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    Black Sheep
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Black Sheep" et de son tournage !

    Récompensé à Gérardmer

    Présenté en compétition officielle au Festival de Gérardmer 2008, Black Sheep a remporté le Prix du public et le Prix spécial du Jury.

    Un premier long métrage

    Black Sheep est le premier long métrage du néo-zélandais Jonathan King. Ce dernier a grandi sur la côte au nord d'Auckland, où il a réalisé son premier court métrage en Super 8 qui montrait un extra-terrestre en papier mâché se balladant dans les couloirs d'une école. Il a travaillé comme éditeur et directeur artistique pour des magazines, en particulier, pour la bible de la musique en Nouvelle Zélande, Rip It Up, ce qui l'a amené à faire des centaines de clips musicaux. Il a remporté deux fois le Prix du Meilleur Réalisateur de Clip Vidéo aux New Zealand Music Video Awards. Il a, ensuite, réalisé des publicités pour la télé, tout en écrivant et réalisant deux courts métrages financés par Creative New Zealand. En 2002, il a fait Still, séléctionné pour le NZ International Film Festival. L'année suivante, ce fut Chogar, une “comédie d'horreur”, dans le même ton que Black Sheep qu'il avait déjà commencé à écrire. Par ailleurs, Jonathan King a co-écrit The Tattooist, un thriller réalisé par Peter Burger.

    Note d'intention de Jonathan King

    Comme l'explique le réalisateur Jonathan King, "Black Sheep joue avec cette image qui définit la Nouvelle-Zélande dans le monde entier - image qui, d'ailleurs, nous préoccupe beaucoup - le mouton et le paysage !" "Cela était très drôle de faire voler cette double image en éclats, poursuit-il, de trouver pour cela des manières et des anecdotes qui permettent de créer des scènes aussi violentes, brutales et drôles à placer au coeur de cette imagerie d'Epinal. Une des choses les plus passionnantes, a été de découvrir combien il était facile de transformer les moutons en monstres en exploitant leurs atouts naturels. En fait, ce sont des bêtes puissantes, avec des sabots pointus, des dents larges et des yeux noirs semblables à ceux des lézards. Il suffit, au fond, d'un tout petit brin d'imagination pour transformer un mouton en un animal effrayant et dangereux - et quand vous en avez des dizaines, des centaines, des milliers qui évoluent en troupeau compact, l'effet est terrifiant."

    "Evil Dead" en source d'inspiration

    Evil dead a été une source puissante d'inspiration pour Jonathan King. "Quand, plus tard, confie-t-il, j'ai découvert que ce film avait été tourné en 16mm par une bande de jeunes, au terme de deux ans de galère, ça m'a d'autant plus motivé, tout comme l'a été Bad Taste de Peter Jackson, avec son histoire étonnante - et, qui plus est, réalisé dans ma ville natale ! Même si Black Sheep n'a pas été réalisé dans les mêmes conditions que ces films, il leur doit beaucoup en tant que genre."

    Un anneau, un gorille et des moutons

    Les effets spéciaux de Black Sheep ont été réalisés par les studios néo-zélandais Weta Workshop. Ces derniers sont aussi les créateurs des effets sur la trilogie du Seigneur des anneaux ainsi que sur King Kong ou encore Peter Pan. C'est grâce à cette société que Jonathan King a travaillé au développement des créatures, allant du concept à la réalisation, pour donner au mouton de nouvelles dimensions terrifiantes. "La deuxième étape de ce drôle de voyage a été d'explorer en laboratoire ce qui se passe quand l'ovin rencontre l'humain... jusqu'à créer notre spectaculaire "weresheep", cet hybride de loup-garou et de mouton", ajoute le réalisateur. Ce dernier tenait à ce que ce film soit fait avec des effets spéciaux classiques plutôt qu'avec des images de synthèse. "Pour moi, les effets procurent des sensations que l'on ne retrouve pas en utilisant l'image de synthèse et, surtout, les effets spéciaux classiques (qu'il s'agisse des costumes, de l'animatronique, des marionettes, des séquences gore ou de bons vieux gags) correspondent plus naturellement à ce que je voulais, explique-t-il. Nous avons eu le privilège d'avoir le soutien de Richard Taylor et du Weta Workshop très tôt dans le développement du film. Ils étaient essentiels pour la fabrication de notre monstre de mouton et pour lui faire faire ce qu'un vrai mouton ne fait pas dans la réalité. Pour le cinéphage que je suis, me retrouver, pour mon premier film, dans le Workshop qui avait accompli un étonnant travail de création d'effets spéciaux et de maquillages a été une expérience mémorable !"

    Et les moutons ?

    Pour les moutons véritables, Jonathan King a fait appel aux dresseurs animaliers qui avaient déjà travaillé sur Babe. "Dès que je leur ai raconté notre projet, raconte-t-il, ils m'ont rassuré immédiatement en me disant qu'ils avaient exactement les moutons qu'il nous fallait. En effet, les moutons étaient vraiment entraînés, venant dès que l'on les appelle, s'arrêtant sur commande et suivant les directions qu'on leur donnait, tout cela en échange de quelques petites mignardises. Mais il y a des limites à ce qu'ils peuvent faire ou à la manière dont ils peuvent le faire, et c'est là où les effets spéciaux prennent la relève."

    Question de bio-éthique

    Black Sheep joue sur les inquiétudes de notre nouvelle ère bio et sur la culpabilité du carnivore contemporain. "Les horreurs de boucherie industrielle font partie du sale petit secret de la Nouvelle-Zélande, explique Jonathan King. Le personnage d'Angus représente le point de vue le moins à la mode dans le débat sur la génétique - est-ce mal d'utiliser la science pour améliorer ce que la nature n'a pas réussi ? C'est un point de vue qui, je crois, ne peut pas être rejeté d'un simple coup de trait - même si, bien sûr, dans le film, ce point de vue est poussé à l'extrême et que ce personnage est assez peu recommandable."

    A saute-mouton

    L'humour du film vient de cette confrontation entre la nature improbable du mouton et l'attitude des Néo-Zélandais envers cet animal. "Il a la réputation d'être stupide et nous avons fait de cette espèce laineuse l'objet d'un culte en fabricant une multitude d'objets à touristes, raconte Jonathan King. Sans oublier, bien sûr, les sempiternelles plaisanteries sur le "saute-mouton" auxquelles les Néo-Zélandais ont toujours droit à l'étranger. Evidemment, nous avons exploité tout cela dans le film !"

    Une histoire de phobie

    Dans Black Sheep, Henry, le personnage joué par Nathan Meister, a une véritable phobie des moutons. Même si Jonathan King a inventé de toutes pièces ce personnage, il admet que ce genre de peur est tout à fait possible : " J'ai déjà rencontré quelqu'un qui avait peur de tout animal porteur de sabots. En fait, elle est même venu pendant la préparation du film et à un moment, elle était tellement effrayée qu'elle a dû partir, parce que c'était trop terrifiant pour elle. Alors, oui, on a tous des peurs bien particulières."

    Dates et lieux de tournage

    Black Sheep s'est tourné du 6 mars au 25 avril 2006 à Wairarapa et Wellington, en Nouvelle-Zélande.
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