Rio Bravo
Note moyenne
4,1
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225 critiques spectateurs

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Caine78

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3,0
Publiée le 27 août 2019
LE grand classique du western que je n'avais pas revu depuis fort longtemps : sa ressortie au cinéma était donc une belle occasion, encore aurait-il fallu une copie digne de ce nom que celle offerte sur grand écran... Ces quelques remarques passées, j'avoue ne pas réussir à partager l'enthousiasme entourant souvent « Rio Bravo », ce qui était d'ailleurs déjà le cas la première fois. S'il est difficile, voire impossible de critiquer le travail d'Howard Hawks, j'avoue être nettement moins convaincu par le rythme et une histoire ne m'ayant pas toujours captivé, les 140 minutes se faisant parfois légèrement ressentir. Même si l'on a bien compris que l'essentiel n'est pas forcément ce siège que les héros vont tenir coûte que coûte, les nombreux dialogues, les situations se ressemblant à plusieurs reprises m'ont légèrement laissé sur le côté. Pour autant, c'est aussi (et surtout) les personnages qui intéressent le maître hollywoodien : de ce point de vue, il y a souvent de quoi se réjouir, aussi bien par le talent de ses interprètes (John Wayne et Dean Martin en tête) que leurs protagonistes, apparaissant au départ bien peu originaux pour rapidement offrir une profondeur, une sensibilité (virile) faisant son effet. Surtout, si j'ai eu beaucoup de mal à supporter les élucubrations d'un Walter Brennan en roue libre totale, on retrouve le brio d'Hawks pour imaginer des rôles féminins particulièrement séduisants, auxquels Angie Dickinson s'intègre avec une présence et une sensualité digne des plus grandes. Et même si je les trouve, donc, un peu omniprésents, de nombreux dialogues n'en sont pas moins réjouissants (quelle habileté dans ceux entre Wayne et Dickinson), l'humour presque omniprésent et pas mal de scènes marquantes nous permettant de sortir avec le sourire aux lèvres. Pas le summum cinématographique espéré, donc, mais un classique vieillissant plutôt bien, surtout par la qualité de ses héros (et comédiens) mémorables.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 août 2019
Enfin un western qui me fait passer la barre des 4/5. Un western qui fait exister ses personnages avec une telle vérité et une telle profondeur qu’ils finissent par transcender le genre lui-même. Un western dont le leitmotiv paradoxal est la réplique « that’s far enough », bien représentative d’un film où il ne s’agit pas de repousser la frontière ni de poursuivre l’ennemi, mais plutôt de protéger la frontière en repoussant l’ennemi, une logique qui fait de Rio Bravo le pionnier d’un cinéma d’action plus récent (et même très contemporain), plus que l’héritier d’un genre. Enfin, un western qui a le bon goût de laisser à Dean Martin et Ricky Nelson deux chansons entières pour faire entendre leurs voix de crooneurs. Bref, du charme à tous les étages, jusqu’à me réconcilier avec l’atmosphère des saloons.
Guillaume D.
Guillaume D.

7 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2019
Un shérif et son adjoint vont poser les poings sur la table après avoir arrêter un homme d'influence.

Du John Waynes, de la pression, de la vanne. Un Western d'hommes avec des caricatures de cow-boys mais c'était plutôt fun.

En gros, un film culte à voir.
Makimax74
Makimax74

5 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juillet 2019
un classique , le tireur alcoolique, le shérif bourru, le jeune talentueux rebelle, la femme sulfureuse et soumise a l'amour.
Le raleur
Le raleur

3 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2019
Jeudi 20 juin 2019 : je ne me suis pas ennuyé en redécouvrant ce western "colorisé" qui dure 2h21 ...Et j'ai passé un excellent moment.
Ce film a plutôt bien vieilli avec ces géants d'acteurs qu'étaient John Wayne et Dean Martin.
Cependant ce long métrage est très manichéen.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2019
Depuis toujours, j'entends dire que "Rio Bravo" est le meilleur western qui soit. Admettons. Mais, en matière de western, je n'y connais pas grand chose. J'ai trop peu d'affinités avec le genre. Mais, j'ai quand même vu les deux "Il était une fois" et deux des trois opus de la trilogie du dollar. Bon, d'accord, ce sont des westerns spaghetti, mais leurs bases ne sont pas celles du film d'épouvante non plus. Donc, je peux affirmer sans me gourer qu'il y a tromperie sur la marchandise. Ce n'est pas possible. Ce film ne peut pas être le meilleur western de tous les temps. Parce que, concrètement, qu'est-ce qui permet d'élever ce film à un tel rang ? La réponse est toute simple: rien. Au cours de ces deux et vingt et quelques minutes, on a pas grand chose à bouffer. Deux ou trois fusillades, parce que bon, une fusillade fait partie du cahier des charges d'un western. Mais à part ça. Les seuls trucs positifs que l'on peut dire, c'est que techniquement c'est propre et que, étonnement, on ne s'ennuie pas trop. En ce qui concerne les acteurs, c'est franchement moyen. John Wayne fait du John Wayne mais donne l'impression de s'ennuyer. Angie Dickinson est cantonnée, et c'est bien dommage, à un rôle de potiche. Les autres n'offrent rien de mémorable. Il n'y a que Dean Martin qui sorte un peu du lot. Il n'y a pas grand chose à voir là-dedans. Et cette si prestigieuse réputation est clairement usurpée.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2019
Un des westerns majeurs de l’histoire du cinéma, mais qui paradoxalement n’excelle ni par son scénario, ni par ses scènes d’action, ni par l’exploitation des grands espaces, ni par une mise en scène éblouissante. Pourquoi alors ce succès ? Ce western est surtout le dernier et donc par la même une des références du western classique : esthétiquement bien entendu, mais aussi par son absence de contenu psycho ou politique de fond. C’est juste une histoire d’hommes et d’une femme dans l’ouest américain. Pas adepte du western classique ; préférant celui des décennies suivantes explorant de nouvelles pistes et ajoutant de la chair à un genre trop souvent gentillet dans sa version classique (cf Leone, Peckinpah, Penn, même Tarantino).
Et pour illustrer cela une critique écrite par Marvin Montès : « Les années 50 sont souvent considérées par bon nombre d’amateurs de westerns comme l’âge d’or du genre. C’est à la toute fin de cette décennie bénie des cow-boys et des saloons, en 1959, que déboule Rio Bravo, futur monument du cinéma classique américain sans vraiment s’y attendre.
Une œuvre qui marque la troisième incursion du réalisateur Howard Hawks dans l’univers de l’ouest américain, après La rivière rouge et La captive aux yeux clairs.
Conçu avant comme une réponse au récent Le train sifflera trois fois de Fred Zinneman (détesté par Hawks, qui le considère comme une œuvre anti-américaine), Rio Bravo ne tente à aucun moment de révolutionner le genre, mais plutôt d’en sublimer la conventionnalité.
D’ailleurs, le scénario d’un extrême classicisme ne surprendra personne : John T Chance, shérif de Rio Bravo, doit faire face au siège de sa ville par une bande de mercenaires engagés par un riche propriétaire terrien pour délivrer son frère, détenu dans la prison de la ville. Lui prêteront main forte son adjoint alcoolique, une joueuse de poker, un tireur d’élite et un vieux gardien de geôles. Aucune révolution donc, mais c’est plutôt du coté de la direction d’acteurs et d’une écriture soignée pour chaque protagoniste que les qualités du métrage sautent aux yeux, le tout rendu possible par l’excellence d’un casting 4 étoiles, à commencer par John Wayne. The Duke, la légende de l’ouest Hollywoodien, illumine la pellicule de tout son charisme en incarnant John T Chance. A la fois shérif, figure paternaliste et mentor, le grand John nous prouve une fois de plus qu’il n’est jamais meilleur que dans son rôle d’homme viril au cœur tendre. A ses cotés, Angie Dickinson (recommandée par Wayne lui même) n’est pas en reste dans un rôle de femme forte comme les films du genre savent en faire. Pas intimidée pour un sou, l’interprète de la joueuse de cartes Feathers parvient à briller à l’écran dans un monde d’hommes par son aisance verbale et son mordant, sans renier quelques subtiles suggestions érotiques (voir la scène finale). Juste derrière le duo Wayne-Dickinson, l’incroyable Dean Martin habite le personnage de Dude, dont l’axe rédempteur servira de théâtre à certains des tout meilleurs moments du film (la scène de la porte du saloon, poignante et porteuse d’espoir). Enfin, la vedette Ricky Nelson se montre aussi efficace devant la caméra que derrière un micro, et dernier cité mais non des moindres, le fantasque Walter Brennan et ses incessantes bougonneries nous arracheront quelques sourire en ne se privant pas de distiller une dose d’humour bienvenue.
Malgré une mise en scène de prime abord plutôt simpliste, Rio Brav oprend à rebours la mouvance des westerns des grands espaces en multipliant les scènes en intérieur (prison, Saloon...) tant et si bien que le spectateur aura très vite l’impression d’en connaître tous les recoins et d’évoluer dans un environnement familier. Une sacrée performance, aussi efficace que la justesse de ton générale de l’œuvre, mélangeant action, émotion et comédie dans la plus pure tradition du genre, en se permettant tout de même de surprendre, comme lors d’une aparté musicale du plus bel effet en pleine période de désespoir total... Un habile ascenseur émotionnel menant droit à un climax dantesque annoncé depuis les premiers instants du film.
A l’heure du bilan, Rio Bravo est une pierre angulaire du western et plus largement du cinéma classique américain, cité en référence par des cinéastes comme Quentin Tarantino ou John Carpenter (qui le remakera officieusement bien des années plus tard, en réalisant assaut). Un authentique chef-d’œuvre, sur lequel le temps ne semble pas avoir de pris. »
Hawks est en fait hyper respectueux du genre qui le poussera même à faire un remake de son propre film 7 ans plus tard avec « El Dorado » ; ce dernier se révèle en décalage par rapport à son époque en plus du déjà-vu. Plus bon vivant et donc plus tourné vers le caractère de ses personnages que vers la mise en scène ou la psychologisation de ces personnages. Idem à bas les grands espaces, mais un film théâtrale en trois lieux que le spectateur finit par connaitre comme sa poche au bout d’une heure de film. Et cette appréhension de l’espace par le spectateur via le regard acéré du réalisateur donne une des scènes les plus belles du film : celle dans laquelle Dude débusque et descend le tueur s’étant réfugié dans le saloon. Aujourd’hui on aurait droit à un montage frénétique servant de poudre aux yeux ; et pourtant, mon fils de 10 ans à trouver cette scène fabuleuse et la remime à l’envie. Elle reste bien plus ancrée dans la tête que des scènes faussement dynamiques. La première scène quasi muette est aussi une belle leçon de mise en scène ; cette dernière n’est pas pourtant l’atout majeur de ce film. L’ambiance copain-copain et l’entraide dans le groupe est le cœur du film ; et la scène dans laquelle le quatuor pousse la chansonnette autour de « My pony, my rifle and me » est emblématique. On a une curieuse impression de surprendre les acteurs pendant une pause en plein tournage ; des instants de symbiose et de bien être entre les personnages et les spectateurs dont Hawks raffolaient ; donc pas si inutile. Un film sans grande envergure mais super bien maitrisé dans un esprit très classique.
tout-un-cinema.blogqpot.com
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2022
Avec Rio Bravo, Howard Hawks prend à rebours les codes du western pour offrir à ce genre codifié l’une de ses réussites les plus totales. Sa grandeur, il la doit à l’audace d’une unité de lieu – nous restons prisonniers de la ville de la même façon que le frère Burdette est contraint de demeurer derrière les barreaux d’une cellule – qui échappe à tout dispositif artificiel, privilégiant au contraire la dispersion de l’intrigue étendue sur un temps long (quelques jours) et ouverte à des personnages secondaires qui, par leur épaisseur humaine, gagnent le premier plan. Aussi ne savons-nous pas immédiatement quoi regarder ni à quoi s’attacher : le shérif est mis K-O dès son apparition dans le saloon, il se traîne, est aveuglé par l’explosion d’un sac de grain, surpris par une mule sortant sa tête de la grange... il dysfonctionne, à l’image de son équipe de choc composée d’un vieil éclopé et d’un alcoolique soucieux de remédier à son ivrognerie.
Nous sommes loin des héros des grands westerns fordiens ou, du moins, cet héroïsme est caché, enfoui sous la banalité d’une charge étoilée qu’il faut porter et arborer sans cesse. Dans le film, l’autorité n’est jamais gagnée, elle doit se conquérir encore et encore, se matérialiser par des actes non de bravoure mais de violence ; il suffit de voir d’ailleurs ce plan magnifique sur une chope de bière dont le contenu jaune se teinte peu à peu du sang du cowboy blessé qui se trouve à l’étage pour saisir l’atmosphère paranoïaque dans laquelle évoluent les protagonistes, où le divertissement n’est qu’un masque dissimulant les coups bas. L’irruption d’une femme dans un milieu d’hommes perturbe davantage encore les personnages, à commencer par celui interprété par John Wayne : ridiculisé par une accusation erronée, humilié par un jupon rouge que le gérant du saloon souhaite offrir à son épouse Consuelo – cette même épouse qui lui offrira en retour un œil au beurre noir –, le shérif doit faire ses preuves, démontrer ses talents d’homme selon une caractérisation alliant virilité et gentleman, comme nous pouvons l’observer dans nombre de films de Hawks (Bringing up Baby en 1938 ou Harari ! en 1962).
Le cinéaste exploite ainsi le genre de la comédie, qu’il mêle au drame et à la tragédie portée par le thème musical de mort joué de manière intradiégétique par des Mexicains durant toute l’incarcération du frère rebelle ; il signe ainsi une œuvre-somme, rugueuse et joyeuse, taiseuse (cf. ouverture) et chantée, minimaliste et généreuse dans l’écriture de ses personnages hauts en couleur. Un chef-d’œuvre, en somme.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2018
En matière de western, "Rio Bravo" est un grand classique du genre bien que, avouons-le, il ait pris un léger coup de vieux. Malgré tout, on lui reconnaîtra bien des qualités, et bien peu de défauts. Pour tout dire, question défauts, je n’en vois pas. Ou peu. Mais alors très peu. Vraiment très très peu. Et pourtant, comment lui donner la note maximale alors que d’autres films du genre ont été plus marquants encore ? Mais revenons si vous le voulez bien sur les qualités. D’abord l’entame : magnifiquement mise en scène, elle offre l’avantage de présenter les deux personnages principaux et de planter le décor que le moindre mot ne soit prononcé. En effet, les premières répliques ne font que verrouiller solidement tout ce qui va constituer le corps de l’intrigue. Après ce n’est que du tissage, mais quel tissage ! On pourra déceler une pointe d’humour, et ce qui est remarquable, c’est qu’il est tout en finesse. Et ça commence par le duo John Wayne/Dean Martin quand le second tente de saisir l'insaisissable bouteille tendue par le premier, simplement parce que le shérif est en grande discussion avec son adjoint. Dès lors, le trio est né et sera dénommé comme suit : « un shérif, un ivrogne et un vieil estropié ». A partir du moment où on a pris connaissance de ce trio, l’humour sera lié presque exclusivement à Stumpy, incarné par un certain Walter Brennan, décidément très en forme pour faire de son personnage un vieux de choc qui n’a pas sa langue dans sa poche. En ce qui me concerne, il constitue mon personnage préféré du film tant il a su faire preuve de naturel, de spontanéité spoiler: , allant jusqu’à sursauter de surprise quand il apprend où il se trouve lors de la fusillade finale
. En somme, il en a fait un personnage résolument attachant. Et surtout on retient de lui une réplique que je considère culte et qui résume à elle seule la psychologie du personnage : « je vais pas réparer la porte […] je vais réparer la porte ». A cela on ajoute quelques savoureux dialogues de sourds et quelques pleurnicheries risibles. Pour tout dire, je serai même tenté de dire que Brennan vole presque la vedette à Dean Martin et John Wayne. Pour ce qui est de ces deux-là, John Wayne fait du John Wayne, impeccable comme à son habitude, avec une petite touche de gentleman-attitude doublée d'un côté un tantinet bourru maladroit devant la gente féminine. Il faut dire qu’Angie Dickinson apporte un peu de charme dans une intrigue où les femmes n’avaient pas vraiment leur place, tout en montrant un sacré caractère et une obstination quelque peu salvatrice. Par elle le trio se transforme en quatuor. Quant à Dean Martin, son jeu peut paraître parfois un peu trop théâtral, un poil trop démonstratif. C’est peut-être là que pourrait se trouver le seul reproche concernant le jeu d’acteur. Seulement voilà : au gré des événements, le quatuor va s’enrichir d’un cinquième larron en la personne de Colorado, interprété par le jeune Ricky Nelson. Ce dernier, excelle dans le jeu du jeune qui sait que rien ne peut lui arriver sans pour autant se mêler des affaires des autres, tout en apportant une vision des choses quelque peu nouvelle et qui va permettre à notre groupe de se sortir d’une situation très compromise (ah ben oui, on sait plus ou moins comment tout ça va se terminer). Pour ce qui est de cette situation, on aurait pu (dû ?) sentir davantage de tension. De ce point de vue-là, elle s’est faite beaucoup plus sentir dans "Le train sifflera trois fois" grâce aux plans sur une horloge égrenant inlassablement les secondes les unes après les autres. Pourquoi cette tension aurait-elle pu être plus importante, à défaut d'être insoutenable ? Difficile à dire, il y a tant de bonnes choses dans ce film. Mais peut-être est-ce dû à un méchant sous exploité. Car quoi qu’on en dise, le fameux Nathan Burdette (John Russell)… eh bien on ne le voit que très peu à l’écran ! Normal me direz-vous puisqu’il se cache derrière les primes mirobolantes distribuées à ses hommes. Alors certes, on sent cette tension, mais j’en attendais plus. A tort ou à raison ? Ma foi je serai bien incapable de répondre à cette question. Mais ce que je peux dire en revanche, c’est que j’attendais davantage de tension par rapport à la population locale qui attendait discrètement l’affrontement annoncé, et c’est justement un point supplémentaire qui illustre tout le génie du scénario : montrer au grand jour la curiosité malsaine et morbide de gens sans cesse en quête de sensationnalisme, pour la bonne et simple raison que ça change de leur quotidien. Et puis ensuite il y a cette musique, notamment la chanson mexicaine jouée pour donner une dimension inquiétante au siège de la prison, siège qui n’en est pas vraiment un d’ailleurs, du moins pas au sens strict du terme. Mais c’est là un petit clin d’œil fait au siège de Fort Alamo, sujet sur lequel John Wayne va se pencher rapidement. Pour résumer, "Rio Bravo" est un excellent western fait dans les règles de l’art de l’époque, avec une technologie technicolor qui a vite fait de replonger le spectateur dans le charme suranné du cinéma des années 50/60.
marcheur
marcheur

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2018
Vu, revu, rerevu rererevu et toujours le même plaisir simple mais réel! De John Wayne à Stumpy tout est excellents!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 novembre 2018
Quand j'ai ouvert le boîte de ce vénérable monument du cinéma américain, j'étais sincèrement convaincu qu'il s'agissait d'un western. J'ai vite réalisé la gravité de mon erreur. Ce film n'est qu'une vaste blague du début à la fin : sans même s'étendre sur l'inexistance du scénario, Rio Bravo, c'est avant tout 2h15 d'ennui, un John Wayne inexpressif et maladroit, notamment lorqu'il trébuche sur le piège tendu par les suppots de Burdette (le grand méchant du film), une CORDE tendue au mileu d'un escalier : bravo, il fallait le faire. Les autres personnages sont parfois agaçants (Stumpy, un vieillard édenté dont la voix suraiguë ne manquera pas de vous casser les oreilles), parfois ridicules (Carlos, le cliché Mexicain) ou totalement dénués d'intêret comme les frères Burdette, à qui je remets personnellement la palme d'or des antagonistes les plus stupides au même titre que les stormtroopers des premiers Star Wars. Pire : on ne ressent au cours du film aucune tension, aucun dilemme, aucune empathie pour les personnages, bref, rien de tout ce qui fait un bon Western...
Pour autant, ne passez pas votre chemin ! Je vous conseille très sérieusement de regarder ce film accompagné par vos amis cinéphiles, ne serait-ce pour tous ces moments où l'on regarde l'écran avec de grands yeux ébahis devant ce grand moment du cinéma.
Mafoipourquoipas
Mafoipourquoipas

13 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2018
3 étoiles - Rio Bravo

Film sympathique. Une fable optimiste sur la fidélité en amitié et sur la justesse de la morale. La mise en scène est placide et peu crédible : on assiste à une sorte de western théâtralisé, sans véritable dramaturgie (proche par moment du vaudeville) et avec des acteurs bonhommes. Film donc sympathique, mais qui, selon moi, manque de souffle. A noter : la musique d'atmosphère est étrangement à côté de la plaque.
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 août 2018
J'aime bien John Wayne et j'aime bien certains films de Howard Hawks d'ailleurs je préfère Rio Lobo qui est considéré parfois comme un remake de Rio Bravo et j'aime bien aussi El Dorado qui est une autre variante de ce western toutefois j'ai vraiment du mal avec Rio Bravo.
Je sais que pour beaucoup de monde c'est un grand classique voire un western quasi mythique proposant la quintessence du western américain mais pour ma part je n'accroche pas car si j'adore le genre je suis aussi parfois difficile avec, notamment pour certains vieux westerns hollywoodiens.
Ici malgré des qualités que l'on ne peut nier je trouve pourtant l'ensemble très lourd à regarder et même ennuyeux par moment, Rio Bravo s'étire trop en longueur et je sais bien que ce film joue sur l'attente mais elle est un peu trop lente et longue.
Mais le réalisateur doit combler tout cela avec l'alcoolisme et la rédemption de Dean Martin et la sorte de love-story sage entre le Duke (surnom de John Wayne) et Angie Dickinson; cette dernière très charmante mais honnêtement ne servant à rien et comme le disait Sergio Leone "la femme n'a pas sa place dans un western" et on sent vraiment qu'on l'a mis là pour avoir un personnage féminin et montrer que le shérif n'est pas insensible à la gent féminine cependant tout cela allonge le film inutilement en faisant un film par moment très et trop bavard (du coup les plus de 2 heures de ce long-métrage se ressentent souvent).
Le final est excellent malheureusement toutes les qualités de Rio Bravo en font un western que certains vont adorer tandis que d'autres seront rebutés.
Olivier M
Olivier M

2 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2018
Un très grand film mettant en valeur le patriote John Wayne qui fait regner l'ordre dans la ville,de superbes décors mais ne vaut pas les deux films Lucky Luke.
Jean-Sébastien T.
Jean-Sébastien T.

29 abonnés 95 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mai 2018
On peut juger un western par deux de ses facteurs essentiels, l'originalité et la prestation des acteurs. Ici côté originalité du scénario, on repassera, parlons alors de l'interprétation, Si Wayne fait du (mauvais) John Wayne, Martin et Dickinson s'en sortent plutôt bien, Pour les troisièmes rôles c'est une catastrophe, entre les pitreries de Brennan, la cabotinerie de Gonzalez et la banane de Rock Hudson on se demande parfois ce qu'on est en train de regarder. Le meilleur western de tous les temps me répond Jean-Pierre, quel boute en train ce Jean-Pierre !
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