Couleurs froides, décors sinistres, population entre délation et effroi : bienvenue au "paradis" soviétique, le pire, celui de Staline, l'autocrate responsable de la mort de 11 millions de ses concitoyens ! C'est lent et un brin trop théâtral sans doute pour emporter toutes les convictions, mais Marc Dugain ne démérite pas en passant de l'écriture romanesque à la réalisation avec ce film de facture classique, à la distribution convaincante, dominée par Marina Hands et André Dussollier. Ce dernier est bluffant sous les traits du tyran vieillissant qui joue à un cruel jeu du chat et de la souris avec la magnétiseuse à laquelle la première donne vie avec grand talent.
Dire que le réalisateur s'est perdu dans les méandres et complexités du personnage qu'était staline n'est pas faux.André DUSSOLIER défend pourtant bien ce staline de cinéma, mais malheureusement il n'arrive pas à faire ressortir l'ampleur du vrai.Alors que reste t-il une histoire fade, terne sombre sur fond d'histoire d'amour.Même le médecin magnétiseur devient vite rédicule.L'ambiance ce veut rigide et terrifiante mais le scénario ne va pas au bout ce ses prétentions.Une grande décéption car on aurait voulu en voir plus sur la vie de staline
Excellent film à tous points de vue. Evidemment que c'est lent. Les gens pressés doivent donc s'abstenir. Evidemment aussi tres "démocratique" et assez russophobe ... Mais bon, les victimes étant connues l'engagement ne pouvait être que "démocratique".
Marc Dugain déjà adapté au cinéma par François Dupeyron avec le très beau La chambre des officiers, s'adapte cette fois lui-même pour son premier film. Ce premier long métrage ne manque pas de qualités tout en ayant un gros défaut de débutant. Ce défaut est une mise en scène vraiment très classique et très académique pour un sujet qui aurait mérité un peu plus de punch et de force. Cela fait aussi parfois un peu trop théâtre filmé. Malgré tout on peut se satisfaire de plusieurs choses. Une certaine ambiance colle bien à l'histoire et on ressent bien ce que devait être la chape de plomb qui couvrait l'URSS à cette époque. La peur au ventre permanente pour chaque citoyen, quelque soit son niveau social. Visuellement les images de Yves Angelo, grand maître français de la photo, sont magnifiques, grises et froides, juste comme il faut. Mais ce qui est vraiment à voir c'est l'interprétation colossale d'un André Dussolier méconnaissable et saisissant en Staline. Certainement le morceau de bravoure de sa carrière. C'est assez troublant. On ne voit plus l'acteur pour ne voir que le personnage. Aussi bon soient-ils l'excellente prestation du couple Marina Hands-Edouard Baer est éclipsée par celle du dictateur russe. Le fait que le film soit entièrement en français ne gâche rien, on y pense même pas. Des esprits chagrins auraient voulu le tout en russe. A part Mel Gibson personne ne tourne de films dans les langues d'origine de l'intrigue et surtout pas les américains, alors ici, y a pas de quoi en faire une affaire...Un premier film honnête donc, qui prévaut surtout pour son interprétation et son ambiance oppressante. On attends la suite pour l'écrivain-metteur.
un film tres prenant avec une distribution exemplaire. les critiques lues qi trouvent le film lent sont usante car on ne peut pas traiter l histoire comme un manga desole ! un episode de notre passé a voir !!!!
Comment réussir à passionner les foules pendant une heure et 45 minutes lorsqu'on réalise son premier film et qu'on ne propose qu'un scénario très, très ténu ? On commence par extraire l'histoire d'un roman qu'on a écrit, on prend de très bons comédiens et un directeur de la photographie réputé, Yves Angelo. Et puis on tourne, on monte, etc. Et on finit par présenter un film qui ... pue l'ennui. Oui, c'est bien joué, c'est bien filmé, c'est bien monté, mais le scénario est vraiment, vraiment trop ténu. Pour arriver à le porter jusqu'au bout sans que le spectateur s'ennuie, il aurait fallu un style cinématographique que l'écrivain Marc Dugain ne possède pas, du moins pas encore. Cette vision de Staline et de la magnétiseuse qu'il appelle auprès de lui pour effacer les douleurs physiques qu'il ressent est par trop scolaire, et, malgré le talent de Dussollier et de Marina Hands, les conversations qu'ils ont ressemblent davantage à des conversations de salon qu'aux relations de pouvoir que Marc Dugain souhaitent manifestement nous vendre. On peut penser que Marc Dugain peut devenir un bon cinéaste lorsqu'il aura élaboré un style et lorsqu'il saura développer un scénario. Pur l'instant, ce n'est pas le cas ! PS : on notera que Staline arrive à faire tenir le mouvement lent du concerto pour piano n°23 de Mozart (mon préféré, KV 488) comme 2ème morceau d'un 78 tours, dont une face ne pouvait accueillir que 5 minutes de musique. Ce mouvement lent durant 6 à 7 minutes à lui-seul, chapeau l'artiste !
Marc Dugain réussit une excellente adaptation de son roman. L'atmosphère oppressante et monochrome des décors staliniens n'est pas sans nous rappeler ceux de La Vie des Autres. Mais la force de son film réside dans le jeu macabre et intimiste entre Staline, cynique, odieux, manipulateur et monstrueux, et le jeune couple qu'il détruit avec ses certitudes de tyran malade. André Dusollier réussit une surprenante incarnation du Petit Père du Peuple avec une intériorité et un minimalisme expressif qui rend le personnage encore plus effrayant. La dramaturgie n'est pas sans ressemblance avec celle de Tosca de Puccini, et son trio Staline-Scarpia, Vassili-Cavaradossi et Anna-Tosca. Marina Hands, en progrès constants, et Edouard Baer sont suffisamment bons pour ne pas être éclipsés par Dussollier.
Marc Dugain signe donc un premier film dont l’histoire est touchante. La façon de traiter cette histoire, notamment à travers le personnage de Staline est bien plus décevante, et certains aspects techniques ternissent l’image d’un film qui sentait le bon drame historique.
d'abord félicitations à la maquilleuse elle mérite un césar. ensuite bravo pour ce film dur, impitoyable et sans jamais tomber dans le mélo du drame que les russes ont subi pendant cette période. encore félicitations aux acteurs qui transportent les spectateurs dans un monde où le mot LIBERTE n'existe et qu'il est bon de vivre à notre époque.
Lisez : une éxécution ordinaire, lisez : La malédiction d'Edgard, Lisez tous les livres de marc Dugain, mais n'allez pas voir ce film ! C'est domage, Dussolier, Bauer, l'actrice (dont j'ai oublié le nom) Novembre, Polavilès, Tous sont formidables. L'athmosphère de l'époque est rendue formidablement bien, l'on sent la chappe de plomb qui pèse sur l'URSS de Staline, mais il y a quelquechose qui ne passe pas dans ce film. C'est lent. Que de longueurs, l'intrigue est délayée à force d'avoir été trainée en longueur.Peut être aussi a t'il eut tord d'oublier une partie du livre. Lisez ce livre, oui, mais n'allez pas voir ce décevant film !
Sur les méandres de l'esprit d'un homme fou et mégalomaniaque, Marc Dugain avait écrit un roman sublime. Outre que son adaptation évince une grande partie du roman, et pas la moins interessante, Marc Dugain perd l'aspect passionnant des dialogues pour en tirer un film littéraire et plat. L'ensemble manque sincèrement d'émotion. On attend son prochain roman...
Ce qui m'a le plus gênée dans ce film, c'est la langue... sans doute, le même film (excellent par ailleurs) avec des acteurs russes aurait été plus crédible... c'est une idée qui m'a très vite traversée l'esprit et peut-être un peu gâché mon plaisir...
Nul à chier !.... Des acteurs français, au demeurant brillants, qui se prennent pour des soviètiques... aahhhh ! c'est à mourir de rire ! mais ce qui est encore plus pitoyable , c'est que le scénariste, n'a pas trouvé bon de leurs donner quelques répliques en russe, cela aurait rendu le film plus crédible. Dommage !