Malevolent-Reviews
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2 - Pas terrible
Après une flopée de feuilletons télévisés dans les années 30 et une série inédite en France dans les années 50, revoici le fringant Flash Gordon dans sa première aventure pour le cinéma. Produit par l'Italien Dino De Laurentiis et réalisé par le Britannique Mike Hodges (auteur des excellents La loi du milieu et L'Homme terminal), le long-métrage bénéficie d'un gros traitement de faveur : budget confortable, acteurs de renom (ou presque) avec Max von Sydow, Timothy Dalton et Melody Anderson (inoubliable Brooke dans la série "Manimal") et musique signée Queen... Le film se voulait être un space-opera épique et fidèle au comic strip original. Le résultat final fit hélas grincer des dents... Costumes kitchs, musique ringarde, décors en carton pâte et acteurs ridicules font la part belle à un scénario gnan-gnan et prévisible ainsi que des effets spéciaux hélas instantanément désuets. Car là où Flash Gordon aurait pu devenir culte, il ne demeure aujourd'hui connu que pour son côté nanar à peine assumé. Il faut dire qu'entre le talent discutable de l'inconnu Sam J. Jones (choisi on ne sait pourquoi dans le rôle-titre), un Max von Sydow cabotin à en mourir, des hommes-oiseaux tout droit sortis d'un mauvais film d'horreur des années 60 et des scènes d'action plates comme une flaque d'eau, on se demande comment un tel projet a-t-il pu être pris au sérieux. Toutefois, avec le temps, de la compassion et du courage, Flash Gordon demeure au final un bon nanar des années 80, certes pas très reluisant et bien deçà du comics (déjà très sobre dans son concept) mais néanmoins sympathique, voire rigolo. Le film est d'ailleurs assez fidèle à l'univers créé par Alex Raymond - un peu trop même, du look des personnages jusqu'à leur personnalité. Restent heureusement du film quelques bonnes petites séquences ainsi que la présence de la sculpturale Ornella Muti, alors âgée de 24 ans et de celle, plus fendarde, de Max von Sydow déguisé en mémorable Empereur Ming, rigolant à chaque minute de son rire diaboliquement kitch.
Ajoutée le 30 janv. 2012 à 04h00
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