Je suis un cyborg
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122 critiques spectateurs

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Cinéphiles 44

1 669 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juin 2026
Entre romance, comédie absurde, drame psychiatrique et conte poétique, "Je suis un cyborg" racontée comment une jeune femme internée dans un hôpital psychiatrique est persuadée d'être un cyborg. Refusant de s'alimenter puisqu'elle pense fonctionner à l'électricité, elle attire l'attention d'un patient fantasque convaincu de pouvoir voler les traits de personnalité des autres. Malgré ses qualités indéniables, le film peine souvent à trouver son équilibre. À force d'accumuler les excentricités, les séquences imaginaires et les changements de registre, le film finit par perdre une partie de sa force émotionnelle. On admire fréquemment les idées de mise en scène davantage qu'on ne s'attache réellement à l'histoire. Reste une œuvre singulière, pleine d'inventivité, qui témoigne de la liberté artistique de son auteur.
Martin P
Martin P

11 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2026
Film totalement surprenant et fou, et d'une grande maîtrise. Un film d'amour comme on en voit peu, l'amour n'est-il pas la plus grande des folies ? A voir avec curiosité.
Cadreum
Cadreum

61 abonnés 784 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2026
Qui est le film ?
Sorti en 2006, Je suis un cyborg (I’m a Cyborg, But That’s OK) arrive entre Lady Vengeance et Thirst, à un moment où le cinéaste, auréolé de reconnaissance internationale, choisit délibérément le pas de côté. Là où ses films les plus célèbres creusent la violence, la vengeance et la pulsion jusqu’à l’excès tragique, celui-ci adopte un ton faussement léger, presque enfantin. Une comédie romantique en hôpital psychiatrique, teintée de science-fiction bricolée et de burlesque pop.

Par quels moyens ?
Park Chan-wook installe d’abord son récit dans un espace hautement codifié : l’hôpital psychiatrique. Mais l'asile, ici, n’est ni sordide ni oppressant, il est stylisé, coloré, presque ludique. Ce choix empêche toute lecture compassionnelle ou misérabiliste. Ici, la folie n’est pas un drame social, c’est un état du monde parmi d’autres. En refusant la gravité attendue, le film déplace le regard et nous oblige à abandonner nos réflexes de spectateur sain.

Ce déplacement se cristallise dans le personnage de Young-goon. Sa croyance d’être un cyborg pourrait être traitée comme un symptôme à corriger. Park Chan-wook choisit l’inverse de la filmer de l’intérieur. Les visions mécaniques, les bruitages électroniques, les fantasmes de science-fiction constituent sa réalité sensible. Le film produit ainsi un glissement : ce n’est plus la folie qui est étrange, c’est le monde extérieur qui devient hostile, incompréhensible, trop humain.

Face à elle, Il-sun fonctionne comme une figure miroir. Là où Young-goon se rigidifie dans une identité inhumaine, Il-sun se dissout dans celles des autres. Sa capacité à imiter, à absorber les troubles de ses camarades est filmée sur un mode comique, presque charmant mais elle révèle peu à peu une angoisse plus profonde. Ne pas avoir de centre. Ne jamais être soi. Park Chan-wook met en tension deux stratégies opposées de survie psychique, sans jamais en hiérarchiser une.

Le cœur du film réside dans la relation qui se tisse entre eux. Et c’est ici que Je suis un cyborg se distingue nettement de nombreux récits sur la folie. L’amour n’y est jamais pensé comme une guérison. Il-sun ne cherche pas à convaincre Young-goon qu’elle est humaine. Il accepte son postulat et travaille à l’intérieur de celui-ci. L’invention de la prothèse imaginaire qui lui permettrait de se nourrir sans manger est un geste clé. Le film affirme que l’amour consiste moins à ramener l’autre à la réalité qu’à construire une réalité partageable.

Cette logique se prolonge dans la mise en scène, qui adopte une esthétique de la dissonance. Park Chan-wook mélange les registres sans chercher l’harmonie. Fantaisie pop, burlesque, animation, science-fiction miniature cohabitent dans un même plan. Ce choix peut parfois désorienter mais il donne une forme au chaos mental des personnages. La pensée n’est pas linéaire, elle saute, associe, déborde. Le film épouse ce mouvement au lieu de le discipliner.

Quelle lecture en tirer ?
Je suis un cyborg est un film profondément inégal, parfois trop chargé, parfois trop sucré dans sa fantaisie. Certains effets visuels vieillissent, certains élans poétiques frôlent l’illustration. Mais c’est aussi un film d’une sincérité rare, qui ose poser une question simple et dérangeante. À ce titre, Je suis un cyborg mérite mieux que son statut de curiosité mineure.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 septembre 2023
Habituellement j'aime bien les films de Park Chan Wook mais c'est vrai qu'ici j'en suis sorti un peu déçu. Les personnages sont complètement délirants et la mise en scène les suit dans ce gros délire, mais ça m'a complètement laissé sur le côté, je n'ai ressenti aucune émotion à travers les personnages et je n'ai jamais vraiment été captivé par l'histoire. Dommage car j'aime beaucoup ce lâcher prise visuel qu'on ressent à certains moments et qui est très amusant.
Sabine
Sabine

11 abonnés 119 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juin 2023
Il y a des films dans lesquels je ne rentre pas. C'est très rare mais cela m'arrive. Je veux dire par là que je les regarde sans rien ressentir, les émotions ne viennent pas, je ne m'identifie à aucuns personnages, quasiment rien ne me parle. Et je n'aime pas ça ! Cela m'est arrivé par exemple avec L'écume des jours, et plus récemment avec Ma Loute. Et cela vient de se reproduire avec celui-là... Pourquoi, je ne sais pas... Est-ce mon humeur du jour, la manière dont le film est construit, son univers, sa narration... Est-ce définitif ? A la première vision, Decision to Leave ne m'avait pas entièrement convaincu non plus, et quand je l'ai revu je l'ai énormément aimé. Ce sera peut-être pareil avec celui-ci... Mais avec Decision to Leave j'avais tout de même aimé le film à la première vision... Mais celui-ci est très différent. Je ne peux même pas dire que le film ne m'a pas plu. Il est plein d'idées très intéressantes. Je le reverrai et peut-être comprendrai-je alors ce qui n'a pas fonctionné, ou changerai-je d'avis. Je n'aime pas ne pas aimer un film !...
JCADAM
JCADAM

6 abonnés 370 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2022
Le début est inventif, avec une réalisation soignée et des personnages intrigants et délirants, la magie opère donc dans les premières minutes. Puis tout d'un coup le film s'essouffle avec des scènes répétitives et plus niaises les unes que les autres. L'histoire devient barbante car les personnages sont déjantés et deviennent ennuyeux, on tourne en rond. Bref au début on est pris par l'originalité et la folie , puis le tout en devient lassant. C'es un "vol au dessus d'un nid de coucou" en plus déjanté et fantaisiste. Il faut accrocher à ce genre de délire, ce qui n'est pas mon cas.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 mars 2021
L'histoire est qu'une jeune fille dont la famille a des antécédents de maladie mentale. Elle se retrouve dans un établissement psychiatrique après avoir commencé à croire qu'elle est en fait une cyborg. Dans l'institution elle rencontre un jeune homme qui développe un lien avec elle. Cette histoire doit être l'une des choses les plus bizarres que j'ai vues depuis des années mais bizarre n'est pas suffisant. Il n'y a pas de cœur dans ce film juste du surréalisme et de la confusion et cette confusion semble être le thème principal du film. Les acteurs essaient tous de donner un sens à leurs propres problèmes mais ce qu'il s'avère c'est que le réalisateur lui-même semble être le plus confus de tous dans cette histoire...
Romain K
Romain K

47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2020
Une poésie folle dingue drôle et absurde, le film se perd parfois dans son originalité lais reste intéressant.
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 515 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 août 2020
Ce "vol au-dessus d'un nid de coucous" coréen rappelle Burton, amuse par sa folie douce et son inventivité avant de lasser par trop de pop, de folie furieuse et un délire qui s'étire.
RamiValak
RamiValak

7 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2020
Si j'avais regardé tous les films de Park Chan-wook dans le désordre et sans connaître leurs dates de sortie, j'aurais instinctivement établi Je suis un cyborg comme son premier, car JSA (qui n'est pas son "vrai" premier film mais le premier trouvable, hormis si on compte son court-métrage Judgement) possédait déjà une maîtrise formelle, une rigueur assez prodigieuse, mais ce film a en lui cette folie, cette insouciance, ce qui peut avoir l'air d'une régression, vis à vis de sa trilogie de la vengeance, mais que je qualifierai plutôt comme un exploit unique que je n'ai jamais vu chez un autre cinéaste. Alternant entre scène surréaliste où Young-goon fusille tous le personnel de l'établissement, où devient miniature et vole sur de la country, Park parvient à distiller de l'émotion, dans ce registre je retiens particulièrement la scène où II-soon installe le soi-disant système qui convertit la nourriture en électricité, qui derrière son aspect humoristique, parle tout de même d'un amoureux qui va tenter de sauver celle qui l'aime en utilisant sa folie. Il a compris qu'il ne l'a sauvera pas de sa folie, alors il utilise se folie pour la sauver, et mine de rien c'est d'un tragique total. Et c'est ce mélange qui, selon moi, fait de Je suis un cyborg l'un des meilleurs films de Park Chan-wook, et sans doute celui que je porte le plus dans mon coeur.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juillet 2019
Un oeuvre inattendue de Park Chan-wook qui doit beaucoup au jeu proprement hallucinant de Lim Soo-Jung! Impression ètrange que la vision de de conte romantique dont la folie crèatrice est indèniable! Une première moitiè de film qui laisse perplexe où l'on a du mal à prendre tout ça au sèrieux! Et une seconde partie qui gagne en profondeur avec de jolies scènes intimistes telle la scène du baiser entre Young-Goon et Il-Soon! On a quelque crainte au dèbut du mètrage, et en même temps, on est plein d'espoir pour la suite : conscient de la singularitè notable de ce conte pas comme les autres du cinèma sud-corèen, mais sans pour autant savoir si cela constitue un atout ou un inconvènient! Rarement une actrice - persuadèe d’être un cyborg - aura autant porter un scènario aussi dèjantè et gonflè sur ses frêles èpaules! Une nouvelle fois, Park Chan-wook a vraiment fait attention à rendre cette histoire suffisamment captivante pour qu'elle intèresse le public! Pas certain que tout le monde adhère à cette fable onirique et dècalèe mais personne ne peut nier l'audace et l'originalitè de l'histoire...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 octobre 2018
Exceptionnel. Le film nous emmène dans un univers complètement délirant, où le disjoncté est la norme, avec beaucoup d'humour et de pudeur.
Le film commence comme une comédie complètement barré, puis devient plus subtil et nous fait ressentir la difficulté qu'à la fille à garder un contact avec la réalité.

Le tout est fait avec peu de violence, pas de scènes excessivement choquantes. Malgré un sujet difficile, le film nous fait ressortir avec le sourire jusqu'aux oreilles.
Une mention spéciale pour Lim Soo-Jung qui est si naturelle qu'on en arrive parfois à se demander si c'est joué.

J'ai adoré Mademoiselle, c'est pourquoi j'ai voulu voir ce film du même réa. Je m'attendais donc d'office à un bon film et je n'ai pas été déçu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mars 2018
Le film le plus soft de ce réalisateur, changeant de registre, pas de sombre violence mélancolique, juste une romance à l’eau de rose, se passant dans un asile psychiatrique, le scénario rappelle l’amour, la folie, une émouvante philosophie humaine, de la belle musique et beaucoup d’humour.
Anna_
Anna_

30 abonnés 832 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2017
Ce film montre l'amour presque impossible entre deux malades mentaux. C'est une histoire poétique et complètement décalée. Le réalisateur arrive à nous tenir en haleine dans une scène autour d'un bol de riz.

En résumé un film magnifique mais complètement déconnecté.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juillet 2017
Après un départ amusant et inventif le film rentre dans une routine de l'absurde et de la folie. Suivre le film devient alors usant, on perd le fil et on ne comprend plus très bien où le réalisateur veut nous emmener.
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