Une Femme est une femme
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    Note moyenne :   3,6 pour 239 notes dont 35 critiques  | 
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      5 - Chef d'oeuvre

    Un excellent Jean-Luc Godard qu'est Une Femme est une femme . En effet , c'est un film tellement dérisoire , tordu , farfelu mais où on reconnait parfaitement l'empreinte , la signature du cinéaste de la Nouvelle Vague . Tout semble léger dans ce film et ce , c'est avec la technique de filmer de Godard si propre au réalisateur , qui arrive avec sa caméra à capter la grâce et l'élancement de ses personnages . Dans le film , on trouve de magnifiques scènes dansées de comédie musicale , de music-hall d'autant plus accentuées par une superbe musique de Michel Legrand et c'est formidable . Anna Karina est absolument sublime dans le film : belle , indécise et quelque peu malicieuse mais Brialy et Belmondo sont aussi très bien . Une Femme est une femme est aussi un film intéressant car il joue avec la complicité avec le spectateur : on pense à la scène où post-caméra , Jean-Paul Belmondo dit "elle part" ou encore à la scène où Jean-Claude Brialy et Anna Karina "saluent le public" ( la complicité avec le spectateur est aussi présente dans Pierrot le fou) . On retrouve dans ce film le jeu avec le langage littéraire ( notamment dans la scène finale ) . Un chef-d'oeuvre .

    Ajoutée le 22 déc. à 15h50
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    titusdu78
    titusdu78

    23 abonnés | Lire ses 637 critiques |

      3.5 - Bien

    Un Godard particulier qui semble n'avoir ni queue ni tête, qui multiplie au cours de dialogues de sourd des réflexions anodines, presque bavardes, mais aussi assez drôles, légères, amusantes. C'est plutôt inhabituel dans la forme et donc parfois un peu déroutant, mais ça se suit globalement avec plaisir, d'autant que tout le film est bercé par une musique swingante très agréable. "Une femme est une femme" se plait à ne pas être comme les autres, avec sa structure décousue, son impertinence fine, ses acteurs emblématiques d'une époque utilisés presque à contre-emploi, sa radicale liberté, ses mises en abime (quelques références à Truffaut notamment)... et c'est aussi un film dans l'air de son temps, n'en témoigne que ce Paris de tous les films des années 60. Une petite bouffée d'air frais, parfois un peu trop hasardeuse, mais profondément vivante et poétique.

    Ajoutée le 19 nov. à 16h51
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    Guillaume182
    Guillaume182

    21 abonnés | Lire ses 853 critiques |

      3.5 - Bien

    Un film chorale de Godard quatrième collaboration avec Belmondo et avec une nouvelle fois Anna Karina dans le rôle principal. Une comédie rafraîchissante qui traite de l'émancipation de la femme. Réaliser avec style.

    Ajoutée le 31 oct. à 16h16
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    Parkko
    Parkko

    26 abonnés | Lire ses 1338 critiques |

      1.5 - Mauvais

    Non mais sérieusement, Godard pensait-il faire un hommage à Lubitsch avec ce film ? Car Lubitsch c'est, je trouve, cent fois mieux. Lubitsch c'est pas du cinéma pseudo-intellectuel avec des pseudo-bonnes idées et des pseudo-dialogues qui font mouches. Lubitsch c'est frais, divertissant, rythmé, Godard c'est tout l'inverse. La comédie version Godard c'est franchement lourdingue, qu'on arrête de faire mal jouer les acteurs pour faire genre ils jouent bien, c'est pénible. En plus j'ai trouvé ça très mal filmé, alors oui, on voit qu'il a voulu tenter des choses dans la mise en scène, mais si c'est raté, autant le jeter lors des rushs.

    Ajoutée le 26 sept. à 13h47
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    devlin6994
    devlin6994

    18 abonnés | Lire ses 905 critiques |

      3 - Pas mal

    Un Godard plutôt accessible qui se paye même le luxe d'être parfois drôle. Intéressant sur la forme, parfois réjouissant, souvent agaçant, c'est du pur Godard. A la différence qu'il raconte une histoire globalement compréhensible sans que le spectateur n'ait trop à se creuser les méninges. Anna Karina interprète une jeune fille naïve qui veut un enfant. Son mari, joué par Brialy, ne veut pas. L'ami de ce dernier, joué par Belmondo, voudrait bien. Jeux de l'amour et du hasard et Nouvelle Vague. La mise en scène et l'utilisation de la musique dans ce film pourraient chacune donner lieu à une étude détaillée de 300 pages. Ne pas en conclure pour autant qu'il s'agit d'un chef d'oeuvre, car certaines scènes tapent tout de même franchement sur les nerfs.

    Ajoutée le 22 août à 15h02
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    Gonnard
    Gonnard

    40 abonnés | Lire ses 1524 critiques |

      1.5 - Mauvais

    Le soldat Jean-Luc Godard, affublé des armoiries de la nouvelle vague, part en guerre sur un terrain qu'il affectionne particulièrement : les femmes. Il s'en donne à cœur joie et déploie tout l'éventail de ses talents militaires : incrustation de texte, jeux avec la musique, de longs dialogues sur tout et rien, références culturelles... s'il fallait décerner le prix de la création cinématographique des années 60, nul doute que Godard ferait partie des nominés. Seulement, à force de trop en faire, le film perd en cohérence pour devenir même parfois bordélique. L'indigence du scénario rend "Une femme est une femme" assez chiant à suivre, les grigris de la réalisation ne parvenant pas à faire passer le temps. Les dialogues, qui sonnent juste, ne sont pas aussi touchants que dans "Une femme mariée", et pas aussi forts que dans "Le mépris". Un film purement godaresque en somme, mais pas bien marquant.

    Ajoutée le 16 févr. à 13h39
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    darklog66
    darklog66

    6 abonnés | Lire ses 54 critiques |

      1.5 - Mauvais

    Une comédie tout ce qu'il y a de plus banal. Des auteurs moyennement convaincants à l'instar d'un Anna Karina inaudible à cause de son accent à couper au couteau, un Jean-Paul Belmondo fanfaron à l'excès, un Jean-Claude Brialy empêtré dans un rôle destiné à faire crever l'écran sans jamais y parvenir... Mais si la catastrophe s'arrêtait là, on aurait été soulagé ! Ajoutez à cela une histoire à mi-chemin entre le mélodrame qui ne s'assume pas et une comédie musicale désuète, des séquences fantaisistes à satiété et des jeux de mots qui confine à la bêtise. Malgré tout, ça reste du Jean-Luc Godard alors admettons que le travail original sur le son, que ceraines répliques méritent qu'on s'y arrête. Mais comme cela est bien maigre pour sauver un film, par ailleurs ce ne sera même pas suffisant pour cet effet. Considérons ce film comme mineur dans la filmographie du réalisateur et passons à autre chose.

    Ajoutée le 25 août à 09h52
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    ichlo
    ichlo

    1 abonné | Lire ses 55 critiques |

      4.5 - Excellent

    Prix Spécial du jury au Festival de Berlin pour la meilleure actrice Anna Karina ; Avec Anna Karina, Jean-Paul Belmondo, Jean-Claude Brialy. Un film bien de son temps qu’Une femme est une femme. Nous sommes en 1961 et Jean-Luc Godard voit son film sélectionné par le Festival de Berlin qui lui voue un franc succès pour son audace d’une part en remportant un Prix spécial du juy mais surtout, et c’est encore plus important, en couronnant d’autre part Anna Karina pour son charme discret de persuasion ; égérie de toute une génération qui allait stigmatiser l’auréole féministe autour d’une libération qui la promettait à la ruine de son esclavagisme. "Une femme est une femme" est aussi l’amusement que prend Godard à faire du cinéma tout en y glissant avec finesse des clins d’œil à ce militantisme existentiel qui débouchera sur mai 68. En partial admirateur de Lubitsch n’éprouve-t-il pas la nécessité d’y flasher son nom dans le générique ? Au cas où le spectateur ne voudrait pas se sentir concerné, il utilise ses personnages pour le solliciter franchement directement dans les yeux, dans un unique face à face, histoire d’insister plus lourdement sur quelque chose qui est de toute première importance pour l’avenir de la condition féminine. Dès la première scène, Angela jette un sourire au plein centre de la caméra lorsqu’elle sort du café et Alfred d’enchaîner avec un encore plus solennel «elle s’en va !» Tout cela bien entendu pour faire du spectateur une unité participative à part entière et également afin de briser ses modes d’appréhension de la condition féminine figée au commun des mortels jusque là autour des clichés de la mère au foyer. Il ne les renie pas ces clichés, Godard, au contraire il se base dessus pour montrer qu’il y a autre chose. Angela fait la cuisine mais est également stripteaseuse dans un boui-boui de nuit où les clients se comptent sur les doigts d’une main. Vous pouvez vous faire recruter pour Marseille mais certaines filles finissent à Buenos Aires alors qu’aujourd’hui ce serait plutôt l’inverse. Tout comme ses collègues de travail, ça ne les dérange pas de se déshabiller devant des gens puisqu’elles «méprisent le monde». Quant à l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme…qui a vu l’ours, je vous laisse imaginer la pagaille entre Émile (Jean-Claude Brialy) et Alfred (Jean-Paul Belmondo), deux personnages différents dans la tenue et l’approche de la femme Angela décidée à se jouer d’eux sans la moindre méchanceté juste dans la bonne humeur. Le premier aime à se faire servir le souper, aime que tout soit prêt pour lui et qu’il ait besoin de ne rien faire. Il ne bronche même pas lorsque ses œufs à la coque se retrouvent sur le carrelage de la cuisine puisqu’il venait d’ordonner de laisser tout tomber ! Le second regarde des films au restaurant chez Marcel, il y passe A bout de souffle et on comprend qu’il ne le raterait sous aucun prétexte si ce n’était qu’Émile l’appelle et le fait monter chez lui pour qu’il fasse un enfant à sa femme car il n’a pas réfléchi encore suffisamment à la question et prétexte qu’il doit être en forme pour le week-end. Godard renvoie l’indécis à une partie de cache-cache avec lui-même tandis qu’il donne à Belmondo l’opportunité de poursuivre cette image d’éternel amoureux au cœur tendre qui lui colle à la peau ; nous sommes un vendredi 10 novembre et ne sauront pas ce qu’il adviendra du lundi 13 mais Angela a décidé d’avoir un enfant et son copain du moment ne semble pas disposé à la suivre dans cette démarche et voilà Godard mettant en scène un micro trottoir où le malheureux Émile demande à un passant s’il ne pourrait pas coucher avec madame pour lui faire un enfant. Malheureusement ce n’est pas non plus le moment pour le passant qui d’ailleurs n’a pas le temps. En écoutant Aznavour, les trois personnages cherchent à prouver leurs sentiments, semblent hésitant et quémandent à tour de rôles «maintenant la vérité» et voudraient être certains du qu’on s’aime. En tous cas nos deux gaillards ne sont pas du genre à regarder les filles qui sortent de la piscine et y prennent tous les deux un malin plaisir entre la lecture des pages de l’humanité, l’alcool qui s’écluse pas de la même façon selon la main de la personne qui en lève le verre et dépeignent finalement une femme en devenir à qui tout arrive, pas sans lendemains mais non plus pas enclavée dans la programmation domestique de son existence au bras d’un mari. Et puis ce n’est pas courant de voir un couple s’engueuler au cinéma à coup de titres de bouquins. De Monstre à Eva (te faire foutre, là il l’a rajouté au crayon), en passant par Bourreau et Momies péruviennes ou de Filou à toutes les femmes au poteau, on apprend que quand ils ne se parlent plus ils s’insultent encore tout en trouvant, chacun, la liberté à sa mesure et pour Alfred, particulièrement, pour qui Angela restera une de ces cigarettes Gitanes qu’on tire et qu’on jette, évanescente et mystérieuse mais propice aux meilleurs rêves.

    Ajoutée le 14 juil. à 22h14
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    Flav43
    Flav43

    92 abonnés | Lire ses 1076 critiques |

      3 - Pas mal

    Devant «Une femme est une femme» (France, 1961) de Jean-Luc Godard, les féministes se sont, à bon droit, interrogées sur la misogynie de l’auteur. Angela, une strip-teaseuse (Anna Karina –n’est-ce pas la plus belle actrice du cinéma avec Liv Ullmann, Claudia Cardinale et Cyd Charisse ?-) demande à son compagnon, Emile (Brialy), de lui faire un enfant. Refusant catégoriquement, par peur de s’engager, elle se replie vers l’ami d’Emile, Alfred (Belmondo), et enfante avec lui, on le suppose. A priori, scénario pro-féministe dans sa façon de postuler sur la libération sexuelle des femmes, Godard décrit Angela comme un obscur objet du désir, femme changeante, têtue et désinvolte en même temps. Les féministes avaient criées au scandale. Pourtant le film brosse un des plus beaux tableaux de femme du cinéma. Aussi amoureux de son personnage féminin que Bergman l’était dans «Sommaren med Monika» ou que Mizoguchi dans «Yôkihi», Godard compose, dans l’entrain de l’amour, une comédie musicale singulière. Dévoilant le talent de Michel Legrand pour la comédie chantée, Godard révèle au cinéma français un goût, tout américain, pour le musical. Dédié à Lubitsch dans le générique d’une merveilleuse sobriété, «Une femme est une femme» cultive le même goût du paradoxe et de l’humour anecdotique que le cinéaste de «Ninotchka». En fin de compte, ce que le film imprime à l’esprit du spectateur, ce sont son rythme cadencé par une folle ingéniosité (qui n’omet pas les bravoures petit-malin) et les couleurs vives (très bleues, blanches, rouges) obtenues par Coutard à partir du Franscope. Le Prix du Jury au Festival de Berlin met en évidence le talent notable de Godard pour mettre en scène le monde comme il est au cinéma. Par ailleurs, «Une femme est une femme», dans sa modestie, amorce dans le cinéma de Godard, ce qu’il n’abandonnera jamais dans toute son œuvre, un goût pour la plasticité des mots en images («Le mot est une chose» ainsi que le défendent les artistes Fluxus contemporains).

    Ajoutée le 29 avr. à 19h10
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    NicoMyers
    NicoMyers

    41 abonnés | Lire ses 303 critiques |

      2.5 - Moyen

    Troisième film de Jean-Luc Godard, Une femme est une femme n’est pas un film noir (A bout de souffle) ni un film politique (Le petit soldat), mais une comédie sentimentale. La couleur, que Godard utilise pour la première fois, ajoute la bonne humeur. Seul point commun à ces trois films : une liberté de ton incroyable, une mine d’idées nouvelles. Le spectateur habitué aux beautés esthétiques de Pierrot le fou et Le Mépris pourrait être néanmoins déçu par la mise en scène, moins faste, d’Une femme est une femme. Et bien que tous les autres éléments godardiens soient là (jeu avec le langage, symboles, usage unique de la musique et du montage), ils se font malheureusement trop rares pour faire du tout un chef d’œuvre. Il reste néanmoins un très bon film, un petit plaisir qui ne se refuse pas, surtout pour le trio Karina – Brialy – Belmondo.

    Ajoutée le 02 oct. à 16h41
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