Fini le cocooning tranquille pour Brennan et Dale -40 ans tout de même- dont la mère de l'un et le père de l'autre se marient. Les deux quadragénaires désœuvrés et demeurés (les bouclés et presque jumeaux Will Ferrell et John ) se retrouvent "frères" et la cohabitation sous le même toit s'annonce impossible.
L'association Apatow-Ferrell annonce, elle, un festival d'incongruités et de trivialités. De fait, les premières séquences et l'antagonisme puéril entre Brennan et Dale, chien et chat, offrent de savoureux moments de comédie régressive. Hélas, le scénario, trop faible, ne tient pas longtemps la distance et les auteurs manquent d'imagination, de suite dans les idées. Manifestement, ils ne savent pas faire évoluer les deux personnages, ni donner de la consistance à leur infantilisme, à leur immaturité. Ils sont d'ailleurs, alternativement, des bambins gaffeurs et des ados attardés dans l'âge bête.
La prestation cocasse des deux acteurs tourne trop souvent à vide et davantage encore lorsque, péché mignon des Américains, on se dirige droit vers un happy end, dénouement conventionnel qui veut que, crétins tout le film, Dale et Brennan révèlent quelque talent caché. C'est toute la différence avec la comédie italienne de la grande époque, où un looser, une victime reste, malgré ses efforts, en l'état.