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SociN
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1,5
Publiée le 6 décembre 2018
Certains y ont vu des références subtiles, d'autres des mises en abyme du passage à l'age adulte. Moi je n'y ai vu que des personnages naïfs (normal, ils auraient avoir une dizaine d'années, ce qui a été refusé par la prod), un scénario (trop) léger, des décors kitchs, des effets faciles (le son assourdissant) un jeu d'acteurs assez stéréotypé et du ketchup ridicule.
Un film d'horreur qui brille par son esthétisme avec un incroyable travail sur les couleurs et les lumières. L'histoire tient la route avec un suspens qui monte petit à petit. La réalisation est bonne, parfois même excellente, mais certains effets gore sont de trop.
Ça commence plutôt bien avec une musique flippante et une ambiance dérangeante, puis très vite on s’ennuie. Tout devient assez banal et la série B vire au Z voir au nanar.
Dario Argento n’en finit pas de capter de la plus merveilleuse manière qui soit la beauté assassinée. Fondamentalement inscrit dans le conte au terme duquel l’héroïne aura perdu son âme d’enfant pour éprouver la noirceur du monde adulte, Suspiria se bâtit tel un labyrinthe d’apprentissage et choisit l’école de danse pour incarner cette perte d’innocence : les professeures acariâtres, la pression d’un groupe, la vie en collectivité, tout cela n’est tissé qu’en toile de fond devant laquelle s’agite une malédiction teintée de mille couleurs plus magnifiques les unes que les autres. Loin du pur caprice esthétique, la colorimétrie traduit les différentes phases émotionnelles de notre ingénue aussitôt changée en écran blanc puisque capable de rejeter les couleurs projetées. Car le blanc ne laisse entrer aucune couleur, contrairement au noir qui en constitue la somme. Cygne blanc, cygne noir. Ici c’est un visage pâle, superbe, qu’habillent des vêtements clairs à la différence de la sorcière, de ses personnages-relais, même de l’aveugle aux lunettes noires qui entretenait malgré lui – quoiqu’il en fût conscient, lourd de secrets – le culte démoniaque au son de son piano. Paradoxe, il meurt par les coups de mâchoire de son chien noir qui jadis le guidait. Suivez la lumière blanche, la pure. La structure fantasmagorique plonge le spectateur, de même que l’héroïne, dans les couloirs d’une école de danse où curieusement on ne danse que peu. C'est que la danse est à chercher ailleurs, au plus profond de soi. Trépidant jeu de piste à l’horreur superbe, Suspiria marque l’oreille par la composition musicale particulièrement déstabilisante de Goblin, grave la rétine par ses créations esthétiques de toute beauté. Rarement le vertige n’a été vécu d’aussi près, rarement l’horreur n’a bénéficié d’une telle générosité créative faisant de l’œuvre de Dario Argento un monument où l’on aime, encore et encore, s’égarer.
Pour moi, j'ai bien l'impression que le réalisateur s'est bien foutu de la gueule du féminisme (en laissant croire l'inverse durant tout le film). Il montre un.environnement pratiquement uniquement féminin et castrateur (scène avec le flic a poil) et au final on pige que c'est une critique du féminisme qui montre que les femmes qui ont de la liberté n'ont aucun moyen de s'organiser et courrent a leur perte. Le sujet principal est pour moi la famille (les sorcières) représenté par la mère qui elle seule permet de diriger et faire fonctionner cette famille. on remet les femmes a leurs places pour finalement glorifier la mère ( de famille) qui "peut remplacer tour le monde mais que personne ne peut remplacer" (citation du poème dans le tableau dans la chambre ) Le film commence par la mère et finit par la mère. C'est pour moi la seule lecture de ce film et c'est magistral. Ce film donne une impression de film féministe avec cette subtilité absolument inverse une fois qu Il est terminée. C'est la mère dans lombre qui dirige tout seule et ça sera toujours le cas comme dans toutes les familles (et cela l'a toujours été). Sinon effectivement ça na rien avoir avec le scénario simpliste de Dario Argento qui est un chef d'oeuvre artistique et photographique. les clins d'oeils sont nombreux (lunettes de Markhos qui sont les lunettes du pianiste dans l'original....etc) On ne peut comparer ce film avec l'original.
Entre manipulation , sortilège et secte maléfique , Suspiria raconte l'histoire d'une école de danse qui cache bien de secrets .. La musique est fabuleuse et colle parfaitement a l'ambiance du film , si particulière du fait de sa réalisation et de son atmosphère inquiétante . Dario Argento joue énormément avec des jeux sonores et de lumières pour crée la peur et l'angoisse . Malgré quelques effets un peu lourd et dépassés , Suspiria est un film qui à marqué son époque par son originalité et son étrangeté et reste un classique de l'horreur qui mérite d'être vu . 16/20
Du navet bio italien, comme je n'en avais jamais vu... Si c'est le meilleur film de Dario Argento, alors ça promet pour les autres ! Tout est de travers : la voix italienne de Jessica Harper est en décalage avec ses lèvres, la musique est omniprésente et trop forte donc ça agace plus qu'autre chose, les couteaux sont à lame rétractable, le sang est de la peinture rouge pâle, tout se voit puisque c'est mal filmé... Quant au jeu des acteurs, c'est plus que de l'amateurisme. Il n'y a que le berger allemand qui joue bien ! Je n'ai pas compris le trucage avec les poignées de porte et les meubles plus haut pour nous faire croire que les danseuses sont des gamines de 12 ou 13 ans. Pourquoi on voit alors Jessica Harper sortir de l'aéroport dans la 1re scène avec des talons aiguilles ? Ou dans l'école de danse les danseuses fument et boivent du vin ? On voit bien qu'elles ont au moins 25 ans. Le seul bon point, c'est le clin d'oeil à la fin à Hitchcock dans la scène avec la chauve-souris dans les cheveux en hommage aux Oiseaux.
Argento filme son oeuvre la plus célèbre et la plus appréciée par le public : un opéra gore à l'introduction aussi terrifiante que magnifique, qui révolutionne la grammaire horrifique avec son style inimitable et la musique obsédante des Goblins. Un classique à ne pas manquer.
Venu des États-Unis, Suzy, débarque à Fribourg pour intégrer une prestigieuse académie de danse. A son arrivé sous un orage menaçant, une jeune fille sort de l’académie en criant des phrases incompréhensibles avant de se faire assassiner chez une de ses amies.
Argento ne perd pas de temps pour nous faire voyager dans son monde terrifiant. L’orage est agressif, les taxis ne s’arrêtent pas à l’appel de Suzy. Une fois trouvé, elle est comme enfermée dans le taxi et envoyée dans un lieu très ambigüe suite à la réaction du chauffeur. On retrouve certains codes du giallo propre à Argento avec une femme qui cherche à fuir un assassin inconnu ou des lieux d’architectures inquiétants. Une nouveauté dans son film est le travail sur la couleur où le rouge et le bleu sont juxtaposés d’une façon totalement bluffante et terrifiante.
Le long métrage a beau avoir pris un léger coup de vieux, l’imagerie et l’inventivité de Argento est encore géniale, magnifique, pleine de grâce et d’épouvante.
Musique stridente, agaçante et omniprésente ! Scénario décousu et incompréhensible. La seule chose terrifiante de ce film est bien la déco ! Au secours ! Film à éviter si vous voulez passer une bonne soirée...
Très bon film d'horreur. Un de ceux qui sortent du lot et qui restent en mémoire. Il y a un vrai travail visuel sur les couleurs (Dario Argento s'est fait plaisir sur le rouge) qui ressort dès le premier plan. Quelque de stylisé qui donne à ce film le statut d’œuvre de cinéma. Même les effets spéciaux, qui font cheap, renforce ce style (comme le rouge pétard). La musique aussi est particulièrement marquante. Très forte et très oppressante (presque trop). L'histoire est assez étrange, à l'image du film. Les actrices sont en revanche bien moins convaincantes, pour ne pas dire mauvaises. C'est dommage car l'histoire et les personnages n'emballent pas tant que ça, car il y a une vraie patte.
Certes c’est très coloré avec une musique angoissante et Dario Argento sait mettre en scène. Mais cet exercice de style, aussi référencé soit-il, comporte en lui-même sa limite. L’histoire dans une école de danse aurait sa légitimité si les épreuves surmontées par l’américaine avait un sens cathartique sur l’étape que représente le passage de l’état d’étudiante à celui d’adulte. Mais là, c’est juste un film d’horreur avec des scènes bien lourdes avec des personnages tout juste esquissés, en utilisant toutes les caricatures du film de ce genre : sorcière, rituels, chair, vers, chauve-souris, fantôme séculaire. Bof.
J apprécie vraiment les films de Dario Argento . Il a une patte reconnaissable dès le premier plan . Ce film est visuellement et malgré les années réussi. Là où ça pêche un peu en revanche c est surtout au niveau du jeu des acteurs . En effet ils ne jouent pas tous la même chose et surtout dans un film de genre comme celui là on a besoin d une unité sinon il y a un vrai problème de justesse et on ne peut pas croire en l impossible si les acteurs eux mêmes n y mettent pas de conviction . Bien sûr comme souvent chez ce réalisateur c est une co production internationale et du coup la postsynchronisation de certain comédien est plutôt aléatoire et ça peut devenir gênant . Ne boudons pas le plaisir de frissonner grâce à l ambiance omniprésente du maître de l angoisse italienne .