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Le Silence de Lorna
note moyenne
3,0
1113 notes dont 228 critiques
18% (41 critiques)
30% (68 critiques)
8% (19 critiques)
22% (50 critiques)
15% (35 critiques)
7% (15 critiques)
Votre avis sur Le Silence de Lorna ?

228 critiques spectateurs

asketoner
asketoner

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4,0
Publiée le 05/01/2009
C'est l'histoire d'une jeune fille, qui pour ouvrir un snack, accepte de se marier à un junkie belge, de devenir belge, et, une fois veuve, de se remarier avec un Russe qui veut lui aussi devenir belge. C'est une histoire d'argent - et donc d'identité et de destin, à travers une série d'acceptations. Lorna, à chaque étape, se déleste d'un morceau d'elle. Que reste-t-il au bout ? Un ventre plein de vide, de mort, de fantasme, d'avenir. Pour la première fois je crois, dans le cinéma des Dardenne, quelque chose vient enrayer la mécanique glaciale des petits trafics, quelque chose d'absolument amoral, apolitique, anarchique. Une pulsion, un amour, une tendresse, on l'appellera comme on voudra - ou la conscience que tout cela pourrait être plus beau. Pas très différent, mais plus beau. Lorna se met à éprouver pour Claudie, le junkie, un peu d'empathie. Un peu d'amour peut-être aussi (on ne sait pas - Lorna ne nomme pas). Toujours est-il qu'elle préférerait qu'il reste en vie. Toute cette première partie du film, où l'on voit Lorna lutter contre ce surcroît d'affection, est magnifique. Où l'on voit Lorna marcher, passer d'un lieu à un autre, avoir toujours quelque chose à faire et nul endroit pour se poser (hormis son lit, l'intérieur de son lit, seul espace interdit à Claudie). Où l'on voit une actrice seule face à des hommes et seulement des hommes. Elle gueule, elle met son réveil, elle repasse des chemises, elle monte dans des voitures, elle téléphone, elle rejoint son amant Sokol près des camions, elle mange des sandwichs emballés dans du papier d'alu, elle visite un snack, elle cache de l'argent dans la terre... C'est splendide. Ensuite, le film me semble faire fausse route. Cette fin mi poétique mi parabolique (comment ne pas penser à l'Annonciation), ne me convainc pas, gâchant ce plaisir fou pris à la première heure du silence de Lorna.
Angelie
Angelie

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4,0
Publiée le 23/12/2008
Premier film des frères Dardenne que je vois. Ce film n'est pas mal, ça fait du bien de sortir un peu des grosses productions pour un film à l'histoire "banal",réaliste mais belle. j'adore les fins qui laissent notre esprit vagabonder. Les acteurs jouent très bien. Le seul hic, c'est que je n'aime pas trop ce genre de film et cette façon de filmer. C'est un bon film mais y a selon moi des films bien meilleurs. Ce qui explique le 3 étoiles.
fredastair
fredastair

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5,0
Publiée le 07/12/2008
Trois ans après L'Enfant, Palme d'Or en 2005, les frères Dardenne poursuivent dans leur veine de drame social âpre et émouvant. Le silence de Lorna nous donne à voir le combat de son héroïne, Lorna donc (Arta Dobroshi), pour accéder à une réussite rapide auprès de mafieux, dans une sale histoire de mariages blancs et de meurtres commandés. Sans concession, tendu comme un arc, Le silence de Lorna est une perle belge et noire qui tient du polar. La réussite et la maîtrise des frères Dardenne sont évidentes dès les premières scènes. Les deux réalisateurs offrent des situations banales, des images blafardes, d'une réalité brute, s'enracinant dans le quotidien le plus commun, tout en faisant naître un suspense réel et des émotions fortes. L' authenticité de l'action en rehausse la puissance dramatique, l'intensifie. Loués soient les acteurs et les cinéastes (mais qu'est-ce que les Dardennes dirigent bien!). Arta Dobroshi, jeune Albanaise inconnue, est parfaite de bout en bout, incarnant avec grâce toute la compassion naissante, la peur et le courage de son beau personnage. En plein dilemme, duale elle-même, Lorna est en évolution constante, mais ne se départit jamais d'une profonde détermination. Arta Dobroshi est de tous les plans, porte le film à bout de bras. Il y a quelque chose d'admirable dans Le silence de Lorna : c'est que tout tient de l'évidence, tout sonne juste. Rien de superflu, chaque situation et chaque dialogue semble justifié. On sent que la caméra est toujours à bonne distance pour capter ce qu'il se passe, un morceau de vie, un halètement, un retournement violent et incontrôlé. (la suite de la critique sur mon blog : http://mon-humble-avis.blogs.allocine.fr/)
Melodiane
Melodiane

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4,0
Publiée le 05/12/2008
Ce silence de Lorna est une bonne surprise pour moi. Pas de chichi, pas de message moralisateur. Juste une histoire, l'histoire d'une femme qui poursuit un rêve et doit s'en remettre pour ça à des hommes pas forcément bien honnêtes ...
Reg4
Reg4

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5,0
Publiée le 09/11/2008
Film plein de suspense et très agréble à regarder. A recommander
Eureika
Eureika

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2,0
Publiée le 27/10/2008
Le premier film des frères Dardenne que je vois. Les premières 15 minutes loupées. On assaille ce film de propos plus que valorisant. C'est brute, c'est dur, et c'est probablement la réalité. De bons acteurs, et une jeune inconnue, Arta Dobroshi qui porte le film par sa présence et son accent. Malheureusement, la fin arrive trop tôt : là où l'intrigue s'arrête brutalement. On ne sait pas ce qu'il adviendra de Lorna,et c'est bien dommage.
Philippe C
Philippe C

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2,5
Publiée le 22/10/2008
Le film montre l'émancipation progressive de Lorna, immigrée alabanaise, de la mafia albano-russo-italienne où elle était semble t'il tombée volontairement avec l'espoir de s'acheter un snack et de s'insataller définitvement en Belgique. Le thème est intéressant et aborde aussi incidemment d'autres sujets comme les mariages blancs, l'addiction à la drogue ou l'avortement, le tout sobrement, sans jugements avec un regard à la fois proche et froid renforcé par l'absence de BO. La sympathie du spectateur pour Lorna croit au fur et à mesure qu'elle cherche à se soustraire à ceux qui l'utilisent. On a quand même un peu de mal à comprendre pourquoi ce mafieux qui a un job de taxi, roule en Mercedes, tue un homme pour quelques milliers d'euros.....
irmione
irmione

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4,0
Publiée le 19/10/2008
Quel film ! Pendant le film, le spectateur se demande : « Lorna, va-t-elle garder le secret ? Cédera-t-elle à tant de pression ? ». A la sortie, le spectateur se demande : « Que penser de la fin ? », « Que penser de tout ça ? ». Ce film est troublant et horriblement triste, les suspens y sont palpitants. Il est même oppressant et angoissant. Il possède une grande force et fait paraître beaucoup d’émotions. La dernière scène est bouleversante et déchirante : on voit Lorna dans sa solitude, en pleine détresse, entrain de parler à son enfant. Tout au long du film, il y a des rebondissements inattendus et saisissants. Aucune exagération, tout est dans la finesse : un mélange réussi. Le scénario est excellent et parfaitement construit. Le rythme reste identique tout au long du film : une belle mise en scène (en revanche, quelques longueurs vers la fin). Puis mention spéciale pour Arta Dobroshi, la révélation 2008 et Jérémie Renier, incroyablement surprenant.
Gilles P
Gilles P

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1,0
Publiée le 17/10/2008
Un film froid, sans aucun rythme, prévisible dans son déroulement même si on a du mal à comprendre l'attachement de l'héroïne et de l'héroïnomane. Une étoile pour le jeu des acteurs.
robinetanne
robinetanne

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5,0
Publiée le 11/10/2008
superbe
Procrastinateur
Procrastinateur

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4,0
Publiée le 09/10/2008
Excellent film! On se retrouve plongé dans une histoire sombre, difficile et on est pris directement aux tripes. Le jeu des acteurs est fabuleux de naturel.
chambouletout
chambouletout

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4,0
Publiée le 07/10/2008
le destin terrible de cette femme. actrice touchante
diapree
diapree

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4,0
Publiée le 06/10/2008
Je n'ai jamais été une inconditionnelle,tant s'en faut,du cinéma des frères Dardenne (en son temps j'avais "détesté"Rosetta,sinistre pensum à mon goût!),mais leur dernier film ,Le Silence de Lorna,m'a particulièrement touchée.Certes on retrouvele même style fait de rigueur et de dépouillement,mais,est-ce le suspense plus intense,ou le jeu des acteurs,absolument remarquables,en particulier Arta Dobroshi et Jérémie Rénier,j'ai été prise du début à la fin,et j'ai suivi pas à pas"ces personnages prisonniers d'un destin,puis libérés par leur conscience"....Un film qui m'a réconciliée avec ce cinéma,et qui a mérité son prix...
Flavien Poncet
Flavien Poncet

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4,0
Publiée le 06/10/2008
Le cinéma de Jean-Pierre et Luc Dardenne, derrière son apparente simplicité véhiculée par une caméra légère, rarement posée, révèle un discours métaphorique sur l’expression du cinéma par le truchement des affres sociales. Une telle prise en compte ne serait que fortuite si elle s’appliquait à un seul film («L’Enfant» est le plus représentatif). «Le Silence de Lorna» (Belgique, 2008) vient étayer cette hypothèse. La première preuve que les Dardenne ne cessent de discourir sur le cinéma à travers leur film est qu’ils prennent toujours le même registre de rapport entre les individus. Déterminées par l’argent et sa valeur mobile, les relations humaines se voient dépourvues de toute investiture. Une vie qui se vend, celle de Lorna ou de Claudy, ne vaut rien tant qu’elle n’est pas comprise dans un rapport marchand fluctuant. Les êtres humains sont vidés de leur existence propre au profit d’une mécanique, ils sont les objets-signes du cinéma. Autre symptôme de la pro-cinématographie des œuvres des Dardenne, ce refus de la stagnation, cette propension inextinguible à faire mouvoir la caméra au plus près des corps, dans un rapport presque tactile avec les personnages. Le mouvement, toujours le mouvement. Rien n’est plus représentatif du mouvement que le cinéma et la musique. Dans cette idée que les films des Dardenne trouvent un peu de l’essence du cinéma dans des intrigues sociales amorales, «Le Silence de Lorna» s’attache à une des plus belles problématiques : celle de la femme. Objet de regard et sujet du désir, la femme au cinéma est un fétiche, un fantasme fait corps. Lorna, dans l’environnement qui l’entoure, sert à Claudy de prétexte pour se défaire de son addiction à la drogue, aide Fabio à monter son premier «coup» avec des russes et n’apparaît, pour son petit ami Sokol, que comme un être à aimer, un corps avec qui faire l’amour. Lorna, femme albanaise et Femme du cinéma, fait le passage entre les hommes, sert de liant chimérique pour satisfaire les désirs.
DestroyGunner
DestroyGunner

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2,5
Publiée le 05/10/2008
J'ai toujours (encore) du mal avec les frères Dardenne. Ils ont indéniablement un style à eux, une "patte" de réalisateurs, mais je n'accroche pas totalement. J'aime leurs films mais sans grand enthousiasme. Celui là non plus.
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