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Un visiteur
5,0
Publiée le 24 août 2008
Suspiria est la chronique d’une jeune danseuse classique qui décide de s’installer en Allemagne pour prendre des cours dans la plus prestigieuse des écoles. Dès le début du film Dario Argento donne le ton grâce à la musique qui accompagne l’arrivée de la jeune fille au château. L’atmosphère y est alors plus que surprenante. En effet suite à un meurtre la nuit de son arrivée la jeune fille ne peu s’empêcher de ce poser des questions sur cette étrange bâtisse qui par sa couleur rouge pétant ressemble à l’antichambre de la mort. S’en suit l’apparition de personnages avec des trognes des plus remarquables (cf. le valet). Cependant le film tourne autour d’une histoire de sorcière qui sèmerait la terreur dans l’école. Mais il serait bien égoïste dans divulguer d’avantage je vous laisse donc vous procurer ce chef d’œuvre du cinéma d’horreur et le regarder au plus tôt.
Argento parvient à nous transporter dans son experience onirique à travers une mise en scène virtuose qui allie esthétique baroque, symbolisme poétique, atmosphère inquiétante et bande son oppressante. Le scénario est en revanche assez basique, mais ne sert finalement que de prétexte au réalisteur pour nous offrir une belle leçon sur les images et les angoisses. Dario Argento n'est pas seulement un cinéaste de l'épouvante, c'est aussi un cinéaste du "beau", tel en témoigne Suspiria, un véritable conte cauchemardesque, ou la beauté des images - saturation des couleurs, sens du cadrage hallucinant, symbolisme - contraste avec l'horreur des scènes. Un très bon film de genre.
Ces couleurs parfois éclatantes, puis feutrées, épousent volontiers Ces lumières ardentes et tamisées, transformant le plus beau des tableaux en un spectacle strident, à l'esthétisme unique. Musique et image sont donc les véritables acteurs de l'horreur, masquant un scénario plutôt banal. A voir!
Vu à la télé. A la question "chef d'oeuvre ou nanar ?" la réponse est sans aucun doute : Gros Nanar ! Pénible au possible, soporifique en diable .... Pour une belle ouverture qui laisse éspérer une belle aventure, on se farçit ensuite un montage approximatif, des actrices peu inspirées, un scenario indigent, une musique envahissante (et pompée sur Mike Olfield ), un rouge omniprésent qui souligne/aggrave tout ! Non, vraiment tout cela est poussif, vieux, vieux ... Fuyons ! Et évitons les grands mots "Maitre du suspense, de l horreur" que sais je encore ? .. Maître de l'ennui oui .
"Suspiria" est probablement le film le plus reconnu voire adulé (par certains) de Dario Argento, maître incontesté de la série B transalpine sanglante des années 70. Intervenant deux ans après "Profondo Rosso", il se situe globalement dans la même veine particulièrement en terme d'ambiance mais s'en démarque néanmoins sur certains points pas si anodins que ce que l'on pourrait penser. Déjà, l'ouverture vers le fantastique permet au metteur en scène de préserver plus longtemps son suspense tout en multipliant d'innombrables événements spectaculaires sans risquer de paraître grotesque puisqu'il opère déjà dans une veine surnaturelle (autrement dit, les incohérences assez nombreuses sont plus facilement pardonnées). Ensuite, cette excursion vers un genre différent de son autre long-métrage majeur le laisse mettre en avant un sens de l'auto-dérision plutôt réjouissant que ne possédait pas (ou du moins, dans une autre mesure) son prédécesseur : à aucun moment, Argento ne semble ne prendre au sérieux ; quitte à devoir laisser dérouler une intrigue conventionnelle (laquelle n'est qu'un prétexte à un exercice de style), autant s'amuser avec les clichés imposés (n'oublions pas que nous sommes dans un film de genre petit budget !). L'humour est présent comme en témoigne notamment le dernier plan du film, assez révélateur du regard que le cinéaste porte sur sa création qu'il considère sur le fond comme une grosse blague. C'est donc tout logiquement que l'on adhère à une esthétique très BD, que ce soit dans l'utilisation des lumières et des couleurs (volontairement à la limite du criard) qu'au niveau de la photographie, du montage et des points de vues choisis. Tout ici semble sortir d'un joyeux "comic book", rythmé et haletant ne recherchant à aucun moment à se voir plus beau qu'il ne l'est. Voilà très certainement le plus grand mérite d'Argento, admirable artisan devenu artiste le temps de quelques séquences tout à fait remarquables dans leurs jouissifs excès. Je marche.
SUSPIRIA, dit film de référence du cinéma d'horreur Italien des années 70, est sublime par son exploitation des couleurs primaires et surtout du rouge prépondérant que par sa musique absolument coordonnées à son style horrifiquement baroque. Mais même si quelques scènes d'horreurs sont vraiment magnifiques et inoubliables (comme celle de la pendue ensanglantée au début) SUSPIRIA à aussi son lot de scènes gores grotesques à la limite du risibles et qui viennent lourdement nuire l'ambiance du film parfaitement travaillée. Qualifiable de bon film mais malheureusement pas de chef d'oeuvre.
Je ne comprend pas pourquoi on peut avoir tant d'admiration pour Dario Argento et encore moins pourquoi il est considéré comme un maitre de l'horreur. J'ai peut-être vu 4 ou 5 long métrages du monsieur mais je les ai tous trouvé insipide et dénué d'intérêt. " Suspiria " n'échappe pas a la règle, c'est peut-être même le pire dans ceux que j'ai vu d'Argento. La scène du début mérite le coup d'oeil et laisse prévoir de bonnes choses mais après le film s'embarque dans des séquences vraiment très longues et mal interprétée par les acteur. Même la musique que je trouvais belle et angoissante a commencé a me taper sur les nerfs car c'est toujours la même et on finit par se lasser. Bref, je ne suis pas quelqu'un qui critique facilement, je mets rarement 0 étoile mais là, le film est carrément ridicule. Regardez plutôt " L'exorciste " de Friedkin, SA au moins c'est de l'horreur. Argento a certainement du talent car beaucoup de personnes l'apprécie énormément mais moi je n'accroche pas, dommage.
Les couleurs et les formes sont vraiment magnifiques, d'habitude les films d'horreurs se passent dans des endroits glauques mais là... ça change pas mal ! lol
La bande son des Gobelin nous plongent vraiment dans l'ambiance en la rendant bien plus pesante !
Le scénario est assez simple mais dans ce film ce qui est le plus important c'est l'ambiance et l'estéthique. Et la réédition du film en DVD rend les couleurs bien plus belles que la version originale, à regarder donc si possible la version remasterisée si vous n'avez pas encore vu le film !
Un conte macabre, une expérience cinématographique hors du commun, le plus beau film d'horreur jamais réalisé, les couleurs sont magnifiques et le film n'a pas pris une ride. Un chef d'oeuvre qui allie horreur, beauté, et musique culte, ces ingrédients font de Suspiria LE film culte de Dario Argento.
Juste un an après les « Frissons de l’angoisse » Argento plonge un peu plus encore dans le fantastique avec l’histoire angoissante d’une jeune danseuse enfermée avec ses concurrentes dans une école tenue par des sorcières qui veillent sur leur « Reine noire » vieille de 140 ans. Les crimes s’enchaînent tout au long d’une intrigue un peu lâche qui n’est qu’un prétexte à la juxtaposition de scènes mi-horrifiques mi-oniriques. La couleur rouge est omniprésente relevée par une comptine angoissante à souhait. La jeune Jessica Harper, découverte dans "Phantom of Paradise" de Brian de Palma deux ans plus tôt, est parfaite en victime désignée de ce clan de sorcières. Graphiquement somptueux (photographie de Luciano Tovoli) nimbé d'influences picturales diverses dont celle du peintre austro-hongrois Oskar Kokoscha, le film offre plusieurs scènes magnifiques comme celle du dortoir ou la scène finale quand Jessica Harper découvre la « Reine noire » conservée comme une relique par toutes ses assistantes qui veillent sur elle jalousement selon une métaphore apicole. Grandement aidé par la musique des Goblins, Argento délivre avec « Suspiria » la quintessence du film d’épouvante baroque. On n'a pas fait mieux dans le même registre. Le film s'inscrit dans une trilogie qui se prolongera de belle manière avec "Inferno" trois plus tard mais qui restera bizarrement sans chapitre conclusif pendant plus de vingt cinq ans. C'est malheureusement dans sa période la moins glorieuse qu'Argento se décidera à mettre en scène le dernier chapitre avec " "Mothers of tears - la troisième mère" en 2007. Comme quoi il faut parfois savoir se hâter d'agir. Un remake verra le jour en 2016 avec Tilda Swinton et Dakota Johnson.
[...] Prenant quelques distances avec le giallo en occultant tout aspect policier, l'italien Argento conserve tout de même l’essence de ce genre auquel il est inévitablement associé. [...] Sauf que cette fois-ci, le cinéaste pousse l’expérimentation dans ses derniers retranchements, usant de magnifiques éclairages – du vert psychédélique au rouge criant, en passant par le bleu électrique –, soutenus par un sens du cadrage étourdissant. Mais si l'esthétique est extrêmement travaillée, c’est surtout sur le plan sonore que le film séduit. La musique du groupe de rock Goblin, qui avait déjà composé pour les Frissons de l’Angoisse, est juste l’une des plus effrayantes du cinéma ! Mike Oldfield n’a toujours pas de quoi rougir de ses quelques notes du thème de L’Exorciste, mais vous n’avez pas intérêt à écouter la musique de Suspiria dans le noir. Les cordes semblent hurler, les percussions résonnent jusqu’au plus profond de nous et de nombreux bruits inquiétants surgissent de nulle part. A la vérité, on en vient vite à se demande quel impact aurait le film sans un tel environnement sonore. Probablement aucun... Apparait alors le problème majeur du film : obsédé par le beau au point d’oublier de donner du sens à ses expérimentations, Argento déçoit. On aurait aimé un scénario beaucoup plus étoffé, qui aurait nourri le récit avec une thématique forte et justifierait ainsi tous ses délires scéniques. Là, le cinéaste [..] ne se fatigue même pas à diriger ses acteurs. Laissés en roue libre, ils nous offrent des prestations pitoyables, alors qu’ils auraient pu contribuer à bâtir une œuvre vraiment puissante. Reste en définitive un film d’ambiance intéressant sur le plan technique mais dénué d’enjeux. Un insignifiant enchainement de textures qui n'a rien a raconter et ne nous touche d’aucune manière. Une œuvre vaine en somme. Inutile de faire appel aux sens sans éveiller l’émotion. [Extrait de RedRoss.fr : site de critiques ciné]
Une jolie demoiselle errant dans les couloirs mystérieux d'une immense école de danse gérée par une organisation de sorcières, le tout mis en scène par le réalisateur de "Profondo Rosso"... moi je signe de suite. Argento nous en met plein la vue ici, avec son premier volet (oups c'est pas le deuxième plutôt? j'confonds toujours avec "Inferno") de la trilogie des 3 mères, trilogie qu'il cloturera d'ailleurs bien des années plus tard (30 pour être plus précis) avec "The mother of tears". Le père rital s'amuse avec les décors, les formes, les couleurs, en fait son film est une peinture, oserais-je dire! Sa couleur préférée au papa d'la jolie Asia??? Le rouge. Sang pour être plus précis. Voilà un bon film d'horreur (et qu'ils sont rares !!! :o() on stresse, on sursaute, on est pris dedans quoi ! Le meilleur film de Dario (quoique on reste en droit d'hésiter avec ses premiers gialli c'est vrai!), le meilleur film du cinéma bis transalpin en tout cas (qui est d'ailleurs une véritable mine d'or à piller sans attendre avec les frêres Bava et monsieur Fulci, rien que ça,oui. Et y'a pas que ça !lol !!!) Non vous vous dites fan de cinéma d'horreur et vous n'avez toujours pas vu "Suspiria" ? Mais qu'attendez-vous malheureux ?! Ca vous donnera en plus l'occasion de découvrir, pour les ignares ;o), le merveilleux travail de composition de Simonetti et "Goblin". C'est du lourd, le film va crescendo comme disent justement nos amis buveurs de chianti, jusqu'au final qui s'avère être un GRAND MOMENT d'angoisse !!! Alors si on vous propose de voir un film tourné par un Rital, se passant en Allemagne, mettant en scène une jeune américaine aux prises avec une sorcière Grecque, n'hésitez pas !!!
Premier volet de la trilogie des Trois Mères du maître Dario Argento, Suspiria est une œuvre fantastique unique dont les images extrêmement inventives et expérimentales continuent à marquer plus de trente ans après sa sortie. Cela dit, ce petit bijou du maître de l’horreur italienne souffre quelque peu d’un rythme parfois très lent mais trouve néanmoins son apogée lors d’un final magistral où le talent indéniable d’Argento nous explose en pleine face. Mais si Suspiria est une œuvre fondamentale, c’est surtout grâce à l’audace et à l’amour de l’art qui se dégagent de chaque séquence de ce film d’horreur sublime qui inspirera, près de trente plus tard, le sympathique The Woods de Lucky McKee. « Jamais l’horreur n’a été aussi sublime »… Que dire de plus ???
Cette histoire de sorcière date un peu ; la technique en elle-même est de bonne facture, tout comme l'image ; mais le scenario n'invente pas grand-chose et l'on n'échappe pas aux poncifs du genre (heureusement que le téléphone existe, ça permet de le couper au bon moment); des longueurs ce qui fait gagner du temps (ça dure, ça dure pour traverser un couloir) ; et puis D. Argento qui a du métier et du talent se retient semble t-il, il ne va pas assez loin ; a t-il réalisé un film d'épouvante ou un produit de patronage ? Au final un film bien fait, mais inintéressant.
"Suspiria" ou la consécration de Dario Argento. Chef-d'œuvre du cinéma d'épouvante italien, ce film relate l'histoire d'une jeune fille venant séjourner dans une école de danse pour le moins étrange, dirigée en secret par la Mère des Soupirs... Les teintes recouvrants les décors sont saturées, la partition des "Goblin" est véritablement angoissante et la mise en scène des séquences "gores" se déroule comme des tableaux vivants, dégageant une beauté morbide et fascinante provenant de ces corps cisaillés et sans vie. "Suspiria" fait partie avec "Zombie", "Massacre à la tronçonneuse", "Evil Dead" ou "L'exorciste" des références confirmées en matière de cinéma d'horreur des années 70/80. Le meilleur film de Dario Argento, qui peine depuis des lustres à retrouver la flamme qui l'animait à l'époque de ses premiers giallos.