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    L'Île
    note moyenne
    3,8
    221 notes dont 63 critiques
    répartition des 63 critiques par note
    31 critiques
    11 critiques
    9 critiques
    4 critiques
    4 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur L'Île ?

    63 critiques spectateurs

    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 4 août 2012
    Pavel Longuine fait partie des cinéastes ayant redonné à l’orée des années 90 un peu de lustre au cinéma russe. Le propos de « l’île » est à priori austère et le rythme du film est plutôt lent, rompant avec la tendance actuelle de l’action effrénée à tout crin. L’histoire de ce prêtre orthodoxe en dit long sur les mystères de la foi. Venu dans ce monastère par pur hasard après avoir vécu un drame personnel pendant la seconde guerre mondiale il a voué sa vie à la prière, mu par un sentiment irrépressible de culpabilité. Cette ferveur dans la foi chez cet être frustre va lui conférer la réputation de faire des miracles. Les barques se succèdent sur la minuscule île pour lui demander d’exercer son don supposé. Resté là depuis plus de 30 ans il n’est pas sans poser problème à ses confrères et supérieurs plus jeunes que lui par ses comportements déroutants hors des préceptes orthodoxes. Mais son dépouillement total (il dort à même le charbon) et sa piété forcent le respect. Voyant la mort approcher il n’a pu se délivrer du sentiment de culpabilité qui le ronge. Mais le hasard fait bien les choses et ses « démons » seront chassés par celui même qu’il croyait avoir tué un soir de 1943. Une belle parabole sur le sens à donner à nos vies. Longuine sait donner toute la force nécessaire à son propos en filmant les jours qui s’écoulent lentement au rythme du travail laborieux du prêtre dans un paysage hostile mais magnifié par des images sublimes. On est interloqué par tant de beauté et la performance de Piotr Mamonov qui remplit l’écran.
    stebbins
    stebbins

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    2,0
    Publiée le 7 décembre 2011
    L'île... Titre purement indicatif, seul et unique cadre spatial du film de Pavel Lounguine. Comprendre cette exclusivité contextuelle ne signifie aucunement l'appréhension d'un huis-clos, mais plutôt celle d'un long métrage où règnerait le culte de l'immanence. Effectivement L'île est un beau film : images léchées, bande-son chiadée, visages pieux et sages paroles sont au rendez-vous. Malheureusement le contenu de cet objet chichiteux reste à découvrir, Pavel Lounguine privilégiant sa flamboyance visuelle au détriment d'une authentique profondeur méditative ( alors que ledit film prétend aspirer à ce genre de portée, collectionnant les résidus artistiques de l'Oeuvre tarkovskienne ). C'est dans cette vacuité fondamentale que le maniérisme de Pavel Lounguine prend la tournure d'un racolage consensuel, bien complaisant, vidé de toute substance philosophique. L'île n'est donc pas un huis-clos mais un film clos tout court, comme en deçà de sa propre matière, débarrassé de ses passerelles, hermétique au dialogue interactif. Beau mais creux, donc.
    AMCHI
    AMCHI

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    1,5
    Publiée le 13 février 2011
    Difficile de se passionner pour L'Île, film très lent mais ce n'est pas vraiment le problème ; après une scène d'introduction vraiment prenante se déroulant en 1942 l'histoire se situe enfin en 1976 pour suivre un moine qui a un meurtre sur la conscience vivant sur une île où beaucoup de gens viennent le voir pour ses bons conseils. La mise en scène est très belle mais passé l'intro a part quelques instants fugaces je ne suis jamais parvenu à pénétrer dans ce film peut-être parce j'imaginais un film plus mystérieux là ou je n'ai trouvé qu'ennui.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    0,5
    Publiée le 30 janvier 2008
    Le plus amusant en voyant «Ostrov» (Russie, 2008) de Pavel Lounguine, c’est d’imaginer Luis Bunuel face au film. Le génie du surréalisme aurait certainement bien ri devant tant de bigoterie. Trivialement, ce film de Lounguine se résumerait comme le calvaire rédempteur d’un prêtre facétieux, hanté par le meurtre qu’il a du commettre sous le joug nazi. Le poids de la religion sur la conscience humaine est retranscrit, quelque peu impertinemment, par des paysages sublimes sur-esthétisés d’une île enneigée et par des chants christiques quasi-transcendants. Les images sont chargées, par Andreï Jegalov, directeur de la photographie, d’une oraison mystique aux teintes blêmes. Il y a assurément de l’inspiration picturale dans la composition des plans. La démarche, qui consiste à donner aux choses cinématographiées leur valeur par un appui outrageux de leur apparence, relève du même procédé appliqué par le piètre cinéma de divertissement occidental. Autrement dit, «Ostrov», sous l’apparence d’une culture russe, est confectionné tel un film américain. Il aurait fallu que Lounguine voit les chef d’œuvres de Paradjanov pour savoir que le mystique au cinéma n’est pas une affaire de foi sublime mais plutôt d’icônes, de création d’imaginaire. Ce film à toutefois l’avantage de nous assurer que, non, le cinéma au service de la religion ne donne jamais de films fructueux. Si le cinéma est né à la fin du XIXème siècle, aux horizons en France de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ce n’est pas par hasard. Quand la religion s’est essoufflée dans le cœur des hommes (dès que Nietzche eût proclamé la mort de Dieu), le cinéma est né, s’est substitué à son rôle de fascination et d’images du monde. Le mélange de ces deux modes d’appréhension du réel délivre souvent une œuvre hybride, bancale, voire pathétique comme dans ce cas-là. «Ostrov» peut susciter le rire involontaire, quoique généralement il dégage la prétention.
    Azimov
    Azimov

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    5,0
    Publiée le 16 janvier 2008
    Sublime ! Les images sont époustouflantes, l'espace est magnifiquement utilisé, les acteurs remarquables. Un film russe qui s'inscrit dans ce siècle dont on a dit qu'il serait spirituel ou ne serait pas. Le plus grand miracle ce sont sans doute les critiques du Canard Enchaîné ou encore de l'Huma, pourtant pas franchement réputés pour apprécier le genre.
    TGBYHN
    TGBYHN

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    0,5
    Publiée le 23 mai 2008
    Du début à la fin j’ai attendu en vain le démarrage. Dans une stepe morne et marécageuse, un climat glacial, des couleurs ternes... un monastère étriqué avec quelques moines orthodoxes. L’introspection sur les perturbations de l’âme slave et celle de ses moines peint des personnalités nombrilistes, obsessionnelles, torturées par d'innombrables péchés. Mais quels péchés ? L’un pousse du charbon sur une digue de planches enneigées et gelées, l’autre peint des icônes en chambre et le troisième court entre les deux premiers. De quoi auraient-ils du s’accuser, s’ils avaient participé à la vraie vie ? La vision de la religion (et de la vie) projetée par ce couvent est sinistre avec ce moine énergumène et prophète délirant, qui manipule sans ménagement la détresse de pauvres gens crédules. La scénario est invraisemblable (mais sans surprise) : le moine inlassablement creuse dans le même stock de charbon (inépuisable) d’une épave coulée pendant la guerre. Il retrouve au bout de 30 ans son camarade de guerre qu’il croyait avoir tué. Mais comme, finalement, il ne l’a que blessé au bras, celui-ci a nagé tranquillement dans l’eau gelée toute la nuit. On termine par son choix méticuleux du cercueil dans lequel il va s’allonger pour mourir comme s’il décidait d’aller dormir. Après une heure et demie d’ennui, la fin s’envole dans le fantasmagorique qu’un fond de musique russe essaie de rendre mélo et sacré. Certains y ont vu un profond message spirituel. S’il en est un, c’est celui d’une microsociété paralysée par son nombrilisme. Son espérance incantatoire dans la transcendance s’érige en seule échappatoire d’un enfer qu’elle s’est elle-même imposée. La preuve ? Le guerrier mort s’en est mieux tiré : lui, il s’est impliqué dans la vie et le moine lui paraît bien étrange. Dommage d’y avoir perdu la soirée.
    FunnyAlchemist
    FunnyAlchemist

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    4,0
    Publiée le 5 juin 2011
    Un film magnifique, très belle expression cinématographique de la foi. Symbolisme omniprésent, réfractaires au message spirituel et anticléricaux primaires s'abstenir.
    betty63
    betty63

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    5,0
    Publiée le 26 mai 2015
    Je ne connaissais pas Pavel Lounguine et j'ai découvert avec un énorme plaisir ce film qui parle d'un moine orthodoxe brisé par un fait de jeunesse qu'il le dévaste. C'est beau. Le côté sauvage des paysages, la désolation des lieux, le froid qui règne donnent le pendant à la foi de cet homme qui cherche la rédemption, habité par ces étranges pouvoirs au travers desquels il espère, peut être, expier sa faute.
    karmaval
    karmaval

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    0,5
    Publiée le 17 janvier 2008
    Creux, vide, ennuyeux à mourir. Il ne se passe rien, il y a un nombre de scènes inutiles époustouflant... on ne croit pas à l'histoire, encore moins au message.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    3,5
    Publiée le 11 juillet 2017
    Un film qui brille par sa pureté et sa spiritualité, autant par le discours (la repentance d'un vieux prophète dans l'univers de l'orthodoxie russe) que par l'image (esthétique papier glacé), avec une mise en scène d'une authenticité rare (se rapprochant de Dreyer ou Tarkovski), après je dirais que la réalisation manque quelque peu de radicalité, j'aurais aimé plus de plans séquences par exemple, et la musique (aussi bonne soit-elle) s'incruste parfois de manière aléatoire, ce qui paradoxalement désacralise certains plans. Un film plein de vie au travers de ses personnages, mais dont la lueur d'émotion n'est pas suffisamment mise en valeur pour me faire chavirer de tous bords.
    Skipper Mike
    Skipper Mike

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    3,5
    Publiée le 5 septembre 2014
    L’introduction de "L’Île" est un modèle de tension grandissante, avec sa noirceur d’encre et sa mécanique assassine, mais le reste du film est en réalité beaucoup plus contemplatif, puisqu’il se veut avant tout introspectif. C’est à la description d’un microcosme qu’on a droit, milieu perturbé par un moine souffrant de regrets. Le rythme est assez lent mais l’œuvre contient un grand nombre de scènes fascinantes. On trouve en effet une certaine folie qui contraste avec une forme assez classique et sérieuse. Si l’humour ne semble pas vraiment destiné à faire rire, ce sont surtout les impressions qui importent ici. Sans être un grand film très original, "L’Île" demeure une œuvre réussie, en équilibre entre naturalisme et métaphysique.
    nestor13
    nestor13

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    2,5
    Publiée le 17 janvier 2008
    On avait découvert Pavel Lounguine et un nouveau cinéma russe avec "Taxi blues" à la fin des années 80. Le réalisateur revient avec "L'île", film aux allures parfois vraiment très noires à déconseiller quand on a pas le moral. Il ne plaira pas non plus à tous ceux qui bouffent du curé, tellement il est imprégné de culture chrétienne. Pourtant, Lounguine égratigne ici quelque peu le personnel religieux, conformiste et oubliant son voeu de pauvreté en s'attachant à des choses matérielles. Mais il est indéniable que le héros torturé de cette oeuvre a une dimension christique et qu'il incarne et met en oeuvre les enseignements de Jésus. Et au final, voilà un film moins inaccessible qu'il n'y paraît.
    max6m
    max6m

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    1,0
    Publiée le 1 décembre 2010
    Ce qui m’avait donné envie de voir le film de Lounguine, c’est cette critique, parue dans un éminent journal de cinéma dont l’âge d’or est, décidément, bien révolu: «esthétiquement, émotionellement, moralement, L’île et le Bannissement construisent de hauts murs admirablement ornés, dont il y a lieu de s’inquiéter que cela réjouisse ainsi les spectateurs, en Russie et ailleurs». Outre que ce qui est plutôt inquiétant est de lire pareille critique, certains ont désormais le talent, dans leur critique, de nous indiquer à leur insu où se trouve le cinéma de qualité... Ainsi, comparer L’île au Bannissement de Zviaguintsev, l’un des tous meilleurs films de 2008, m’encourageait fortement à découvrir ce film. J’avais très envie de le défendre, mais malheureusement…je ne peux pas. Certes, pas pour les raisons couramment évoquées par ceux qui prétendent «penser» le cinéma et qui me semblent grossièrement exagérées (fondamentalisme religieux, extrémisme, etc), mais parce que L’île est un film au contenu désespérément pauvre et caricatural, alors qu’il a des prétentions artistiques et philosophiques, ce qui l’enfonce encore davantage. Juste de «belles» images pour faire joli mais qui ne sont qu’une vitrine, elles-aussi privées d’âme, de poésie, d’émotion, et incapables de susciter le moindre éblouissement esthétique. Et ce n’est pas parce que Lounguine est russe qu’il faut se sentir obligé de comparer son film aux grandes œuvres du cinéma russe! Il ne passerait par la tête d’aucun cinéphile censé de comparer Eloge de l’amour de Godard avec un film de notre Lelouch national sous prétexte qu’ils ont la même nationalité et que leur film partagerait un fond thématique commun, aussi vague que l’amour. Mettre ainsi sur le même plan de comparaison le film de Lounguine avec l’immense Andreï Roublev de Tarkovski, par exemple, c’est faire preuve d’une étroitesse d’esprit certaine… L’île est un film plat et ennuyeux, et cela n’a rien à voir avec le fait qu’il soit russe.
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    3,0
    Publiée le 13 septembre 2016
    A voir, si on est adepte de scénarios aisément résumables qui se déroulent dans le calme, voire une langueur sereine. Les images éminemment photographiques guident le spectateur dans un cadre géographique petit et bien borné dont les innombrables plans hélas monoclimatiques ne cessent d'en mettre en évidence le charme. L'histoire en elle-même hésite entre celle d'un moine marginal et celle d'un homme qui s'est découvert un don dans la pénitence et le repentir permanent qui a remplacé sa vie. Que ce soit l'une ou l'autre, il y a des détails qu'on n'explique pas et qu'on peut difficilement justifier sans impliquer le surnaturel, à moins de se laisser transporter par le flot berçant de la réalisation parfaite. L'oeuvre reste assez sobre et ancrée dans le réel, on peut donc aussi choisir l'option "rien d'exceptionnel ne se passe dans ce film" ; un confortable demi-mensonge. Le récit éclaire aussi ce que peut ressentir un homme après trente ans d'un regret profond et sincère, quand il se rend compte que cela n'avait pas lieu d'être.
    Reznik
    Reznik

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    3,5
    Publiée le 28 août 2012
    C'est un peu un chemin de croix que de regarder l'Ile. On passe par des moments difficiles où l'on est tenté de lâcher prise, perdus que l'on est devant le manque de repères, de codes familiers. Puis vient la lumière sur tous les signes du père Anatoli. C'est beau, c'est fort, c'est à voir.
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