Copie conforme
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216 critiques spectateurs

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Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2017
Après un documentaire tourné en 2001 et intitulé ABC Africa et un segment du film Tickets qu'il a coréalisé avec Ken Loach et Ermanno Olmi (autour d'un train en Italie), Abbas Kiarostami nous présente désormais son premier long-métrage de fiction tourné hors de son Iran natal.

Le sujet du film est le rapport entre l'original et la copie; thème auquel l'écrivain quinquagénaire James Miller consacre un essai et dont les exemplaires se vendent comme des petits pains grâce à un sous-titre alléchant et provocateur: "Une bonne copie vaut mieux que l'original". Copie conforme commence ainsi par une conférence de presse où James Miller parle de son livre; dans la salle on trouve une jeune femme galeriste d'origine française qui s'assied au premier rang, à côté du traducteur du livre de Miller (qui l'a traduit de l'anglais en italien), et qui paraît visiblement intéressée. Près d'elle, son jeune fils, se tortillant nerveusement sur sa chaise en s'occupant de sa console de jeux, manifeste des signes d'impatience: apparemment il a faim et cette conférence de presse sur un essai parlant du rapport entre l'original et la copie en art l'ennuie mortellement. En fait, Miller le révèle au cours de la conférence, le rapport entre l'original et la copie n'est pas exclusivement valable dans le domaine artistique. Selon lui, il est aussi applicable pour les êtres humains, selon le processus de la reproduction: "nous serions ainsi les éternelles répliques de nos ancêtres".
Après cette amorce de réflexion, Copie conforme se concentre sur le couple James Miller/galeriste française. Celle-ci lui demande de dédicacer plusieurs livres (dont un pour sa soeur Marie); ils se rendent tous deux en voiture à San Gimignano, petit village près de Florence, aller visiter un tableau qu'on présente comme "la Joconde toscane". Le cadre temporel est posé quand Miller annonce qu'il a un train le soir même, à vingt et une heure.

Ce nouveau film d'Abbas Kiarostami, lauréat de la Palme d'Or en 1997 pour Le Goût de la Cerise, paraît jouer avec les clichés pour mieux les tordre. La femme française est vivante, pétulante et pleine d'entrain; l'homme anglais est sobre, discret et sec. Cliché nationaliste et sexiste à la fois: les Anglais seraient aussi communicatifs que des portes de prison et les Françaises seraient pleines de vie et d'enthousiasme. Les Hommes viendraient de Mars et les Femmes de Vénus... Ou pas? À la réflexion sur la copie et l'original (la Joconde toscane; l'anecdote de Laurent de Médicis ayant demandé à Michel Ange de s'inspirer de l'Antiquité pour augmenter le prix de la sculpture de ce dernier...) s'ajoute le thème du couple. Là encore, il y a ambiguïté: au début c'est un écrivain et sa lectrice; après c'est un homme et une femme mariés depuis quinze ans, et parents d'un fils - on peut supposer que c'est le même fils que celui qu'on a vu au début. La femme réclame de l'amour, de l'attention; mais tous ses efforts pour être remarquée et considérée par son mari s'avèrent vains: le soutien-gorge qu'elle enlève dans l'église, le rouge à lèvres ostentatoire qu'elle met sur ses lèvres (comme on le voit dans la bande-annonce de une minute du film), ainsi que ses boucles d'oreilles élégantes qu'elle revêt passant totalement inaperçus. En même temps, et de façon très symbolique, les deux personnages voient constamment des jeunes mariés passant devant leur nez. La femme réagit de façon enthousiaste à leur vue; l'homme de façon aigre. A la fin les deux personnages retournent dans l'hôtel où ils ont passé leur nuit de noce, il y a de cela quinze ans. La femme se couche sur le lit, tâte le drap, embrasse toute la chambre d'un regard tendre et nostalgique; apparemment elle se rappelle de tout: la position dans laquelle chacun des deux était couché à l'époque, ce qu'ils avaient dit, ce qu'ils avaient fait, à quel moment...
Dernier plan pour ce film énigmatique: un plan d'église italienne vue à travers une fenêtre ouverte, aux persiennes et aux volets ouverts. L'ouverture apparaît décidément comme un mot clé de ce film où le spectateur est susceptible de voir ce qu'il veut; pour un film ouvert aux interprétations diverses; où il faut chercher midi à quatorze heures, ou bien alors non. Stéphane Delorme des Cahiers du Cinéma y voit une "copie conforme" des comédies sentimentales américaines typiques; Juliette Binoche déclare, dans une interview sur RTL, qu'il faut aller voir le film "pour se marrer"...

Il est très amusant de constater les divergences des avis de la critique et du public, par exemple sur le cite "Allociné". Les premiers s'extasient sur ce film de Kiarostami qui serait du Kiarostami pur jus, et en même temps une variation subtile à partir du Voyage en Italie de Rossellini, et une rupture lynchienne du plus haut goût au milieu. Les spectateurs lambda, au contraire, sont nombreux à critiquer ce qui leur apparaît plus comme un somnifère que comme un film (beaucoup dorment pendant la projection). C'est vrai que si on ne connaît ni Kiarostami, ni Lynch, ni Rossellini, la dimension subtile de ces allusions pourrait bien nous échapper.
Il est vrai que la matière excessivement cérébrale du film (réflexion sur l'art et la copie...) et les babillages intellectuels des personnages ont de quoi larger la moitié des spectateurs... Après, il y a tout de même des choses qui peuvent être appréciés par tout un chacun: les paysages ensoleillés de la Toscane parcourus de cyprès; la composition harmonieuse des cadres; la présence lumineuse d'une Juliette Binoche qui n'a pas volé son prix d'interprétation ou d'un William Shimell, baryton à l'opéra dont il s'agit là du premier rôle, et qui s'impose comme une vraie révélation...
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 octobre 2016
Parbleu, ben dans le genre film ennuyant Copie conforme, qui n’est autre que ma première incursion dans le cinéma de Kiarostami, bat pas mal de records ! Film présenté à Cannes, j’aurai du m’en douter, mais j’y ai cru, et je n’aurai pas du !
En fait un seul point positif, le jeu du duo d’acteurs principal. William Shimell est une vraie révélation, il est parfait, subtil, délicat, c’est l’atout du métrage face à une Juliette Binoche plutôt à l’aise, qui elle aussi apporte son jeu fin et sa délicatesse habituelle. Autant le dire de suite, sans un duo d’acteurs potable, ce film aurait été un supplice pire que la roue ou la crucifixion ! Parce que pour le reste, beurk, et je le dis, beurk ! Comment peut-on pondre un film aussi vain, et en plus avec des financements publics français ? Comment peut-on investir dans ce genre de produits sans intérêt ?
Je suis dur, mais à un moment donné faut l’être. Il n’y a aucune réalisation ! Faux plan séquence sur des dialogues à rallonges qui s’enchainent jusqu’à l’indigestion totale, Tarantino peut aller se rhabiller, il est ici battu à plate couture en matière de dialogues ! C’est simple, pendant 1 heure 45 on a le droit à une succession de conversations qui s’étalent, qui s’étalent, n’allant parfois nulle part, étant toujours vaines (ah, j’oubliais, on a bien un monologue de 10 minutes au bas mot d’entrée de jeu !) et gavant très vite tant ça vire au grand-guignol du ridicule vers le milieu du film ! Car oui, mesdames et messieurs, en fait nos deux héros vont s’emparer de personnages de théâtres, comme cela, comme par magie, et jouer un vrai-faux couple pendant le reste du film ! Un vrai-faux vieux couple ! Compte tenu de la conclusion banale, et du déroulé mou comme un escargot paralytique sous tranquillisant, nul doute que le réalisateur n’avait plus grand-chose à dire passé dix minutes avec un tel sujet absurde.
Sur la forme je ne m’étalerai pas outre mesure. Réalisation inerte qui fait passer David DeCoteau pour un théoricien de la mise en scène, photographie d’une incroyable laideur (le film se passe en Italie et pourtant la luminosité est continuellement grisâtre, on se croirait en Ecosse), décors inexploités (on passe la plupart du temps dans des intérieurs, même lorsque le héros visite la ville en voiture le réalisateur ne filme que l’habitacle du véhicule, une magnifique ford !), musique d’une nullité qui frôle le volontaire (trois note sur un piano, ou quelques violons, c’est tellement discret et neutre que je ne me souviens même plus !).
Copie conforme a réjoui la critique cannoise, on comprend mieux pourquoi tout le monde se contrefiche de son avis ! C’est digne d’un mauvais téléfilm, et pour moi ce métrage n’aura eu qu’un mérite : révéler William Shimell. Pour le reste c’est une véritable indigestion de nullité crasse, et c’est vraiment rare que je sois aussi sévère et aussi abasourdi par la médiocrité d’un métrage, dont, en plus, je n’attendais rien de particulier. 0.5, car désolé, même le bon duo d’acteurs ne sauve pas l’inanité du reste qui est au moins à – 10 sur 5 dans mon barème de critique.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 octobre 2015
Une daube monumentale!!! Rempli de bons sentiments ridicules, d'acteurs bidons, de clichés: les méchants sont des noirs, des latinos... Passer votre chemin.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 juillet 2014
À utiliser comme soporifique. EXCELLENT ET NATUREL !!!!
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2015
La trame de "Copie Conforme" peut se révéler assez étrange pendant une bonne première partie de film, tant ses faux-semblants ne sont pas toujours faciles à appréhender... Mais ceux-ci ne découlent probablement que du désir d'Abbas Kiarostami de mieux nous égarer dans ce jeu d'amours passés et présents. Les dialogues sont passionnants et font la force du film, tout comme Juliette Binoche, absolument sublime. Le rythme, quant à lui, est très lent, donnant à ce film l'image d'objet élitiste, mais j'aurais tendance à penser que c'est ici pour la bonne cause. Exigeant.
BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juillet 2014
Objet ? Sujet ? Qui « vaut » le plus : l’original ou la copie ? L’original n’est-il jamais l’original qu’entre les mains de son créateur ? La copie véhicule de plaisir n’est-elle, par ce biais éthique, tout aussi authentique que l’original ? Et justement l’authenticité d’un sentiment empreint de misanthropie vaut-elle mieux qu’un faire semblant, lucide et espérant ?
Evidemment si vous n’aimez pas ce genre de questionnement il vaut mieux que vous évitiez ce film…
Mais si vous attendez du septième art une interrogation sur l’humain et une vraie reflexion sur l’esthétique, le plaisir de l’esthétique, alors oui ce film a des chances de vous plaire.

« Copie conforme » a été pour moi le film révélateur du talent de Kariostami… Ce fut un éblouissement et je précipitais ensuite vers ses quelques œuvres accessibles (via le DVD et l’internet) Car ma retraite éloignée des arts et essais citadins n’autorise pas le visionnage de sse films autrement qu’au petit écran (hélas !) Pour moi le réalisateur iranien est l’un des très grands maîtres de la lumière… Et la lumière sert l’idée ! C’est dans le magnifique « Copie Conforme » qu’il atteint des sommets (cf. les visages clairs obscurs soulignés par les rais de lumière issue d’une vénitienne)… Il y a du Latour chez Kariostami !
Mieux, il construit son image de façon lyrique… Et se sert de séquences laissant libre la spontanéité ! On reprochera sans doute les longues séquences du début du film, celles où beaucoup ont cru qu’il ne se passe rien… Or pour moi ce début est finalement la clé du film ! C’est durant cette première demi-heure que le réalisateur, à travers d’infimes détails (un pupitre vide et ses micros, d’infimes mouvements de visages, une assemblée éparse d’intellectuels, par exemple) qu’est planté le « décors »… Que la représentation des masques se fait ! Car dans le film il n’est question que de cela : de la croûte qui s’accumule pour constituer le masque ! La vie est un processus de fossilisation de l’être et l’on devient la « copie conforme », rigide et imperturbable, de l’original que nous fûmes… Un discours académique brillant et quelques dédicaces !

Et Latour me revient : cette femme éclairée par la bougie, la main posée sur un crane!

Binoche est simplement magnifique, toute en nuance, en expression, en sentiment…
William Shimell campe un personnage froid, détaché, intellectuel se drapant dans une mélancolie cynique … S’intéresse t-il à quelque chose ? Oh oui, il parle bien et intelligemment… Mais l’intelligence est-elle le gage de l’authenticité ?
Quelques personnages « chamans » éclairent le pourquoi des crispations existentielles entre l’écrivain et la galeriste… La patronne du café (extraordinaire révélatrice…) et le personnage campé par Jean Claude Carrière (sphinx sage...)
Car « Copie conforme» n'est pas qu'une fête de l'intelligence : c'est également une émouvante histoire d'amour…
Et puis il y a aussi les lumières de la Toscane et les obscurs cyprès… Alors…
Un scénario magnifiquement construit… Et surtout une façon de filmer absolument géniale…

Pour moi : UN FILM IMMENSE qui nous ouvre le cœur et les yeux!
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2014
Une recherche narrative et symbolique fort appréciable. Elle confère au film un certain mystère rendant possible et même souhaitable plusieurs visionnages successifs. Un plaisir qui s'avère d'autant plus grand que l'écrin, à savoir la Toscane, est magnifique. J'aurais même, comme d'autres j'imagine, souhaité que ce cadre occupe une place plus centrale à la façon des Woody Allen. Bref, un film taillé pour les cinéphiles en manque d'originalité et en quête d'esthétisme, mais il risque de décevoir de nombreux autres spectateurs aspirant à un certain dynamisme. Car disons les choses clairement, on s'ennuie rapidement. Les dialogues tournent en rond, qu'il s'agisse de la glose sur l'histoire des arts ou des échanges sur les relations femme-mari. "Copie conforme" manque d'épaisseur à ce niveau, ratant ainsi la marche qui aurait pu le conduire au statut de grand film.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 septembre 2013
Pour son premier film tourné hors d'Iran, Kiarostami a délaissé son style naturaliste et opté pour plus de sophistication. Le petit jeu de rôles du début, mécanisme d'illusion autour d'un vrai-faux couple, en parallèle de la réflexion sur l'orignal et la copie dans l'art, est intéressant. Mais sa logique peut poser question (pourquoi l'enfant, par exemple, participe-t-il à ce jeu ?).
Le réalisateur se livre à un exercice de style autour d'une histoire conjugale et d'une joute verbale. Intelligents, voire brillants, les dialogues n'en demeurent pas moins trop écrits pour être vraiment émouvants et faire oublier l'artifice de la mise en scène. En témoigne la rencontre avec l'homme et la femme sur la place du village, qui sonne absolument faux. Dans le genre du drame conjugal fondé sur une longue conversation, on peut largement préférer, parmi les films assez récents, Conversation avec une femme, de Hans Canosa.
Autres éléments plus ou moins convaincants : la tonalité d'ensemble, la vision des rapports hommes/femmes et l'interprétation. Concernant la tonalité, le réalisateur semble hésiter entre drame pur, accents comiques, évocation douce-amère. C'est un peu flottant. La vision des rapports hommes/femmes oppose une sentimentalité et une fragilité féminines à une intellectualité masculine, teintée de cynisme, de détachement. La femme (qui n'a pas de nom dans le film, à l'inverse de son mari...) cherche une épaule forte pour s'appuyer, tandis que l'homme fuit ses responsabilités. La femme devrait cependant, à en croire une patronne de café, se satisfaire d'être une épouse. Les féministes apprécieront. Quant à l'interprétation, si Juliette Binoche séduit par sa sensibilité et sa subtilité, le jeu de William Shimell (plus connu comme chanteur d'opéra) est inégal : la scène du restaurant, par exemple, n'est pas à son avantage.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 27 janvier 2013
Un ennui absolu, du bavardage qui ne semble jamais s'arrêter. Un excellent substitut au somnifère !
Lotorski
Lotorski

23 abonnés 588 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 décembre 2012
Je veux bien admettre que ce film incite à quelques intéressantes réflexions. Mais que c'est ennuyeux ! Le réalisme est poussé si loin qu'il n'y a je crois pas la moindre musique accompagnant certains moments du film, pas même lors du générique du début ou de la fin. Abbas Kiarostami se prive là d'un outil indispensable pour envoûter le spectateur, pour faire durer le momentum des scènes clés...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 décembre 2012
Un bon film exellent et non pas conforme. Ce fut un véritable plaisir
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 septembre 2014
Qu'elle ennui. La copie conforme pour moi c'est le tribunal et l'administration. Le film sucite chez moi le même enthousiasme. C'est intello et moche.
Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2012
Jeux de rôles ou jeu de dupes, je dois avouer que jusqu’au bout j’ai des doutes. Le film ne tient à rien, une Italie rêvée, une Toscane de cinéma, beaucoup de sentiments exprimées, mais ça ressemble à une démonstration, les sentiments exprimés eux-mêmes ne tiennent presqu’à rien. La confiance entre Kiarostami et les acteurs doit être énorme pour se risquer dans un tel épanchement, et une telle sécheresse dans la mise en scène. Tout autre qu’une actrice d’un talent inférieur à Juliette Binoche se serait sûrement cassé les dents, et on sombrerait dans le ridicule. Elle est pratiquement toute seule et le mâle fait de la figuration, faux/vrai couple à sens unique. Là on est tout le temps dans l’artifice, à se demander si c’est vrai ou faux, exercice de haute voltige très intello dont le but semble être la perte du spectateur dans un méli-mélo. Et puis tous ces sous-titres à un moment ça donné mal à la tête, c’est synonyme de sérieux, mais qu’est-ce-que c’est fatiguant quand ils parlent trois langues, et passent tout le temps de l’une à l’autre, ça complique inutilement les débats et rend lourd, un film qui ne demandait pas tant.
Flowcoast
Flowcoast

72 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 août 2012
Quelle idée d'avoir regarder ce film : le scénario m'avait l'air très loin de l'histoire totalement ennuyeuse de ce film. Copie Conforme s'affirme être un film pour grands spécialistes , littéraires et d'amour , beaucoup trop rustique . Juliette Binoche se trouve dans une situation vraiment compliquée , mais elle ne s'en sort pas , elle paraît totalement fausse. Le film est vraiment sans intérêt , au niveau des dialogues , où les personnages parlent de tout et de rien , sans faire avancer le film. Une histoire dont on ne sait même pas au départ ni tout le film qu'ils sont plus ou moins ensemble . Incompréhensible !
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2012
«Copie Conforme» marque (ou accentue) une rupture évidente dans la filmographie du cinéaste iranien. Oubliés les films dépouillés collant au plus près de la réalité pour mieux en faire ressortir la poésie, films où le spectateur était livré à lui-même et convié à une certaine introspection. Ici le propos est au contraire totalement dirigé, contrôlé par Kiarostami et d'ailleurs principalement matérialisé par la parole. Une logorrhée presque diront certains, qui en un sens fait effectivement perdre de son charme au cinéma de Kiarostami, jusqu'alors synonyme de légèreté du style et de simplicité, mais par bien des aspects tout sauf dénuée d'intérêt. Bien plus encore c'est la multiplicité de «Copie Conforme», ses nombreuses interprétations qui le font paraître comme une pure construction intellectuelle froide et compassée, voire même un brin arrogante. Toutefois si l'on tend l'oreille on retrouve bien le cinéaste du «Goût de la Cerise» derrière un vernis esthétique façon pub pour café ou pour voiture (principal défaut du long métrage il est vrai). Car si cette fois la réflexion est balisée, l'avantage est que l'auteur en dit plus et de façon ô combien pertinente. Est d'abord abordée la question de l'art puis de la reproduction : que vaut une copie? Ce film ne serait-il pas d'ailleurs la réplique du «Voyage en Italie» de Rosselini? Et conjointement la question de l'idée, de l'idéal : ce couple est-il une copie de couple idéal? L'art est-il la représentation forcément appauvrie d'idéaux? Et ainsi de suite. Viennent aussi des interrogations nombreuses sur les relations humaines, le couple, l'amour, la vérité et même le sens de la vie! S'il est quelque peu bavard, «Copie Conforme» n'est jamais indigeste, grâce au talent de Kiarostami à rendre les situations aussi naturelles et évidentes que possible, malgré des personnages complexes et étonnamment mystérieux. La mise en scène quant à elle reste sobre, un peu convenue mais parfois fort réussie! Et puis l'interprétation est pour sa part excellente, Juliette Binoche en tête. Un très bon, voire un grand film à voir absolument! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
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