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Youmna C
42 abonnés
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4,0
Publiée le 6 juin 2007
Une écriture intelligente, où se rencontrent délibéremment des hommes et des femmes de milieu et métier différent. Une image intéressante et une ambiance bien adéquante à chaque personnage. Les acteurs sont irréprochables, et le tout est un ballet agréable et pourtant si glauque dans le fond! La mise en scène est travaillée et le scénario, malgré son manque de récit bien défini, reste intéressant dans chacun de ses petites histoires.
Sorte de sous-Babel longuet, morne, inabouti. Je ne vois pas ce qu'on trouve de bien à ce film qui n'arrive nulle part, si ce n'est pour dire "vous voyez, tout ce petit monde est en fait indirectement connecté". Du quasi déjà vu. Tout au long du film, potentiellement soporifique (même pas fatigué, j'ai failli m'endormir), on espère s'attendre à une belle évolution, et voilà que tombe cette fin minable. C'est un portrait patchwork d'individus qui pourraient être heureux mais qui ne le sont pas, rongés de l'intérieur par leurs diverses failles. Ca ne donne pas envie d'aller à Milan. En outre? Réalisation classieuse; ce n'est même pas un giallo (thriller): lenteur, faible tension, très peu d'émotion ou de surprise (deux ou trois moments maxi); en plus j'ai deviné ce qui allait se passer. Globalement fade et déprimant.
Une mise en scène de destins croisés menée avec brio par Francesca Comencini. Après une première demi-heure de film certes un peu âpre, on se prend à ce jeu de tricot dont les fils sont autant de destins captivants. Bien qu'omniprésente, la réflexion sur l'argent roi et la corruption est loin d'être spectaculaire ou démonstrative. Cela confère à "A Cosa Nostra" une légèreté toute italienne, un parfum de "Dolce vita" dans les nauséabonderies de la misère.
Beau récit polyphonique à l'écriture classique où des personnages de différentes conditions sociales évoluent dans un Milan à l'heure contemporaine, personnages dont les destins vont s'entre-croiser. Le ton léger du film contraste ironiquement avec le constat désabusé de la situation sociale et politique de l'Italie du Nord. Une excellente surprise nous venant d'Italie. Dommage que les medias en parle si peu.
Que peut-on attendre d'un à priori enième film sur la corruption, qui plus est Italien et d'apparence fortement politisé ? Un plagiat de Francesco Rosi ? Le polar de trop ? Non, rien de tout cela car Francesca Comencini a opté pour une chronique-chorale, entièrement axée sur ses personnages et les liens plus ou moins étroits entretenus par ceux-ci. Pari audacieux mais risqué, susceptible au moindre écart de sombrer dans le nombrilisme et l'ennui du spectateur. Deux solutions s'avèrent possibles pour atteindre la réussite : être une véritable virtuose de la mise en scène capable d'atteindre des sommets en marchant sur du fil de fer ou tout simplement (mais c'est aussi ce qu'il y a de plus complexe) creuser son oeuvre. La réalisatrice a opté pour la seconde solution et dès les premiers instants, tisse sa toile par l'intermédiaire d'une finesse et d'une justesse qui ne la quitteront jamais. Tout le long, elle utilise les récits parallèles : ils se font, se défont afin d'exposer ces vies qui se croisent et se perdent, destins dorés mais surtout brisés d'une existence minée par l'argent. Au-delà de la critique d'un système défaillant, "A Casa Nostra" évoque les joies et tourments de ses protagonistes, nous fait pénétrer au plus profond de leurs esprits et ce qu'ils ressentent. Point de lourdeurs, aucune accentuation de quelque scène que ce soit, l'émotion vient et s'installe naturellement. On se passionne sans décrocher une seconde pour ces existences attachantes aux caractères palpables en plus d'être fouillés. La plus grande force de Comencini est de ne rien laisser de côté, et ce à aucun moment afin de maintenir constamment une intensité dramatique devenant plus puissante à chaque nouveau plan. Sobre, sa mise en scène ne manque pas de relief mais elle se concentre sur ce qui fait l'essentiel du film : les personnages, et par conséquent leurs visages et ce qu'ils évoquent. L'une des plus belles (si ce n'est la plus belle) réussite de 2007.
Joli méli mélo mafiotico vaudevillesque. Et pourtant on reste sur sa faim. On aurait aimé des acteurs un peu plus vrai a mon gout ainsi que un soupçon d'originalité en plus dans le scénario. pas désagréable cependant.
A casa nostra est un film chorale confus mais avec certaines scènes intéressantes.On pense à TRAFFIC de Soderbergh mais malheureusement ici on est loin de la qualité artistique du film américain.Reste Valéria Golino en flic volontaire qui crève l'écran.
Certes je m'attendais à mieux, mais le film est de bonne facture tout de même. L'enchevêtrement des vies de chaque individu est assez bien fait, même s'il aurait pu encore être plus travaillé : en effet, certains personnages sont là juste pour en faire apparaître d'autres. Le personnage du père est exceptionnel dans sa bonhommie. Petit détail : Milan n'est vraiment pas mis en valeur dans ce film...
A casa nostra fustige le monde de l'argent où l'intérêt dépasse nos valeurs essentielles. Le scénario présente cependant quelques faiblesses mais on ne doit pas être trop dur avec un cinéma italien qui reprend peu à peu de ses forces. Bonne interprétation d'ensemble.
Avec les américains, les italiens sont certainement les plus forts pour proposer des films aussi justes sur la réalité du monde de la maffia et du pouvoir. Et là encore, avec "A casa nostra", ils obtiennent un résultat parfaitement juste, sans jamais sombrer dans la caricature. A la fois, portrait de la maffia dans ce qu'elle a de plus glauque et de sa vitrine publique (le gros monsieur chauve qui fait des affaires dans l'immobilier ne ressemble-t-il pas trait pour trait à un ancien président du conseil et par ailleurs grand chanteur de tubes napolitains?), mais aussi de là, portrait de la société italienne, avec ses aléas, ses passions et ses coups du sort. Un sombre mais grand tableau en tout cas, porté par une distribution au diapason, avec encore une fois la géniale Valéria Golino.
Les amateurs de film chorale trouveront aisément leur compte dans cette vision sombre de la société. Il est très agréable de suivre un film sans pouvoir prévoir ce qui va se passer dans le déroulement de l'histoire. Tant de films sortent aujourd'hui où tout dans l'histoire est déjà balisé alors que là on suit les différents protagonistes sans savoir où leurs histoires va nous amener.
Pas parfait, mais réussi. Le film est assez touffu: de nombreuses histoires individuelles sans lien apparent les unes avec les autres et qui mettent du temps à composer un ensemble cohérent. On s’interroge aussi longtemps sur les intentions de la réalisatrice. Une fois qu’on a compris qu’il ne s’agit pas de faire un film policier, mais, comme le titre l’indique, de présenter l’Italie et ses embrouilles politico-mafieuses sous l’angle d’une grande histoire de famille, les choses s’éclairent. L’enjeu passe ainsi de l’argent et du pouvoir à la quête de l’enfant. Drôlement bonne idée, qui a l’avantage de nous faire sortir des clichés et de présenter chaque personnage sous un angle plus humain. Le film devient alors une galerie de portraits souvent touchants, servis par les belles compositions des comédiens: Ugo le parrain miné par le décès de son jeune fils (Luca Zingaretti), Otello l’ancien taulard (Giuseppe Battiston) et sa prostituée yougoslave, le couple Teco Celio – Teresa Giuditta Acerbis, Valeria Golino évidemment. De très beaux plans de Milan. Toutes ces trajectoires personnelles convergent vers une séquence finale remarquable, seul moment du film où pour quelques secondes tous les personnages sont réunis en un même lieu et où le jeu des regards fait tomber les masques et aiguille chacun vers son avenir. Un très beau moment de cinéma... qui donnerait presque envie de voir une suite à "A casa nostra" !
Après les "Magnolia", "Collision", "Bobby", voici encore un film chorale, italien cette fois ci. L'action de ce film se situe dans l'Italie contemporaine et nous présente différents personnages liés par un fil rouge, l'argent : du politique corrompu au commandant de police le traquant, en passant par le jeune pigeon piégé, la maîtresse abandonnée, la prostituée exploitée, tout tourne autour de ce thème. Cela pourrait donner un film déprimant, et pourtant on assiste à de très belles scènes tendres et humanistes qui atténue cet aspect sombre. Les comédiens sont très bons, faisant passer toute une palette d'émotions, que ce soit Valeria Golino ou Laura Chiatti. Mais la palme de l'émotion dans ce film est pour moi détenue par Giuseppe Battiston, magnifique en Otello solitaire cherchant son âme soeur dans cette prostituée à la dérive. Au final, un très joli film que vous prendrez un grand plaisir à voir, même si le démarrage est un petit peu lent.
Attention, film choral, avec un scénario ambitieux, dense, lourd, riche en connections et inflexions de destins. Le récit est touffu, le spectateur parfois se perd dans le dédale des différentes histoires, une deuxième vision est probablement salutaire pour qui veut en saisir toutes les ramifications. Largent est au coeur du film, la réalisatrice donne une vision inquiétante de son pays, où les rapports humains sont faussés, où les individualismes brisent les histoires damour, où les réussites des uns entraînent inévitablement les échecs des autres. Il y a peut-être comme un manque de temps, comme une volonté parfois daller vite, de ne pas sattarder : on aimerait un peu plus de contemplation, de rêveries, quelques scènes pour respirer, et qui donneraient de lampleur, du corps à ce film. Lensemble est tout de même passionnant, avec des personnages forts, attachants, qui gardent certains de leurs secrets.
Pas de scénario... mais un excellent film. Enfin si, mais un scénario qui semble plutôt être confus alors qu'il est au contraire très limpide quand on voit la fin du film. Deux actrices remarquables... une réalisatrice inspirée...