Quand Allen veut filmer du brouillard, il ne fait pas semblant, voilà un film bien gris en forme d'hommage formel à l'expressionnisme allemand et à Kafka. La scène où Mia Farrow spoiler: finit par accepter de se prostituer sans que cela ne lui pose des problèmes particuliers (bien au contraire) est fabuleuse de tact et de d'efficacité. Bien sûr après l'esprit d'escalier fonctionnant, spoiler: elle regrettera son geste et retournera vers son compagnon insipide. La vie nous offre des opportunités, mais la société nous fait revenir dans les clous, telle semble être l'une des leçons du film. Mais ce n'est pas la seule et il faut attendre les dernières minutes pour voir rejaillir les obsessions du maître : La vie ne serait qu'une illusion et surtout elle est absurde…spoiler: alors devenir l'assistant d'un magicien, n'est-ce pas une bonne façon de lui faire la nik ? Au titre des curiosités on notera la présence de Madonna dans un joli petit rôle et celle de Jody Foster en jolie prostituée. A remarquer la subtile petite vanne contre le clergé. Ah au fait ? Où certains ont-ils été voir que ça se passait en Europe Centrale ? On paye en dollar en Europe Centrale ?
Ce film réunit les thèmes les plus chers à Woody Allen : l'importance de croire aux illusions (Alice, le mystère du scorpion de jade) et son amour du spectacle (coup de feu sur Broadway, La rose pourpre du Caire,...). La mise en scène qui rend un hommage non dissimulé au cinéma expressionniste allemand (Lang, Murnau, ...) laisse éclore le romantisme et à la magie qui ponctuent si souvent la filmographie du new yorkais. Un vrai moment de grâce et une distribution hallucinante (Mia Farrow, Kathy Bates, WH. Macy, Jodie Foster, John Cusak, John Malkovitch, ...). A ne manquer sous aucun prétexte.
Woody Allen s'est amusé à réaliser un film bourré de références, notamment à Nosfératu le vampire, Jack l'éventreur et M le maudit. On ne peut nier son habileté d'imitateur et il a fait appel à une brochette de comédiens exceptionnels. Malheureusement, c'est, comme souvent, très bavard et un peu prétentieux. La chute en queue de poisson nous laisse aussi sur notre faim. Bref, ce petit film n'arrive pas à la cheville du célèbre chef d'oeuvre de Fritz Lang dont il s'inspire. Ca se laisse donc voir agréablement, sans plus.
Une mise en scène qui diffère quelque peu de ces anciennes oeuvres et ce n'est pas pour nous déplaire. A voir et à revoir même, l'ambiance de ce film est juste parfaite et rondement bien foutu, mystérieuse, intriguante, avec des personnages un peu stupides contre un tueur qui sévit dans l'ombre la plus totale tel un Jack L'eventreur.
Woody Allen nous embarque dans une petite ville d'Europe de l'est où un étrangleur rôde. Il incarne Kleinman, un employé sans importance et chétif, qui est recruté de force par la milice, et au fur et à mesure de la nuit, il fera la connaissance d'une avaleuse de sabre et verra certains éléments se retourner contre lui. Tourné en noir et blanc, ce qui va participer à l'atmosphère sombre du film, mais teinté aussi de très bonne dose d'humour noir. Le scénario est bien écrit et Allen arrive à nous captiver avec cette histoire originale et intéressante. On sera emmené à divers endroit et malgré la noirceur du film, ça s'avèrera charmant par moment. Les interprétations sont bonne, Woody Allen déjà dans un style proche de ce qu'il a l'habitude de faire, mais aussi Mia Farow ou encore l'apparition sympathique de Jodie Foster en prostitué quinze ans après Taxi Driver. Un bon Woody Allen, original et sombre. Captivant.
Un film hors du temps et de l'espace couvert d'un noir et blanc brumeux. Entre film noir et comédie absurde, Woody Allen réalise ici une oeuvre belle et théâtrale.
Woody Allen nous embarque dans une petite ville d'Europe de l'est où un étrangleur rôde. Il incarne Kleinman, un employé sans importance et chétif, qui est recruté de force par la milice, et au fur et à mesure de la nuit, il fera la connaissance d'une avaleuse de sabre et verra certains éléments se retourner contre lui. Tourné en noir et blanc, ce qui va participer à l'atmosphère sombre du film, mais teinté aussi de très bonne dose d'humour noir. Le scénario est bien écrit et Allen arrive à nous captiver avec cette histoire originale et intéréssante. On sera emmené à divers endroit et malgré la noirceur du film, ça s'avèrera charmant par moment. Les interprétations sont bonne, Woody Allen déjà dans un style proche de ce qu'il a l'habitude de faire, mais aussi Mia Farow ou encore l'apparition sympathique de Jodie Foster en prostitué quinze ans après Taxi Driver. Un bon Woody Allen, original et sombre. Captivant.
Un film de Woody Allen assez sombre, oscillant entre humour et réflexion pure. Un thriller intéressant avec un bon casting pour un résultat différent des autres films du réalisateur. Donc à voir même si on accroche pas forcément au style de Woody Allen.
Un scénario kafkaïen, une esthétique très mitteleuropa à tout point de vue, une ambiance début du siècle, un brouillard mystérieux, désertique et inquiétant. Ombres et brouillard est un curieux mélange des genres entre les traditionnelles discussions existentielles et l'humour typiques d'Allen et des considérations plus originales (le Plan, le tueur, les prostituées). Mais ça fonctionne.
Fan-ta-stique ! Avec ce film, Woody Allen démontre qu'il sait expérimenter tous les genres, et avec brio ! Ce thriller comique en noir et blanc est inattendu de sa part mais maitrisé à la perfection ... Du suspens et de la rigolade : ce film est absolument savoureux !!!
Ce « Ombres et brouillard » n’est pas mauvais du tout, j’ai même passé un excellent moment. Parfois drôle, poétique, surréaliste, lugubre, avec des décors brumeux tournés dans un magnifique noir et blanc, ce métrage de Woody Allen possède un charme certain. Allen arrive à synthétiser de manières brillantes ses différentes influences cinématographiques ( Fritz Lang, Hitchcock, Bergman, Tod Browning,…). La B.O et la photographie clair-obscur sont vraiment très belles. Le casting est fameux avec une sacrée brochette d’acteurs ( Jodie Foster, Mia Farrow, Kathy Bates, John Malkovich, John Cusack, Donald Pleasence, Madonna,..). Je trouve dommage que ce film soit trop peu connu et sous-estimé. Il vaut la peine d’être vu au moins une fois. Je regrette juste que la fin soit aussi directe (Qu’en est-il du tueur, quel est le véritable rôle d’Allen dans cette histoire ?)
un film particulier à l'ambiance Kafkaienne dans la filmographie de Allen, avec des clins d'oeil à Bergman et autres Fritz Lang mais aussi des hauts et des bas.
Murnau, Lang , tout l’expressionnisme allemand est à l’honneur dans ce film hommage d’Allen au cinéma allemand. Ici Allen montre qu’il sait aussi manier la caméra pour nous offrir un film visuellement magnifique. Pour ce film hors du commun il fait appel à une multitude d’acteurs ne faisant pas partie de son univers habituel, même Madonna vient faire une pige en gitane aguicheuse. Enfin pour couronner le tout , le maître acteur nous offre une prestation hilarante en pauvre bougre pris au milieu d’une chasse à l’homme dont il ne comprend rien, finissant par devenir lui-même l’objet de la traque. Magnifique. Moralité de l’histoire ; « avoir toujours l’air d’être au courant plutôt que naïf ».
Max Kleinman, un petit employé juif non pratiquant est réveillé au milieu de la nuit pour participer à une milice pour traquer un tueur en série. Petit à petit, on comprend que la recherche de l'assassin a libéré les pulsions humaines primitives: les juifs sont montrés du doigt et des milices rivales se font la guerre. spoiler: A la fin, Max Kleinman choisira l'exode, qui prend la forme d'une carrière d'assistant d'un magicien de cirque.
Un film assez sombre, au sens propre comme au sens figuré. Je l'ai regardé en dvd sur ma télé et j'ai du fermer mes volets pour le regarder. Les images (noir et blanc), le plus souvent sombres, donnent d'emblée une atmosphère assez pesante. Seules les images de la maison close sont lumineuses, et les filles sont finalement les personnages les moins ambigus du film.
C'est un film assez difficile, avec de nombreuses références, à la fois cinématographiques (M. le maudit par exemple) ou historiques (références au nazisme). Allen suggère plutôt qu'il ne montre, et on se demande parfois où il veut en venir. L'humour allénien est présent, mais on sourit plus qu'on ne rit. C'est un film qui fait réfléchir, et on se rend bien compte en lisant les commentaires qu'il y a beaucoup de détails à y voir, mais le plaisir immédiat à la première vision me manque un peu.
Dans Ombres et brouillard, on ne sait pas où on est. Est-ce du Woody Allen ou bien du Bergman? Un peu des deux sûrement... Le genre du film n'est pas plus facile à cerner que le rester. Thriller ou comédie. Lorsqu'on connaît une bonne partie de l'oeuvre du cinéaste, on peut douter à plusieurs moments que ce soit bien ce même Woody Allen qui est à l'origine de cette oeuvre. Pas mauvais, pas excellent non plus, Ombres et brouillard est un long-métrage très étrange à la mise en scène un peu trop plate pour que le téléspectateur adhère pleinement à l'ambiance angoissante qui règne.