Ce n'est un grand Guédiguian, comme "Marius et Jeannette" ou "Marie-Jo et ses deux amours", mais dans la grisaille du cinéma français, pour ne pas dire son indigence, c'est encore une pépite ! Le scénario est un peu alambiqué, et le thème de la vengeance traité avec une certaine emphase, et même une lourdeur un peu gênante. Mais le trio d'acteurs est comme d'habitude magnifique, Ariane Ascaride toute en douleur et en folie, et ses complices Darroussin et Meylan, un peu en retrait par rapport à cette femme d'exception, mais très justes. Et les décors familiers sont bien là, avec même une visite à de vieilles connaissances, Jacques Boudet et Pascale Roberts dans le Marseille populaire si cher à Robert Guédiguian.
Film choc, au scénario superbement écrit et prenant, avec une trame allant crescendo.Les acteurs sont tous impressionnants, seul petit regret un certain manque d'allant dans la mise en scène, mais celà ne gache en rien ce grand film noir. A voir impérativement.
Après le Marseille pluvieux de MR 73 voici la cité phocéenne plongée dans la grisaille et le froid.Lady Jane est un film de genre(polar,vengeance)très sombre mais aussi un peu plus que ça grâce aux interprètes et au scénario qui privilégie les petits moments de vie de ses 3 personnages.Guédiguian signe un réquisitoire habile contre la vengeance.A voir.
Dans une interview au Nouvel Obs, Robert Guediguian affirme que "Lady Jane" est le premier film qu'il fait sans savoir ce qu'il veut dire. "Je dirais que j'ai réalisé le film pour savoir ce que je voulais dire", rajoute-t-il. Comme, dans la suite de l'interview, il ne nous dit pas s'il sait, dorénavant, ce qu'il voulait dire, on se sent obligé de le rechercher nous-mêmes. Personnellement, j'ai deux pistes. Piste 1 : il a voulu stigmatiser les protagonistes du conflit israëlo-palestinien. Cf. le thème de la vengeance à répétition qui n'aboutit à rien, sauf à l'accumulation de cadavres + le documentaire qui passe à la télé lors de la scène avec Henri/Jacques Boudet. Piste 2 : il est toujours difficile de rester fidèle à ses rêves de jeunesse. René, François et Muriel, qui formaient un trio de gangsters Robin des Bois 20 ans auparavant, ont emprunté ensuite des chemins fort différents. On peut se demander vers lequel des 3 personnages et vers lequel des 3 chemins vont les sympathies de Guediguian. A priori, aucun. Avec sans doute, une petite préférence pour François/Darroussin. Pour nous raconter tout cela, Guediguian a choisi le polar. En l'occurrence, un polar très, très noir, la plupart du temps parfaitement maîtrisé dans la mise en scène et le montage, surtout au début. A titre anecdotique, on peut reprocher une grosse boulette à la presse et une autre à Guediguian : toute la presse raconte que le trio de gangsters Robin des Bois opérait à l'époque où les Rolling Stones chantaient "Lady Jane", ce qui donne 1966. Le reste du film se passe pendant l'hiver 2007 (cf. Les billets de concert que Muriel prend dans une enveloppe au milieu du film : il est indiqué février 2007). Pour diverses raisons que je ne peux expliciter ici sans nuire au suspense, ces 40 ans de différence ne sont pas possibles ! Comme est impossible en plein hiver la présence d'arbres de Judée en fleur lors de la séquence de la sortie de l'hôpital !
Atmosphère très lourde et scénario confus. On du mal à comprendre cette histoire de vendetta jusqu'a la fin du film. Je ne suis pas convaincue quand Guédiguian s'attelle au genre policier.
Un peu déçue par cette nouvelle fournée de Guédiguian. Pourtant fan quand il explore délicatement un univers intimiste, je suis totalement refractaire à son incursion dans le registre de la série noire. J'ai trouvé ça trop long, manquant de rythme et parfois ennuyeux. Cependant, mention spécial à Darroussin et Meylan, géniallisimes comme d'habitude.
La bande son du film est très bien. Cette histoire de malfrats qui tirent sur tout ce qui bouge n'a aucun intérêt. Donc le bilan est plus que négatif et il est inutile des déplacer pour voir ça.
Un bonne intrigue bien menée et réussie qu'a réalisé Robert Guédiguian. Lady Jane est un polar troublant, noir. Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin cisellent ce bijou avec brio. Le message est intéressant
On ne change pas une équipe qui gagne. Robert Guédiguian a bien raison. De plus, les lieux de tournages sentent bon l'ail. Un moment je me suis un peu égaré dans l'histoire, sans doute un manque d'attention, mais le fil du talent d'Ariane m'a tout de suite ramené dans un polar comme je les aime. À voir par une belle journée de printemps.
Lady Jane perdue dans l'univers de Guédiguian. Le temps a passé ... Les souvenirs remontent à la surface. Les repères ne sont plus les mêmes. la vie a changé.Si le scénario aurait mérité quinze minutes de plus le film ne perd en rien de sa valeur. L'interprétation est ... magnifique.
De ce cinéaste infiniment attachant, un film de plus à Marseille, dans la veine de "La ville est tranquille", avec ses acteurs favoris, cette fois-ci embarqués dans une histoire policière et morale (?) plutôt déconcertante, mais finalement réussie grâce essentiellement au talent du metteur en scène. Superbe cinéma, acteurs excellents, on ne s'ennuie pas un instant!
Retour à Marseille. Après un émouvant voyage en Arménie, revoilà Guediguian dans son univers marseillais. Optant pour la veine sombre de "La Ville est tranquille", il propose à son trio Ascaride-Darroussin-Meylan de beaux rôles de maturité dans un polar surprenant. Une réussite.