La Forteresse cachée
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SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2016
Voila LE film qui dont Lucas a avoué s'etre inspiré pour imaginer une certaine saga intergalactique !!! On ne peut pas parler de plagiat mais il est vrai que plusieurs details (la princesse ,la base secrete ,les combats a la lance "laser"ou les 2 paysans a la demarche robotique) sont troublants.En dehors de cette célébrité involontaire ,ce film du grand cineaste japonais demeure un agreable recit d'aventures dont les paysages ,le scenario et l'interpretation en sont les points forts.Comme d'habitude Mifune eclabousse l'ecran de toute sa classe (capable d'une incroyable palette d'emotions allant du rire a la terreur) et ne laisse que peu de place aux autres comediens a part le duo des 2 paysans aussi cupides que droles ,j'ai eu de mal avec la princesse au jeu excessif et franchement agacant.Pour le reste ,realisation et montage superbe musique traditionnelle bien dynamique permettent de passer un bon moment cinematographique.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2015
Avec "La forteresse cachée", Akira Kurosawa signe un bon film d'aventure dans lequel se mêle l'action et l'humour. Ce cocktail consensuel en fait le long métrage le plus grand public du cinéaste japonais. D'un point de vue formel et technique, "La forteresse cachée" ne propose rien d'extraordinaire et on a connu un Kurosawa plus entreprenant. C'est le cas aussi de l'intrigue. Cela dit, le divertissement est assuré et l'on ne voit pas le temps passé.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2015
En pleine guerre civile du Japon féodal, deux paysans chamailleurs et cupides tombent par hasard sur un trésor très convoité, et vont tout faire pour le garder. "La Forteresse cachée" est surtout connu pour être l'une des sources d'inspirations principales de George Lucas pour son "Star Wars". En effet, on retrouve des similitudes stylistiques (transitions balais, décors naturels quasi désertiques, un duel à la lance acharné...), ainsi qu'au niveau du récit (un clan dominateur sombre et violent, une princesse en exil, l'histoire vue par deux individus a priori insignifiants...). Cependant, au-delà de ces références, le film possède grand nombre de qualités propres. En premier lieu, malgré la toile de fond assez violente, Kurosawa choisit de faire de ce film d'aventure une œuvre légère, comportant beaucoup d'humour grâce aux deux paysans gaffeurs. Ce qui n'empêche pas le réalisateur de livrer des scènes épiques. Déjà adepte des caméras multiples et de la longue focale, Kurosawa utilise ici pour la première fois le format large, qui permet d'appuyer de magnifiques paysages, des ballets de figurants, et une photographie noir et blanc assez éclatante. Par ailleurs, le réalisateur-monteur est toujours aussi à l'aise dans ses scènes d'action, ici peu nombreuses mais filmées et montées avec virtuosité et panache. Sans parler des acteurs : Toshiro Mifune est charismatique à souhait en général déchu, et Misa Uehara imposante en princesse pugnace. En somme, "La Forteresse cachée" est un classique du film de samouraï.
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2015
L'histoire : La famille Akizuki est vaincue et pourchassée par la famille Yamana. Le général Rokurota Makabe (Toshirô Mifune) est en charge de la protection de la princesse Yuki (Misa Uehara). Après un moment de réclusion dans une forteresse cachée, ils décident de fuir et de gagner une province amie. Ils s’embarquent alors dans un difficile voyage, transportant le trésor familial : de l’or pour reconstruire le royaume. Deux paysans croisent leur chemin…

Akira Kurosawa déclarera à propos de LA FORTERESSE CACHÉE : "Je voulais faire quelque chose d’amusant, un grand spectacle"

Il faudrait en théorie, associer cette déclaration au film précédent de Kurosawa, Le Château de l’Araignée ; apparemment l’un des plus sombres du cinéaste… Ne l’ayant pas vu, je me contenterai d’en extraire quelque chose d’assez révélateur d’une certaine ambition : celle de réaliser un spectacle intemporel, à même de marquer l’histoire du cinéma.

Kurosawa nous raconte d’abord un parcours humain. Pour cela, le cinéaste oppose les caractères et conditions de 4 personnages très différents, et qui forment un groupe auquel on s’attache facilement : d’abord Tahei et Matashichi, drôles non pas par nature mais par leurs caractères et l’ironie de leur situation ; ils sont ainsi deux paysans qui ont tout perdu pour s’engager dans un conflit qui les dépasse, et qu’ils souhaitent fuir. Mais 1/ leur cupidité les incite à toujours effectuer les mauvais choix, et 2/ leur stupidité les empêche de comprendre la plupart des choses, menant souvent à d’hilarants quiproquos.

Ils se confronteront ainsi tous seuls à deux obstacles en apparence infranchissables : l’un physique (la frontière entre deux régions en guerre), l’autre social (accéder à la richesse). La possibilité de transcender ces deux postulats se présentera lorsqu’ils rencontreront assez fortuitement, Rokurota Makabe/Toshirô Mifune et la princesse Yuki/Misa Uehara. Le premier est un samouraï légendaire (donc par principe, ultra-classe) prêt à tout pour protéger sa maîtresse et par extension, sa richesse. Quant à la princesse, elle possède ces traits également très japonais de la jeune fille protégée du monde extérieur et engoncée jusqu’à l’abstraction dans son statut de nobilité. –> voir à ce sujet, notre critique du Conte de La Princesse Kaguya Au centre, la fameuse Forteresse Cachée, vers laquelle convergent puis divergent les personnages, mais également les enjeux du film.

Kurosawa joue d’abord sur les oppositions entre ces 4 protagonistes, ainsi que sur l’absurdité de leurs interactions. L’humour qu’il en extrait désamorce la gravité et la noirceur de certains instants, tout comme il façonne notre empathie envers Tahei, Matashichi, Rokurota et Yuki. Une fois cette empathie bien installée, ces 4 personnages interagiront avec de nouveaux et seront confrontés à des situations plus complexes ; cela sera source de nouvelles aventures, mais également d’une certaine émotion. En filigrane, cette fuite en avant commune sera aussi l’occasion d’éprouver le déterminisme, encore une fois très culturel, qui s’imposait d’emblée à chaque protagoniste. Il y a un beau récit de confiance qui s’installe, de même qu’un discours passionnant sur l’ouverture à l’autre. Il s’agit là d’un trait récurrent chez Kurosawa, cinéaste humaniste s’il en est. Ce discours est d’ailleurs visible très tôt dans sa filmographie, dès Le Plus dignement (1944) ou Qui marche sur la queue du serpent… (1945). Il atteindra l’apogée dans des films à la portée considérable, comme Barberousse (1965). La mise en scène de Kurosawa compose de magnifiques tableaux, avec un sens du cadre et de la composition incroyable. On ressent la patience et l’acuité du réalisateur derrière chaque plan (la sortie du brouillard au début du film !), chaque ambiance (le film est pour beaucoup tourné en décors naturels), chaque morceau de bravoure (le combat à cheval, le combat des samouraïs). Sa mise en scène, si puissante soit-elle, est cependant toute entière au service du récit, des personnages, de l’humour, de l’aventure et de l’évasion. On restera ainsi bluffé par la façon dont Kurosawa réduit des concepts complexes à de simples idées « visuelles » à même de marquer l’imaginaire.

Le scénario est en réalité, extrêmement épuré : aller d’un point A à un point B. Pourtant, Kurosawa nous invite à comprendre comment les personnages et leurs destinées individuelles sont façonnés par la persistance de l’environnement dans lequel ils évoluent. En transmettant cela par l’Image, il y a un dialogue d’une fantastique universalité qui s’établit entre nous et ce récit d’une autre époque. Cette propension à raconter une histoire par la puissance visuelle ( direction artistique, mise en scène, direction d’acteurs et richesse de l’environnement ) m’a d’ailleurs « rappelé » deux autres excellents films de fuite en avant: Les fils de L’Homme, et Fury Road.

De notre point de vue occidental LA FORTERESSE CACHÉE, est un très grand récit d’aventures. Un film exotique ( le Japon féodal ), construit autour de personnages attachants, nous rendant extrêmement palpable une mythologie riche et complexe et mis en scène avec un sens de l’organisation et de la cohérence phénoménal. Akira Kurosawa, en cherchant l’accessibilité par l’humour notamment, parvient à rendre universelle une histoire profondément japonaise – un trait d’ailleurs commun à tous ses grands films, sauf peut-être Ran qui tend vers l’inverse.

Puis, il y a tellement de puissance et de talent dans LA FORTERESSE CACHÉE qu’on perçoit sans mal l’influence qu’il a pu avoir sur d’autres œuvres illustres comme « au hasard », le fameux Star Wars épisode IV. Revoir ce chef d’œuvre de Kurosawa nous amène ainsi tout naturellement, à constater son importance dans l’inconscient collectif.

LA FORTERESSE CACHÉE a été chroniqué dans le cadre d’une rétrospective consacrée à AKIRA KUROSAWA dans le cadre du festival Lumière 2015. Critique issue du Blog du Cinéma
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2015
J'aime beaucoup le cinéma de Kurosawa, il fait parti de ces réalisateurs que j'adore alors que je n'ai presque rien vu d'eux, mais le peu que j'ai pu voir m'annonce que je vais adorer. Alors ce film c'est celui qui a inspiré Star Wars et c'est marrant de voir comme il est hautement meilleur que le film de Lucas, tout ça grâce à un type qui s'appelle Kurosawa qui contrairement à son collègue américain sait mettre en scène. Du coup on a un film où on ne s'ennuie jamais (malgré les quelques longueurs sur la fin) qui multiplie habillement les péripéties, Mifune est le seul acteur qui peut avoir la classe en slip, bref j'en passe, c'est du lourd. Seulement j'ai un gros problème avec ce film c'est le jeu d'acteur, je sais que c'est normal chez Kurosawa, mais franchement ils ne font que brailler, mais pire encore ce sont les personnages des deux paysans, parce qu'ils sont véritablement insupportable, d'habitude je suis indulgent avec les personnages qui font des actions de tocards et j'ai même de l'empathie pour eux, c'est pas qu'ici ils sont vraiment détestables mais comme ils n'évoluent pas c'est juste chiant, ils sont lourds, mais même Mifune peut se montrer chiant à ne dévoilé que la moitié de ses intentions, heureusement que la nénette est muette en plus d'être magnifiquement belle. Après j'aime beaucoup ce genre de films d'aventure des années 50, cette manière qu'il y a de relancer l'action, les coïncidences, les coups de théâtre, etc. ça a un charme tout particulier et ça donne toujours plein d'idées, surtout parce que chez Kurosawa les personnages ont une classe assez phénoménale (je pense à la scène du duel qui sort de nulle part mais tellement cool). Et puis bon on voit toutes les prémisses du style de Leone du coup voilà je m'émoustille pour un rien mais bon c'est mon histoire d'amour perso avec Leone... Bref, le film c'est clairement du bon et je vais dévorer du Kurosawa je pense dans quelque temps mais franchement c'est dommage qu'on ait deux ou trois impairs de la sorte qui viennent casser sa potentielle grandeur supérieure.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2015
Film d'aventures comique, "La Forteresse cachée" est un véritable enchantement mené avec maestria de la part d'Akira Kurosawa. Ce qui rend le film passionnant, c'est avant tout son groupe de personnages, tous très différents les uns des autres mais pourtant réunis. Que ce soit les deux paysans d'une stupidité sans nom qui permettent la plupart des péripéties, le général courageux mais un rien naïf ou la princesse particulièrement séduisante qui feint d'être muette, on tient là une galerie de personnages très attachants, mis en valeur par une réalisation précise dans sa composition des plans et dynamique dans son montage qui alterne avec virtuosité des passages soutenus dans leur rythme et des pauses narratives à valeur causale (le combat à la lance). J'émets tout de même un bémol concernant le passage de la forteresse, assez faible dans son contenu et qui s'étend inutilement. Pour le reste, le plaisir est total et ne fait que s’accroître au fur et à mesure que le film avance, preuve de sa montée en puissance rendue possible par une écriture fine et inventive. Un excellent Kurosawa.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2015
Une fresque épique et burlesque qui ne nous laisse pas un instant pour souffler. Un vrai délice. Tout fan de Star Wars devrait par ailleurs voir ce film, dans lequel Lucas a puisé pas mal d'idées.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2014
Très beau film d’aventure de Kurosawa qui malgré sa durée imposante passe comme du p’tit lait ! La 1ère heure est remarquable par la grandeur de la mise en scène lorsque nos deux compères se retrouvent en pleine révolte d’un grand nombre d’esclaves dans le camp ennemi. S’en suit la découverte de la fameuse forteresse cachée au milieu de ce magnifique petit massif rocailleux que Kurosawa a merveilleusement filmé et où apparait l’immense Toshiro Mifune qui conserve ce rôle de prédilection de gros dur mais extrêmement malin. Et puis ce petit convoi pour transporter cette grande quantité d’or en pleine guerre civile où l’on peut assister à une extraordinaire séquence de la fête du feu. C’est du pur Kurosawa, plein d’humour et toujours un thème moraliste superbement traité ici : la cupidité de l’homme...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 décembre 2013
Le film qui a inspiré "Star Wars" à Georges Lucas. La Forteresse cachée est brillant de profondeur et d'originalité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 novembre 2013
Film que j'avais vu il y a quelques années, et je dois dire que j'ai pas été déçu du tout. Pour ce qui est des points fort du film , commençons déjà par mentionner une mise en scène très soignée, un noir et blanc lui aussi, sublimé grâce à une photographie tout simplement magnifique. Toshirō Mifune quant à lui, a une classe monstre et joue à la perfection son rôle de Général! Les deux paysans apportent une touche d’humour excellente, l’envoûtante Misa Uehara, elle, est à la fois si belle et si forte, le duel de lances entre Mifune et Foujita est splendide et plein de tension, la musique est très agréable et pour finir, la scène qui m’a le plus marqué est celle du feu, très jolie avec la chanson et la danse. Pour les points faibles du film, et bien j'en trouve pas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 octobre 2013
Chef d'oeuvre.
Construction d'orfèvre, direction majestueuse du récit, acteurs de dimension historique, mise en scène & photo parfaites, etc.
Un Kurosawa totalement sous-évalué par rapport à sa qualité réelle.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2012
Film d'aventures à l'instar Des Sept Samourai (et plus facile d'accès aussi) La Forteresse cachée n'en demeure pas moins un grand Kurosawa qui maîtrise parfaitement les arts de la construction d'une histoire autour de personnages singuliers (ici une princesse, là un général austère, là bas deux paysans comiques). Dans une mise en scène soignée, sans s'ennuyer une seconde, on assiste à un parcours du combattant d'une petite communauté pour un retour dans un clan allié. Les plans d'ensemble sont superbes. Un très bon cru qui a influencé Star Wars.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 juillet 2012
Une fois de plus, j’ai fait un petit tour dans le monde fantastique de Kurosawa, cette fois-ci pour une très belle et grande aventure avec des paysages superbes et des contrées magnifiques, dans une alternance entre forêts et déserts, en passant par des montagnes de roches et de pierres.

Les personnages de cette histoire représentent chacun une facette de l’être humain (cupidité, lâcheté, courage, capricieux, bravoure, intelligence et j’en passe), et les incarnent totalement, ce qui ne les rend tous pas toujours attirants, mais sont à chaque moment fascinants. Le film est donc surtout beaucoup basé sur tous ses caractères qui vont, individuellement ou à plusieurs, par la force des choses des choses et des évènements, se retrouver forcés de changer leur façon d’être pour l’accomplissement de la mission principale. Les deux paysans vont d’ailleurs avoir bien du mal à se tenir et vont causer beaucoup de problèmes au personnage principal, Toshirô Mifune une fois de plus génial, à cause de leur cupidité.

Kurosawa m’a donc une fois de plus enchanté, exprimant une mise en scène encore une fois géniale et passionnante, avec une histoire encore une fois pas exceptionnelle au départ, mais qu’il transforme en un film captivant, grâce notamment à des acteurs incarnant à merveille leurs personnages, et des scènes formidables comme celle de combat entre Mifune et son ancien camarade ou les joutes verbales entre les deux paysans, à la fois pathétiques et formidables tout du long.

Bref, encore une belle expérience dans ma découverte de Kurosawa.
Flying_Dutch
Flying_Dutch

78 abonnés 770 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2012
Un récit épique offert par le génie nippon Kurosawa qui fait du bien à voir. Dans un récit ample aux multiples épisodes, il prend le soin de travailler soigneusement ses personnages et c'est ce qui fait toute l'âme de son film. En alternant entre bravoure, aventure et humour burlesque, il fait de son film (son plus gros budget), un conte extraordinaire doublé d'un film grand public d'une portée remarquable. Mifune est une fois de plus grandiose, dans son rôle de général stoïque et valeureux, et s'illustre dans un combat de lance captivant et impressionnant. La princesse est un personnage inouïe est fascinant, puisque tout en prônant un côté garçon manqué, elle laisse entrevoir toutes les failles et la sensibilité qu'elle porte en elle. Enfin, les deux paysans servent de nerf au film narratif et leurs tribulations font le plaisir du spectateur. Avec habileté, Kurosawa joue sur leur cupidité et livre un beau message: leur amitié n'est jamais aussi forte que lorsque l'or n'est plus entre leur main. Enfin, il faut bien le mentionner comme tout le monde, l'impact sur la saga Star Wars de Lucas se fait sentir, les deux paysans burlesques (=droïdes), la princesse cachée, les samouraïs, la guerre... mais il serait dommage de restreindre le film à ça. Contrairement à Lucas, Kurosawa évite le manichéisme et contraste son récit qui est un morceau d'aventure à lui tout seul; Lucas n'y pas glané ses idées mais puisé son inspiration. Mais dans ce cas-là, quel réalisateur ne l'a pas fait? C'est que Kurosawa est de ceux qui ont laissé leur empreinte dans l'esprit des talents de notre époque.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2012
Film du grand Kurosawa qui reprend les thèmes du moyen-âge japonais avec les relations samouraïs/paysans. L'histoire est moins épique que celle des Sept Samouraïs, il s'agit d'un “road-movie” médiéval dans une situation de guerre. Deux personnages ( dont les deux droïdes de Star Wars en seront les échos ) se lancent à la recherche du trésor du clan Akizuki en compagnie d'un samouraï au caractère ambigü et d'une princesse autoritaire. L'ambiance médiévale est respectée, même si les séquences sont pour la plupart tournées en extérieur. Un peu de longueurs ( le duel dans le camp de la garnison ), pas beaucoup d'action mais beaucoup d' humour quant aux situations avec le duo de paysans.
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