L'Île
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3,6
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max6m
max6m

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1,0
Publiée le 1 décembre 2010
Ce qui m’avait donné envie de voir le film de Lounguine, c’est cette critique, parue dans un éminent journal de cinéma dont l’âge d’or est, décidément, bien révolu: «esthétiquement, émotionellement, moralement, L’île et le Bannissement construisent de hauts murs admirablement ornés, dont il y a lieu de s’inquiéter que cela réjouisse ainsi les spectateurs, en Russie et ailleurs». Outre que ce qui est plutôt inquiétant est de lire pareille critique, certains ont désormais le talent, dans leur critique, de nous indiquer à leur insu où se trouve le cinéma de qualité... Ainsi, comparer L’île au Bannissement de Zviaguintsev, l’un des tous meilleurs films de 2008, m’encourageait fortement à découvrir ce film. J’avais très envie de le défendre, mais malheureusement…je ne peux pas. Certes, pas pour les raisons couramment évoquées par ceux qui prétendent «penser» le cinéma et qui me semblent grossièrement exagérées (fondamentalisme religieux, extrémisme, etc), mais parce que L’île est un film au contenu désespérément pauvre et caricatural, alors qu’il a des prétentions artistiques et philosophiques, ce qui l’enfonce encore davantage. Juste de «belles» images pour faire joli mais qui ne sont qu’une vitrine, elles-aussi privées d’âme, de poésie, d’émotion, et incapables de susciter le moindre éblouissement esthétique. Et ce n’est pas parce que Lounguine est russe qu’il faut se sentir obligé de comparer son film aux grandes œuvres du cinéma russe! Il ne passerait par la tête d’aucun cinéphile censé de comparer Eloge de l’amour de Godard avec un film de notre Lelouch national sous prétexte qu’ils ont la même nationalité et que leur film partagerait un fond thématique commun, aussi vague que l’amour. Mettre ainsi sur le même plan de comparaison le film de Lounguine avec l’immense Andreï Roublev de Tarkovski, par exemple, c’est faire preuve d’une étroitesse d’esprit certaine… L’île est un film plat et ennuyeux, et cela n’a rien à voir avec le fait qu’il soit russe.
DimDim72
DimDim72

9 abonnés 274 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 décembre 2008
L'intrigue est intéressante au début mais elle déçoit fortement par la suite. On attend que le film démarre pour de bon mais il se déroule doucement, de manière fade. Le froid du grand nord Russe doit avoir gelé le scénario.
Certain ont cru voir des messages spirituels. En ce qui me concerne, j'ai surtout vu folie, superstitions et ambiance étouffante.
La réalisation réussit à très bien reconstituer le climat froid, l'isolement et l'ambiance mystique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 novembre 2008
Un film grandiose. Le thème de fond sur le remord est traité avec un éclat profond, intense et à ma connaissance rarement atteint. Mais aussi,les décors de cette ile perdue s'imbriquent comme par magie dans une mise en scène captivante et puissante, relèguant en arrière plan les affres de la foi.
Régis RUBIEN
Vu à ANNECY mardi 11 novembre 2008
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 septembre 2008
Un film immense
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 août 2008
Une esthétique irréprochable quand a la façon de filmer. Et message qui après de longs moments de réflexion fait apparaitre un enchainement d'allusions bibliques qui une fois pensée sont en adéquation avec le message que donne le film.
Un film aussi très... Russe.
C'est à dire une atmosphère oscillant entre le dramatique et le fantasque.
Et enfin une conclusion superbe.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juin 2008
Si il y a un film a voir cette année , c'est celui ci. courrez vite avant qu'il ne passe plus en salle. tout es sublime, la photo, le jeu des comédiens, de la tragédie et de l'humour.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 mai 2008
Du début à la fin j’ai attendu en vain le démarrage.
Dans une stepe morne et marécageuse, un climat glacial, des couleurs ternes... un monastère étriqué avec quelques moines orthodoxes. L’introspection sur les perturbations de l’âme slave et celle de ses moines peint des personnalités nombrilistes, obsessionnelles, torturées par d'innombrables péchés. Mais quels péchés ? L’un pousse du charbon sur une digue de planches enneigées et gelées, l’autre peint des icônes en chambre et le troisième court entre les deux premiers. De quoi auraient-ils du s’accuser, s’ils avaient participé à la vraie vie ?
La vision de la religion (et de la vie) projetée par ce couvent est sinistre avec ce moine énergumène et prophète délirant, qui manipule sans ménagement la détresse de pauvres gens crédules.
La scénario est invraisemblable (mais sans surprise) : le moine inlassablement creuse dans le même stock de charbon (inépuisable) d’une épave coulée pendant la guerre. Il retrouve au bout de 30 ans son camarade de guerre qu’il croyait avoir tué. Mais comme, finalement, il ne l’a que blessé au bras, celui-ci a nagé tranquillement dans l’eau gelée toute la nuit. On termine par son choix méticuleux du cercueil dans lequel il va s’allonger pour mourir comme s’il décidait d’aller dormir.
Après une heure et demie d’ennui, la fin s’envole dans le fantasmagorique qu’un fond de musique russe essaie de rendre mélo et sacré.
Certains y ont vu un profond message spirituel. S’il en est un, c’est celui d’une microsociété paralysée par son nombrilisme. Son espérance incantatoire dans la transcendance s’érige en seule échappatoire d’un enfer qu’elle s’est elle-même imposée. La preuve ? Le guerrier mort s’en est mieux tiré : lui, il s’est impliqué dans la vie et le moine lui paraît bien étrange.
Dommage d’y avoir perdu la soirée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 mai 2008
Excellent film vu avec des élèves de 4ème et 3ème dans le cadre de l'aumonerie des collèges. Une véritable remise en question de la Foi et de grands enseignements à en tirer. Merci pour ce moment de calme, pour cette remise en question et pour le jeu formidable des acteurs !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 avril 2008
C'est un chef-d'œuvre qui m'a bouleversé!
Seul, un Russe pouvait produire une telle œuvre sur la Foi: non comme une question mais comme une certitude...
Ce n'est pas un film qui attirera des foules; tant pis ou tant mieux. Mais, ceux qui sont "interpellés" par le sujet doivent le voir!
Le héros est interprété par Piotr Mamonov, ex-star du groupe rock Zvuki Mu qui a tout abandonné pour devenir profondément croyant. Il est dans ce rôle très drôle et très émouvant. Il fallait pour ce rôle un acteur exceptionnel; Pavel Lounguine, le réalisateur l'a trouvé.
Ce film est une météorite restée incandescente dans le ciel obscur des pauvres certitudes matérialistes et du scepticisme maladif des sociétés de consommation.

Louis
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 mars 2008
Par la qualité des prises de vue, du montage et de la bande son, par la profondeur du scénario, ce film hisse P.Lounguine au niveau de Robert Bresson.Par la qualité du jeu des acteurs et des dialogues, l'auteur se montre l'égal d'un Renoir ou d'un Resnais. Il est désolant que la presse parle si peu de ce film et que sa diffusion soit aussi confidentielle.Espérons la sortie en DVD.Cette oeuvre mérite d'être un fond de cinémathèque à coté des oeuvres de Eisenstein ,Tarkovsky,Bondartchuk et Kalatozov.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2008
Le cinéma russe nous apparaît souvent comme bien exotique: ce mélange de mysticisme et de truculence.... Humour dans la catastrophe, délire marié au réalisme. Lounguine est russe de russe, son univers est peuplé de marginaux, de villageois déchaînes, de ruisseaux de vodka. Oui mais, dans l'"Ile", il tourne le dos à cette image; sans doute la raison pour laquelle le film n'a pas très bien marché: l'auteur n'était plus où on l'attendait et les critiques pros ont leurs petites habitudes, voyez vous. Dans une île de la Baltique, toute proche de la côte, dans un hiver de neige et de grisaille, un moine est un objet de scandale pour sa petite communauté bien sage, bien conventionnelle (le père supérieur restaure des icônes...) Son seul intérêt semble être l'entretien de la chaudière; il est sale, malgracieux. Et de plus, il lui est venu une réputation de faiseur de miracles: on vient le consulter, pauvres femmes désespérées par la maladie d'un proche qu'il malmène, rudoie, pouse aux extrêmes. Jusqu'au père supérieur, qui voit disparaître dans la chaudière ses belles bottes en cuir souple, douces à ses pieds fatigués... C'est que cette chaudière, c'est l'enfer; et l'enfer, Anatoli vit avec depuis qu'il a, en 1942, tué un de ses camarades pour essayer de s'attirer l'indulgence des soldats allemands...

C'est en presque noir et blanc, à peine troublé par le rouge d'une jupe, le vermillon des flammes; et nous sommes renvoyés au cinéma des origines, à Eisenstein. Est ce à dire que Piotr Mamonov, avec son jeu extrême, son visage émacié tourné vers le ciel nous renvoie à Nicolaï Tcherkassov? Les esprits chagrins penseront que c'est peut-être un peu trop énorme, comme référence, et pourtant, oui. Et pourtant, oui, les dernières images de cette barque portant une lourde croix qui s'éloigne du rivage avec le corps d'Anatoli, mort enfin récon cilié avec son passé, elle nous ramène vraiment au cinéma des origines dans toute son austère splendeur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mars 2008
Superbe film à tous points de vue: histoire atypique et profonde, images superbes, musique envoûtante, personnages attachants et si bien dessinés et interprétés ! Bien sûr, il faut aimer le style slave: personnellement, j'ai été conquise ! Bref, une vraie bouffée d'oxygène que cette île !!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mars 2008
Majesté du paysage, beauté, sobriété, mais poussée à l'extrême. Une âme torturée et recluse (car pendant la guerre, on l'a forcé à tirer sur un compagnon) a conscience de sa petitesse, mais comment la vie dans de telles conditions pourrait l'inciter à plus de grandeur ? Ce moine a pour préoccupation principale de sauver SON âme et d'expier SES péchés, je me sentais un peu à l'étroit. A part 2 personnes qu'il a pu guérir, il passe sa vie dans une souffrance stérile et fait souffrir aussi ceux autour de lui. Certes il brave le protocole, mais ce n'est pas une fin en soi ! Certes, il est habité par la parole et la foi chrétienne, mais le message principal n'est-il pas "aime ton prochain comme toi-même" !? La parole, si elle reste dans la tête et n'est pas réchauffée par le coeur et stimulée par autrui, est comme une graine enfermée dans un pot de verre ! Je résumerais en disant: manque de courage, d'audace, de grandeur ! Mais cet homme a une quête, et c'est déjà beaucoup.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 février 2008
Très beau film que je suis allé voir hier avec mes amis et je l'ai tellement apprécie que j'y retourne aujourd'hui avec ma famille. Nous ne pouvons pas sortir de la salle de cinéma sans avoir des tres belles images touchantes de ce film dans la tête. A toutes les personnes que je connais et les autres je leur conseille d'aller le voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 février 2008
Merveilleux ! L'Ile est un film très fort qui au travers de la vie d'un moine orthodoxe, pose la question du sens de la vie humaine. Des plans mangnifique et beaucoup d'émotion au rendez-vous.
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