"La Princesse du Nebraska" et "Un millier d'années de bonnes prières" forment un dyptique attachant sur l'acculturation. Le premier est plus audacieux formellement. Une séquence de dîner chez des bobos chinois de San Francisco en est le meilleur moment. Le second est plus profond par sa thématique qui aborde aussi le conflit des générations et les règlements de comptes inter-générationnels qui ne sont pas sans évoquer "Sonate d'automne", la prouesse bergmanienne en moins. A voir dans n'importe quel ordre, les deux films jumeaux se complétant.