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    La Fête du feu
    note moyenne
    3,7
    166 notes dont 34 critiques
    répartition des 34 critiques par note
    5 critiques
    10 critiques
    13 critiques
    4 critiques
    2 critiques
    0 critique
    Votre avis sur La Fête du feu ?

    34 critiques spectateurs

    Yves G.
    Yves G.

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    3,5
    Publiée le 26 juin 2013
    Tourné en 2006, "La fête du feu" est le troisième film du réalisateur iranien Ashgar Farhadi, dont l'aura ne cesse de grandir depuis "A propos d'Elly, "Une séparation" et "Le passé". L'action se déroule à Téhéran durant cette journée où, selon une tradition pré-islamique combattue sans succès par les mollahs, on tire des pétards et des feux d'artifice. Comme dans une pièce de théâtre dont il emprunte les codes, le film se déroule en l'espace d'une journée dans un appartement bourgeois où les protagonistes ne cessent d'entrer et de sortir. Rouhi, une jeune femme d'origine modeste, fraîchement fiancée, est chargée par une agence d’intérim d'y assurer quelques heures de ménage. La famille qu'elle découvre est au bord de l'éclatement : la femme suspecte son mari de la tromper avec une voisine. Tout laisse à penser qu'elle est paranoïaque et Rouhi accepte de mentir pour défendre le mari et protéger leur enfant. Mais ... On découvre en filigranes les grands thèmes de l’œuvre de Farhadi : le couple peut-il durer en dépit des accommodements que la vie à deux exige ? la vérité existe-t-elle au-delà d'une variété de points de vue subjectifs ? En 2007, on saluait l'émergence d'un auteur iranien subtilement contestataire. Mais le cinéma de Farhadi ne se réduit pas à un portrait subversif de femmes dévoilées. Sa portée est universelle et c'est pour cela qu'il nous touche.
    tixou0
    tixou0

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    3,0
    Publiée le 9 février 2014
    Non, ce n'est pas un film "arty" en noir et blanc, c'est une fiction tournée dans le pays des mollahs, un pays où toutes les femmes sont en tchador sombre (recouvrant le foulard islamique !), depuis le passage à l'ère néo-médiévale pour elles, en 1979. Non, ce n'est pas un film de guerre, et pourtant on entend en permanence des crépitements : pétards en fait (et quelques tirs de carabine - en l'air, ou sur les oiseaux !), en attendant les feux d'artifice et de Bengale du soir, et les brasiers improvisés dans tous les coins de la capitale. C'est "La Fête du feu", le dernier mercredi de l'année selon le calendrier iranien - la veille du Jour de l'An local - que l'on célèbre dans les rues. Une tradition zoroastrienne, d'avant la barbarie chiite. Troisième en date de ces psychodrames dont Asghar Fahradi s'est fait une spécialité, à décor unique (la ville de Téhéran ici) et temps mesuré (un jour, une nuit). La jeune et pauvre Rouhi, qui va se marier (avec l'homme qu'elle aime et a su imposer à son père - chose rare dans un pays où la règle reste le mariage arrangé !), est envoyée pour finir le grand ménage de rigueur avant le nouvel an chez un couple aisé, Morteza, un publicitaire, et sa femme Mojdeh. Une sonnette qui ne marche pas, une jolie voisine de palier divorcée (qui n'a pas la garde de sa fille) et coiffeuse à domicile, au parfum entêtant, et la jalousie maladive de Mojdeh, vont créer, et attiser, une (bruyante) confusion des sentiments, dont Rouhi va d'abord être le témoin sidéré, puis le deus ex machina, selon une dramaturgie à double détente. Ces "Scènes de la vie conjugale" sont banales somme toute, avec, comme partout, portes qui claquent, cris (et même coups), enfants otages des parents qui se déchirent (ici, Ali-Amir, 7 ans), proches mis à contribution et sommés de prendre parti. Leur principal attrait est le "back ground" ethnographique dans lequel elles s'inscrivent, soulignant plus cruellement encore leur universalité. Taraneh Allidousti (qui a le rôle principal dans "Les Enfants de Belle Ville" - pour moi le meilleur film de Fahradi) est excellente en Rouhi, âme simple découvrant en accéléré les noirceurs du monde, et les roueries qui font le "lien social". Le meilleur atout du film.
    I'm A Rocket Man
    I'm A Rocket Man

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    2,5
    Publiée le 23 janvier 2016
    Film moyen ! Bien en dessous d'Une Séparation ! On se prend vite à l'intrigue mais malheureusement cela s'essouffle trop vite ! Les personnages ne sont pas attachants et même si l'on est quelque peu intrigué, le suspense est quand même léger il faut l'avouer. Un petit rebondissement en milieu de film redonne un second souffle mais la fin du film est carrément chiante et on ressort mitigé et un peu déçu. Les marivaudages iraniens ne cassent pas des briques !
    DarioFulci
    DarioFulci

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    3,0
    Publiée le 24 octobre 2011
    "La fête du feu" n'a pas la puissance scénaristique et narrative d'"A propos d'Elly", et surtout d'"Une séparation". Ce dernier partage une thématique proche avec "La fête du feu": embauchée pour s'occuper de l'appartement d'un couple, la jeune fille est plongée au cœur de la crise conjugale qui les secoue. Une sorte de brouillon d'"Une séparation", mais un brouillon solide et déjà sûr de lui. Une fois encore le réalisateur n'hésite pas à manipuler le spectateur pour l'emmener sur de fausses pistes et révéler la vérité à la fin. Mais au-delà de cela, c'est la place de la femme qui est encore mise en valeur sous de nombreux aspects.
    Ash-D
    Ash-D

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    4,0
    Publiée le 19 mars 2012
    Asghar Farhadi lève une nouvelle fois le voile sur la société iranienne. On en revient à nouveau à la question épineuse de l'adultère. Mais au-delà de ça, ce qui est toujours aussi remarquable chez lui, c'est l'aisance avec laquelle il parvient à berner le spectateur. Ce qui n'est qu'un simple drame à nos yeux occidentaux, là-bas ça devient une véritable enquête, soulevant tout un tas de question et aux enjeux pouvant se révéler fatale... Un thriller dramatique poignant, une vitrine douce-amer sur l'Iran, qui nous présente une histoire simple mais pourtant tellement subtile. Troisième film que je vois de Farhadi et on peut facilement dire qu'il a un univers qui lui est propre, avec une façon de se jouer du spectateur en le trimballant constamment sur la voie de l'incertitude. Et ça toujours en parlant de chose sérieuse et révélatrice d'une société. Divertissent et intelligent. Pas déçu, Farhadi joue clairement dans la cour des Grands !
    Myene
    Myene

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    3,5
    Publiée le 20 juillet 2012
    Peut etre parceque j'avais dabord vu" Une séparation" ce film interessant m'a paru moins fort que le précédent on y reconnait la maitrise du cinéaste, mais des éléments communs aux 2oeuvres font que la "fete du feu" prend les caractéristiques d'une étude ultime avant le tableau: Un conseil si vous pouvez, voyez les films par ordre chronologique.
    Urbain-F
    Urbain-F

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    4,0
    Publiée le 21 juillet 2012
    "La fête du feu" a été produit avant "À propos d'Elly" et "Une séparation". Ces deux chefs d'oeuvre nous ont rendus très exigeants. "La fête du feu" est un cran en dessous. À la base, il y a un problème de couple très banal, mais traité de manière très appuyée avec beaucoup de lourdeur. La première partie du film s'avère assez pénible pour le spectateur. Néanmoins, l'ensemble ne manque pas de qualités. Les acteurs sont à la fois attachants et excellents, merveilleusement dirigés. Le film est bien construit, on démêle le vrai du faux petit à petit, en même temps que l'héroïne du film. En plus, on a le plaisir de découvrir une fête iranienne qui s'inscrit dans la continuité d'un long passé historique, et très peu connue des occidentaux. Ma note 4 étoiles me paraît un peu indulgente, mais ce film a une autre qualité : il nous permet de suivre le cheminement d'un très grand réalisateur.
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Publiée le 9 juin 2013
    Des trois films que j'ai vu pour l'instant du réalisateur Asghar Farhadi, celui-ci m'apparaît être le plus réussi. Ici il nous pousse constamment à changer d'opinion sur les différents personnages en nous les faisant voir à travers le regard d'une protagoniste à laquelle on peut facilement s'identifier ; on a juste parfois un temps d'avance pour une révélation par rapport à elle. Et de plus, ça fait plaisir de voir que la leçon de Chaplin, de Lubitsch et de Wilder à savoir faire parler les objets pour apprendre malgré soi des choses a été retenue et réutilisée. Subtil et non dénué de force.
    Le cinéphile
    Le cinéphile

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    2,5
    Publiée le 19 février 2014
    Le long métrage que j'ai le moins aimé des films que j'ai vu de ce réalisateur de talent. Le scénario trop brouillon et le manque d'attachement que j'ai eu vis a vis des personnages ne m'ont fait que relativement apprécier ce film.
    floramon
    floramon

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    3,0
    Publiée le 27 décembre 2013
    sur tous les films de ce réalisateur , je crois que la fête du feu est celui que j'ai le moins aimé et accroché , pour moi l'histoire est beaucoup trop banal pour en faire un film intéressant , en plus de cela je trouve le film un peu brouillon et qui part un peu dans tous les sens.
    traversay1
    traversay1

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    4,5
    Publiée le 1 août 2011
    Le succès d'Une séparation a permis la ressortie de La fête du feu, troisième film de Farhadi, tourné avant A propos d'Elly. Il y a plus que des similitudes entre Une séparation et La fête du feu et, notamment, une manipulation éhontée du spectateur, mais jouissive (comme chez Hitchcock), auquel on cache des choses tout le long du film, pour mieux le surprendre. Le thème est celui de la jalousie d'une épouse et donc, de l'adultère, traité à l'iranienne -de nombreuses scènes ne pourraient se concevoir en occident- et cependant d'une portée universelle. Certains évoquent un vaudeville, et c'en est un en effet, mais réalisé avec une telle intensité dramatique que cela devient une quasi tragédie, et en tous cas un thriller sentimental, d'une densité émotionnelle équivalente à celle d'Une séparation. La mise en scène, si elle se fait apparemment discrète, est fabuleuse : pas un plan qui ne soit réalisé au hasard, comme si Farhadi avait, à la manière de Kurosawa autrefois, dessiné tout le storyboard avec l'emplacement des caméras. On n'est pas loin du théâtre filmé, cependant, l'action se confinant souvent entre quatre murs, ce qui donne cet aspect asphyxiant au film, mais le cinéaste s'en échappe par la variété de ses focales et un art du dialogue qui crépite, proche, et l'on revient au vaudeville, à ce qu'un Lubitsch ou un Wilder savaient faire. Autre idée de génie : faire observer l'affrontement de ce couple à travers les yeux d'une étrangère, une femme de ménage, presque là par accident, mais il n'y en a pas chez Farhadi, et qui symbolise le regard du spectateur, elle qui va être la seule à pouvoir rassembler toutes les pièces du puzzle. Dernière chose : La fête du feu se situe en fin d'année, à un moment où les iraniens se défoulent en faisant éclater des pétards un peu partout à Téhéran. Il y a une longue scène, vers la fin, presque muette, où la voiture du mari, qui raccompagne la femme de ménage qui vient de découvrir la vérité, traverse des rues encombrées de fêtards et illuminées par des feux de joie. La fête du feu est un film étouffant, passionnant et incroyablement retors. Personnellement, j'adore ça.
    velocio
    velocio

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    4,0
    Publiée le 31 décembre 2007
    Enfin un film iranien qui ose montrer la réalité de la société iranienne, sans la faire passer par des artifices tels que la peinture des enfants iraniens. Ici, on parle de la jalousie dans un couple, on parle d'adultère. Ici, les femmes, bien que manquant de liberté, sont des personnages forts, et, dans le secret du domicile, elles tiennent tête à leurs maris. Un très bon film, qui apprend beaucoup de choses au spectateur occidental, et, ce, sans prechi-precha, sans l'ennuyer.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    3,0
    Publiée le 13 avril 2014
    On a vu mieux de la part d'Asghar Farhadi que ce "La Fête du feu" relativement classique et sans grosses surprises. Ce long métrage a au moins le mérite de préparer le terrain pour son trés bon "Une séparation" qui en reprend certaines thématiques. Si le cinéaste iranien s'en sort honorablement avec ce drame de bonne facture, "La Fête du feu" manque un brin de piquant, d'émotions et de tensions pour en faire une oeuvre inoubliable.
    norman06
    norman06

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    4,0
    Publiée le 20 janvier 2008
    Un regard original sur le couple, singulier dans la cinématographie iranienne. Proche à la fois du néoréalisme à la Kiarostami et de l'étude de moeurs occidentale, en particulier les films sur l'incommunicabilité.
    ferdinand75
    ferdinand75

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    3,5
    Publiée le 29 avril 2014
    Un très bon film qui laisse déjà deviner le talent des films à venir . Cette journée du feu est filmé au plus près , intensément, avec des drames humains, avec des larmes, et de la joie. Des sentiments universels et aussi des femmes qui jouent un rôle très important, et qui sont sur un piedestal. Un vrai petit bijou.
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