Valse avec Bachir
Note moyenne
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609 critiques spectateurs

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QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2013
Originalité du genre (autodocumentaire d'animation), originalité de la forme (colorisation de photos et de vidéos, superposition de dessins, teintes à dominantes noires et jaunes), originalité de l'intrigue (quête psychanalytique, avec quelques envolées fantasmatiques) et intérêt historique (organisation des massacres, mise en cause des autorités israéliennes) : c'est un film unique, très fort, très réussi. L'animation traduit un traitement personnel de la guerre et déréalise un peu le sujet, mais le réalisateur a introduit à la fin des images d'archives qui ramènent à la réalité des faits : basculement intelligent du subjectif à l'objectif. Comme un aboutissement du travail de mémoire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 novembre 2012
Documentaire d'animation autobiographique et psychanalytique. Une prouesse plus qu'un OVNI. Une claque monumentale qui m'a scotché à mon siège pendant trois minutes après le lancement du générique.
Rare de regarder un film qui ose agresser ainsi son spectateur, qui le traumatise, le marque à vie.
Un chef d’œuvre absolu du septième art.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 novembre 2012
Un film au propos important mais hélas pas vraiment tenu dans le récit. la musique est superbe.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2012
Qu'ai-je fait à Beyrouth, en 1982, pendant le massacre perpétré dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila ? Ainsi se tourmente le réalisateur israélien dans cet époustouflant documentaire d'animation onirique et antimilitariste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2012
Chef-d'œuvre qui réunit tout ce qu'il y a de mieux au cinéma. C'est à la fois un dessin animé, un film d'action, un film (sur l'absurdité) de (la) guerre, un documentaire, un reportage. On sourit un peu, on est ému beaucoup. Vous ne pourrez deviner ce que peut être cette mystérieuse valse avec Bachir qu'en allant voir ce film !
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2012
La principale qualité de ce "Valse avec Bachir" réside dans son graphisme innovateur qui mélangé poésie et souvenirs de guerre. On ne s'ennuie pas trop et la bande originale est vraiment exemplaire. Je ne savais même pas que cette réalisation était une biographie et je l'ai appris juste avant de rédiger ma critique. En fait, je ne sais pas ce qui bloque principalement mais je trouve que quelques défauts persistants dans cette animation. Déjà, le fait de parler de la guerre. Quelle se situe dans n'importe quel état, je trouve qu'à la longue, on fini par s'en lasser d'une manière ou d'une autre. Il y a tellement de sujet à exploiter dans le monde du septième art ... et puis même si dans l'ensemble des scènes qui forment ce long métrage, on ne voit pas trop le temps passer, je trouve quand même qu'il y a quelques longueurs dont on se serait bien passé. Cependant, il faut avouer que les anciens combattants et surtout le protagoniste qui est à la recherche de réponses, rend la "chose" plus attrayante. Il est donc assez difficile pour moi de dire vraiment ce que je pense car il y a beaucoup de pour et de contre. Mais, je pense que les atouts l'emportent car au final, j'ai passé un bon moment. Je pense que cette production est à découvrir dans tous les cas. A vous de voir. 12/20.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2012
Bachir, c'est Bachir Gemayel, le dirigeant des milices phalangistes élu Président de la République libanaise et assassiné le 14 septembre 1982, soit une semaine avant son entrée en fonction. La mort de ce leader maronite allié d'Israel conduisit trois jours plus tard au massacre des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, perpétré par des miliciens phalangistes, et qui a fait entre 700 et 3500 morts.

La valse, c'est celle que fait un camarade d'Ari dans une rue de Beyrouth-Ouest sous le feu des snipers, vidant à l'aveugle le chargeur de son fusil-mitrailleur devant un immense portrait de Bachir, à l'image de ses camarades cramponnés à leurs mitrailleuses et tirant dans le noir de part et d'autre de leur blindé fonçant dans la nuit. Car la particularité de cette guerre, ou en tout cas de la façon dont elle est rapportée à travers le prisme des souvenirs fragmentés des vétérans, c'est qu'on n'y voit jamais l'ennemi, ou alors juste des rangers entraperçues depuis une cachette ou des silhouettes dans une voiture. La seule fois où on distingue le porteur d'un lance-roquette, c'est qu'il s'agit d'un enfant surgi de dessous les oliviers avant d'être abattu par un feu nourri.

Certains journaux ont présenté "Valse avec Bachir" comme un dessin animé documentaire. Catégorisation réductrice, ou alors on classe "Quand passe les Cigognes" ou "Voyage au bout de l'Enfer" dans le genre Fiction Documentaire... Comme dans "Persépolis" auquel il fait forcément penser (même démarche autobiographique, même support, même recherche plastique, même présentation à Cannes -avec un résultat malheureusement différent), l'histoire sert de toile de fond au récit ; mais le point de départ se situe justement dans la négation de la narration classique : l'amnésie, le "Je n'ai rien vu à Hiroshima".

Ari Folman choisit donc de partir de cet oubli pour en faire le fil rouge du récit : en utilisant les indices que l'inconscient veut bien lui laisser, les fragments de rêves de Boaz et de lui-même, et les souvenirs parcelaires de ses camarades, dont une psychiatre raconte comment il est facile d'en fabriquer des faux. Le plus intéressant dans ce parcours, ce n'est pas son arrivée : vingt ans après, tout le monde sait à peu près ce qui s'est passé à Sabra et Chatila, même si le niveau de complicité de la hiérarchie israelienne reste controversé.

Non, le sel de cet histoire, c'est le cheminement suivi par Ari et ses frères d'arme pour survivre à un tel épisode. De même que partout en France, des septuagénaires taisent leur Guerre d'Algérie, de même en Israel, des quadragénaires calfeutrent dans un coin de leur mémoire le souvenir d'une sale guerre, dans une société bâtie sur l'exaltation des succès héroïques de 48, 67 et 73, et où ces fils et petits-fils de rescapés de la Shoah ne peuvent concevoir de passer du côté des bourreaux. Quand un des temoins israéliens du massacre raconte la sortie des rares survivants du camp, il évoque la célèbre photographie du petit garçon les mains en l'air lors de la liquidation du ghetto de Varsovie, et ce téléscopage des images explique aussi la perte de la mémoire.

Ari Folman a choisi de tourner et de monter en vidéo le film avant d'en faire un story board de 2300 dessins qui ont ensuite été animés. Le choix de ce type de support paraît particulièrement judicieux à la vision, à la fois par le réalisme des décors et des mouvements qui ancrent le récit dans une forme de vérité, et à la fois par la distance poétique que le dessin permet d'introduire, notamment pour les scènes des rêves ou des réminiscences. Curieusement, si l'animation est fluide pour les scènes en mouvement, comme la traversée de la ville par les fantômes des 26 chiens de Boaz ou la scène où un soldat sur la plage préfigure l'air guitare avec son M16, par contre la lenteur quasi stroboscopique des déplacements des personnages lors des discussions épouse leur difficulté à avoir accès à leurs souvenirs.

Privilégiant les teintes ocre et sepia, les contre-jours et les jeux de lumières des néons sur le pare-brise d'une voiture ou des fusées éclairantes dans le ciel, Ari Foldman joue aussi des contrastes entre les ténèbres des nuits de Tel-Aviv ou de Beyrouth et la blancheur de la Hollande sous la neige. Le choix des musiques très éclectiques est aussi particulièrement opportun, notamment dans l'effet de décalage entre la douceur de l'ambiance sonore et la brutalité de l'image.

Etrangement absent du palmarés de Cannes (un tel sujet ne pouvait que plaire à Sean Penn, et Natalie Portman, née à Jérusalem, a tourné avec Amos Gitaï), "Valse avec Bachir" est incontestablement un des meilleurs films de ce premier semestre 2008, par son inventivité, l'intelligence de sa construction et l'émotion sans complaisance ni facilité qu'il suscite.
http://www.critiquesclunysiennes.com
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 septembre 2012
Excellent film: une bande son très réussie, un scénario original, de belles images et de quoi réfléchir.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2012
"Valse avec Bachir" est un film qui sort complètement de l'ordinaire, en effet c'est un film d'animation destiné à un public adulte. "Valse avec Bachir" est l'autobiographie d'Ari Folman, du moins d'une partie de sa vie... lorsqu'il s'est retrouvé sur les champs de la guerre du Liban, évènement extrêmement médiatisé pendant les années 80. Bien qu'il s'agisse d'un film d'animation, ce long-métrage d'Ari Folman est bien plus complexe qu'il n'y paraît, abordant des sujets délicats comme la culpabilité pouvant ronger une personne, un film au caractère très psychologique. On trouve dans ce film un homme à la recherche de sa mémoire, qui revient progressivement, l'effet est le même chez le spectateur, tout s'éclaire au fur et à mesure. Il n'empêche que ce film reste tout de même destiné à un public assez averti connaissant quelques évènements sur la Guerre du Liban... Le titre qui peut paraître assez étrange au premier abord prend tout son sens lors d'une scène du film...
Jean G.
Jean G.

32 abonnés 478 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2012
Ce film est très esthétique, inventif, original. Un bon film.
JFDD
JFDD

6 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2012
Une belle animation au rythme décalé, des atmosphères agréables, des dialogues intéressants, mais surtout un scénario pas bien palpitant et un avis un peu trop tranché.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 novembre 2013
Un sujet fort, un événement majeur d'une guerre qui dure encore, mais une vision des choses ou plutôt une absence de vision qui laisse un arrière-goût de propagande voire de révisionnisme à trop vouloir esthétiser l'horreur et à se cacher derrière l'amnésie; pas de place pour l'émotion, c'est plat et monocorde; les séquences d'actualité de l'époque insérées à la fin, brève incursion de la réalité des faits après avoir illustré le déni en long et en large, accentuent le malaise et le doute sur les intentions du réalisateur, qui semble chercher l'absolution mais finalement se contemple le nombril. Restent quelques jolis dessins, justifiant l'étoile.
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2012
Le premier long métrage d'animation (pour adulte) et documentaire ; on comprend pourquoi il est si atypique, d'abord de par son dessin qui semble tout droit sorti d'une bande dessinée, ensuite par son sujet sur la guerre du Liban raconté à travers les souvenirs de plusieurs soldats israéliens, dont le réalisateur en personne. Ça change des productions Disney, Pixar et compagnie ; d’ailleurs ils ne sont même pas comparables, Valse avec Bachir est à part, à ne classer dans aucun genre. C'est émouvant, c'est un moment de poésie lugubre (de par ses couleurs) et beau ( par ses images ).
LucienLaurent
LucienLaurent

8 abonnés 392 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2012
Je ne suis habituellement pas fan des films d'animation, mais celui-ci est une vraie réussite. Il a réussi la gageure de traiter un sujet sensible (la guerre du Liban) sans aucun manichéisme et sans nous montrer d'images d'archives spoiler: (sauf à la fin)
. De l'excellent travail.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2012
Ari Folman fouille dans ses souvenirs les traces de l’intervention israélienne de 1982 au Liban. A laquelle il a participé. Il cherche plus particulièrement ce qui s’est passé lors du massacre de Sabra et Chatila, perpétré par des partisans de Bachir Gemayel, le président, pro-israélien et fraichement assassiné. Là, Ari ne sait plus très bien, alors il interviewe différents témoins parmi ses amis, ses supérieurs, des experts. Démarre un documentaire qui ne dit pas son nom, se cache derrière un animé de qualité moyenne, lent, factuel, sans émotion sinon dans la scène finale, je n’en dirais pas plus. C’est sûr, c’est hautement instructif, et on remerciera Ari d’enseigner cette tranche d’histoire. Mais avec un tel sujet, cette sécheresse de ton, de traitement, ces personnages sans vie ne participent pas à la force de la narration. Un pétard mouillé à voir une fois pour la culture gé, comme on traverse un documentaire de nuit sur Arte. Ben tiens justement, c’est eux qui produisent.
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