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    Parlez-moi de la pluie
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Parlez-moi de la pluie" et de son tournage !

    Bacri/Jaoui : septième !

    Parlez-moi de la pluie marque la septième collaboration cinématographique de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, couple à la ville comme à l'écran. Ils se sont déjà donné la réplique dans Cuisine et dépendances (1993), Un air de famille (1996) On connaît la chanson (1997), Le Goût des autres (2000) et Comme une image (2004), des films qu'ils ont écrits, tout comme le dyptique Smoking/No Smoking (1993), dans lequel ils ne figurent en revanche pas en tant que comédiens. Parlez-moi de la pluie est par ailleurs la troisième réalisation d'Agnès Jaoui, qui était également derrière la caméra pour Le Goût des autres et Comme une image.

    Le détonateur Jamel

    Le couple Bacri/Jaoui désirait depuis longtemps travailler avec Jamel Debbouze. Parlez-moi de la pluie est le fruit de cette envie forte, comme l'explique Jean-Pierre Bacri : "Le film est parti du désir de travailler avec Jamel. C'est un mec formidable que j'adore, humainement et professionnellement. Il a du talent et il est drôlissime. On cherchait vraiment le moyen de faire quelque chose avec lui. Ça fait presque dix ans que je le fréquente." Agnès Jaoui ajoute : "Ils ont essayé d'écrire un scénario ensemble et quand je les voyais tous les deux, je me disais : il faut filmer ça ! Il y a une alchimie entre eux, comme une aimantation naturelle. Ils nous communiquent ce plaisir à être ensemble, une très forte complicité humaine, artistique et même culturelle."

    Retour à la comédie pour Bacri/Jaoui

    Parlez-moi de la pluie marque le retour à la comédie pour le couple Bacri/Jaoui. Agnès Jaoui explique que le fait d'être "plus drôles, c'était voulu dès l'écriture. Comme une image était un film plutôt sombre et on avait envie de revenir à la comédie. Quant au côté plus sentimental, ça nous échappe sans doute davantage, peut-être parce que ça vient aussi beaucoup des comédiens."

    Jamel devient "adulte"

    Jamel Debbouze explique que Parlez-moi de la pluie est le film dans lequel il joue pour la première fois un adulte. "Je n'avais jamais joué un adulte", raconte-il. "C'est pour ça que je dis que c'était un rôle sur mesure : ils me connaissent bien, ils savaient que j'en serais capable ! Agnès et Jean-Pierre Bacri ont de la sollicitude et de la bienveillance à mon égard, ils m'aiment vraiment, ils savent ce qui me touche. On est des amis dans la vie, avec tout ce que ça implique. Ils ont été chercher chez moi ce qui leur plaisait. Je garde une part d'enfance, bien sûr, et j'espère que je la garderai toute ma vie. Mais sur ce film, je me suis senti devenir un homme, avec tout le questionnement et le mal-être que cela suppose, et que je préférais enfouir jusque-là."

    L'"humiliation ordinaire"

    Au coeur de Parlez-moi de la pluie se trouve la notion d'"humiliation ordinaire". L'acteur Jamel Debbouze revient sur cette notion, qu'il a souvent abordée avec Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui : "Ensemble, on parle très souvent de l'humiliation ordinaire, du racisme de la boulangère qui fait passer la petite dame blanche avant la petite Renoi. Cette forme de condescendance est ce qu'il y a de plus pernicieux aujourd'hui et il est indispensable de le relever. Ce que vit la mère de Karim dans le film, ma mère l'a vécu toute sa vie : se faire tutoyer par la pharmacienne, c'est pas grave en soi, mais c'est très grave en soi. (...) Je suis un des mieux lotis mais je continue de subir l'humiliation ordinaire par moments. Vous imaginez les autres ? C'est notre quotidien, un lieu commun, mais il n'empêche qu'il est dangereux, vicieux, et qu'il fait mal. J'aime la manière dont Agnès et Jean-Pierre Bacri traitent ce mal du XXIe siècle : en s'arrêtant au détail parce que le diable est dans le détail. Ils n'ont pas d'idées toutes faites, d'a priori, ils ne cessent de revoir la copie de l'humanité."

    Une non-professionnelle en vedette

    Parlez-moi de la pluie marque les débuts à l'écran de l'Algérienne Mimouna Hadji. Agnès Jaoui revient sur cette rencontre qui a eu une grande influence sur le scénario : "Une partie de son histoire a inspiré le personnage du film, je ne pouvais pas imaginer qu'elle soit jouée par quelqu'un d'autre. J'adore cette femme. Elle est venue d'Algérie à 17 ans avec son mari et on l'a rencontrée parce qu'elle était gardienne d'une maison qu'on louait. Cette femme est étonnante et exceptionnellement attachante. Au bout de trois jours, elle prenait les chefs déco par la main et était aimée de tout le plateau."

    De Brassens à Kierkegaard

    Le titre Parlez-moi de la pluie est inspiré à la fois d'une chanson de Georges Brassens et d'une phrase du philosophe danois Søren Kierkegaard. Agnès Jaoui cite ainsi les paroles de L'Orage, une chanson de Brassens dans laquelle ont peut entendre la phrase "Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps. Le beau temps me met en rage et me fait grincer des dents." Quant à Jean-Pierre Bacri, il cite "la phrase de Kierkegaard citée par le mari de Florence au début du film, qui dit en substance que l'angoisse est le possible de la liberté."
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