Cela commence par un très beau générique métallique et rouge qui donne le "la" de ce film hors normes. Young-goon sait qu'elle est un cybord, du jour où des infirmiers psychiatriques ont embarqué sa mamie, laquelle mamie, persuadée d'être une souris, passe ses journées à manger des navets. Young-goon se retrouve bientôt elle-aussi à l'hôpital puisqu'elle refuse de s'alimenter normalement et suce des piles pour se recharger. La population y est on ne peut plus pittoresque, tout comme les séances de thérapie collective ou les pathologies des patients. C'est là que Young-goon, qui cherche un sens à sa vie de cyborg, va faire la connaissance de Il-soon, jeune et beau cleptomane qui n'a qu'une peur : rapetisser et disparaître. Il-soon tombe fou amoureux de Young-goon et va tout faire pour qu'elle retrouve l'appétit. Ce film sonne un peu comme une récréation dans l'univers sombre de Park Chan-wook. On sent qu'il se permet toutes les audaces en appliquant une logique de conte de fée à son récit. Un déroulement classique (narration chronologiques et flash-back) mais des ingrédients qui le sont moins, nous permettent facilement de nous laisser porter par cette histoire d'amour pure et enfantine. Entre rires, sourires et tendres émotions, le plaisir que l'on prend devant ce film nous conforte dans l'idée que nos propres folies douces et autres obsessions, sont finalement très humaines. Malgré quelques longueurs, le film de Park Chan-wook nous prouve une fois de plus que le cinéma coréen, de l'onirique Kim Ki-duk ("Locataires", "Printemps, été, automne, hiver... et printemps"), au poignant Lee Chang-Dong ("Secret sunshine"), en passant par le brillant Joon-ho Bong ("Memories of murder") est l'un des plus riches du monde. A l'image du génial "The host" du même Joon-ho Bong, "Je suis un cyborg" fait preuve d'une liberté de ton et d'invention dont notre cinéma franco-français ferait bien de s'inspirer.
Très bonne surprise. Le nouveau film de Park Chan-wook est une curiosité à la fois poétique, légère et surréaliste très loin de l'univers de ses précédents films, l'auteur quittant la violence pour la romance. Il s'agit de l'histoire d'une jeune fille persuadée qu'elle est un cyborg et d'un jeune homme interné dans le même hôpital et qui va en tomber fou amoureux... Esthétiquement, le film est très beau, très novateur (très bon générique!), coloré de pastels et de couleurs vives, rien que pour ça il vaut vraiment le détour. Le réalisateur affirme s'inspirer de Tim Burton, ce qui se ressent particulièrement dans la façon de représenter l'univers onirique de la jeune fille. Outre l'aspect comique (en effet, on rit beaucoup), le film touche juste et est aussi profondément émouvant, interpreté par un duo d'acteurs parfait. Une sorte d'ovni cinématographique, donc, mais un très beau moment de cinéma! A découvrir.
Je sors à l'instant de ce film, et j'en suis encore tout émerveillé. Je m'attendais à une petite comédie barrée, il s'avère finalement être d'une poésie miraculeuse et d'une humanité incroyable. La photo est magnifique, les acteurs excellents (surtout nos 2 "héros")et le récit très bien mené. J'ai pensé à Jeunet et à Gondry parfois pour le coté poétique et enfantin, avec toutefois la griffe de Park Chan Wook, qu'on reconnaitra si on a vu ses autres films. Toutefois ce film ne fera pas l'unanimité c'est certain, inutile d'aller le voir sans être prêt à se laisser guider totalement, à "s'évaporer" dans ce monde fou et beau, acidulé et touchant à la fois. Un film à voir avec des yeux d'enfant...
Le réal. change enfin de registre pour nous donner un objet tout et tendre, maladroit parfois, mais tellement différent et sincère que le ne peut qu'adorer ou du moins suivre ce nouvel opus de Wook... Sans doute plus sincère en lui mm, le film pas son honnêteté de réalisation et ses codes visuels fait ressentir de jolies choses, à l'intérieur...Sublime séquence finale...Seulement, sans doute plus destiné aux "fans" du réal.
C'est le premier film de Park Chan-Wook que je vois (on m'en avait tant parlé en bien) et j'ai vraiment beaucoup aimé ! On suit donc les tribulations d'une bande de fou dans un hopital psychiatrique, cadre peu commun pour un film, et on rigole la plupart du temps de leurs aventures un peu folles (pas étonnant ceci dit). L'histoire entre les deux protagonistes principaux est vraiment "mignonne", tout en étant très poétique, c'est très bien amené au fur et à mesure du film. Les deux acteurs sont superbes (les autres aussi) et on se prend rapidement dans leur histoire. La musique accompagne très bien le film, bref c'est une réussite !
Au moment où j'écris cette critique, ça fait un bout de temps que j'ai vu le film. Visuellement très réjouissant ce film est pourtant d'un ennui complet. Amateurs de design et de graphisme, il peut nous enchanter. Mais amateurs de cinema il va nous tuer... à éviter donc, sauf à l'accéleré pour tomber sur les trouvailles visuelles sympa. J'avais rarement ressenti un tel ennui au cinéma.
Park Chan Wook fait parti de ces réalisateurs qu'on a hissé au rang de "maîtres" après des premiers films géniaux mais qui, se reposant de leur succès, s'adonne par la suite à des essais hors-sujet totalement indigestes. En effet pendant tout le long de cette soit disante "histoire d'amour déjantée", ce n'est pas le réalisateur d'"Old Boy" et de "Sympathy for Mr. Vengeance" qui est derrière la caméra mais un cinéaste brouillon et bancal comme on en trouve malheureusement beaucoup dans le cinéma asiatique d'aujourd'hui. Si on peut reconnaître que la mise en scène de Park Chan Wook se permet parfois quelques audaces visuelles et scénaristiques (le réalisateur affirme d'ailleurs s'être inspiré du cinéma de Tim Burton) on lui repprochera surtout une histoire bordelique, incompréhensible et dérangeante, non pas dérangeante comme pour "Sympathy for Mr. Vengeance", qui dérangeait pour le paradoxe volontaire de son scénario qui faisait hésiter le spectateur pour choisir un gentil et un méchant, mais dérangeante pour sa maladresse et son atmosphère, tout à fait répugnante pour son désir kamikaze de faire du sentimentalisme positif dans un lieux des plus glauques... Avec "Je suis un cyborg", Park Chan Wook, qui s'était démarqué du lot en s'affirmant comme un cinéaste imaginatif, à la fois sensible et barje, se rabaisse désormais à ce qui se fait de pire dans le cinéma asiatique, à savoir un film brouillon, foure tout, incohérent et indigeste... Premier échec d'un grand réalisateur donc, qui on l'éspère retrouvera son souffle et son énergie avec son prochain long, apparemment plus dans ses critères: "Evil live".
Un bon petit film qui met de bonne humeur. Des sujets graves sont présentés avec dérision et tendresse. Une jolie histoire, pour passer un bon moment. Etonnant, Park chan wook qui démontre par ce film, sa facette romantique (bien loin d’old boy et lady v). Malheureusement, diffusé dans peu de salle, il sera difficile de voir ce film aux personnes intéressées ne vivant pas dans les grandes villes.
Après sa “trilogie” sur la vengeance (Sympathy for Mr. Vengeance - 2003, Old Boy - 2004 & Lady Vengeance - 2005) qui oscillait entre le côté sombre et la violence, Park Chan-Wook change radicalement de registre avec Je suis un cyborg, une comédie loufoque, décalée et bizarrement intrigante. Une comédie romantique ayant pour toile de fond l’univers psychiatrique ! Young-Goon est une jeune fille qui se prend pour un cyborg suite à un accident, se retrouve internée. Il-Soon, un jeune kleptomane, lui aussi interné, va faire sa rencontre. Il va découvrir une fille étrange et mystérieuse, en effet, elle a pour habitude de ne parler qu’aux distributeur de boissons et aux néons. Se croyant être un cyborg, elle ne se nourrit plus et à la place, suce des piles pour « recharger ses batteries ». Dans ses rêves, on la retrouve à plusieurs reprises entrain de mitrailler du bout des doigts le personnel hospitalier. Vous l’aurez donc compris, Chan-Wook surprend dès le premier coup d’œil, mais séduit grâce aux nombreux personnages attachants et drôles. Une mise en scène tout aussi appréciable avec ses mouvements de camera.
c'est totalement barré, bourré de trouvailles drôlissimes, avec toujours dans le fond un léger malaise, un souffle de mélancolie... tous les personnages sont irrésistibles, terriblement attachants par leur inadaptation totale au monde. un immense moment de poésie
Décalée et poétique, l'absurdité propre aux "fous" de cet asyle montre que l'on peut être hors normes et avoir un coeur ! Très drôle par moment, "Je suis un cyborg" confirme la virtuosité du réalisateur de "Old Boy".
Une bonne idée de départ, gâchée par une mise en scène tapageuse. Voulant épater son public, le réalisateur entasse des effets spéciaux dont la plupart tombent à plat. Je me suis accroché à mon siège, mais plusieurs spectateurs sont partis en cours de séance. Ce nid de coucous à la sauce coréenne est un monument d'ennui.