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Un visiteur
4,0
Publiée le 4 juin 2009
Un film très esthétique, une actrice au jeu sans faille, une histoire étonnante, mais quelques longueurs quand même. Je suis d'ailleurs d'accord sur la scène où elle marche vers l'arbre et qui semble interminable. Je ne connaissais pas cette Séraphine de Senlis sur laquelle je vais me renseigner un peu plus.
un petit bijou de film qui fait découvrir une artiste, une vie et laisse entrainer le spectateur. Une actrice formidable dans son rôle. Rien à dire, on n'est pas là pour un cours de peinture mais pour une poésie de la création
Ce film nous permet de connaître un peu mieux Séraphine.... Yolande Moreau joue très bien son rôle. Séraphine nous montre des beaux décors durant tout son film même si parfois le film paraît un peu sombre (manque de moyen). J’étais pas emballer de regarder ce film mais après l’avoir vu je ne le regrette pas !
J'ai bien aimé, bravo à Yolande Moreau qui est impressionnante! quel travail! Le seul bémol que j'ai trouvé c'est que je regrette que le début soit si long et la dernière partie trop courte. J'aurais aimé en savoir plus sur la folie de Séraphine et en quoi cela est lié à sont art.
un film qui ne décolle pas... Pas d'émotion, celle que devrait nous faire passer l'artiste-peintre. Un film qui s'étire et duquel on ressort déprimé...
L'échec dans la transposition du phénomène pictural au cinéma réside dans l'impuissance propre aux mouvements à retranscrire la félicité du Beau figé. «Séraphine» (France, 2008) de Martin Provost se lance dans cette tâche difficile qui consiste à rendre sensible l'apparition d'un don tout en traduisant, par le biais des moyens cinématographiques, la sensibilité de l'image peinte. La réussite de «Séraphine» provient de la façon dont Provost exprime la délicatesse de l'activité de peindre, non pas tant par les mouvements languides de caméra que par la ténuité fabuleuse du jeu d'Yolande Moreau. De l'innocence qui transparaît à travers le ton de sa voix et la quiétude de ses postures résulte le sentiment d'une stagnation. Déployant ce sentiment par le biais d'un montage lent et d'une mise en scène soucieuse de peu manipuler le déroulement temporel, Provost étaye l'interprétation de Moreau et réussit à retranscrire, sans plaquer, le phénomène pictural. «Un coeur simple», sorti au cours de la même année et employant le même registre de mise en scène, tentait de traduire Flaubert. En vain, il demeurait davantage de maladresse que de sensibilité.Le titre de «Séraphine» présente davantage que le nom de la protagoniste éponyme, il témoigne de la légèreté toute angélique qui compose l'interprétation de Moreau et la réalisation de Provost. Comme béni des anges et bercé du travail des hommes, «Séraphine» s'éteint sur un plan semblable à une peinture de De Senlis : assise à côté d'un arbre multi-centenaire, Séraphine contemple l'objet qui a hanté son oeuvre : la floraison prolifère des arbres. En terminant sur ce plan, Provost signe la ligne de conduite qu'a suivi sa réalisation et qui consiste à témoigner autant de Séraphine en tant qu'être social que d'exprimer le contenu formel de son oeuvre picturale. A l'échelle d'un seul film, Provost approche une des entreprises les plus périlleuses du cinéma : entrecroiser le mouvement avec la catalepsie esthétique de la peinture.
Un très beau film qui souffre cependant de quelques longueurs dues à une mise en scène terriblement académique. Yolande Moreau est,comme toujours,superbe et n'a véritablement pas volé son César.
Séraphine nous touche, nous bouleverse et on l'adore et cela n'est possible que grâce à la performance de Yolande Morreau qui porte son personnage dans sa gestuelle, son langage elle est épatante et magnifique. C'est une très grande actrice!
Séraphine, artiste peu connu, est dévoilée dans ce film. On découvre tout son art (qui est tout simplement grandiose). Le portrait d'une femme poignant, joué une Yolande Moreau au sommet de sa forme, qui peint car son ange gardien lui a demandé. Un film qui passe son longueur (sauf une scène qui m'a paru interminable, à la fin quand elle marche vers l'arbre, on la voit marcher longtemps, très longtemps). Un petit bijou qui n'a d'égale que le talent de séraphine.
Film encensé aux derniers Césars surtout destiné à mettre en valeur je jeu atypique de Yolande Moreau. On se demande d’ailleurs si le choix d’aller rechercher ce peintre oublié n’était pas uniquement destiné à permettre à Yolance Moreau de décrocher son deuxième César. Une fois cette remarque faite il ne reste pas grand chose que de regarder cette gigantesque femme enfant peindre ses toiles devant la caméra. Je suis sans doute injuste mais la volonté extrême de faire dans le « dépouillé » empêche les émotions de surgir là où le destin de cette femme sortie par hasard de sa condition pour sombrer rapidement dans la folie aurait du nous prendre aux tripes. Dans un registre similaire « Thérèse » d’Alain Cavelier par un mode de narration très original m’avait bouleversé. Dommage.
D'une justesse incroyable, Martin Provost fait découvrir une femme d'exception, injustement non reconnue de son vivant. Possédée par le rôle, Yolande Moreau souffle l'écran comme jamais auparavant. "Séraphine" est un film personnel pour tous, d'un calibre bien assez rare au cinéma. Dommage.
Un bon film sur un personnage intéressant très bien interprété par Yolande Moreau. Certaines longueurs cependant, accentuées par des fondu au noir assez désagréables.
Ne connaissant pas l'artiste, je ne porterais pas de jugement sur la fiabilité du récit mais ce qui frappe rapidement reste encore le talent de Yolande Moreau et de cette belle histoire que seule un artiste de talent tellement décrocher du monde "réél et civilisé" peut engendrer. On reste attendrit du début à la fin et le vieux senlis magnifiquement mis en valeur.
Film humble pour retracer la sobriété de cette artiste. Le film se situe souvent dans la contemplation et dégage une force esthétique. Yolande Moreau est tout simplement sublime et incarne avec beaucoup de talent la personnalité complexe de l'artiste (la sobriété, ses folies, ses fièvres créatrices...). Beau portrait!
Woaaao !!! Quel film sublime!! Un des plus beau film français que j'ai vu depuis très très longtemps... Bravo à Yolande Moreau, la plus grande actrice du cinéma français, qui est vraiment incroyable et epoustouflante... Un chef d'oeuvre !!!! (****)