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Un visiteur
2,5
Publiée le 20 décembre 2009
Un film authentique, plein de sincérité. Malgré un rythme très lent (je me suis vraiment accroché pour finir le film par moment), il se dégage du "Séraphine" un petit je ne sais quoi qui en fait une oeuvre a part, brute et sans compromis, qui se laisse regarder pour qui s' interresse un peu a la peinture...
L'interpratétion de Yolande Moreau est tout à fait honorable et quelques embryons de scènes sont réussis (notamment les scènes en extérieurs et celles montrant Séraphine en train de peindre) mais le reste est beaucoup trop austère, donnant le fâcheuse impression que l'on se trouve plus devant un téléfilm France 3 que devant un vrai film de cinéma.
Ah séraphine ! Voilà un film dont on pourrait craindre le pire (en tous cas, si on se méfie d'un certain cinéma français à la campagne). C'est une réussite. Le film est lent (pas pour les amateurs exclusifs de cinéma hollywoodien, c'est sûr). Yolande moreau fait un travail remarquable (oubliez les deschiens ! ). Une histoire vraie, sombre et un personnage méconnu et que ce film nous permet de découvrir avec admiration.
J'ai trouvé ce film globalement ennuyeux. Le scénario, basé sur une histoire vrai, n'est pas très intéressant. C'est l'histoire de Séraphine Louis plus connu sous le nom de Séraphine de Senlis, une pauvre femme qui a un don pour la peinture. On peut quand même noté la remarquable prestation de Yolande Moreau qui incarne à merveille le rôle de cette femme.
Ces moments où notre vie s'arrête, où le temps de deux heures nous voila perchés, assis sur la branche de l'arbre au milieu d'une plaine, les pieds pendouillant dans le vide. La découverte d'une vie captivante s'offre à notre portée. Où tendre le doigt est frôler l'eau d'autres reflets, d'un monde remuant, nous transposant ailleurs...
Un film un peu plus soyeux qu'un autre. Un choix de cadrages, de photographie de l'image plus réfléchis. Chaque plan renvoie une émotion pure, crescendo, sans forcer, avec brillance et beauté. La solitude crève l'écran, or, pas une seule fois l'ennui l'interrompt. Et l'art dans tout ça. Cette place prépondérante qu'il occupe dans ce film. Un naturalisme et ses multiples senteurs, au cœur de l'inspiration. Yolande Moreau. Séraphine est SON rôle. Celui d'hier que l'on entrapercevait dans Quand la mer monte et dans Louise-Michel, celui de toujours. Celui évaporant l'actrice. Son jeu très expressif pimente le scénario de touches irrésistibles d'humour. Séraphine...de la passion mystique jusqu'à la déraison, un déchirement social tout en poésie
Magnifique film, belle interprétation, et récompenses méritées. Si vous voulez rire un bon coup, allez lire les commentaires "zéro étoiles", histoire de constater par vous-même les dégats occasionnés à la génération "star academy" des spectateurs modernes : une génération zapping qui s'ennuie s'il n'y a pas d'effets spéciaux et qui oublie ses rares neurones à l'entrée de la salle.
"La modernité en peinture dans un film qui inspire à peu près tout le contraire." La critique des Inrock résume en une phrase toute ma pensée. Ennuyeux, prévisible, aucun dialogue, une mise en scène molle, mais molle...7 Césars? Je me demande bien ce qu'ont pondu les concurrents...ZZZzZz
Une œuvre d'une belle humanité mais pour le moins bizarre, voir déroutante. La première partie du film nous offre un excellent travail sur le fond et la forme : tout d'abord sur la forme très austère et froide de ses personnages mais également sur leur fond qui s'avère être d'une chaleur d'âme et d'une générosité sans égale. Yolande Moreau est magistrale de bout en bout dans ce rôle de petit bout de femme austère mais attendrissante. Le film est très humain dans la mesure où il y a un peu de Séraphine en chacun de nous : tantôt naïve et fragile, tantôt mure et impartiale, Séraphine ère dans un monde qu'elle ne comprend pas, ou qu'elle comprend trop. La seconde partie du film en témoigne et bascule dans le drame, pointant du doigt la noirceur et les tourments de l'âme, de l'Homme. Une très belle œuvre qui donne à réfléchir.
Le cinéma français produit trop peu de films de cinéma. Coup de maître avec Séraphine, qui ne possède sans doute qu'un défaut, celui de susciter une curiosité pour le personnage sans nous le faire connaître. Alors peut-être est-ce justement le personnage... Toujours est-il que Yolande Moreau, renversante, incarne ce mutisme comme personne d'autre. Préférant le terme de sobriété à humilité, qui ne fait qu'enfermer le cinéma français dans ses complexes et le fige dans ses cahiers des charges de la bien-pensance, Séraphine revêt les atouts rares d'un cinéma français décomplexé, grace à un réalisateur de talent et des acteurs excellents.
Un grand et beau film. Yolande Moreau excèptionnelle. Une histoire poignante et pourtant une histoire vraie. Voilà du cinéma comme on aimerait en voir plus souvent.
On ne peut que s'attacher aux personnages du film, avec notamment une excellente interprétation de Yolande Moreau... le film est simple, authentique, poignant, et c'est ce qui fait toute sa beauté. Ce chef d'œuvre met aussi sous les projecteurs une talentueuse peintre anonyme : Séraphine de Senlis.
Un beau film, un film qui mérite tous ses Césars. Cependant, Séraphine n'a pas éveillé ma sensibilité. Je me suis ennuyé. Il y a quelque chose de distant dans ce film, on ne se sent pas concerné. En tant que spectateur, je ne suis pas du tout rentré dans l'histoire. Par contre, l'interprétation de Yolande Moreau est splendide!