Absolument magnifique, sublime. Avant d'acheter le DVD j'étais plutôt suspicieux mais ce film est vraiment magnifique, aussi bien d'un point de vue artistique, qu'historique, que religieux. Je le recommande à tous.
Vous trouverez des ayatollahs de la laïcité qui, dès qu'ils voient le moindre sujet religieux abordé, se croient obligés de descendre en flamme un film fut-il excellemment réalisé. Vous les entendrez vous dire, sans rire, que Lelouch et Godard sont de la même nationalité. Autant que je sache, Godard est suisse. Et puis vous avez les vrais connaisseurs, ceux qui savent faire abstraction des sujets qui fâchent, pour s'intéresser au style. Quel catho objectif niera le talent d'Eisenstein, de Renoir, de Chris Marker? L'île se révèle un grand film non pas tant par son scénario dont on finit par deviner la chute mais par la justesse des dialogues, la finesse des prises de vue, la bande son bien adaptée et surtout, surtout par un montage parfait. Alors au diable les commentaires partiaux et les jugements à l'emporte pièce.
Un film magnifique, très belle expression cinématographique de la foi. Symbolisme omniprésent, réfractaires au message spirituel et anticléricaux primaires s'abstenir.
Difficile de se passionner pour L'Île, film très lent mais ce n'est pas vraiment le problème ; après une scène d'introduction vraiment prenante se déroulant en 1942 l'histoire se situe enfin en 1976 pour suivre un moine qui a un meurtre sur la conscience vivant sur une île où beaucoup de gens viennent le voir pour ses bons conseils. La mise en scène est très belle mais passé l'intro a part quelques instants fugaces je ne suis jamais parvenu à pénétrer dans ce film peut-être parce j'imaginais un film plus mystérieux là ou je n'ai trouvé qu'ennui.
Film Russe mais oh combien il est puissant. Ce film est à contre-courant de notre société et de ce que produit Hollywood. Pavel Lounguine crée une vraie atmosphère de recueillement où l'on suit la vie de ces moines tantôt avec surprise, étonnement et parfois incompréhension face au comportement du troublions. Film dégageant une force spirituelle comme rarement j'ai pu apprécier sur une bobine. La langue Russe - Vo - ajoutant au cadre.
L'île... Titre purement indicatif, seul et unique cadre spatial du film de Pavel Lounguine. Comprendre cette exclusivité contextuelle ne signifie aucunement l'appréhension d'un huis-clos, mais plutôt celle d'un long métrage où règnerait le culte de l'immanence. Effectivement L'île est un beau film : images léchées, bande-son chiadée, visages pieux et sages paroles sont au rendez-vous. Malheureusement le contenu de cet objet chichiteux reste à découvrir, Pavel Lounguine privilégiant sa flamboyance visuelle au détriment d'une authentique profondeur méditative ( alors que ledit film prétend aspirer à ce genre de portée, collectionnant les résidus artistiques de l'Oeuvre tarkovskienne ). C'est dans cette vacuité fondamentale que le maniérisme de Pavel Lounguine prend la tournure d'un racolage consensuel, bien complaisant, vidé de toute substance philosophique. L'île n'est donc pas un huis-clos mais un film clos tout court, comme en deçà de sa propre matière, débarrassé de ses passerelles, hermétique au dialogue interactif. Beau mais creux, donc.
Pour ceux qui l'auraient raté sur grand écran, le film sera projeté le dimanche 20 juin 2010 au Grand Rex. plus d'infos sur : Juste pour vous informer quele film l'Ile (Ostrov) sera projeté au grand Rex à Paris le 20 juin prochain. http://www.facebook.com/event.php?eid=121915701172465
Très beau film, autant pour l'histoire sèche, simple et forte (même si finalement ça n'a rien de très profond) qu'il relate, que pour la photographie, sèche elle aussi dans son espèce de noir et blanc et parfois jaune et parfois bleu et parfois rouge. Le rythme est lent mais il y a sufisamment de plans pour que ça ne vire pas au "film coréen".
.Pavel Longuine fait partie des cinéastes ayant redonné à l’orée des années 90 un peu de lustre au cinéma russe. Le propos de « l’île » est à priori austère et le rythme du film est plutôt lent, rompant avec la tendance actuelle de l’action effrénée à tout crin. L’histoire de ce prêtre orthodoxe en dit long sur les mystères de la foi. Venu dans ce monastère situé sur une île par pur hasard après avoir vécu un drame personnel pendant la Seconde Guerre Mondiale, il a voué sa vie à la prière, mu par un sentiment irrépressible de culpabilité. La ferveur absolue dans la foi de cet être frustre va lui conférer la réputation de faire des miracles. Les barques se succèdent sur la minuscule île pour lui demander d’exercer son don supposé. Resté là depuis plus de 30 ans, sa présence n’est pas sans poser problèmes à ses confrères et supérieurs plus jeunes que lui, mal à la l’aise face à ses comportements déroutants hors des préceptes orthodoxes. Mais son dépouillement total (il dort à même le charbon) et sa piété forcent le respect. Voyant la mort approcher, le père Antaoli n’a pu se délivrer du sentiment de culpabilité qui le ronge. Mais le hasard fait bien les choses et ses « démons » seront chassés par celui même qu’il croyait avoir tué un soir de 1943. Une belle parabole sur le sens à donner à nos vies. Pavel Longuine parvient avec brio à donner toute la force nécessaire à son propos en filmant les jours qui s’écoulent lentement au rythme du travail laborieux du prêtre dans un paysage hostile mais magnifié par des images sublimes. On est bien sûr interloqué par tant de beauté et par la performance indicible de Piotr Mamonov qui remplit l’écran.
Un excellent film si on arrive à "entrer dedans" . La photo, les comédiens sont top. C'est lent et plein de sens , tant mieux. Dommage qu'il n'y ai aucun chants orthodoxes .
"L'île" est une représentation presque caricaturale du film russe : image en noire et blanc, longue scène contemplative, misère paysane, destin lugubre et superstition à fleur des sentiments. Tout y est mais tout y est admirablement bien mis et la poésie m'a atteint en plein coeur, tout occidental que je suis.
C'est divin! Ce pere nous montre la spiritualité pas les livres ni la religion il prie et invoque son pardon il est en communion avec Dieu qui l'habite apres le choc qu'il a du faire pendant la guerre.alors que les autres moines ont les livres la culture les bottes et l'edredon, Anatoli est le plus miserable d'entre nous qui connait Dieu.Super film un bemol cependant les acteurs autres qu Anatoli ne m'ont pas convaincu mais que d'enseignements pour celui qui croit vraiment.dommage que la societe francaise ne soit pas plus ouverte à ces films où la question de la spiritualité est posée:c'est quand meme mieux que les revolvers et les postiers du nord!
-- Une pure merveille, autant cinématographique que spirituelle. Ces paysages dépouillés, glacés et froids sont l'écrin d'une riche et profonde reflexion sur la foi qui nous touche en plein coeur. (Un tout petit bémol : la chute du film n'était pas nécessaire à mon avis mais c'est discutable.) -- C'est sans doute parceque ce film porte en lui le germe de la foi qu'il a été si mal accueilli par la presse et par les salles de cinéma. Mais maintenant qu'il est en DVD, ne vous en privez plus !