Séraphine
Note moyenne
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373 critiques spectateurs

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Jmartine
Jmartine

202 abonnés 745 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2013
Revu avec plaisir hier soir sur la 3, Séraphine et cette interprétation éblouissante de Yolande Moreau qui lui a valu un César et d'autres distinctions.. coïncidence vendredi dernier je contempler deux de ses oeuvres au musée d'art naïf de Laval, exactement dans la même facture que celles présentées dans le film...immenses bouquets, explosion de couleurs..
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2013
C'est l'histoire d'une rencontre improbable entre un collectionneur esthète (premier acheteur de Picasso et de Braque, découvreur du douanier Rousseau), dont les origines allemandes sont peu appréciées dans la France d'avant-Première Guerre mondiale, et une artiste qui s'ignore, dénigrée à cause de ses modestes origines sociales. Deux êtres qui peinent à trouver leur place.
Martin Provost, le réalisateur, s'intéresse bien sûr plus particulièrement à Séraphine Louis, connue aujourd'hui sous le nom de Séraphine de Senlis. En suivant un axe chronologique (de 1914 à 1942), il offre de petites séquences de sa vie, enchaînées par des fondus au noir, comme autant de petites touches pour peindre son portrait.
Sur le fond, Séraphine apparaît comme un "coeur simple", à la Flaubert. Servante solitaire et rustre, elle parle aux arbres et aux animaux. Fervente croyante, dont le mysticisme confine à la folie douce, elle s'adonne à la peinture, écoutant une injonction de son ange gardien. Son style : naïf pour les uns, primitif moderne pour son mécène. Parmi ses secrets : la fabrication des couleurs à partir de ce qu'elle trouve dans son environnement (sang, cire, herbes et fleurs). Sur la forme, ce biopic mise sur un clair-obscur aux teintes souvent froides. Le résultat est austère, mais pas sans élégance.
Au final : une oeuvre délicate, sobre dans ses effets dramatiques, un peu monocorde aussi, mais surtout une oeuvre "incarnée", grâce à Yolande Moreau, étonnante. On ne pouvait rêver meilleure interprète.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 septembre 2013
Yolande Moreau interprète un personnage, elle tient son interprétation, la maîtrise, mais je crains que ce personnage n’ait aucun rapport avec cette personne qu’était Séraphine. Cela est regrettable quand on sait que dès lors qu’un film retrace la vie d’une personne, d’un fait historique la plupart des spectateurs prennent le propos du film pour argent comptant… Le plus souvent le film nuit à la personne, objectivée et réduite à quelques poncifs, légendes ou on-dit. Cela est d’autant plus vrai quand, de la personne et de sa vie, on ne sait à peu près rien, comme c’est le cas de l’inconnue, de l’anonyme Séraphine, morte de privations, de cachexie (« cueille de l'herbe pour manger la nuit ; mange des détritus ») — à l'instar d'au moins 45 000 autres pensionnaires des asiles français — durant la Deuxième Guerre. Bref on est en droit de rester perplexe face au personnage Séraphine de Yolande Moreau (le Uhde de Ulrich Tukur est infiniment plus réaliste et convaincant). Physiquement Séraphine ne ressemblait vraisemblablement en rien à cette femme balourde, lourde et mal dégrossie. Mentalement pourquoi en faire une simplette d'esprit ? Comme si souvent les biographies, celle-ci fait plus de tort à la protagoniste qu'elle ne lui rend hommage. Peut-être cependant donnera-t-elle à certains l’envie d’en savoir plus sur cette personne, cette artiste et son œuvre. Le film reste agréable à voir (d'où ma note), mais il reste un film, une fiction, voilà ce qu'il ne faut pas faire l'erreur d'oublier.
HGW XX/7
HGW XX/7

12 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2013
Beau film. Une mise en scène juste et sincère Moreau !
petitlapinnoir
petitlapinnoir

73 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2013
Simple et émouvant, ce film relate un destin peu ordinaire, et assez stupéfiant en fin de compte. Ne connaissant rien du personnage, j'ai été bluffé par les toiles de l'artiste. Du coup, j'ai trouvé le film très captivant. Mention spéciale à Yolande Moreau, la musique et la photo.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2013
j'étais persuadé que j'allais détesté, mais non j'en sort totalement bouleversé et chamboulé et pourtant ce n'est pas mon genre de film. j'y connais pas grand chose en peinture mais tout cela donne envie de s'y mettre et je ne sais pourquoi à chaque toile que je découvrais j'étais dévasté et mon souffle se coupais net. yolande moreau est incroyable, juste et déchirante on ne voit cela que rarement une des plus grandes interprétations du siècle! ulrich tukur est très bien lui aussi en sobriété et très classe. il y a des petits détails que je n'aime pas mais rien de grave.
BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2013
La peintre Séraphine de Senlis ; l’actrice Yolande Moreau ; le réalisateur Martin Provost…
Trois talents magnifiques qu’illustre le FILM RÉUSSI ET QUESTIONNANT « Séraphine » qui plonge dans l’abîme de la création artistique…

De Séraphine Louis, ou « Séraphine de Senlis » (son nom d’artiste) je ne savais rien…
Cette splendide biographie filmée (je préfère ce terme à « biopic » anglicisme abusif qui nous soumet à la grosse artillerie américaine) serre le destin de ce peintre tout aussi tragique que le fut celui de Camille Claudel...
Bergère d’abord (ce n’est pas dit dans le film) Séraphine jaillit (peut on dire autrement tant son talent est spontané !) de la plèbe provinciale…
Pauvresse amoureuse des arbres, des lumières de la nature et de la vierge Marie !
On découvre son parcours difficil...e, la solitude née de l’incompréhension et les humiliations de l’employée de maison…
D’où naît ce désir intarissable de peindre ? D’où jaillissent ces foisonnements végétaux ? D’abord joyeusement exubérants et qui deviennent de sourdes reptations, des regards inquiétants au fil de sa vie…
Le film nous montre la fièvre créatrice de l’artiste et nombre de ses œuvres trop tard reconnues…
Naïve, primitive moderne… Qu’importe ces qualificatifs !
Elle créa à la barbe et au nez de tous les embonpoints bourgeois satisfaits d’eux même !
Avalée par la solitude, la trop grande attente, le manque puis le trop d’argent, le système…
Une suicidée de la société ! Comme Van Gogh dans le beau texte d’Artaud…

Yolande Moreau est Séraphine. Son œil perce, transperce matois et tendre ! Elle campe avec une simplicité déconcertante cette âme simple… Les mots sont peu nombreux qui sortent de ses lèvres… Mais combien riches de sens…
Sa silhouette pataude allant au lavoir fait un peu penser à Bécassine… En pensant à Bécassine on pense à toutes ces femmes de notre lourd passé, de notre pesant présent harassées et silencieuses… Serviables à merci et dont l’histoire ne parle pas ! Yolande est Séraphine, c’est tout. Et le jeu sobre, humain, vrai, donne la dimension de cette artiste exceptionnelle.

On reproche à Martin Provost une façon classique de filmer…
Quel reproche vraiment !
Voici un réalisateur qui ose de longs plans fixes lointains, qui filme avec talent les jeux d’ombre et de lumière de la belle nature ! Qui montre l’or des blés alignés au front de la sombre forêt… Il a le goût des transitions en plan fondus… De fonds sonores très discrets.
Cela sert le sujet, l’épure.
Il est à l’opposé de l’inutile fouraille des biopics modernes.
Les plans rapprochés sont rares, très beaux, bien venus et surtout ne fatiguent pas les yeux du spectateur !
Il suggère, fait vibrer l’image d’émotion, la moire de tendresse.
Les cadrages sont parfaits, la photographie magnifique.
Et le scénario, procédant par petites touches successives, est linéaire ! Oui linéaire !
Incroyable ! Un réalisateur qui ose une œuvre sans aller et retour temporel !!!

Ça y est je dépasse encore les limites que je m’étais fixées !

Un dernier mot cependant pour souligner le jeu magnifique d’Ulrich Tukur qui campe magistralement le grand découvreur, collectionneur de peinture qu’était Wilhelm Uhde !
Voici le nœud du film, la relation de ce grand connaisseur de la peinture et de cette pauvresse artiste géniale sans en avoir conscience…
La facette la plus passionnante de la trame scénaristique !

ENCORE UN CHEF D’ŒUVRE !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 juillet 2013
Séraphine est constitué d'une succession de petites séquences artistiques qui retracent la vie de l’héroïne Séraphine de Senlis, une femme de ménage et artiste peintre rattachée à l'art naïf . Le film est assez lent, avec peu de dialogues et laisse le spectateur dans l'observation, comme s'il parcourait une galerie d'art.
Yolande Moreau mérite amplement son césar de meilleure actrice, elle porte et donne vie au film. Yolande Moreau porte très bien l’ambiguïté de Séraphine : à la fois humble et touchante mais aussi inquiétante par son côté mystique et ses pulsions qui la poussent à peindre.
Le film reste hélas dans sa réalisation très académique et de ce fait risque d'être vite oublié faute d'épisode vraiment marquant. Un tableau un peu trop policé en somme.
dominique L.
dominique L.

20 abonnés 182 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juin 2013
Vraiment un beau film dans tous les sens du terme mais que de longueurs. Intéressant mais chiant.
A voir pour connaitre la peintre sinon.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 mars 2013
Un film qui retrace une partie de la vie d'une artiste peintre qui m'était totalement inconnue.
La prestation de Yolande Moreau est remarquable.

A recommander.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mars 2013
Yolande Moreau est epoustouflante. Quel jeu ! merci Yolande. Tu es bouleversante. J'espere que ta carriere sera longue. merci.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2021
Biopic sur le destin d'une artiste injustement oubliée porté par l'interprétation épatante de Yolande Moreau.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 février 2013
Un inintérêt poli mais un inintérêt tout de même pour ce biopic lancinant et à la réalisation téléfilmesque qui provoque un certain engourdissement en particulier au niveau des paupières. Ce n'est nullement la faute de l'artiste en question, qui avait un talent et aussi un destin exceptionnel (et terrible !!!), mais celle des différents créateurs du film qui n'arrivent pas à retranscrire la passion frénétique de la création, caractéristique essentielle pour une oeuvre sur un peintre. On reste à la surface des choses, on y entre jamais. Et ce n'est pas la très très surestimée Yolande Moreau, qui au contraire de rendre attachant son personnage comme l'aurait fait une grande comédienne le rend agaçant, qui arrange les choses. Seul au niveau de l'interprétation, Ulrich Tukur arrive à donner quelques courts instants peut-être pas d'émotion mais de bon jeu d'acteur. Conclusion, il faudrait m'expliquer la moisson de Césars...
Nicothrash

464 abonnés 3 298 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2012
Une jolie fresque sur une artiste hors norme et marginale, cette Seraphine est très touchante et est surtout remarquablement interprétée par une exceptionnelle Yolande Moreau, qui au passage confirme une nouvelle fois son immense talent. Prenez le même film et mettez y une autre actrice, nul doute qu'il serait passé tout à fait inaperçu. La mise en scène m'a paru parfois un peu lourde, trop théâtralisée mais pour le reste, c'est parfait, une oeuvre vraiment maitrisée, à voir au moins une fois.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 073 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2013
Un personnage illuminé porté à l'écran avec sobriété, trop sans doute, et j'aurais souhaité percevoir d'avantage son enfermement psychologique progressif. Sans maniérisme, Yolande Moreau baigne dans un ambiance cohérente au sujet, sage et lumineux, sauf dans les instants qui l'éloigne d'un comportement vertueux, la peinture. Pour le traitement, plus que pour le rendu général, mal rythmé car très peu de fluidité entre les périodes.
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