incompréhensible. Reste une comédie plutôt légère et décalée où le trio Adrian Brody, Rachel Weisz et Mark Ruffalo s’en donne à cœur joie dans des situations et des décors d’une grande variété. Les dialogues manquent d’écriture et l’ensemble paraît bien long en dépit d’une mise en scène enlevée. Ceux qui ne chercheront pas à dénouer le fil de l’intrigue, pourront éventuellement apprécier.
Une mise en scène ingénieuse, un jeu d'acteur juste, un scénario à tiroirs et plein de répliques délicueuses. Pour une fois, on ne mâche pas le travail au spectateur.