Je suis un cyborg
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Chatterer
Chatterer

94 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2007
« Elle est folle…Il est fou d’elle », telle est l’accroche du film. Effectivement, c’est bien de la folie dont il est question dans le film. D’ailleurs, le cadre n’est autre qu’un hôpital psychiatrique où une jeune femme, Young-goon, est internée car persuadée d’être un cyborg. Elle en est certaine, au point de dialoguer avec les distributeurs de boissons et les néons…Le problème est (principalement) qu’elle refuse de s’alimenter autrement qu’avec des piles…Alors en danger de mort, Il-Soon, un autre jeune homme interné, va tenter de l’aider. Commence ainsi « une folle histoire d’amour ».

N’étant pas vraiment fou du cinéma Asiatique, je me suis tout de même laissé convaincre par ce petit film sortant tout droit de l’imaginaire déjanté de Park Chan-Wook.
Il est vrai que ce genre de cinéma débarque à grand coup de pompe sur le territoire Français, mais à part quelques productions, telles que « Ring », « La mort sur la ligne », « Dark Water », « Ju-On », « Histoires de fantômes chinois », « Nouvelle Cuisine »…J’adhère très peu à leur univers barré. Il faut dire que « The host » m’a profondément freiné dans ma démarche de découvrir ce cinéma. On peut même dire que j’étais fou de rage à la sortie de la projection.

Bref, « Je suis un Cyborg » est un film particulièrement original. Très inspiré de l’univers de Tim Burton, nous explique le réalisateur, il séduit, étonne, divertis, nous touche…

Il devrait enthousiasmer, autant qu’il pourrait agacer. C’est sur que les personnes totalement hermétiques au délire, à l’excentricité…ne peuvent adhérer à cette œuvre totalement folle.

Si vous êtes prêt à passer un moment de pur divertissement, ce film de taré est pour vous.

Il mérite une bonne petite carrière…Même s’il est un peu condamné par ces 8 copies en France !

Un petit rayon de fraîcheur dans une année cinématographique bien triste…
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 mars 2008
Le génial Park Chan Wook range ici sa vision noire et déséspérée de l'humanité pour nous offrir un conte magique et léger avec les pérégrinations de cette jeune folle qui se prend pour un cyborg. Porté par un impeccable duo d'acteurs déjantés, et truffé de ces trouvailles visuelles typiques de ce réalisateurs (ah ! ce tableau du massacre dans le jardin de l'asile psychiatrique), Je Suis une Cyborg suit une trame scénaristique simple, mais richement accomodée. Oscillant sans cesse entre le burlesque et le dramatique, le poétique et la folie, Park Chan Wook se découvre un fond tendre et humaniste, arrachant sourires et larmes au gré des allers et retours de son film et de son héroine entre la réalité brute et sa folie tordante et angoissante. Il ne peut s'empêcher de nous gratifier d'un minuscule twist ouvrant sur les ténèbres de l'âme humaine, mais ce dernier s'efface aussitôt pour clore en toute allégresse l'une des plus digestes, inventives, drôles et poétiques comédies romantiques de ces dernières années. La manière dont ces deux êtres communiquent et se sauvent de et par leurs folies ne peut guère laisser insensible. On sort alors de ce séjour chez les fous avec la banane, et aussi la ferme conviction que Park Chan Wook est réellement en train de devenir l'un des cinéastes les plus enthousiasmants de ce début de siècle. Certes, Je Suis un Cyborg est moins définitif que les 3 opus de sa trilogie sur la vengance, mais l'humanité n'est-elle pas elle aussi chaotique et imparfaite ?
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2007
Pour apprécier le film, il faut oublier la personnalité charismatique de Park Chan-Wook, ses films précédents, et de manière générale ce qui fait le cinéma aujourd’hui. La clé de cette œuvre profondément décalée est de se laisser surprendre. Surprendre par une charte graphique et visuelle foisonnante et irréelle, par un discours résolument anti conformiste et délirant, par une histoire d’amour ô combien attendrissante et divinement délicieuse. Park Chan-Wook vous embarque dans une dimension à des années lumières de ce que l’on connaît, son film est un beau poème surréaliste dédié à la vie, plus exactement à ce qui fait son sens. Le lieu clos qu’est l’hôpital psychiatrique est le théâtre où se joue la représentation de nos peurs, de nos questionnements, de notre place dans une société qui se veut qualibrée, aseptisée, homogénéisée dont la différence est rejetée, déconsidérée. La jeune Cha Young Goon est emblématique à ce sujet, elle confronte sa personnalité à des règles édictées par une voix (la raison sociétale) qui lui interdit entre l’attendrissement, l’imaginaire, la compassion, elle se doit d’être cruelle et sans état d’âme. Elle est interprétée par Lim Shoo-Yung, saisissante de réalisme. Sa rencontre avec Park II Soon (joué par l’étonnant Jung Ji-Hoon/Rain) cleptomane de la vie va bouleverser ses croyances. Ensemble ils mettent au point une lutte organisée qui les amènera à la délivrance, qui n’est autre que l’amour. Tout tient du fabuleux au sens propre (car la fable est géniale) comme au figuré. La mise en scène explose en délires de tous genres. Forcément burlesque au début (la meilleure partie), plus profonde par la suite. L’inspiration intentionnelle de Chan-Wook se trouve du côté de Burton on le sent jusque dans la musique suggérée par Elfman. On peut y retrouver aussi une atmosphère à la « Vol au dessus d’un nid de coucou » de Milos Forman ou encore au « Roi de Cœur » de Philippe de Broca, dont le sujet est assez similaire. Mais le réalisateur reste bi
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 décembre 2007
C'est le premier film de ce réalisateur coréen que je vois. Après en avoir beaucoup entendu parlé dans la presse et sur les blogs, j'ai donc voulu me rendre compte par moi-même du phénomène. Mais ma curiosité et mon attente sont, comme on dit, retomber comme un soufflet. Je n'ai absolument pas adhérer à l'histoire et ne suis jamais rentré dans le film. Techniquement le film est très bien fait, et même par moment vraiment très beau, mélange d'images, de musique et de décors en harmonie. La mise en scène est plaisante et fait preuve d'un beau travail de recherche et même d'innovation. Mais le problème doit être au niveau du scénario car je n'ai pas aimé du tout. L'histoire n'a ni queue ni tête. On suit une bande de fous dans un hôpital psychiatrique dont une jeune femme qui se prend pour un cyborg donc, d'où le titre. Mais on ne s'attache à aucun moment aux personnages et à ce qu'il leur arrive. Plus le film avance plus il part dans des délires et de scènes de plus en plus surréalistes qui lassent très vite. On se fout totalement de savoir ce qu'ils vont devenir, et la fin arrive comme un soulagement. Au final on se demande un peu ce que l'on vient de voir et où le metteur en scène a voulu en venir. Il y a sûrement des métaphores et des sens cachés, mais je ne les pas vu ou alors ils sont bien cachés ! Rien à voir donc avec l'autre réalisateur coréen Kim Ki-duk qui lui fait des films qui arrivent à me toucher profondément, mais bien sûr dans un style très différent. Bon enfin personne n'est parfait...
al111
al111

25 abonnés 348 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 décembre 2007
Le fou est très cinématographique : il est surprenant, fait tout ce que le spectateur n’oserait pas entreprendre, il autorise un scénario absurde.
Sauf qu’il ne faut pas pousser le bouchon trop loin. Dans cette accumulation de scènes sans queue ni tête, il n’y en a qu’une qui prend du sens : lorsqu’un malade un peu moins fou que les autres se rend compte qu’il faut rentrer dans le jeu de celle qui se prend pour un cyborg, et faire semblant de lui greffer une machine qui changerait la nourriture en énergie électrique, pour qu’elle accepte
enfin de s’alimenter.
Tout le reste n’est qu’hystérie mal jouée, fatigante, un grand n’importe quoi débouchant sur un ennui incommensurable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2007
Ce film là, je l'ai en version DVD coréen collector avec sous titre anglais, pas besoin de courir apres les pauvres 8 salles le diffusant ( ce que je vais faire quand même ). C'est en effet completement délirant, poetique et non loin de l'ovni cinématographique. Il faut reconnaitre pourtant à PCW la force avec laquelle il nous permet d'entrer facilement dans son monde. Et aux acteurs leur talent incontestable. Bien sur, tout le monde n'y arrivera pas, mais pour ceux qui à l'inverse ont l'esprit assez loufoque pour se permettre le voyage... Quel délice !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 décembre 2007
Quelques sympathiques trouvailles scénaristiques ne font pas oublier que l'on a quand même du mal à s'attacher aux personnages de cette gentille comédie loufoque
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2007
UN PUR MOMENT DE MAGIE, DE POESIE ET D'HUMOUR !!!
Park Chan wook montre ici qu'il est capable de réaliser autre chose que des films violents .
Il livre un film d'une étonnante crédibilité sur un sujet extravagant (un peu comme tim burton sait le faire).
A voir absolument pour se rendre compte du talent de Park Chan Wook et de Rain Bi !
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2007
Je suis un Cyborg est probablement le film le plus inventif et le plus déjanté de 2007. Park Chan Wook confirme son talent et son imagination foisonnante avec ce film léger, loin de la noirceur d'Old Boy. Si l'on est attentif au film du cinéaste coréen, on trouvera une idée visuelle par plan. La mise en scène est virtuose, elle tient du génie ( je me suis surpris à penser à David Lynch et à son film Wild at Heart ) : baroque et décalée, elle possède un charme inneffable, ponctuée de situations euphorisantes ( la séquence entre les deux amoureux avec pour toile de fond une partie de ping-pong végétative évoque le cinéma burlesque des années 1920 ). Le scénario est original, léger sans demeurer pour autant superficiel. On ressent à chaque instant la boulimie cinématographique du génial Park Chan Wook qui nous livre ici un formidable exercice de style ( et du style il en a, c'est le moins que l'on puisse dire ), un superbe concert d'images éblouissantes. Un film brillant qui, je l'espère, trouvera son public. Mention particulière au compositeur de la BO.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 décembre 2007
Il s'agit d'un véritable ovni dans le ciel cinématographique actuel. J'avoue que j'ai eu du mal à entrer dans le film au début. Il faut dire qu'on se demande, non sans tord, ce qu'on essaie de nous fourguer comme came. Ce qui est certain, c'est que celle du scénariste est d'excellente qualité. Puis, l'absurde des situation commence à faire sourir, et même parfois franchement rire. Et le film commence à afficher une tendresse que l'on ne retrouve que dans les comédies romantiques de bonne qualité. Sauf que celle-ci est sacrément originale, puisqu'elle a lieu dans un asile, entre un type avec une coupe de cheveux improbable qui croit qu'il vole les capacités des gens (et qui a néanmoins une excellente hygiène bucco dentaire), et une fille avec une coupe de cheveux tout aussi improbable persuadée qu'elle est un cyborg (et donc qui refuse de se nourir). Toujours est-il que Park Chan-wook a un sacré talent de mise en scène, dont l'originalité des plans et la classe visuelle n'est jamais aussi bonne que dans les scènes de pure violence. Bref, au final, j'ai bien aimé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 décembre 2007
Une fois de plus la création et l’émotion nous viennent du cinéma asiatique. Ce film est servi non seulement par une histoire dont on ne sait jamais quel chemin elle va suivre, mais aussi par des acteurs excellents qui savent manier sensibilité et humour.
Une fois entré dans cet univers décalé et clos sur lui même, vous hésiterez entre une envie d’en sortir, de vous en échapper, tout en étant irrésistiblement happé par la beauté des personnages et le charme de la folie douce.
A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 janvier 2008
Un film assez mignon, avec de belles images, bien filmé, un jeu d'acteurs vraiment excellent et une histoire complètement étrange, mais bon on accroche finalement sans difficulté et on se laisse amuser par ce monde à part même si l'enchainement des scènes est parfois difficile à comprendre! Un film qui m'a assez plu en fin de compte, à aller voir si vous en avez l'occasion. Faut en avoir de la chance pour pouvoir aller le voir au ciné... 8 copies...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 février 2008
Après 3 long mois d'attente que le film veille bien passer prêt de chez moi , j'ai eu le bonheur de découvrir cette fantastique histoire. C'est en partie grâce aux acteurs Jung Ji-Hoon et Lim Soo-Jung que j'avais le bonheur de connaitre et qui sont ( fous bien sur =^_^= )attachants et juste dans l'interprétation . Si en plus Park Chan-wook les fait évoluer dans un univers complètement barré ( l'asile !!! ) ça donne quelque chose de Géniale !!!
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 décembre 2007
A réalisateur cinglé, film cinglé. Il est permis d'en dire temps sur Park Chan-Wook au vu de ses précédents films qui, s'ils ne l'annoncent pas comme un fou furieux, nous ont donné l'impression qu'il était tout de même un brin déglingué. Ces histoires poisseuses de vengeance (l'inoubliable "Sympathy for Mr. Vengeance", le tenace "Old boy" et le ratage "Lady Vengeance"), mettaient donc en avant une évidente obsession personnelle. Ici, le réalisateur sud-coréen s'offre un film novateur, autant pour lui que pour l'histoire de la romance, dans lequel un fou tombe amoureux d'une folle se prenant pour un cyborg. Il s'agit donc d'une comédie romantique et forcément, rien qu'à la vue des images, le film se veut décalé et ludique. Mais en réalité, tout cela vire rapidement au grotesque. Après 5 minutes d'originalité, "Je suis un cyborg" s'embourbe dans la thérapie de groupe, avec fantasmes dégénérés et humour graveleux, esthétique de chambre d'enfants et surréalisme poussé. Il en résulte une oeuvre certes originale, mais d'un ennui et d'un gaminerie considérable. Rien n'est drôle ni touchant, et passée la surprise du début, difficile de faire autre chose que de fermer les yeux et se boucher les oreilles devant ce vomi de couleurs pastels, ce magma de grand n'importe quoi ou acteurs et musique nous assourdissent d'un bout à l'autre. A vouloir faire inventif, Park Chan-Wook signe donc un bloc de délire solitaire, hystérique et incompréhensible, matraqué de symboles enfantins dont le sens nous échappent à plusieurs reprises. Et à cause de son overdose d'idées mal exploitées, le film nous plonge dans l'ennui le plus insupportable qui soit.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2007
D’abord, on ne sait trop quoi penser de ce nouvel ovni de Park Chan-Wook. Film bien trop surchargé d’un point de vue image, son et intrigue, ce "I’m a cyborg" ne nous laisse pas le temps de pénétrer son univers ce qui pourrait laisser un bon nombre de spectateurs sur le trottoir. Pour les courageux pourtant, ceux qui feront l’effort de mettre de côté leur bon goût, l’accès à une loufoquerie riche et originale leur sera possible. L’effet patchwork s’estompera même progressivement grâce à une mise en cohérence astucieuse, à laquelle vient s’ajouter de grands moments qui tiennent de l’art. On peut donc prendre un véritable plaisir à ce nouveau Park Chan-Wook, film riche et atypique qui, avec le temps, finit par laisser sa marque dans notre esprit, et une marque relativement positive. On peut ne pas aimer, mais le lassé du cinéma aura du mal à regretter le déplacement pour un film si inventif.
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