Le chat du Rabbin nous livre une leçon de tolérance et d'ouverture d'esprit avec une pointe de cynisme et d'humour. La force de ce long métrage d'animation vient principalement de la bonne écriture des dialogues, fins et intelligents, nous faisant oublier une histoire peu développée.
Je me suis ennuyée en regardant ce film .... Je me suis endormie en fait, du coup j'ai pas vu la fin mais j'ai cru comprendre que c'était pas grave.
En tous cas, je suis absolument CONTRE le "A partir de 6 ans" indiqué dans la fiche du film Allociné. Ce n'est absolument pas destiné aux plus jeunes, tant par le contenu, le message véhiculé par le film que par les dialogues.
Un joli conte, ode à la tolérance et à la différence. Après Gainsbourg, Joann Sfar adapte sa BD à l'écran, et le résultat est magique : Arrivant à respecter un certain équilibre, Le Chat du Rabbin est d'un côté respectueux des religions, qu'elles soient juives, musulmanes ou chrétiennes, et d'un autre côté on a le Chat, personnage libre, truculent et profondément humain, qui arrive à apporter une touche humaniste, parfois naïve mais souvent pertinente. Le Chat du Rabbin est avant tout un coup de poing magistral au racisme et à l'obscurantisme. Un dessin animé un peu hermétique pour les enfants (qui a lu le Talmud à 9 ans?) mais un vrai régal pour les grands.
Pour sa seconde réalisation au cinéma (après Gainsbourg, vie héroïque), Joann Sfar, accompagné d'Antoine Delesvaux, adapte sa propre bande dessinée. Sur le papier : un formidable conte philosophique, original, intelligent et drôle. À l'écran : une transposition qui restitue l'esprit caustique, le message humaniste et le style graphique, mais qui perd en harmonie et en subtilité. La faute à un scénario composé d'éléments épars de différents albums, pas forcément bien équilibré (entre la vie à la casbah et l'aventure à travers l'Afrique, l'action prenant le pas sur les joutes verbales), ni abouti (la fin laisse sur sa faim). La faute aussi à une animation peu convaincante, dont la 3D est sans intérêt, et à un casting de voix peu naturelles, en général. Du coup, même si l'on apprécie quelques saillies ironiques, le côté frondeur en matière d'idées reçues et d'étroitesse d'esprit, quelques piques contre l'intolérance religieuse ou le colonialisme (référence insolente et amusante à Tintin au Congo), l'humour et la réflexion passent globalement moins bien qu'en BD.
Pour ceux qui aiment les chats, les discussions interminables, l'humour, et la vie orientale. Se déguste comme une anisette sous le soleil d'Alger, ou de Marseille, ou de Beyrouth...
Joann Sfar porte à l'écran son deuxième long-métrage après Gainsbourg, vie héroïque. Le réalisateur choisit tout naturellement l'animation pour adapter Le Chat du Rabbin, bande dessinée dont il est lui-même l'auteur. Drôle et intelligent, le film porte une réflexion sur des thèmes a priori pompeux tels que la tolérance, les religions, le racisme, etc. Outre le fil de l'histoire que l'on suit au travers du regard délirant d'un chat qui parle, Le Chat du Rabbin est un film d'animation réussi, on y trouve de belles couleurs et de beaux dessins. Néanmoins, je trouve que le film souffre de sa lente ouverture, et d'une écriture scénaristique quelque peu décousue. Sans évoquer son manque d'accessibilité : les débats religieux sont ronflants pour tout profane des religions. En résumé, Le Chat du Rabbin est un beau film d'animation qui déçoit non pas par son aspect technique mais par son manque de fulgurance, d'action, de cohérence dans son écriture et enfin par son avarice de gags (il y a très peu de scènes drôles au final).
J'ai vu ce petit chef d’œuvre à deux reprises et j'adore toujours autant son univers, sa beauté et avant tout son humour! Je trouve en effet les dessins magnifiques, composés de plans originaux et bien amenés, me permettant de donner le qualificatif de film à ce dessin animé. Je décrirai ce petit bout avant tout comme une douceur grâce au tracé de Sfar et au mélange de musique klezmer et arabe. Pourtant le sujet abordé déchaîne les passions puisqu'il s'agit des religions. Même si à travers l'Algérie colonisée et l'escapade en Éthiopie, le film traite aussi du racisme (petit clin d'oeil au Tintin tant admiré que Sfar n'hésite pas à dénigrer), je ne sais pas si un public totalement désintéressé du judaïsme et de l'islam passerait un aussi bon moment(?). Car, par intermittence le rythme du film ralentit, comme une pause dans une partition de musique, pour approfondir certains thèmes. Mais le but ne semble pas non plus de disserter sur les guerres de religion ni de déterminer quelle est la meilleure. Bien au contraire! Le scénario ne sacre pas les religions ni ne les dénigre, il en montre surtout les similarités, sur un ton léger. Il ne semble pas avoir de vocation militante et ça fait du bien parfois de pouvoir parler de tout, peut-être un peu naïvement, mais surtout sans tabou ni gêne.
A la fois drôle et pertinent. Le dessin n'est pas ce que j'aime le plus mais l'histoire et la manière de traiter de ce thème sensible qu'est la religion en font vraiment quelque chose à voir.