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Lou Andreas
3 abonnés
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5,0
Publiée le 19 juillet 2017
En regardant l'affiche, j'ai longtemps cru que ce film serait lourd, inintéressant et sans intérêt. Or, c'est une véritable perle, un bijou du cinéma. Chaque scène est pittoresque, et les répliques à mourir de rire ! C'est un film qui est par ailleurs particulièrement profond et intelligent. A voir !
Je ne sais pas comment ils font pour obtenir un tel résultat, mais la patte des réalisateurs (Gustave Kervern & Benoît Delépine) est complètement folle et unique. C'est bourré de bonnes idées, ce cinéma "cassos'land" qui est propre à cette équipe "Grolandaise" forge le respect. Ce duo de cinéastes continue de mettre la merditude des choses en image avec un talent certain. Du cinéma d'une grande finesse et issu d'une grande réflexion, livrant un regard original qui pourtant transpire de vérité sur, non pas ce que l'on appelle la France d'en bas, mais plutôt la France du sous-terrain dans le cas présent. Socialement parlant, leur univers est aussi jouissif que flippant. Leur casting est toujours aussi judicieux, et transpire la connerie à plein nez dès l'apparition de chaque nouveau personnage (Benoît Poelvoorde en parano y est mythique). Que ce soit la mise en scène, le jeu des comédiens, les dialogues, les décors etc..."Louise-Michel" nous livre une panoplie complète extrêmement talentueuse. "C'est pas banal !"
Pour ce troisième long métrage, Gustave Kervern et Benoît Delépine délaissent le noir et blanc pour la couleur mais conserve cet humour noir et un brin décalé qui caractérise leurs films précédents ("Aaltra" et "Avida"). Camouflé par une ton absurde, ce road-movie n'en dénonce pas moins les travers du capitalisme et les abus d'un certain patronat. Le titre du film fait d'ailleurs explicitement référence à cette ancienne anarchiste qu'est Louise Michel. Kervern et Delépine, acteurs principaux de leurs premières productions, laissent ici la place à l'excellent duo Lanners/Moreau et on y perd pas au change. Cette comédie contraste avec celles, plus consensuelles, qui cartonnent au box-office et ça fait du bien. Rien de transcendant mais néanmoins plaisant.
décalé avec un humour hélas peu manié en France : l'humour noir, totalement noir ! du pur régal et bravo à Yolande Moreau comme toujours exceptionnelle !
Ça démarre laborieusement, avec une Yolande Moreau assez inaudible, entourée de personnages à son diapason, et puis, l'illumination: Bouli Lanners, parfait, dans son rôle le plus réussi, réveille Yolande et le film et nous offre des scènes parfois limites (la marque de fabrique des auteurs) mais presque toujours drôles et inventives. Et la dernière heure passe toute seule, on aurait pas cru au début!
Film vraiment spécial. Vraiment loufoque et particulier. Soit on aime soit on aime pas. On ne peut pas rester indifférent. Moi j'aime pas. La fin est même complètement givrée
A l'usine, les ouvrières reçoivent des blouses neuves ; blouses offertes par leur pervers sous-directeur (interprété par Kafka) . Le lendemain matin, le patron a "délocalisé" les machines et elles trouvent une usine vide. Les filles ne vont pas se laisser faire. On discute indemnités et lutte contre l'injustice. Louise prend la tète de la lutte et cherche un homme de main. Louise rencontre Michel l'oiseau rare. Autant Louise est une pauvre fille, simple mais déterminée, autant Michel est tueur assez gratiné et machiavélique.
On retrouve bien évidemment l'humour décalé de Gustave Kervern et Benoît Delépine : séquence aussi drôle que surréaliste de la visite de Michel chez ses parents. Des scènes et des situations plus que cocasses tournés dans la froide campagne Picarde.
Les acteurs des deux rôles principaux sont sublimes : Yolande Moreau formidable, comme d'habitude, dans le rôle de Louise et Bouli Lanners également très convaincant dans celui de Michel. Sympathiques apparitions de Philippe Catherine le temps d'une chanson, de Benoît Poelvoorde en inventeur foldingue, et de Mathieu Kassovitz en propriétaire fermier.
Une très bonne comédie à la fois drôle et émouvante.
Louise-Michel est tenu de A à Z par une Yolande Moreau décidemment vouée à des rôles de femme pauvre un peu simple (Enfermés dehors, Séraphine, ...) mais qui est une vraie gueule et donne à elle seule un ton à un film malgré ce scénario original et cette bande-annonce prometteuse, Louise-Michel est une longue -et mauvaise- blague dont on a hâte de se débarrasser, qu'on regrette même d'avoir vu! Et même l'apparition de guest-stars, des copains, comme Dupontel, Poelvoorde ou Kassovitz n'y change rien. Je ne ferai pas de spoiler, mais je crois bien que le pire du pire se situe dans les dernières minutes. Bon courage !
Le pitch pourrait être le prélude à un thriller, voire un thriller noir : des ouvrières du Nord de la France licenciées décident de liquider leur patron en engageant un tueur à gage avec leurs indemnités de licenciement. Mais voilà, les scénaristes et réalisateurs de ce film sont Benoît Delépine et Gustave Kervern citoyens du Groland ! Du coup on se retrouve avec une comédie absurde où le genre des personnages sont trompeurs et où les événements tournent souvent en eau-de-boudin. Cette comédie de l'absurde est loin, très loin de la production hexagonale et la preuve la plus flagrante et que derrière celle-ci se cache une dénonciation féroce du capitalisme globalisé où des fonds de pension et des conseils d'administration font fermer des usines dont ils n'ont aucune connaissance. Ils y dénoncent aussi la dilution des responsabilités et les paradis fiscaux. Derrière ces oripeaux de comédie de l'absurde, ce film cache donc un militantisme farouche qui pourtant ne tombe pas dans un angélisme consensuel sur les classes laborieuses qu'il défend et qui sont croquées avec beaucoup de férocité elles aussi. Yolande Moreau et Bouli Lanners sont désopilant en bras-cassés de l'exécution sommaire et portent, surtout la première, le film sur leurs épaules. Une comédie aux antipodes des farces que le cinéma français produit et qui pour déconcertant qu'il paraisse au début, n'en mérite pas moins un coup d'œil. Je le recommande avec chaleur.
Leurs 2 premiers opus étaient un peu difficiles d'accès mais avec leur 3ème long-métrage, Delépine et Kervern poursuivent leur petit bout de chemin au cinéma avec des films qui ne ressemblent à rien d'autre qu'à eux. Ce qui n'est déjà pas mal il faut en convenir. Bon, personnellement, si j'adore leurs délires grolandais, je suis un peu plus circonspect sur leur cinéma, qui me parle un peu moins et qui se retrouve être assez mal structuré au point de vue du scénario et assez timide au niveau de la mise en scène, leur refus du champ/contre-champ donnant lieu à des plans-séquences interminables parfois. C'est par contre toujours bien cadré et ils arrivent à dire ce qu'ils veulent avec. Ce qui est, reconnaissons-le, la marque des grands. Après, l'histoire reflète bien leur idéologie, que l'on peut considérer comme facho d'un certain point de vue mais qui se révèle aussi très libératrice en ces temps troublés (comme le sont les vigilante movies au fond). C'est anar, drôle, jouant à fond sur le pathos et peignant un monde en pleine décrépitude, un monde où l'homme s'est effacé. L'humanité surgit pourtant par éclairs et ça donne lieu à quelques belles scènes. Les acteurs sont au top bien sûr, dans des rôles en or et qu'ils ne doivent pas avoir à jouer très souvent qui plus est. Pour les fans, c'est indispensables, pour les cinéphiles c'est une vraie curiosité et un vrai univers et pour les sceptiques, c'est à éviter. Pour ma part, j'ai toujours beaucoup de mal avec eux. D'autres critiques sur
Une comédie noire et décalée sympa mais sans plus, il y a quelques scènes qui font bien rire mais la mise en scène n'est pas fameuse et il y a quelques longueurs.
Une fois de plus les deux compères du Groland nous propose un film décalé et énervé souvent désabusé. Le film souffre d un manque de moyen évident qui contraste avec la somme de choses qu il souhaitent évoquer. Le film est avant tout un Focus sur les gens simple utilisés et broyés par le système et les puissants. Prônant une vie plus simple ou chacun pourrait du coup plus s épanouir, le film laissera sûrement des spectateurs de côté de par son aspect trop décalé par moment.