L'Île
Note moyenne
3,6
237 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

62 critiques spectateurs

5
31 critiques
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10 critiques
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9 critiques
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4 critiques
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4 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 janvier 2008
Un film étonnant d'une grande sobriété. Si je devais le classer parmi tous les films que j'ai pu voir, il arriverait dans le TOP 5. Tout le monde n'entrera pas spontanément dans cet univers qui aborde la vie monastique orthodoxe, la foi, le doute, la culpabilité, l'espérance, le pardon. Des images superbes qui créent une athmosphère envoutante, un rythme d'images contrasté et permanent entre le noir et le blanc. Des paroles peu nombreuses mais souvent percutantes, la prière du coeur, les psaumes arrivent tout naturellement sans qu'on s'en rende compte... ceux qui connaissent un peu la tradition des pères du désert verront de trés nombreux clins d'oeil d'une grande justesse, y compris dans les situations humoristiques. Certaines scénes sont absolument remarquables pour traduire des sentiments d'une rare intensité tout en restant trés sobre. La musique reste trés discrète. Tout est mis au service d'un personnage qui ne cesse de surprendre ceux qui le cotoient et qui reste insaisissable jusqu'à la fin. Cette belle réalisation permet plusieurs niveaux de lecture. C'est un film qui invite le spectateur à faire un pas pour entrer à son tour en relation avec ce moine. Chaque spectateur sera sans doute un peu maltraité, comme le sont tous ceux qui s'approchent de lui dans le film, ... mais comme il le dit à son frère moine qui lui avoue ne pas le supporter : tu verras, à ma mort tu pleureras.
Je ne pensais pas qu'un film pouvait ainsi arriver à exprimer une réalité spirituelle profonde sans tomber dans des travers et des excès qu'on a pu voir dans d'autres films à thème religieux.
Franchement, superbe. Je ne regrette pas de l'avoir vu en VO. Dommages qu'il faille faire tant de kilomètres pour trouver une salle qui prenne le risque de le diffuser... la salle était pleine !!! A la fin du film, le silence...
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 janvier 2008
Le plus amusant en voyant «Ostrov» (Russie, 2008) de Pavel Lounguine, c’est d’imaginer Luis Bunuel face au film. Le génie du surréalisme aurait certainement bien ri devant tant de bigoterie. Trivialement, ce film de Lounguine se résumerait comme le calvaire rédempteur d’un prêtre facétieux, hanté par le meurtre qu’il a du commettre sous le joug nazi. Le poids de la religion sur la conscience humaine est retranscrit, quelque peu impertinemment, par des paysages sublimes sur-esthétisés d’une île enneigée et par des chants christiques quasi-transcendants. Les images sont chargées, par Andreï Jegalov, directeur de la photographie, d’une oraison mystique aux teintes blêmes. Il y a assurément de l’inspiration picturale dans la composition des plans. La démarche, qui consiste à donner aux choses cinématographiées leur valeur par un appui outrageux de leur apparence, relève du même procédé appliqué par le piètre cinéma de divertissement occidental. Autrement dit, «Ostrov», sous l’apparence d’une culture russe, est confectionné tel un film américain. Il aurait fallu que Lounguine voit les chef d’œuvres de Paradjanov pour savoir que le mystique au cinéma n’est pas une affaire de foi sublime mais plutôt d’icônes, de création d’imaginaire. Ce film à toutefois l’avantage de nous assurer que, non, le cinéma au service de la religion ne donne jamais de films fructueux. Si le cinéma est né à la fin du XIXème siècle, aux horizons en France de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ce n’est pas par hasard. Quand la religion s’est essoufflée dans le cœur des hommes (dès que Nietzche eût proclamé la mort de Dieu), le cinéma est né, s’est substitué à son rôle de fascination et d’images du monde. Le mélange de ces deux modes d’appréhension du réel délivre souvent une œuvre hybride, bancale, voire pathétique comme dans ce cas-là. «Ostrov» peut susciter le rire involontaire, quoique généralement il dégage la prétention.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 janvier 2008
Que dire si ce n'est que le film vous porte au fil d'une eau calme pour vous ramener près d'une vie de simplicité et de foi. Croyant ou non, cela importe peu. Nos yeux nous emmènent au delà.
Un film calme et spirituel. Etrange et beau. Réalisé avec virtuosité et intuition.
Un souvenir marquant de vie et d'émerveillement.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 août 2012
C'est un peu un chemin de croix que de regarder l'Ile. On passe par des moments difficiles où l'on est tenté de lâcher prise, perdus que l'on est devant le manque de repères, de codes familiers.
Puis vient la lumière sur tous les signes du père Anatoli.

C'est beau, c'est fort, c'est à voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 janvier 2008
Des images envoûtantes, un personnage à la fois comique et d'une grande profondeur d'âme. Un film d'excellente facture. D'autant que Pavel Lounguine ne sort pas là un chef d'oeuvre juste pour se hisser à la hauteur d'un Tarkovski ou d'un Sokourov. C'est un cheminement intérieur sincère et profond qui l'a conduit de Taxi Blues à l'Ile. La Russie n'est plus à l'heure de l'introspection et de la transition, elle est résolument tournée vers son avenir. Non pas celui de la surconsommation et du gaspillage mais un avenir qui ressemble plutôt à une éternité de générosité. Lounguine nous a surpris mais n'est-ce pas là ce que l'on attend du cinéma ?
nestor13
nestor13

74 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 janvier 2008
On avait découvert Pavel Lounguine et un nouveau cinéma russe avec "Taxi blues" à la fin des années 80. Le réalisateur revient avec "L'île", film aux allures parfois vraiment très noires à déconseiller quand on a pas le moral. Il ne plaira pas non plus à tous ceux qui bouffent du curé, tellement il est imprégné de culture chrétienne. Pourtant, Lounguine égratigne ici quelque peu le personnel religieux, conformiste et oubliant son voeu de pauvreté en s'attachant à des choses matérielles. Mais il est indéniable que le héros torturé de cette oeuvre a une dimension christique et qu'il incarne et met en oeuvre les enseignements de Jésus. Et au final, voilà un film moins inaccessible qu'il n'y paraît.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 janvier 2008
Ce film est un pur chef d'oeuvre. Le jeu de l'acteur est époustouflant, l'histoire magnifique interpelle, la réalisation parfaite laisse toute la place au questionnement, les paysages à la fois beaux et troublants réveillent les sens. On en sort grandi !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 janvier 2008
Creux, vide, ennuyeux à mourir. Il ne se passe rien, il y a un nombre de scènes inutiles époustouflant... on ne croit pas à l'histoire, encore moins au message.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2008
Ce film est une pure merveille qui s'adresse enfin à ceux qui ont une vie spirituelle. La beauté et du repentir n'est pas à la portée de tout le monde, certes, mais Pavel Lounguine a su y associer la beauté des paysages et des prises de vues. Un moment inoubliable.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 janvier 2008
Deux étoiles avant tout pour la magie de la réalisation: images magnifiques, éclairage superbement travaillé, cadrage et montage parfaits, ambiance sonore appropriée le plus souvent. Avec un socle d'une telle qualité, ce film pourrait être un chef d'oeuvre. Ce qu'il est probablement aux yeux de certains. Pour ma part, j'y ai trouvé quelques longueurs et répétitions, qui m'ont empêché de décoller, ou d'être complètement envoûté ,-) Sans parler du fait que je ne crois pas trop à la contrition répétée, au mea culpa obsessionnel. Il me semble qu'on avance plus dans la vie en regardant la beauté que la noirceur. Une austérité rappelant Dersou Ouzala ou Dies Irae. A voir, pour la réalisation.
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 janvier 2008
L’austérité du propos le dispute à la redondance du discours. Le réalisateur se gargarise de longs monologues sur le thème de la rédemption du péché sans jamais trouver une idée nouvelle ou une originalité d’expression. Cette démarche pseudo-mystique, censée faire appel à notre spiritualité enfouie, conduit à l’ennui le plus profond, et seules quelques images d’une grande beauté nous sortent de notre léthargie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2008
Ce film tranquille et réfléchi ne tombe jamais dans la lenteur ; son héros au destin tragi-comique captive tout au long des deux heures, sans une seule fois tomber dans l'excès. Beau, original, captivant, mais peut-être un peu trop consensuel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2008
Comme tous les films russes, malheureusement, celui-ci n'a bénéficié d'aucune couverture médiatique et c'est bien dommage. Violà un film d'une grande beauté, interprété avc maestria par des acteurs en état de grâce dans des décors somptueux. Le thème de la religion et la rédemption est en plus abordé avec humour (oui on rit souvent). La salle où je l'ai vu était pleine à craquer et les commentaires à la sortie élogieux. J'en profite pour lancer un appel aux journalistes Tv et magasines afin de promouvoir le nouveau cinéma russe qui esttai de naitre et dont j'ai eu la chance de voir quelques fabuleux exemples (allez faire un tour du côté du festival annuel du cinéma russe de Honfleur dont aucun média ne parle et qui propose chaque année des chefs d'oeuvre, et je pèse mes mots). en attendant courez voir "L'ile" vous ne serez pas déçu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 janvier 2008
Un excellent film sur un sujet ardu: le pêché et la foi dans un contexte étranger une ile perdu aux milieux des neiges orthodoxes aux confns de l'urss.
Un film qui veux vous transporter dans les tourments du héros c'est soit nul soit génial: et là indéniablement c'est réussi avec en plus des images sublimes.

Un petit bémol cependant : je pense que pour saisir tout l'intérêt du film il faut un minimum de sensibilité ou d'intérêt sur le thème du remord, de la religion ou de la russie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 janvier 2008
Un conte sublime, des paysages magnifiques, un acteur époustouflant : bon voyage.
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