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    L'Île
    note moyenne
    3,8
    216 notes dont 60 critiques
    48% (29 critiques)
    18% (11 critiques)
    13% (8 critiques)
    7% (4 critiques)
    7% (4 critiques)
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    60 critiques spectateurs

    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 4 août 2012
    Pavel Longuine fait partie des cinéastes ayant redonné à l’orée des années 90 un peu de lustre au cinéma russe. Le propos de « l’île » est à priori austère et le rythme du film est plutôt lent, rompant avec la tendance actuelle de l’action effrénée à tout crin. L’histoire de ce prêtre orthodoxe en dit long sur les mystères de la foi. Venu dans ce monastère par pur hasard après avoir vécu un drame personnel pendant la seconde guerre mondiale il a voué sa vie à la prière, mu par un sentiment irrépressible de culpabilité. Cette ferveur dans la foi chez cet être frustre va lui conférer la réputation de faire des miracles. Les barques se succèdent sur la minuscule île pour lui demander d’exercer son don supposé. Resté là depuis plus de 30 ans il n’est pas sans poser problème à ses confrères et supérieurs plus jeunes que lui par ses comportements déroutants hors des préceptes orthodoxes. Mais son dépouillement total (il dort à même le charbon) et sa piété forcent le respect. Voyant la mort approcher il n’a pu se délivrer du sentiment de culpabilité qui le ronge. Mais le hasard fait bien les choses et ses « démons » seront chassés par celui même qu’il croyait avoir tué un soir de 1943. Une belle parabole sur le sens à donner à nos vies. Longuine sait donner toute la force nécessaire à son propos en filmant les jours qui s’écoulent lentement au rythme du travail laborieux du prêtre dans un paysage hostile mais magnifié par des images sublimes. On est interloqué par tant de beauté et la performance de Piotr Mamonov qui remplit l’écran.
    betty63
    betty63

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    5,0
    Publiée le 26 mai 2015
    Je ne connaissais pas Pavel Lounguine et j'ai découvert avec un énorme plaisir ce film qui parle d'un moine orthodoxe brisé par un fait de jeunesse qu'il le dévaste. C'est beau. Le côté sauvage des paysages, la désolation des lieux, le froid qui règne donnent le pendant à la foi de cet homme qui cherche la rédemption, habité par ces étranges pouvoirs au travers desquels il espère, peut être, expier sa faute.
    herbert1980
    herbert1980

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    3,5
    Publiée le 21 mars 2013
    Film contemplatif, beau et abstrait, le long métrage de Pavel Lounguine nous emmène à la rencontre d'un illuminé, un marginal cherchant la rédemption. Belle musique, photographie soignée et Piotr Mamonov dans le rôle principal. Encore une fois la foi occupe une place centrale dans le récit, tout comme dans Tsar ( voir ma critique ) autre film de Lounguine à mon avis plus facile d'accès que cette île qui reste plutôt austère. Néanmoins un excellent long métrage.
    Wanabee
    Wanabee

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    4,0
    Publiée le 5 octobre 2009
    Un excellent film si on arrive à "entrer dedans" . La photo, les comédiens sont top. C'est lent et plein de sens , tant mieux. Dommage qu'il n'y ai aucun chants orthodoxes .
    couscous21
    couscous21

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    5,0
    Publiée le 21 juillet 2013
    Cet excellent film offre l'heureux Salut d'un homme rongé par le péché. Cet homme rejeté de tous pour son manque de soin, de rigueur, de piété apparente et pour sa relation aux petits gens est en réalité un homme de grande sainteté. En effet, il transmet un très riche enseignement à ceux qui le côtoient. Alors qu'il a tué dans sa jeunesse, par son très sincère repentir, Dieu lui accorde Sa miséricorde. L'obtention de son Salut dans la vie d'ici-bas est resplendissante et le personnage qui paraissait extérieurement comme un être vil et fou fait alors rayonner sa véritable lumière.
    FunnyAlchemist
    FunnyAlchemist

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    4,0
    Publiée le 5 juin 2011
    Un film magnifique, très belle expression cinématographique de la foi. Symbolisme omniprésent, réfractaires au message spirituel et anticléricaux primaires s'abstenir.
    stebbins
    stebbins

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    2,0
    Publiée le 7 décembre 2011
    L'île... Titre purement indicatif, seul et unique cadre spatial du film de Pavel Lounguine. Comprendre cette exclusivité contextuelle ne signifie aucunement l'appréhension d'un huis-clos, mais plutôt celle d'un long métrage où règnerait le culte de l'immanence. Effectivement L'île est un beau film : images léchées, bande-son chiadée, visages pieux et sages paroles sont au rendez-vous. Malheureusement le contenu de cet objet chichiteux reste à découvrir, Pavel Lounguine privilégiant sa flamboyance visuelle au détriment d'une authentique profondeur méditative ( alors que ledit film prétend aspirer à ce genre de portée, collectionnant les résidus artistiques de l'Oeuvre tarkovskienne ). C'est dans cette vacuité fondamentale que le maniérisme de Pavel Lounguine prend la tournure d'un racolage consensuel, bien complaisant, vidé de toute substance philosophique. L'île n'est donc pas un huis-clos mais un film clos tout court, comme en deçà de sa propre matière, débarrassé de ses passerelles, hermétique au dialogue interactif. Beau mais creux, donc.
    TGBYHN
    TGBYHN

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    0,5
    Publiée le 23 mai 2008
    Du début à la fin j’ai attendu en vain le démarrage. Dans une stepe morne et marécageuse, un climat glacial, des couleurs ternes... un monastère étriqué avec quelques moines orthodoxes. L’introspection sur les perturbations de l’âme slave et celle de ses moines peint des personnalités nombrilistes, obsessionnelles, torturées par d'innombrables péchés. Mais quels péchés ? L’un pousse du charbon sur une digue de planches enneigées et gelées, l’autre peint des icônes en chambre et le troisième court entre les deux premiers. De quoi auraient-ils du s’accuser, s’ils avaient participé à la vraie vie ? La vision de la religion (et de la vie) projetée par ce couvent est sinistre avec ce moine énergumène et prophète délirant, qui manipule sans ménagement la détresse de pauvres gens crédules. La scénario est invraisemblable (mais sans surprise) : le moine inlassablement creuse dans le même stock de charbon (inépuisable) d’une épave coulée pendant la guerre. Il retrouve au bout de 30 ans son camarade de guerre qu’il croyait avoir tué. Mais comme, finalement, il ne l’a que blessé au bras, celui-ci a nagé tranquillement dans l’eau gelée toute la nuit. On termine par son choix méticuleux du cercueil dans lequel il va s’allonger pour mourir comme s’il décidait d’aller dormir. Après une heure et demie d’ennui, la fin s’envole dans le fantasmagorique qu’un fond de musique russe essaie de rendre mélo et sacré. Certains y ont vu un profond message spirituel. S’il en est un, c’est celui d’une microsociété paralysée par son nombrilisme. Son espérance incantatoire dans la transcendance s’érige en seule échappatoire d’un enfer qu’elle s’est elle-même imposée. La preuve ? Le guerrier mort s’en est mieux tiré : lui, il s’est impliqué dans la vie et le moine lui paraît bien étrange. Dommage d’y avoir perdu la soirée.
    AMCHI
    AMCHI

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    1,5
    Publiée le 13 février 2011
    Difficile de se passionner pour L'Île, film très lent mais ce n'est pas vraiment le problème ; après une scène d'introduction vraiment prenante se déroulant en 1942 l'histoire se situe enfin en 1976 pour suivre un moine qui a un meurtre sur la conscience vivant sur une île où beaucoup de gens viennent le voir pour ses bons conseils. La mise en scène est très belle mais passé l'intro a part quelques instants fugaces je ne suis jamais parvenu à pénétrer dans ce film peut-être parce j'imaginais un film plus mystérieux là ou je n'ai trouvé qu'ennui.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    0,5
    Publiée le 30 janvier 2008
    Le plus amusant en voyant «Ostrov» (Russie, 2008) de Pavel Lounguine, c’est d’imaginer Luis Bunuel face au film. Le génie du surréalisme aurait certainement bien ri devant tant de bigoterie. Trivialement, ce film de Lounguine se résumerait comme le calvaire rédempteur d’un prêtre facétieux, hanté par le meurtre qu’il a du commettre sous le joug nazi. Le poids de la religion sur la conscience humaine est retranscrit, quelque peu impertinemment, par des paysages sublimes sur-esthétisés d’une île enneigée et par des chants christiques quasi-transcendants. Les images sont chargées, par Andreï Jegalov, directeur de la photographie, d’une oraison mystique aux teintes blêmes. Il y a assurément de l’inspiration picturale dans la composition des plans. La démarche, qui consiste à donner aux choses cinématographiées leur valeur par un appui outrageux de leur apparence, relève du même procédé appliqué par le piètre cinéma de divertissement occidental. Autrement dit, «Ostrov», sous l’apparence d’une culture russe, est confectionné tel un film américain. Il aurait fallu que Lounguine voit les chef d’œuvres de Paradjanov pour savoir que le mystique au cinéma n’est pas une affaire de foi sublime mais plutôt d’icônes, de création d’imaginaire. Ce film à toutefois l’avantage de nous assurer que, non, le cinéma au service de la religion ne donne jamais de films fructueux. Si le cinéma est né à la fin du XIXème siècle, aux horizons en France de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ce n’est pas par hasard. Quand la religion s’est essoufflée dans le cœur des hommes (dès que Nietzche eût proclamé la mort de Dieu), le cinéma est né, s’est substitué à son rôle de fascination et d’images du monde. Le mélange de ces deux modes d’appréhension du réel délivre souvent une œuvre hybride, bancale, voire pathétique comme dans ce cas-là. «Ostrov» peut susciter le rire involontaire, quoique généralement il dégage la prétention.
    karmaval
    karmaval

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    0,5
    Publiée le 17 janvier 2008
    Creux, vide, ennuyeux à mourir. Il ne se passe rien, il y a un nombre de scènes inutiles époustouflant... on ne croit pas à l'histoire, encore moins au message.
    Azimov
    Azimov

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    5,0
    Publiée le 16 janvier 2008
    Sublime ! Les images sont époustouflantes, l'espace est magnifiquement utilisé, les acteurs remarquables. Un film russe qui s'inscrit dans ce siècle dont on a dit qu'il serait spirituel ou ne serait pas. Le plus grand miracle ce sont sans doute les critiques du Canard Enchaîné ou encore de l'Huma, pourtant pas franchement réputés pour apprécier le genre.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    3,5
    Publiée le 11 juillet 2017
    Un film qui brille par sa pureté et sa spiritualité, autant par le discours (la repentance d'un vieux prophète dans l'univers de l'orthodoxie russe) que par l'image (esthétique papier glacé), avec une mise en scène d'une authenticité rare (se rapprochant de Dreyer ou Tarkovski), après je dirais que la réalisation manque quelque peu de radicalité, j'aurais aimé plus de plans séquences par exemple, et la musique (aussi bonne soit-elle) s'incruste parfois de manière aléatoire, ce qui paradoxalement désacralise certains plans. Un film plein de vie au travers de ses personnages, mais dont la lueur d'émotion n'est pas suffisamment mise en valeur pour me faire chavirer de tous bords.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    0,5
    Publiée le 20 mai 2012
    Le cinéma de Pavel Lounguine est grotesque, caricatural. Quand il a pour but de réaliser une comédie telle que «La Noce», pas de problème, ça reste dans ses cordes, le long métrage en question n'est pas franchement subtil mais « ça passe ». Par contre lorsqu'il commence à lorgner d'une façon aussi vulgaire et racoleuse du côté de Tarkovski, son cinéma prend l'eau de tous les côtés. Dès le début, cette bande-son pseudo-tarkovskienne paraît louche : avec raison, car elle se fait peu à peu pompière et emphatique. Il en va de même pour tous les éléments du film : ces plans tarkovskiens d'algues ne sont en fait qu'un faire valoir, ils ne s'inscrivent dans aucune démarche, ne sont là que pour donner l'apparence de... Les personnages sont faux, archi-faux, la photographie est léchée au possible, à tel point que les images ne sont mêmes plus belles. Tout est factice, tout n'est que superficialité. Et ces moines de pacotille, du Tarkovski? Du Dostoievski alors? Non, du Lounguine, de la bouffonnerie larmoyante en somme, gorgée de bons sentiments et de bigoterie à deux sous. Contrairement aux apparences (guère trompeuses si l'on y fait bien attention), «L'Île» est un film totalement dans l'air du temps, préférant l'apparence à l'âme et à l'intériorité, préférant l'aspect superficiel, un homme qui fait semblant de piocher, qui fait semblant de prier, qui fait semblant de sermonner, qui fait semblant de croire à ce qu'il dit, plutôt qu'un message original et fort, ne serait-ce que personnel... Non, décidément, pas grand chose à récupérer dans ce film. Mais le plus dangereux c'est bien l'amalgame que font certains entre ce cinéma là et l'art des illustres russes hâtivement convoqués. Ouvrez les yeux et retournez vers les références citées! Même son contemporain Zviaguintsev a fait mille fois mieux avec «Le Retour», pourtant déjà bien souvent qualifié (à tort selon moi) de Tarkovski du pauvre. Lounguine comparé à Tarkovski c'est comme ces icônes sur-ornées et décadentes face à l'art d'Andreï Roublev. Médiocre. [0/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    max6m
    max6m

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    1,0
    Publiée le 1 décembre 2010
    Ce qui m’avait donné envie de voir le film de Lounguine, c’est cette critique, parue dans un éminent journal de cinéma dont l’âge d’or est, décidément, bien révolu: «esthétiquement, émotionellement, moralement, L’île et le Bannissement construisent de hauts murs admirablement ornés, dont il y a lieu de s’inquiéter que cela réjouisse ainsi les spectateurs, en Russie et ailleurs». Outre que ce qui est plutôt inquiétant est de lire pareille critique, certains ont désormais le talent, dans leur critique, de nous indiquer à leur insu où se trouve le cinéma de qualité... Ainsi, comparer L’île au Bannissement de Zviaguintsev, l’un des tous meilleurs films de 2008, m’encourageait fortement à découvrir ce film. J’avais très envie de le défendre, mais malheureusement…je ne peux pas. Certes, pas pour les raisons couramment évoquées par ceux qui prétendent «penser» le cinéma et qui me semblent grossièrement exagérées (fondamentalisme religieux, extrémisme, etc), mais parce que L’île est un film au contenu désespérément pauvre et caricatural, alors qu’il a des prétentions artistiques et philosophiques, ce qui l’enfonce encore davantage. Juste de «belles» images pour faire joli mais qui ne sont qu’une vitrine, elles-aussi privées d’âme, de poésie, d’émotion, et incapables de susciter le moindre éblouissement esthétique. Et ce n’est pas parce que Lounguine est russe qu’il faut se sentir obligé de comparer son film aux grandes œuvres du cinéma russe! Il ne passerait par la tête d’aucun cinéphile censé de comparer Eloge de l’amour de Godard avec un film de notre Lelouch national sous prétexte qu’ils ont la même nationalité et que leur film partagerait un fond thématique commun, aussi vague que l’amour. Mettre ainsi sur le même plan de comparaison le film de Lounguine avec l’immense Andreï Roublev de Tarkovski, par exemple, c’est faire preuve d’une étroitesse d’esprit certaine… L’île est un film plat et ennuyeux, et cela n’a rien à voir avec le fait qu’il soit russe.
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