D'éternels jeunes hommes, dont le coeur bat à grands coups pour la musique. Les voici dans ce Beacon Theatre petit et chic, avec les Clinton et quelques poupées décoratives devant les caméras. Si on aime "le son" des Stones, celui de leurs origines, l'alchimie est de retour en cet automne 2006, fini le style trop barré, il y a eu comme un recentrage. Bravo au talent des multiples caméramen de Martin Scorcese capteurs de chacun sous son meilleur jour... Clair que les Stones adorent leur boulot, cela crève les yeux et les oreilles (le son un peu fort en numérique, apportez votre coton pour l'amortir) : salle de cinéma et salle de concert se rejoignent, j'ai failli applaudir plus d'une fois... Le sous-titrage des paroles de chansons aurait été judicieux, on peut aussi être soûlé par autant de numéros à la suite et avoir besoin du sens... D'autres guest stars que celles-là auraient pu être invitées dans cette atmosphère très soul et très blues des Noirs, car les Stones sont à leur apogée musicale, peuvent s'ouvrir à d'autres artistes... Décollage avec "Jumping Jack Flash", 14 morceaux vont défiler, dont "She was hot" et d'autres non moins entraînants... Le point culminant est sans nul doute "Champagne and Reefer", ce blues avec Buddy Guy dont le beau visage fixe la caméra quelques secondes, suivies d'une explosion de taquineries entre virtuoses, qui donne envie de se procurer le dvd dare-dare... A retenir aussi, les deux choristes métis sur le coin gauche de la scène, d'ordinaire cantonnés au chant, et ici carrément sortis de leurs gonds, un vrai bonheur que ces bras levés ou cette jupe qui tourne... Claviers, percussions et cuivres distillés de manière subtile, quelques envolées bienvenues du saxo et de l'harmonica de Mick... Les reines sont sans conteste les guitares, Ô combien jouissives dans leur variété de sons. Je n'ai pas souffert de la déperdition par rapport à l'enregistrement en studio. Admettons qu'on s'énerve du cabotinage ambiant : Wood qui se la pète, Jag