L'Homme de l'Ouest
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70 critiques spectateurs

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Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 juillet 2023
Western surévalué par la critique. Bon, il y a Gary Cooper vieux et fatigué (et surtout trop vieux pour jouer le jeune neveu de Cobb, plus jeune que lui !) et Julie London a un beau décolleté. Mais Lee J. Cobb est grotesque, la fusillade finale ridicule et le scénario tout sauf crédible. Anthony Mann ou pas, grosse déception.
Topaze87
Topaze87

10 abonnés 651 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2023
Anthony Mann, en spécialiste du genre, nous offre ici un très bon western. Gary Cooper colle parfaitement à son rôle de hors-la-loi repenti.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2023
« L’homme de l’Ouest » est un magnifique western qui s’articule en quatre actes (le train, la ferme, la prairie et la ville fantôme) avec, pour chaque partie, un dénominateur commun, la violence qu’elle soit physique (liée à l’action) ou morale (liée à vexation, à l’humiliation ou au sadisme). Il existe deux grands types de westerns : action ou psychologie. Anthony Mann joue constamment sur les deux tableaux. C’est la symbolique de l’Homme tiraillé par un conflit interne et qui doit passer par une violente crise (externe) pour tenter de le résoudre ou du moins s’accepter tel qu’il est (quand les vieux démons du passé, refoulés ou mis de côté, resurgissent !). Gary Cooper est d’une sobriété époustouflante, stoïque, mais vite envahi par des pointes d’inquiétude qui le fragilise. Face à lui, Lee J. Cobb est un patriarche excessif et illuminé, en mode survie. Tous les seconds rôles ont également une place prépondérante dans ce quasi huit-clos. Je ne parlerai pas de la technique d’Anthony Man, de son utilisation des paysages ou du scope. A ce propos, les bonus du DVD proposent trois courts métrages riches d’explications. Dernière remarque, la scène avec les gros plans successifs sur les visages des protagonistes préfigure un des effets favoris du cinéma « spaghetti ». « L’homme de l’Ouest » est un pur chef d’œuvre aux antipodes du cinéma « humaniste » d’un John Ford. Deux visions antagonistes de la nature humaine.
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2022
« L’homme de l’ouest » clôture un cycle de quatre films commencé avec « The Man from Laramie » (L’Homme de la plaine), puis « Man in War » (Côte 465) et « God’s Little Acre » (Le petit arpent du Bon Dieu), dont la linéarité marquée devient de plus en plus étouffante, jusqu’à tourner au huis clos au fur et à mesure que le cinéaste tend vers l’épure. Ainsi la séquence initiale dans le train sert uniquement à camper trois personnages dans des archè types derrières lesquels il cachent leur vrai personnalité. Ainsi Link Jones (Gary Cooper) n’a pas toujours été ce citoyen respectable, qui part chercher pour la petite ville où il réside une institutrice. Ce que n’est pas Billie Ellis (Julie London), chanteuse affable au cœur sec, et le très bavard voyageur de commerce (Arthur O’connell) est en réalité un joueur profesionnel. Ainsi tout le cheminement reposera sur des illusions. Ce n’est pas par hasard que leur pas les conduirons vers la ferme des braqueurs du train puisque leur chef (Lee J. Cobb) est l’oncle de Link. Et il croit au retour du fils prodigue… Trajectoire rectiligne camouflée : Link ne pense qu’a récupérer l’argent qui lui a été confié et que la bande lui a dérobé. Gary Cooper interprète magnifiquement cet homme fatigué dont la violence enfouie ressurgit, dans une situation qui le lasse d’autant plus qu’il pensait ce passé révolu à jamais. Face à lui son oncle à moitié fou, désabusé et sanguinaire, semble retrouver une nouvelle jeunesse qui le mènera tout droit vers une tragédie en forme de suicide. Plus le cinéma du réalisateur se dépouille, plus il devient violent sur le plan psychologique, mais aussi sur celui du physique. Ainsi au strip-tease contraint de Julie London (qui par un effet de champ contre champ mène le voyeurisme à un tel paroxysme que lorsqu’elle retire son corsage elle est comme nue) répond le strip-tease forcé de Jack Lord suite à une bagarre d’une violence extrême. La séquence dans la ville fantôme offre la brutalité et la sécheresse du chambara (qui inspirera Leone plus tard). Ce ton et ce style inhabituels à l’époque (1958) s’accompagnent de trouvailles visuelles. Ainsi, à l’égal de Fritz Lang qui dans ses films noirs, comme par exemple « La femme au portrait », Mann remplace le champ contre champ (sauf dans l’effeuillage pour des raisons expliquées plus haut) par un travelling qui correspond davantage à la vision logique de chacun, plutôt que celle d’un spectateur d’une partie de tennis qui finit par lui raidir la nuque. Et comme Lang dans « Moonfleet » il l’utilise également en extérieur. Encore plus innovant, un an avant John Surges (Le dernier train de Gun Hill) il ramène le gunfight dans un même plan. Du point de vue du récit, la fin est tout aussi étonnante avec la force morale de l’indifférente Billie, violée et face à un premier amour impossible, trouve le bonheur dans la découverte de ce sentiment jusqu’alors inconnu. Western important qui ouvre le style crépusculaire du genre.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2022
Après le gag du démarrage du train, « L’Homme de l’Ouest » plonge inexorablement vers ce qu’il est réellement : un western crépusculaire et pessimiste dans lequel le héros, au visage sombre et fatigué campé par Gary Cooper, est rapidement rattrapé par son passé. Réalisé par Anthony Mann, ce film, par ailleurs bien écrit, doit être vu comme celui de la fin de l’époque héroïque du western à l’aube du changement à venir. Je n’en gardais pas un bon souvenir mais le revoir m’a permis de le réévaluer et d’enfin l’apprécier à sa juste valeur.
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2022
Cet avant-dernier western d’Anthony Mann se différencie de ses grands classiques (des références absolues du western) par son coté plus sombre et plus intime. Avec moins de grands espaces, le cinéaste privilégie les différentes relations humaines et introduit un type de violence morale, de comportements cruels, et des scènes à haute tension qui préfigurent l’évolution du genre. Sur un scénario imparfait (une ou deux situations semblent trop dues au hasard), la mise en scène de Mann, ample mais précise, élégante et sensible fait merveille. C’est grâce à elle qu’émergent toutes les émotions, qu’elle accompagne les personnages principaux ou secondaires, comme ce merveilleux plan du village abandonné et désert qui laisse, hors champ, le vieux mexicain seul avec le cadavre de sa femme.
LucaFlorence
LucaFlorence

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2021
Fan de western ce film est pour vous.
Il aborde le genre avec une approche différente, il démystifie certains codes pour rendre le film étonnant.
Cooper est grand et incarne un personnage parfois inattendu.
Très belle proposition de cinéma, un des westerns les plus importants de l'histoire du cinéma.
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2020
Anthony Mann derrière la caméra, Gary Cooper devant : forcément, cette association de (très grands) talents en impose, surtout dans leur registre de prédilection qu'est le western. D'emblée, on sent que quelque chose se passe : on prend soin de présenter un personnage légèrement ambigu, mystérieux, brouillant les pistes sur son identité et ses motivations. Il n'est ainsi vraiment pas évident de deviner la façon dont va évoluer le récit, même les acteurs « secondaires » (Julie London, Arthur O'Connell) intégrant le récit sans que nous sachions quelle va être leur importance par la suite. Je trouve cette approche très intéressante, et malgré quelques éléments étonnants dans le scénario spoiler: (les bandits ayant attaqué le train s'avèrent des hommes de main de son oncle pour lequel il avait travaillé des années plus tôt, dont il retrouvera justement la maison en marchant le long des rails après avoir l'agression
), le réalisateur prend soin de ne jamais rendre quoi que ce soit simpliste ou manichéen, brossant, certes, le portrait de quelques vrais salauds (John Dehner, Jack Lord, excellents, notamment le second), mais portant également un regard assez complexe sur cet ancien mentor, criminel mais non sans un certain sens du devoir et de la « famille », amenant quelques scènes et situations fortes. Mann se plaît à brouiller les pistes, notamment à travers des décors qu'il exploite souvent brillamment, semblant vouloir jouer spoiler: la carte du huit-clos pour finalement s'exporter vers des terres nettement plus sauvages
, plus classique dans sa logique d' « émancipation » de la violence par la violence, mais où les souvenirs, les liens du sang rendent celle-ci plus difficile, douloureuse. C'est dans cette logique que le règlement de comptes final a lieu, brillamment orchestré par le cinéaste, pourtant presque éclipsé par cet spoiler: hallucinant combat entre Cooper et Lord
, dont la brutalité, voire la cruauté a de quoi stupéfier en cette fin des années 50. Fidèle à lui-même, le premier impose de bout en bout de l'œuvre sa présence et sa stature impressionnante dans un rôle (presque) sur mesure où il fait merveille. Même le dénouement résiste intelligemment à une facilité qui, pourtant, lui tendait les bras : hormis ce que j'ai pu brièvement évoquer précédemment et une scène « nocturne » sonnant vraiment faux par ses extérieurs et le rendu sonore (toujours très compliqué de tourner la nuit, même pour les plus grands), cet « Homme de l'Ouest » a fier allure.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 novembre 2019
Anthony Mann a fait beaucoup mieux,Le jeu de gary cooper a beaucoup vieilli contrairement aux autres acteurs du genre comme henry fonda, james stewart et john wayne . Les classiques de l'epoque font parfois pale figure au revisionnage, là c'est le cas.
que du cinéma
que du cinéma

6 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2019
Western convenu réalisé par un des maîtres du genre Anthony Mann, pas son meilleur loin s'en faut. Un Gary Cooper qui reste excellent.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2017
Cahier des charges respecté pour ce grand classique. La musique classique qui accompagne les images, check, la star en premier rôle, check, le bandit terrifiant, check, la belle fille à sauver, check, les fusillades, check. Tout y est, et pourtant tout est différent, et c'est ce qui fait la force de ce western hors du commun. En effet Lee J. Cobb campe un bandit dont les belles heures sont derrière lui et qui est rattrapé par la mélancolie et la fatalité, qu'il combat avec son exubérance forcée. Et c'est là tout ce qui fait le sel de ce western, finalement pas si classique, le mal-être qui le traverse de bout en bout et cette atmosphère nostalgique de fin du mythe de l'ouest, chassé par la modernité représentée par le train.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 824 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2015
L'homme de l'ouest d'Anthony Mann n'est pas un mauvais film mais disons, un film décevant. Décevant, dans le sens où son propos se perd dans la direction qu'elle veut prendre découlant ainsi une narration sans éclat, convenue et franchement loin d'être indispensable. Certainement je suis mauvaise langue notamment car Gary Cooper, rongé par le cancer est impeccable, certaines scènes brillantes et osées pour l'époque (le lynchage de Coaley, le viol de Billie Ellis etc...) mais qui restent néanmoins noyées dans un scénario global grossier. Pour le reste, la technique est globalement maîtrisée, la bande sonore efficace et l'atmosphère permet de tendre une toile psychologique intéressante notamment du côté du personnage porté par Cooper. Bon mais décevant car je m'attendais à beaucoup mieux !
bobmorane63
bobmorane63

247 abonnés 2 215 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2015
Un Western intensif signé par le talentueux metteur en scène Anthony Mann en 1958 !! Un cowboy part d'un quai de train sans se montrer ne révèlant pas qui il est et la machine à vapeur subira une attaque par des hors la loi qui part en laissant trois passagers en pleine nature. Le soit disant hasard les emmènent dans une ferme mais ce n'est pas une coincidence, puisque le héros connait les lieux et des anciens amis vont les prendre en otages et le passé va revenir la source. J'ai bien aimé ce film qui ménage pas mal de suspenses. Une partie du film se passe dans la maison citée comme une espèce de huis clos ou les souvenirs reviennent entre anciens complices, une scène ou les preneurs d'otages demandent à la femme de se mettre nue ce qu'elle fera en partie et puis le reste du film se passe en décors extérieurs dans des paysages crépusculaires qui a une belle lumière. C'est l'un des derniers roles à Gary Cooper une nouvelle fois exceptionnel avec à ses cotés la lumineuse Julie London et Lee J.Cobb qui est excellent en crapule barbu. Anthony Mann signe un bon Western que je conseille aux amateurs du genre.
Lionel C
Lionel C

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 octobre 2014
Là je ne comprends pas les critiques. Je tente réellement de faire un effort. Je suis fan des westerns de toute époque et il saute aux yeux que celui-ci est vraiment mineur.

Le film manque de subtilité, le réalisateur semble nous faire du coude dans la première partie du film. J'adore Gary Cooper qui est vraiment un des monstres sacrés sans conteste mais ici il est pas du tout crédible. Là on est clairement sur un personnage dont les le profil sera repris plus tard par Clint Eastwood mais avec beaucoup plus de profondeur. Cooper n'impressionne pas, c'est triste mais je le trouve vieux, lourd et maladroit. spoiler: La scène de combat avec COaley est même d'un ridicule rarement vu pour un tel acteur.


Que dire de la réalisation? Vraiment très convenue. Il y aurait peut-être un remake à faire en développant le personnage de Dock, notamment son attachement et sa naïveté à l'égard de Link qui seule peut expliquer qu'il ne le tue pas dans la maison. Par ailleurs je ne comprends pas pourquoi Link a fait entrer ses deux camarades dans la maison avec les gangsters.

Les musiques donnaient pour moi dans la surenchère, bref je mets deux étoiles par attachement pour Gary Cooper sans quoi...

Bref on est très loin Du train sifflera trois fois. Ces derniers mois j'ai vu ou revu de vrais bijoux, L'homme qui tua Liberty Valence, acteurs extraordinaires avec une réflexion profonde sur plusieurs sujets ( la justice, la reconnaissance, l'intégrité), Josey Wales ou encore un film plus récent 3:10 Yuma, des films qui nous font réfléchir et voyager en même temps!
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2014
Un western, loin des conventions habituelles, mais habilement conduit par un cinéaste tout à fait conscient de chambouler le bel ordonnancement du genre. Il se la joue plutôt psychologie au détriment d’une action qui, quand elle se produit, n’est jamais gratuite. Elle induit la perception que l’on peut ressentir face à ses personnages imaginés au cœur de paysages époustouflants, totalement habités par l’histoire et ses protagonistes. Garry Cooper et Julie London forment un couple lui aussi hors des normes du western. Le happy end ne se fera pas à bouche que veux-tu, car la morale punit les méchants et honore ceux qui demeurent dans le droit chemin. Sous l’œil de Mann, ça fait du grand cinéma.

Avis bonus Des commentaires de la part de spécialistes du western et d’Anthony Mann, dont une analyse savoureuse et pertinente d’un certain Jean-Luc Godard, en 1959.
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