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Un visiteur
3,0
Publiée le 7 mai 2016
Film unique par sa façon d'appréhender une guerre et ses conséquences, "Valse avec Bachir" reste un témoignage touchant de l'horreur de la guerre vue par l'intermédiaire d'un simple soldat ne sachant pas ce qu'il fait là. Malgré une mise en scène très personnelle, le rythme, trop lent, ne permet pas d'apporter l'émotion nécessaire à une telle œuvre. L'animation graphique avec sa palette de couleurs ocres est à noter.
Ce film d'animation est une anamnèse très bien ficelée où l'on apprend petit à petit la réalité vue du côté d'un soldat. Grâce à l'animation, l'auteur peut aborder ces questions douloureuses et faire passer son message. Où sont les gentils, et où sont les méchants. Pas si simple. C'est un animé très dur, mais très vrai.
Valse avec Bachir (Ari Folman, 2008), très bien fait (film d'animation documentaire). Bon récit d'une partie de la Guerre du Liban et du massacre de Sabra et Chatila (massacre de deux camps de réfugiés palestiniens de Beyrouth-Ouest perpétré du 16 au 18 septembre 1982 par des phalangistes chrétiens libanais, envoyés par l'armée israélienne afin d'en extraire des combattants palestiniens présumés présents; les deux camps étaient encerclés par l'armée israélienne). Le massacre fit suite à l'assassinat de Bachir Gemayel, président du Liban (chrétien), le 14 septembre 1982. On voit des vrais images de la tuerie à la fin du film. Insoutenable. Le massacre fit selon les rapports entre 700 et 3 000 morts parmi des civils palestiniens. A remarquer que la petite scène porno joyeuse, dans ce film, contraste avec la noirceur de la guerre. Il s'agit d'une coproduction israëlo-franco-allemande. Le film a obtenu de nombreux prix dans le monde, dont le Golden Globe Award du meilleur film étranger et le César du meilleur film étranger en 2009, et était en compétition pour la Palme d'or 2008 et l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2009.
Un film-documentaire anti-guerre intéressant et important historiquement, mais ça s’arrête la, en raison de personnages peu attachants et d'une narration déséquilibrée. Le sujet est excellent (Israel qui "laisse faire" un massacre), mais le film reste moyen et transmet le minimum d'émotion.
Film d'animation / documentaire israel-franco-allemand, anti-guerre qui a raflé les récompenses en 2009. L'histoire et celle d'un ex-soldat qui a perdu la mémoire sur ses années de guerre, et qui en a pour seul souvenir un cauchemar qu'il fait chaque nuit. Il décide de rencontrer les membres de son ancienne unité pour essayer de retrouver la mémoire et mettre ainsi fin à ses cauchemars.
Le style de dessin est atypique, empreinte le cell-shading utilisé dans certains Jeux Video pour un résultat épatant ! C'est cette principale caractéristique qui m'a tenté de visionner ce film. Valse avec Bachir a également de nombreuses choses à critiquer, et dispose d'une fin à couper le souffle.
Valse avec Bachir est au croisement entre le documentaire et le récit de vie, au carrefour entre l'horreur de la guerre et la beauté de l'animation, entre le vécu individuel et l'expérience collective. Audacieux, il relate davantage la façon dont un homme doit composer avec ses terribles souvenirs de guerre (ou leur absence) pour continuer d'être un homme malgré tout, continuer de vire et donner du sens à tout ça. Sur un fond de toile désastreux et catastrophique, Ari Folman dépeint un portrait poétique et humaniste de son héros.
(…) La dimension métaphorique, parfois surréaliste, de la mise en images confère à "Valse avec Bachir" une rare puissance poétique, une force évocatrice qui ouvre les âmes, explore les interstices entre mémoire et oubli. (…) Une œuvre unique qui redonne, aussi, à l'image animée ses lettres de noblesse.
Après revisionnage (2éme fois donc) je n'arrive toujours pas à accrocher.. Autant l'ambiance, l'esthétique et la bande sonore rien à dire mais l'aspect Biographie/Documentaire m'a ennuyé j'ai trouvé ça très long et pourtant ça ne dure qu'1h26 par là et l'histoire ne m'a pas plus touché que ça (j'ai quasi rien ressenti à la fin..) bon point cependant pour certains passages magnifiques mais ça ne m'a pas suffit.. En fait je crois que ce qui m'a le plus saoulé c'est cet aspect narratif, je crois que je ne suis pas fan de ça à la base donc bon... ça m'embête de ne pas l'aimer ! La première partie j'ai aimé mais la deuxième part trop en longueurs.
Un film bouleversant qui frappe dès ses premiers instant par un style novateur, des dessins magnifiques qui sortent de l'ordinaire. Cette magnifique oeuvre contient énormément de scènes qui contiennent des frissons, appuyés par les témoignages choquants, perturbants des anciens soldats mais aussi appuyés par la sublime musique de Max Richter qui se montre encore une fois très talentueux. En 1h26 on en apprend beaucoup sur la guerre du Liban, une guerre inutile, comme tout les guerres. En 1h26 on est éblouis par l'alchimie entre la poésie et l'horreur de la guerre, on est éblouis par tant de talents. Chapeau bas.
Quelques beaux moments, une superbe musique et l'animation réussie n'empêchent l'ensemble d'être particulièrement poussif, lent, voir presque pénible à suivre. Attention pour les âmes sensibles, à partir de 1h 18 de films, c'est-à-dire à la fin quoi, on voit des scène prises de vues réelles chocantes : spoiler: Femmes arabes-israëliennes qui hurlent et qui pleurent et corps mutilés. C'est juste ça la raison pour que le film soit interdit aux moins de 12 ans.
À Cannes, en 2008, Ari Folman explose sur le plan international avec "Valse avec Bachir", chronique à la fois documentaire et autobiographique. Tout au long de cette dernière, le cinéaste semble en effet se placer sur deux fronts ; un premier, foncièrement politique, pour dénoncer les massacres commis par l'armée israélienne dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila durant la guerre du Liban. Il laisse dans cette optique la place à de nombreuses interviews animés des diverses personnalités sur place à l'époque. Le second où ayant vécu le conflit, il se met lui-même en scène en train d'essayer de retrouver la mémoire, laissant une grande part au rêve et à la psychanalyse. Cette hésitation entre deux angles d'attaque est à la fois l'avantage et le désavantage du film ; avantage car il permet un contenu riche, désavantage car il implique également des marges de manœuvres plus bridées, notamment au niveau de la mise en scène. "Valse avec Bachir" est réalisé avec une réelle maîtrise formelle ; n'ayons pas peur des mots, l'animation est tout simplement fabuleuse, distillant un flot d'images mémorables, dont certaines resteront longtemps en tête. Ainsi, on regrette qu'il n'ait pas exploité davantage les potentialités de son esthétique qui auraient pu développer un imaginaire encore plus débordant.
J'avoue ma profonde inculture concernant la guerre du Liban et l'intervention israélienne, mais outre un (des) témoignages poignant sur ce conflit qui relève d'une situation géopolitique assez complexe; j'y vois surtout le portait de la guerre: Un massacre inutile, la solitude des soldats pendant mais surtout après qui doivent vivre avec ce souvenir. C'est justement ce approche du souvenir et de la constitution de la mémoire (avec ses déformation et ses oublies) qui fait de ' Vals avec Bachir ' un film unique, à l'opposé des films de guerre que l'on a l'habitude de voire Enfin la mise en scène par l'animation (très sombre) est magnifique et permet une extrême violence sans être "gore". Elle renforce aussi l'idée de la quête de reconstruction du souvenir, comme si cela était la représentation mental des personnages.
Magnifique ! Marier une histoire si forte avec des traits animés est une pure idée de génie, et réconcilierait sans nul doute les réfractaires de l'animation. Quand la beauté visuelle s'allie à la profondeur d'un scénario, le résultat n'en est que passionnant ! Une autobiographie en contact avec la guerre du Liban, avec toute la poésie qu'il en découle, "Valse avec Bachir" trouve sa place dans "l'art de la guerre" et s'offre un statut unique en son genre, à découvrir d'urgence.
Ce genre de film vous coupe littéralement le souffle. Au début, on cherche à comprendre. Guerre du liban vu par les soldats de Tsahal. Comme toutes les guerres, de l'incompréhension et une fatalité. De l'animation pour éviter de choquer, des musiques douces. Si le film peine à démarrer, on commence vite à se figer. On ne bouge plus et on reste de marbre. Puis, grâce à une incroyable réalisation qui évite de prendre parti sur le conflit, on comprend. Et on voit. Et là, pour la première fois de ma vie, j'ai eu le souffle coupé. Je n'ai pas réussi à respirer. Je ne voulais plus respirer. Et ce silence de mort, vous ne le décrivez pas. Vous le vivez. 4,5/5