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Un visiteur
5,0
Publiée le 28 février 2011
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent. Un film tout simplement époustouflant .
On peut pas mettre Zéro? Dommage ! Nul, sans intérêt, mal joué, mal doublé.... Le comble du mauvais jeu, le massage cardiaque de la femme enceinte a l’hôpital, mon fils de 8 ans aurait fait mieux.
Difficile de critiquer un film sur le quotidien des militaires américains en Irak comme n'importe quelle fiction. Mais si l'intention du film est sûrement louable, en revanche son argument est plutôt mal défini : quel en est-il précisément? La guerre est une horreur sans nom? Les Américains sont d'infâmes tortionnaires? Les sadiques sont surtout de gros alcoolos? L'info dans l'armée U.S. est tronquée? Un peu de tout ça? Sans doute... Le problème, c'est que cette avalanche de motifs trop évidents dilue le sujet et ramène le spectateur à la simple émotivité et l'absence de réflexion réelle.
Une belle claque de la part Brian de Palma dans la face de l'Amérique, trop occupée à se regarder le nombril dans le conflit qu'elle entretient avec l'Irak pour constater qu'elle remplace une dictature par une autre dictature. A travers 2 docu-fictions (un GI filmant son équipe, un docu narre en français), une chaine de TV Irakienne imaginaire (type Al-jazeera) et de fausses vidéos du net, il démonte pièce par pièce le discours pro-"guerre en Irak", et démontre avec habileté comment l'occident s'est fait en quelques années le persécuteur d'un pays. Après ce film, impossible de s'étonner de la haine qui anime souvent les Irakiens face à notre présence chez eux.
pas mal , mais je regrettre la petit voix , on dirait a ce moment la un documentaire , c'est le seul point negatif et aussi au debut qui nous mette que c'est une fiction au sous titrage
L'idée est originale, la mise en scène également mais le scénario est pitoyable autant que le jeu d'acteurs. La Bande son Française est catastrophique. 2/5 uniquement pour le traitement original de la situation.
Le concept mi-documentaire mi-fiction était une excellente idée, très bien utilisé (caméscope de soldat, caméras de télévision, de surveillance, webcams...). Brian de Palma nous plonge dans une réalité bien hardcore et fait s'exprimer chaque partie... Malheureusement ses personnages sont tous des caricatures ultra-stéréotypées : Le gentil héros latino (diversité culturelle) qui veut devenir réalisateur et se balade donc avec son caméscope, le gentil intello (qui porte des lunettes bien sûr) et surtout les deux méchants-incultes-racistes-grandes gueules-arrogants (avec forcément un drapeau sudiste au dessus de leurs plumards) difficile donc d'accrocher à cette histoire où les protagonistes s'envoient des vannes dignes de lycéens éméchés... La scène du sergent qui saute sur une mine à cause d'un soldat mal préparé au terrain et celle de l'interrogatoire d'un soldat témoin du viol par un tribunal militaire déstabilisant et autoritaire sont les deux qui sortent du lot. Le passage où les deux soldats racistes et cons se filment avec le caméscope du héros exécuté par des terroristes (désolé pour le spoiler) afin de faire croire à leur tristesse est presque drôle. En gros de Palma nous dit qu'il y'a deux sortes de soldats : Les gentils-humanistes-intelligents-qui-font-juste-leur-boulot-dignement et les méchants-cons-racistes-prétentieux-qui-éprouvent-du-plaisir-à-faire-crever-de-l'arabe... Un peu sommaire non?
Avec Redacted, on ne sait pas trop ce qu'a voulu faire Brian de Palma, mais ce que l'on peut dire, c'est qu'il n'y a pas grand chose à sauver de ce pseudo-pamphlet sur la guerre en Irak. Certes, on aurait pu apprécier l'inscription du film dans une modernité avec une diversité de sources tout à fait intéressante, mais le propos l'entache fortement, avec un recours à des procédés répétitifs et des acteurs peu brillants. A force, le fond du film est totalement effacé par la piètre qualité cinématographique du film. Il est honorable de vouloir évoquer la guerre et de dénoncer, mais de Palma ne donne qu'un coup d'épée dans l'eau.
Un film assez extraordinaire. L'esthétique documentaire confère un tel réalisme à l'histoire que l'impact est décuplé. Une grande portée émotionnelle et politique aussi. On met un peu de temps à s'attacher aux personnages, mais finalement on rentre bien dans le film. Tout est criant de réalisme, du jeu des acteurs à la mise en scène de scènes parfois très violentes. Quelques rebondissements nous font sursauter et l'ambiance générale fait ressentir toute l'horreur de la guerre en Irak. Une vision tout à fait humaine de cette guerre, de la réalité du terrain. Pourtant le film n'est pas désagréable à regarder. On est immergé sans se sentir mal à l'aise. Et les images font vraies tout en étant belles et propres. Un coup de maître de la part de Brian de Palma qui signe un film vraiment singulier, avec un contenu très fort et une forme originale.
Bouzi Bouzouf aime « Redacted » de Brian De Palma, son metteur en scène préféré juste après Kubrick. Mais Bouzi Bouzouf est un fan lucide et il reconnaît que la première décennie du troisième millénaire a été désastreuse pour le réalisateur de « Scarface », avec trois beaux ratages sur quatre films tournés : « Mission to Mars » (un nanar SF avec des cosmonautes qui se rendent sur Mars en faisant une partie du trajet à pied), « Femme fatale » (un thriller mal foutu où De Palma ne fait que reproduire, en moins bien, les morceaux de bravoure filmiques de ses oeuvres précédentes) et « Le Dahlia noir » (une adaptation ratée et mal castée du roman d'Ellroy où, la aussi, De Palma tourne en rond en s'auto-citant). Néanmoins, « Redacted » vient un peu sauver les meubles et prouve que le metteur en scène américain n'est pas complètement fini (en attendant la préquelle des « Incorruptibles » qui, apparemment, serait en production). Mais le problème de « Redacted », outre que son intrigue est un quasi copier-coller de « Outrages », le précédent opus guerrier de De Palma (celui-ci semble ne vraiment pas parvenir à se départir du passé), le problème du film, donc, est qu'il s'avère assez bordélique. Il commence comme un truc conceptuel à la Godard où deux regards sur la guerre d'Irak actuelle se chevauchent : un documentaire français obscur intitulé « Barrage » et un troufion américain qui se filme, lui et ses coéquipiers, sur le théâtre des opérations. Mais le docu va dégager pour laisser toute la place à l'histoire des soldats. Le film devient alors une charge hyper violente (et salutaire) sur l'occupation américaine de l'Irak (à coté, « Green Zone » est un épisode de « Barbapapa »). Ensuite, l'oeuvre réfléchit sur l'éclatement des points de vue dû aux technologies nouvelles, qui rend désormais délicat l'appréhension d'un fait précis. Enfin, est évoquée, avec une charmante punkette tatouée, la difficulté de tourner un film aux States dans lequel ceux-ci ne sont pas glorifiés.