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Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mars 2011
Tout simplement fantastique ! par la multiplicité des thèmes qu'il aborde de façon pertinente et novatrice Ari Folman présente un film détonnant.
Film inclassable , on dirait que le réalisateur a pris un malin plaisir à jouer avec toutes les règles et les codes des genres cinématographiques: on passe du film d'animation fantastique, au film intimiste et autobiographique, puis au documentaire, au film de guerre, et à la parodie de film porno portés par une musique qui elle aussi pioche dans trois siècles différents.
Des valses poétiques de Chopin qui viennent contrebalancer la violence gratuite et désespérée à la musique électo du XXIème siècle , de Max Richter en passant par la Pop des années 80, la musique est déterminante dans notre réception du film.
L'esthétique graphique de David Polonsky et son équipe est également stupéfiante. On est emporté dans un tourbillon de couleurs symboliques, que seule l'animation permet.
Enfin, la recherche de la mémoire et de ses mécanismes de défense qui conduit le film est analysée avec beaucoup de sensibilité, sans jamais tomber dans l'auto-compassion.
Folman nous livre ses souvenirs sur sa participation à la guerre du Liban et ses interrogations personnelles sur la responsabilité individuelle, et nationale. Sans pitié à l'égard de son propre gouvernement, Valse avec Bachir, pose le regard d'un Homme, délivré de ses préjugés, et tout simplement humain, loin des idéologies patriotiques qui aveuglent bien souvent les partisans de l'un ou l'autre camps.
J'ai été obligée de voir ce film avec le lycée et en plus pour couronner le tout il était en hébreu sous titré français le top quoi. Déjà je trouve les dessins très mal fait et le reste du film n'en parlons pas. En gros navet franchement un film pour intello qui n'a ni queue ni tête. Certains d'entre vous dirons oui regardez c'est une petite adolescente inculte qui n'y connait rien aux films , oui peut être que je ne suis pas habituée à ces films et que je suis inculte mais je l'ai trouvé vulgaire et trop space à mon gout. J'ai absolument rien compris. Je me suis carrement endormie c'est la première fois que ça m'arrivé ! Le seul truc à en tirer c'est les musiques et encore vaut mieux pas les traduire car elles deviennent d'une violence terrible. Ce film est violent et horrible voilà c'est tout !
Entre film d’animation et documentaire… En tout cas une œuvre d’une remarquable originalité et efficacité. Pas une minute de répit dans ce récit inspiré de faits réels. A la manière d’une véritable enquête documentaire, Ari Folman multiplie les interviews, les ponctuant par des flashbacks qui leur donnent toute leur force. Des paroles à l’image animée, pour finir sur des images filmées dans les toutes dernières minutes, ce film apporte à sa façon un regard complémentaire sur le conflit au Liban.
Ari Folman nous entraîne dans une valse sur la mémoire et la culpabilité. Virée désabusée dans les méandres de cauchemars de soldats, c'est pourtant au coeur de l'apocalypse que la poésie trouve matière à s'exprimer. Le style graphique comme l'intelligence confèrent à cette animation les traits d'un chef d'oeuvre.
Un film d'animation poignant sur le massacre des camps de Sabra et Chatila. De plus, les derniéres scénes ne font que renforcer l'horreur, que l'on peut comparer à celles de la seconde guerre mondiale avec les allemands et les juifs, de ces massacres. A voir.
Un film d'auteur dans le style le plus "bête et méchant" qui soit. Ari Folman nous raconte sa guerre, celle qu'il a vécu 20 ans plus tôt, avec ses souvenirs, trous-noirs et oublis à lui. Et il le fait d'une manière extrêmement soporifique. Si pour ce qui est de l'aspect mise en scène, de l'aspect graphique et de l'aspect technique (Valse avec Bachir étant un film d'animation) le film est exemplaire, la narration est extrêmement confuse, entre passé, présent, souvenirs, flash-back, hallucinations, faux souvenirs... Et le scénario est également inintéressant et ennuyeux. On trouve finalement dans Valse avec Bachir beaucoup plus présent le sujet de l'oubli des souvenirs, que le sujet des souvenirs en eux-même, de la guerre. Et au final, c'est très vide et ça ne dit pas grand chose ni sur la guerre au Liban, ni sur la vie de Ari Folman. Un film entre documentaire et autobiographie surestimé.
Ce film d'animation retrace la vrai histoire d'Ari lors du conflit israelo-palestinien. Même si le sujet est sensible, on ne peut qu'être attentif au récit de celui ci.
Un film somptueux qui fait terriblement mal. C'est un tel déchirement pour le coeur que j'ignore si je le reverrai un jour.
La guerre du Liban du début des années 80 racontée de façon intimiste à travers le vécu de certains "survivants" qui, eux même, ont plus ou moins perdu la mémoire (par un processus de refoulement post-traumatique de l'horreur à laquelle ils ont assisté). La première moitié de ce documentaire animé (concept révolutionnaire) ressemble avant tout à une fiction ancrée dans le réel. L'histoire d'un homme à la recherche de son passé perdu. Ce "ptich" de départ est prétexte au démarrage d'une quête existentielle qui, petit à petit, va rejoindre l'horrible réalité.
Car plus on avance, et plus le côté documentaire prend le dessus. La réalité a rejoint la fiction, jusqu'à totalement l'effacer dans les toutes dernières minutes qui font l'effet d'un coup de massue dans le bide.
Un film boulversant, très dur, mais néanmoins nécessaire. Il fera office de cours d'histoire à ceux qui connaissent pas ou peu cette page tragique de l'histoire de ce pays. Mais un cours d'histoire dénué de toute forme de prétention grâce à la vision intimiste qui est adoptée, ainsi que par le choix du dessin animé, permettant des élans de pur onirisme dans ce monde barbare et absurde . Sans ce procédé inventif, le film n'aurait pas toute sa force. Le choix du dessin prend tout son sens dans les toutes dernières minutes du film, que je tairai. Comme je l'ai dit plus haut, celles ci font l'effet d'un coup de massue .
Pour tout vous dire, quand les lumières se sont rallumées, j'étais en larmes, cloué à mon siège, incapable de faire quoi que ce soit (comme toutes les autres personnes dans la salle).
un film poignant et émouvant. je n'employerai pas le mot "génial" ou "j'ai adoré" pour définir l'impact qu'a eu ce film sur moi même et les personnes qui l'ont vu avec moi.
on en sort pas indemne de "Valse avec Bachir", on ne peut que prendre conscience.
Les dessins sont magnifiques et l'histoire est poignante ! On ne peut ressortir indemne de ce film ! Cela met le doigt sur un sujet sensible de la meilleur manière qui puisse exister ! Je pense que le dessin était le meilleur procédé pour transmettre l'ambiance, l'atmosphère, les souvenirs de cet événement poignant. Seules, quelques images d'archive à la fin nous ramène à la réalité subitement, pour nous rappeler que cela c'est bien passé, pour qu'on ne s'égare pas dans la fiction. Un film à voir absolument ! Bouleversant !
Un film court mais intense. Le style visuel est réussi, la bande son est de qualité, et le propos est juste. Une belle découverte, malgré la teneur dramatique de fond.
Il faut voir "Valse avec Bachir" pour la qualité exceptionnelle et innovante de son graphisme, et pour son intérêt historique. Néanmoins, le film n'est pas exempt de défauts. Il est même parfois agaçant ; on ressent une forme de "nombrilisme" de la part de l'auteur. Les conversations avec les psychiatres sont un peu longues. Mais à mon avis c'est un film très supérieur à Persepolis, auquel on est naturellement tenté de le comparer...
Etrangement oublié du palmarès du festival de Cannes (2008), Valse avec Bachir est une œuvre singulière et surtout très personnel pour son réalisateur Ari Folman. Israélien, il a participé à 17 ans à la guerre du Liban dans les années 80’s.
Sorte de psychanalyse, Ari Folman nous plonges dans sa mémoire, mêlant récits au présent et souvenirs. Pour cela, le cinéaste à choisit les traits de l’animation. Non seulement, l’image au graphisme soigné est un model de beauté formelle mais en plus sa vision permet constamment de jouer sur la frontière du réel/irréel (rêve/cauchemars). Avec sa musique obsédante et élégiaque, on ne peut être que bouleversé par l’introspection mené par Ari Folman. Ce dernier y montre et ce n’est pas une première mondiale l’absurdité de la guerre. Ou il fait mieux que beaucoup, c’est dans sa description des effets de la guerre sur l’homme. Les sombres instincts qu’elle éveille, la folie qu’elle suscite, l’illusion d’irréalité qu’elle dégagé et surtout la peur qu’elle procure. Par cette aspect là, Ari Folman va encore plus loin que son devoir de mémoire sur le conflit Libanais. Au fur et à mesure, de l’avancée du film, la prise de conscience du spectateur certainement déjà touché est indéniable, l’horreur était bien réelle. En ce sens, les dernières images abandonnant le graphisme de l'animation achèvent par un séisme cette prise de consciences fait à coups de secousses..