Eldorado
Note moyenne
3,2
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198 critiques spectateurs

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MC4815162342

450 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2014
Le génial comédien et réalisateur Bouli Lanners sortait en 2008 ce road movie fort sympathique, Lanners est un acteur que j’apprécie beaucoup et que j'aime voir chez Dupontel et ailleurs, mais j'aime aussi le voir derrière la caméra, son récent "Les Géants" est très sympathique également mais je pense avoir préféré ce fameux "Eldorado", une aventure très plaisante à suivre porté par Lanners lui même en compagnie d'un très bon Fabrice Adde que je ne connaissais pas.
Lanners joue un vendeur de voiture qui en rentrant chez lui va découvrir un jeune venu voler son argent, il va le prendre en sympathie et l'accompagner jusqu'à chez ses parents, une relation étrange mais humaine et sincère, Bouli nous propose ici un beau film dramatique parsemé d'un humour bien belge voire même Grolandais, les personnages secondaires sont souvent très bizarres comme Philippe Nahon qui voit l'avenir ou encore un gars qui se trimbale à poil et qui s'appelle Alain Delon, en bref, un humour que j'aime beaucoup, c'est jamais trop lourd ou poussif, ça reste fun et dans le ton, en parlant d'être dans le ton, la bande son se révèle fort bonne, des morceaux limites western ou grand film d'aventure mais qui colle parfaitement avec l'image, une très belle image pour une réalisation tranquille mais efficace, de long plan posés et calmes, la mise en scène est elle aussi très bonne.

En re-bref, un second film très plaisant.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2014
J'ai découvert l’existence de Bouli Lanners dans So film, vu que ce film passe justement sur Arte j'ai regardé la bande annonce d'Eldorado et je dois bien avoué que je suis très intrigué ! Autant j'ai pu rire aux éclats devant la connerie et les situations burlesques dans laquelle se trouvent ces deux couillons autant je suis bouleversé par certaines scènes et notamment le retour d' " Eli " dans sa famille, plus précisément ce regard entre Yvan et la mère de Didier ( Eli ) qui est limite abominable devant tellement de souffrance. L'autre passage difficile est lorsque Yvan se confie à Didier dans le potager, les larmes du premier sont poignante. Ces deux " Héros " ( paumé ! ) sont souvent pathétique et délirant, cette amitié déjanté qui se crée au fil des minutes est excellente et la est la plus grande réussite de cet Eldorado, les dialogues font partit des plus drôles que j'ai entendu sans aucun doutes. De plus la mise en scène, décors, musiques ... sont d'une beauté incroyable et ceux malgré un budget assez restreint, un grand bravo. Road-movie épique, poétique, débile, mélancolique et foutrement jouissif !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 juillet 2014
"Avec un ciel si bas qu´un canal s´est perdu
Avec un ciel si bas qu´il fait l´humilité
Avec un ciel si gris qu´un canal s´est pendu..."

Au propre comme au figuré, Bouli Lanners nous transporte, tristement, vers d'autres plats pays: c'est juste, sobre, soigné. Voilà pourquoi j'ai aimé ce film et quand le réalisateur a cette poigne, c'est du grand "Bouli Lanners".
betty63
betty63

41 abonnés 428 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juin 2014
Je suis vraiment déçue par ce film. J'aime énormément les road movies et je trouvais la base du scénario intéressante mais je trouve que le film n'est pas à la hauteur de ce qu'il aurait pu être, ça se traine, c'est gnangnan, mal joué. Heureusement que la musique est bonne.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2014
Contrairement à « Géants » son dernier long-métrage où il n’était que réalisateur, dans « Eldorado » Bouli Laners est à la fois devant et derrière la caméra et ce pour notre plus grand plaisir. Pour ceux qui cherchent une histoire avec un début, un milieu et une fin bien identifiables, ou de l’action omniprésente, passez votre chemin le cinéma du Belge est aux antipodes de ce cinéma un peu formaté. Bouli Laners préfère filmer la Belgique comme un paysage de western et suivre ces personnages sans nous éduquer sur leur parcourt ou leur histoire. Ici on est dans un road-movie avec deux hommes solitaires réunis dans des circonstances rocambolesques et qui voyage vers un but un peu flou, même pour eux. Le film, plutôt dramatique, ne se laisse pas aller dans un registre trop morose ou lacrymal, au contraire il ménage des séquences où l’absurde surgit pour apporter un aspect comique. La séquence avec le nudiste dénommé Alain Delon est à se tordre de rire ! Mais, le film laisse aussi de longs moments de contemplation qui font une pause entre des séquences très chargées en émotions et celles où pointe l’humour belge parfois un peu obscur (comme la scène avec Philippe Nahon, excellent comme toujours). Un film assez atypique donc, mais qui ménage de bons moments dans les registres dramatique et comique et qui malgré une histoire un peu floue nous happe pendant ces 1 h 25 et nous embarque avec ce duo de paumés magnifiques. À voir pour profiter d’un cinéma un peu différent de la majorité des productions.
Kill-Jay
Kill-Jay

80 abonnés 928 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2013
Cette claque que tu prends dans la tronche quand tu regardes ce film. En fait, j'ai du regarder ce film en cours et ça m'emballait franchement pas. Non pas que j'avais quelconque animosité envers le film puisque je ne connaissais pas, mais parce que le prof nous avait déjà passé des films avant et j'avais pas aimé. Je vous raconte ma vie, je sais. Bref, j'ai pris une grosse claque parce que j'ai aimé, j'ai adoré même. C'est drôle, touchant, humaniste, excellemment bien filmé tout du long. Cette comédie est surtout portée par deux acteurs. J'ai eu un peu de mal au départ avec Fabrice Adde que je trouvais un peu saoulant mais au fil du temps, la liaison des deux acteurs fait qu'on s'accroche aux deux. Des moments de pur délire également avec des acteurs secondaires qui rendent la pareille aux deux principaux. C'est, en tout cas, très frais de voir un film comme ça, qui n'est rien d'autre qu'un hommage aux road-movies américains et une ode à la beauté (ou à la mocheté) de la Belgique. Je peux pas finir cette critique sans parler de la photo qui est magnifique et qui apporte un réel plus au film.
Marco67
Marco67

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2013
Un road movie européen qui vous transportera dans un univers unique et captivant par son originalité et son atmosphère. A voir pour les spectateurs curieux d'un cinéma différent!
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2024
Un road-movie original, naviguant entre drôlerie surréaliste, mélancolie et profonde tristesse. Il y a là un peu (beaucoup) de l’âme belge. Les personnages ont quelque chose de fêlé, voire de brisé, qui les rend très attachants. L’émotion est juste. Et l’humanisme, jamais surfait. Sur le plan formel, l’image gros grains et instable, les plans sur des paysages nus et des ciels expressionnistes en disent plus que de longs discours sur la solitude, les tourments, les galères de la vie. Le tout est accompagné d’une très bonne BO.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2013
Un bon road movie composé de personnages loufoques et de situations qui le sont tout autant. Pas de grosses surprises en vue mais ce long métrage plait par sa fraicheur, ses protagonistes attachants mais aussi par sa formidable BO.
lorenzo fly
lorenzo fly

32 abonnés 818 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 avril 2013
"Eldorado" est un film sympathique qui se regarde avec légèreté mais qui pèche quand même pas mal au niveau du scénario!!
Gody G.
Gody G.

23 abonnés 326 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2013
Bonne intrigue, des personnages hors du commun, de bons acteurs et notamment le jeune junkie, très crédible dans son rôle. Félicitation au directeur de la photographie pour la belle ambiance. je n ai pas juste compris pourquoi l'autre mec ne bossait plus.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 novembre 2012
J'ai détésté. C'est long, long, long et chiant. Je me suis endormi. J'ai trop perdu mon temps en regardant ce film. A éviter
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2012
Un vieux routard au front ceint d'un bandana, assis sur l'herbe du bord d'une route, proclame en flamand que Dieu est grand, et que s'il n'est pas le Christ, qu'Il lui envoie la foudre. Puis, sans rapport avec la scène qui a précédé, un homme avec une chemise aux écussons seventies (Gulf, STP, Champion), conduit dans la nuit une Chevrolet presque trentenaire. Il s'arrête devant son pavillon, découvre une vitre cassée, s'empare d'une barre de fer et part traquer le cambrioleur qu'il a entendu à l'étage. En plan large, fixe, on le voit chercher dans sa chambre pour finir par trouver le monte-en-l'air tapi sous son lit, qui négocie sa sortie contre le droit de garder le bocal de pièces jaunes.

Dès le début du film, le ton est donné. A l'image de ces bikers berrichons ou savoyards qui réussisent à transformer leur environnement en un tronçon de la route 66, Bouli Lanners parvient à faire de son bout de Wallonie un ersatz du Montana : faisant oublier que la Belgique a une densité de population trois fois supérieure à la France, il promène ses personnages à travers des plaines sillonées de routes faites de plaques de béton et au coeur des forêt ardennaises, et où les rares personnes rencontrées partagent avec les deux héros la carctéristique d'être à côté du monde.

Le plus jeune lutte plus ou moins pour sortir de la toxicomanie, erre sans but précis, peut-être juste dans l'espoir diffus que ce père militaire qui lui faisait chanter la Brabançonne tous les soirs accepte de le revoir. L'aîné a beau avoir un métier et une maison, sa marginalité n'en semble pas moins aussi grande : orphelin d'âge canonique, comme disait Brassens, il semble perdu dans ce monde trop adulte. Il y a d'ailleurs un côté terriblement enfantin chez ces Laurel et Hardy, entre Ivan qui s'entête à répondre "Si" à celui qui lui rétorque "Non", et Elie qui demande anxieusement dès qu'il est perdu "On est où ? On fait quoi ? C'est quoi ici ?". Ivan en est conscient, qui réplique à Elie enthousiaste de le présenter à sa mère : "Tu crois que ça va rassurer tes parents, de voir un gars comme moi ?"

On pense à Kaurismaki (pour le goût des endroits improbables et une forme d'ascétisme), à Tati (pour le burlesque de certains plans, comme celui de la caravane qui bascule chaque fois qu'un de ses occupants bouge), à Blier (pour le personnage de Philippe Nahon, collectionneur de voitures qui chacunes ont une bosse laissée par la personne qu'elles ont écrasées) ou aux frères Cohen, chez qui Bouli Lanners a emprunté la dégaine de John Goodman dans "The Big Lebowski".

Bouli Lanners explique qu'"Eldorado", c'était le nom de la Cadillac qu'il espérait avoir pour le tournage. Finalement, il a eu une Chevrolet Caprice, et "Caprice", ça n'allait pas à son film ; alors, ce fut quand même Eldorado. Anectode digne du scénario, où quand on pense voir Vesoul on se retrouve à Vierzon, et où Lanners scénariste semble partager l'avis de Lanners-acteur : "Un bon sujet de conversation, c'est pas facile à trouver, surtout quand on parle à son voleur".

Même si le film baigne dans une ambiance onirique, Bouli Lanners a nourri son film d'éléments de sa vie, comme l'indique la dédicace au générique de fin : à mes deux imbéciles de cambrioleurs. Au passage, le réalisateur règle ses comptes avec Alain Delon, qui avait été odieux avec lui et son compatriote Poelvoorde lors du tournage d'"Astérix aux Jeux Olympiques", et qui donne ici son surnom à un grand échalas naturiste surgi de nulle part dans un camping aussi désuet que l'Atomium.

Il explique ainsi ce rapport à sa propre expérience : "J'adore raconter des histoires parce que je mens tout le temps. Ma femme, elle, ne ment jamais. Des fois, je me rabats sur elle lorsque mes potes ne me croient pas. Disons que je ne mens pas mais que j'exagère toujours. Si on n'exagère pas les histoires qui nous arrivent, on se fait chier dans la vie. Autrement, si je n'exagérais rien, je ferais des documentaires ou du cinéma-vérité. Moi, je fais du cinéma-mensonge avec un sentiment de vérité."

Depuis quelques années fleurissent les road movie décalés, comme "Congorama", "Une Histoire Simple", "Drôle de Felix" ou "Western". Primé à la Quinzaine des Réalisateurs, "Eldorado" trouve naturellement sa place dans cette liste, grâce à la façon qu'a Bouli Lanners de filmer son pays comme une vaste étendue, loin "de l'image d'une Belgique grise et triste", à une histoire linéaire ("Ca parle de deux mecs qui partent d'un point A pour arriver au point B"), et à une tendresse sans illusion pour ses personnages.
http://www.critiquesclunysiennes.com
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 juillet 2012
Beaucoup de choses en ont déjà été dites.
Un film bourré de génialissimes moments. Toujours en bascule entre le rire et le risible. Et c'est ce fin équilibre qui provoque l'émotion. Parfois le trait est grossis et ça frise avec le burlesque (comme avec la caravane) mais ce film a de réaliste et donc qu'on s'y identifie sans mal, qu'il n'est pas si éloigné que ça de notre quotidien ou de quotidiens qu'on a croisé.
Exposition d'une vie de merde à la lumière de ce que sont les nôtres. Puissant.
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 juin 2012
Un film dont les critiques dithyrambiques sont assez unanimes... Et pourtant je n'y adhère pas. Bouli Lanners (acteur belge talentueux) signe là un road movie poétique, désabusé mais aussi absurde (pas de raison valable à tout ça) et au final quasi contemplatif (dans le mauvais sens du terme). La rencontre entre un homme et un cambrioleur et leur relation plutôt curieuse manque cruellement de fond. Bouli Lanners réalise un film à la photographie magnifique, à l'originalité certaine mais on se dit surtout qu'il y avait de l'idée mais que l'idée ! On s'ennuie ferme car jamais on ne rit ou on s'émeut. Trop superficiel on reste au bord de la route, un comble pour un road-movie. Le pire c'est qu'on se sent obligé d'aimer ce film dans lequel l'honnêteté du réalisateur transpire mais le manque de densité finit par tuer tout intérêt. Dommage.

l'ambiance naturaliste et recherché qu'on est presque obligé d'aimer tellement c'est fin et désopilant:

beaucoup l'humour décalé de nos productions nationales, mais là, ce n'est ni drôle, ni captivant, ni émouvant
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