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Un visiteur
0,5
Publiée le 19 octobre 2008
Un des plus mauvais film que j'ai jamais vu! Je trouve que les acteurs sont mauvais, ils dansent mal, le film est particulièrement lent, en plus l'humour décalé du film est de mauvais goût. Aucune originalité dans le scénario.
Il y a une polémique qui voudrait différencier au cinéma le «plan» du «tableau». Par cette nuance étymologique on en revient à l’éternelle dichotomie du cinéma qui partage les cinéastes entre l’école Lumière (le plan, la vue) et l’école Méliès (le tableau). «Rumba» (France, 2008) de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy s’inscrit dans la seconde. Leur film, d’une coloration soutenue à faire pâlir Tati, enchaîne les tableaux dans une mise en scène du monde comme plateau de jeu burlesque et implosant de tonalités vives. Dans cette figure du comique à la mécanique huilée, le plaisir est immédiat, il est celui-là même qu’éprouve l’enfant guilleret devant une saynète de Guignol. Le travail effectué sur la saturation flash des décors de Nicolas Girault laisse l’impression d’assister à des images, des tableaux, plus que des plans, réalisés selon l’esprit de l’illustration. Cette réductibilité du corps dans un cadre rigide et resserré comme sur une page de livre pour enfant donne au trio burlesque l’intrigante sensation d’être confiné dans des cases, réduits à laisser leur corps s’affoler de tristesse ou de naïveté dans des situations inextricables. La relation du couple heureux (même encore quand s’enflamme par mégarde leur maison) avec le suicidaire met en pratique un comique de situation reposant sur le décalage. Face à la joyeuse esthétique du film, inspirée d’une plastique puérile euphorisante, «Rumba» atteint des limites en ne faisant que reformuler dans une culture de l’explosion bariolée les différents registres de comique. Le plus courant, avec le comique de personnalité, est celui du comique de situation, basé sur le déphasage des circonstances entre elles. Abel, Gordon et Romy ont la tendresse des clowns. Ce statut, a priori, les éloigne de l’écran cinématographique. Le défaut reste qu’ils ne réussissent pas à outrepasser cet a priori et demeure dans le tableau du cirque, omettant la vive énergie dont disposent les moyens du cinéma.
Quelle deception ! De très bonnes critiques dans la presse, je me suis empressée d'aller voir Rumba, aimant généralement les films un peu décalés, ceux qui surprennent qui nous emmènent dans un monde hors des sentiers battus. Mis à part le début du film qui laissait présager de bonnes choses, toute la partie suivant l'accident n'a pu parvenir à me faire sourire. Toutes ces catastrophes (la scène des chutes avec les béquilles, l'incendie, ...)m'ont finallement mis mal à l'aise. Bref, je n'attendais plus qu'une chose : que le film se termine au plus vite !
Très original et subtile: je ne sais s'il plaira à tout le monde car assez déjanté, moi j'ai beaucoup aimé, un minimum de mots, presque un film muet.A la fois drôle et sensible, des personnages attachants et surtout de très jolies scènes de danse. C'est vraiment de l'Art !! On ne peut le raconter ,il faut le voir...
Un excellent moment! Pour tous ceux qui aiment la magie, les clowns, la poésie, l'humour décalé, le burlesque, la finesse, la simplicité. Le film étant un peu court, on en redemande, et c'est plutôt rare. Courez danser la Rumba avant que ça ne joue plus!
Allez, je ne vais pas être de mauvaise foi, il y a quelques scènes amusantes au début. Je songe notamment au trajet en voiture pour aller au concours de rumba qui m'a fait rire. Mais après un premier quart d'heure où je me trouvais bien disposé, mon intérêt s'est transformé en énervement. Même si je pense qu'on peut rire d'un handicapé, il y a la manière... car voir une femme unijambiste se gaufrer une bonne dizaine de fois cela ne me fait pas du tout rire. Et puis il y a une scène très longue, celle du type qui veut un pain au chocolat et qui passe à tabac le héros. J'ai trouvé cela glauque. Tout comme la fin qui peine à venir, un peu comme un cheval à l'agonie... Une étoile pour la musique.
Après L'Iceberg Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy reviennent avec une nouvelle petite pépite d'humour burlesque. Dialogues minimalistes, long plans séquences fixes, acteurs proches des clowns du cirque, les trois réalisateurs, et acteurs principaux, reviennent aux bases du cinéma et s'imposent comme les dignes héritiers de Chaplin ou de Keaton. L'histoire simpliste leur permet de laisser libre cours à leur imagination, créant des situations absurdes mais hilarantes malgré quelques clichés et gags convenus (en même temps on va pas leur demander de réinventer l'humour). Tout les éléments du film (décors, costumes, répliques,...) transposent le spectateur dans un monde en dehors de toute réalité où l'absurdité règne en maître. On en ressort revigoré et avec un grand sourire aux lèvres, pour peu qu'on aime ce genre d'humour bien sûr.
Rigolo, Ubuesque, Musical, Bancal, Autiste : voici quelques uns des adjectifs qui s’agitent devant moi pour qualifier ce film. Drôle par ses comiques de situation, où les deux voir trois personnages principaux forcent le rire par leurs réactions décalées et maladroites face à des évènements banals ou difficiles. La beauté du geste et du déplacement, parfois aériens, lorsque les deux héros dansent sans l’ombre d’une hésitation, fait étrangement écho à leur inadaptation chronique face à la société : deux êtres qui communiquent merveilleusement avec leur corps puis qui s’éteignent une fois éloignée la piste de danse. Une réelle poésie émane de ces deux papillons virevoltants sans but mais bientôt le film s’égare en accentuant une maladresse qui relève de la psychiatrie et un rapport quasi autiste avec les habitants de leur village. On se surprend à s’ennuyer et à souhaiter la fin qui tombe presque avec soulagement. Le rire s’est mué en une moue dubitative, mais la tendresse de nos deux danseurs, leurs chorégraphies et leur amour retrouvé restent quelques temps encore dans notre esprit, laissant un agréable souvenir évanescent.
burlesque. style assumé jusqu'au bout. maîtrise des mouvements des corps des acteurs que ce soit dans la danse ou simplement dans les mouvements de chaque instant. très beau.
Tout à fait dans l'esprit de Jacques Tati Rumba est un film avec plein de poésie, de comique de situation et très peu de dialogue. Juste assez pour nous guider au long de cette histoire qui commençait trop bien pour être vraie. Décors épurés et colorés, c'est un film qui ne s'attarde pas sur des détails futiles. Les acteurs- réalisateurs sont très attachant.
Série de sketchs traînant en longueur (!), très pecnaud-kitsch, sur un couple niaiseux à la fois touchant de naïveté et vraiment bête : joli pathétique. Attention, rien ici de réellement burlesque, si comique il y a il tombe vite à l'eau.
Résumé de l'histoire : deux grandes asperges flashy qui finissent par valser dans le décor ! Un film dramatique où l'on pleure... de rire ! Un peu trop chorégraphier au millimètre parfois, mais on ne boude pas son plaisir ! La scène du trajet en voiture, ou celle du feu de bois sont tellement hilarantes ! Du burlesque comme on aime
Guidé par les bonnes critiques, je suis allé voir Rumba. Et je n'ai résisté que 20 minutes ; après, je suis parti. Donc je ne serais sans doute pas assez objectif pour critiquer ce film. Toujours est-il que j'ai trouvé ça super lourd. Tu sens chaque "blague" arriver 3 minutes avant, ça se veut original mais ça ne l'est pas du tout. Super ennuyant, inintéressant, "humour" poussif et déjà vu mille fois... bref je n'ai pas accroché du tout. Digne des films burlesques du cinéma muet ?! Nan mais on rêve...