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mac guffin
8 abonnés
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4,0
Publiée le 9 juin 2010
Seconde adaptation de T.Williams par Kazan après "Un tramway nommé désir", Baby Doll est forcément un film très écrit, bavard et théatral. Cela dit, c'est la façon dont Kazan suggère par l'image qui est remarquable ici. Tout d'abord parce qu'il sait décrire comme personne l'Amérique profonde, ici le vieux Sud fortement traditionnaliste, et ses journées écrasées de chaleur et d'ennui. Ensuite, peu ont su rendre de cette façon la tension sexuelle : la scène sur la balancoire, avec ses plans exagérément resérrés, est un monument d'erotisme. Au final, n'étant pas un fan de Williams, je pensais être déçu par ce film. Il s'avère en fait une bonne surprise, notamment au niveau de l'interprétation, convaincante et pas trop datée (à l'exception de celle de Malden)
Film ayant un fort parfum de scandale lors de sa sortie à cause des fortes attaques de l'Eglise américaine, "Baby Doll" m'a hélàs très fortement déçu. Déception encore plus grande du fait que j'ai une grande admiration pour les films du réalisateur Elia Kazan surtout que la précédente collaboration entre ce dernier et Tennessee Williams avait débouché sur un chef d'oeuvre : Un Tramway nommé Désir. La déception vient surtout d'un jeu d'acteurs franchement outré qui coupe toutes espèces de sensualité d'un sujet qui pourtant avait de quoi en fournir, loin de la finesse habituelle d'Elia Kazan dans la direction d'acteurs. Reste une histoire suffisamment intéressante pour maintenir l'intérêt jusqu'à la fin et une belle réalisation dans la région même du lieu de l'action. Très moyen, on peut quand même garder en mémoire l'image célèbre d'une jeune Carroll Baker endormie et allongée voluptueusement dans un berceau suçant son pouce.
Énième adaptation d’une pièce de Tennessee Williams, Baby Doll retrace l’histoire d’un étrange couple composé d’un propriétaire terrien ruiné et d’une femme enfant encore vierge qui s’amuse de lui et le tourne en ridicule à chaque instant de leur vie. En une journée (remarquable unité de temps), leur destin va pourtant basculer et l’enfant va devenir femme. C’est du théâtre filmé certes, mais Kazan ne s’en sort pas mal en multipliant les scènes d’extérieur et en posant un rythme suffisamment élevé pour que l’ensemble soit au final beaucoup plus cinématographique que prévu, avec notamment un très bon rendu de l’atmosphère lourde et sensuelle « à la Tennessee » du Sud raciste, puritain et sensuel. L’interprétation (Karl Malden, Carroll Baker) est un peu datée mais la finesse psychologique de l’analyse de Tennessee Williams combinée à la virtuosité d’Elia Kazan derrière la caméra donne un film solide et au propos éternel.
Une fois encore, Kazan magnifie le sujet par la profondeur de sa quête d'humanité qu'il imprime à tous les personnages romanesques. "Baby Doll" ne fait pas exception et cette fois, porté par le texte de Tenessee Williams, il plonge avec délectation au coeur du drame de cette Amérique sudiste des années 50, fait de langueur, de sexe et de sueur. Le résultat est saisissant. Un film à voir absolument pour le face à face entre Elie Wallach et la belle "Baby Doll".
Baby Doll est une œuvre relativement subversive et avant-gardiste pour l’époque (à savoir 1956) arborant des sujets comme la faiblesse et l’impuissance du mari face à sa femme alors que les années 50 aux Etats-Unis sont encore marquées de la société patriarcale.
Ce film tranche aussi avec un certain puritanisme américain avec le personnage de Baby Doll qui symbolise l’exaspération du mode de vie traditionnel américain et une attitude très dévergondée. On peut noter une des premières apparitions remarquables d’Eli Wallach (Tuco dans Le bon la brute et le truand).
L’œuvre d’Elia Kazan est marquante et montre le basculement d’une vie d’une jeune fille en un jour tout ça magnifiquement réalisé.
Carroll Baker est moins connue que Maryline Monroe , mais beaucoup plus sensuelle ;et dans ce film elle s'mpose totalement . je rejoins une critique , c'est grâce à la censure que Carroll Baker devient un personnage au fort potentiel érotique , dans le sens de la séduction pure pas celle de la nudité exposée car dans ce film , tout est suggéré , rien n'est vu . On assiste dans ce film à une performance d'actrice , qui joue d'abord remarquablement l'enfant attardée, gâtée puis se métamorphose en femme adulte . pour le reste , le décor est celui du mississippi , avec ses conflits raciaux ( 1956 ) , les patrons sudistes du coton confrontés douloureusement à la concurrence . Mais tout cela parait trés démodé , reste donc Carrol Baker dont la prestation demeurera inoubliable dans un film qui fut lors de sa parution interdit aux moins de 16 ans non accompagnés .
Encore une adaptation de Tennessee Williams réalisé par Elia Kazan. Les deux hommes ont des thèmes de prédilections similaires, les acteurs de Kazan expriment en général trés bien ce que T.W a crée et il arrive souvent a rendre compte du contexte dans lequel les personnages évoluent. Et bien pour faire simple; pas dans ce film çi. En effet, E.Kazan est bien trop statique avec sa caméra ce qui renferme ses personnages dans des cadres trop resérés et c'est pour nous etouffant. De longs passages sont filmés ainsi et bien que les dialogues attise notre inérêt on a du mal à suivre. La mise en scène à trés mal vielli, des problèmes de raccords de temps flagrants et une lenteur qui ennuie. Etonnant pour un cinéaste qui savait rythmé ses films. Les acteurs tout en densités comme d'habitude chez le réalisateur de "America America" impressionnent sauf Caroll Baker alias Baby Doll qui pour moi ne transpire pas l'érotisme qu'elle suggère. Et au niveau de l'histoire elle même, je n'est pas reussi à comprendre les motivations du personnage joué par Eli Wallach, ce qu'il veut, ce qu'il fait semblant de vouloir ect. Le moins bons des films d'Elia Kazan que j'ai vu à ce jour.