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pgioan
32 abonnés
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2,5
Publiée le 27 mai 2010
Excellent ! Ne dites pas intello, snob,compliqué... Si on aime jubiler dans un film étrange, bien fait , bien joué,voila ! Evidemment , il y a du Rhomer, et aussi du Lynch, mixte savoureux , non ?
Dissertant dans un premier temps sur l'art et la vertu de l'originalité, le film digresse peu à peu vers une histoire d'amour tendue, à couteaux tirés. La mise en scène suit au plus près les personnages et sait, à de nombreuses reprises, inventive quoique maniérée. Réaliste et bavard à la fois, Copie Conforme c'est l'amour tel qu'on ne le voit jamais -ou presque- conté au cinéma: une désillusion amère mais pas sans espoir.
James Cameron et les autres devraient tirer ici une leçon: Pas besoin de lunettes 3D pour rentrer vraiment dans un film, il suffit qu'il soit génialement fait.
Un film qui m'a charmé sur plusieurs point : la beauté du lieu de tournage (notamment la luminosité utilisé), le jeu des acteurs et leur passage d'une langue à l'autre, mais surtout la diégèse du film basée sur une simple conversation entre deux individus. Un film qui m'a rappelé la saga "before the sunset" & "before the sunrise" que j'avais adoré, étant aussi tournés autour d'une conversation entre deux inconnus. Quant à l'intrigue, ma foi, intéressante, et surtout très orginale, ne laissant aucun sentiment de "déjà vu". Tantot drole, tantot intellectuelle, la conversation arrive à accrocher globalement le spectateur pendant la quasi totalité du film. La fin est très bien mise en scène, il n'en fallait ni plus ni moins. Bref, je ne peux que conseiller ce film aux cinéphiles fan du genre kiarostami, mais fortement le déconseiller aux mordus d'action/combat.
C'est très emu que l'on ressort de la salle, une histoire difficile, traitée avec beaucoup de justesse. Juliette Binoche est époustouflante, elle porte le film et lui donne un réalisme qui rompt avec le côté livresque et un peu absude des situations et des dialogues. Un très joli film.
Voilà un film qui ne peut faire l'unanimité... Kiarostami choisit une mise en scène particluièrement sobre et classique (à part son jeu de miroir) pour un sujet très théâtral. On suit un couple qui discute et débat sur la valeur de la copie dans l'art avec un parallèle évident sur leur vie de couple. Aux décors splendides se joint des dialogues denses mais particlièrement intéressants, encore faut-il pouvoir tenir tant le film est très bavard ! Le duo star joue à la perfection n otamment Juliette Binoche qui mérite (n'en déplaise aux aveugles) son prix d'interprétation à Cannes. Alors oui sans doute un poil trop figé et bavard mais le film offrre son lot de plan magnifique, de scènes superbes d'émotion (surtout à la fin) et une réflexion riche sur l'art et aussi sur le couple. A voir et à conseiller sqauf aux adeptes uniques du film commercial.
Deux choses sont difficiles à appréhender pour moi après avoir vu ce film. La comparaison avec d'autres films de Abbas Kiarostami puisque c'est le premier que je vois. Et si le récent prix interprétation cannois de Juliette Binoche est mérité faute d'avoir vu les autres films présentés cette année. Toujours est-il qu'au final le film m'a beaucoup plu. Il n'est fait que d'une seule et même conversation entre un homme et une femme au long d'un après-midi d'été. D'abord bavard, un peu trop intello voir élitiste, il bascule subtilement dans une autre dimension au grès de quelques mots échangés entre l'héroïne (dont on ne sait jamais le nom) et la patronne d'un café. On passe alors avec bonheur par plusieurs niveaux d'émotions au même rythme que ce couple dont on ne sait jamais très bien s'il se retrouve ou se sépare. La réponse arrive dans une dernière scène de toute beauté, sur tous les plans, qui résume à elle seule à la fois le film et toute la vie de ce couple. D'une très grande réussite sur le plan formel, le film l'est moins sur les dialogues parfois un peu lourds, démonstratifs ou théâtraux. Mais souvent, alliés au jeu sans faille et tellement touchant de Juliette Binoche ils arrivent à faire sortir une très belle émotion. La performance de William Shimell est aussi à noter, premier film pour cet anglais chanteur d'opéra. La mise en scène est d'un simplicité très pure qui nous laisse à la fois profiter des personnages et de l'histoire et des splendides paysages de la Toscane. Pour ma part Copie conforme est un très beau film. Mais on voit là encore une fois le fossé entre les films cannois et la critique d'un côté et le grand public de l'autre qui ne semble pas vraiment adhérer. Mais comme dit un ami cinéphile : Copie conforme est un film qui se mérite...
Interessant, intellectuellement très stimulant puisqu'on essaie de comprendre quelle relation unit exactement Juliette Binoche et son partenaire. Son interprétation à elle (justement récompensée) brouille très bien les pistes. Mais cela reste un film bavard et un poil prétentieux.
Juliette Binoche mérite à elle seule le déplacement, les dialogues ne sont pas en reste non plus, à voir sans détour, ce film est intelligent...enfin !
Juliette Binoche : une grande ! une très grande ! Jeu impeccable, parfait, sans aucune fausse note. Du très grand art ! Palme d'or de la meilleure interprétation féminine à Cannes : extrêmement mérité...
Abbas Kiarostami quitte l'Iran pour la Toscane où il nous raconte une histoire aussi étrange qu'incompréhensible entre un homme et une femme incarnés par William Shimell et Juliette Binoche, lauréate du Prix d'interprétation féminine à Cannes 2010 pour l'occasion. Mais si l'on retrouve la patte du réalisateur du sublime Le vent nous emportera, notamment avec la caméra-miroir, l'action en arrière-plan ou en hors champ, l'absence de fond rend l'ensemble vite long et ennuyeux, d'autant que le film est très bavard et insupporte vite étant donné qu'il ne raconte rien et qu'on ne comprend absolument jamais où Abbas Kiarostami veut nous emmener. Les acteurs ne sont pas toujours très bons, de fait, même si Juliette Binoche a parfois quelques moments de grâce. Le décor est superbe, mais c'est bien là le seul intérêt de cet étrange voyage vers nulle part qu'on a plus d'une fois envie de quitter en cours de route.
Au moins, voilà un film dont la bande-annonce ne rentre pas dans les travers actuels de ses contemporaines : elle ne dévoile rien de l’intrigue et ne trompe pas non plus sur la marchandise ! D’abord elle ne dévoile rien parce qu’elle n’a pas grand-chose à dévoiler. Jamais le dicton « Ceux qui parlent le plus sont ceux qui en ont le moins à dire » n’a été aussi vérifié (et ici les longues tirades – en trois langues différentes s’il vous plait ! – ne font que le confirmer).. Enfin, autre mérite, cette bande annonce ne trompe pas non plus sur la marchandise. En effet, celle-ci montre une personne enfermée, coupée du monde extérieur, qui se contente de s’admirer dans une glace et de voir si quelques fioritures pourraient suffire à la faire passer pour belle. Alors là – chapeau ! Effectivement, ce film est replié sur lui-même, nous dressant le sempiternel portrait de bobos se contemplant l’un l’autre (un écrivain et une galeriste : difficile de faire panel plus représentatif). Et là où la bande-annonce fait finalement très fort, c’est qu’elle fait exactement ce qu’on attend d’une bande-annonce : c’est-à-dire savoir transmettre l’esprit du film sans trop le dévoiler. Là, effectivement, en 30 secondes de bande-annonce on se fait déjà chier comme des rats morts ! Eh bah, croyez-moi, l’esprit du film a été bien retranscrit. S’ajoute à cela un titre on ne peut plus limpide : "Copie conforme". Non seulement ce film est effectivement une pale copie de tant de films nauséeux qui l’ont déjà précédés, mais en plus il traduit parfaitement l’état d’esprit de Kiarostami en faisant ce film : la conformité aux mœurs et aux codes actuels du cinéma bourgeois. En tout cas c’est gagné pour lui, il a eu son petit prix à Cannes, il peut arborer un joli sourire. Par contre, pour moi, comme pour vous d’ailleurs qui comptez peut-être vous coltiner ce film parce que Cannes lui a rendu hommage, le sourire risque fort de se muer en grimace...
Le film ne tient que par la qualité de l'image et l'interprétation de Juliette Binoche, excellente en femme amoureuse, déçue, frustrée ou je ne sais quoi encore - car ce n'est pas le scénario confus, impénétrable, embrouillé et embrouillant qui va me l'apprendre. Le film se termine et je n'ai toujours pas compris ce que veut démontrer le réalisateur - difficulté des rapports de couple, ennui de la vie conjugale, impossibilité à raccrocher les morceaux - ou n'a t-il rien voulu montrerd 'autre que le lumière de la Toscane ? En ce cas l'objectif est atteint, mais c'est bien le seul.