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thiboy
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2,5
Publiée le 19 avril 2010
Retrouver Clovis Cornillac et Christian Clavier dans une même comédie, cela n’a rien de surprenant, tant ces deux comédiens ont l’habitude de jouer dans ce type de film et ont en commun d’avoir interprété Astérix au cinéma. Certes le titre du film n’est pas franchement alléchant et racoleur, mais La saint victoire à tout de même le mérite de proposer une histoire dont on n’ignore pas que celle-ci est tirée de fait réel, original que le cinéma français avait encore de nos jours du mal à montrer. On reconnait que voir Clavier en Politicien socio-démocrate fait sourire mais intrigue, voir Cornillac en imitation de Séguéla laisse assez perplexe le tout avec une mise en scène un peu hésitante. La force de La sainte victoire est donc de traité la figure de l’homme politique trop peu traité au cinéma, on se rappelle certes du film de Henri Verneuil de 1961, Le président avec l’excellent Gabin, mais les derniers films, comme Président ou Candidat avaient certes l’audace de s’aventurer dans cette pente, malheureusement sans grande conviction. Mais tout cela fait assez pale figure face aux films de ce genre aux Etats-Unis qui sort bien entendu du pire comme W de Olivier Stone mais aussi du très bon comme Harvey Milk. Les américains auraient-ils plus d’histoires (corruption, magouilles…) à raconter ? En tout cas, on remarque qu’ils n’ont pas peur de désigner les personnages (Nixon, JFK, Wilson, Milk…) en France, nous préférons désigner des personnages qui font certes la une des journaux mais en changeant leur noms et quelques détails dans l’histoire qui est relatée au cinéma, histoire de ne pas coller trop prêt au réel et il est clair que ce film ne changera pas la donne. La sainte victoire peut tout de même se vanter de ne pas être qu’un thriller politique, c’est aussi une comédie bonhomme orienté étude de caractère. Certes le mélange n’opère pas de façon systématique mais apporte une identité propre au film, certes maladroite et naïve...critique sur:cthiboy.blogs.allocine.fr
enffin un sujet rarement projeté au cinema...la sainte victoire ne restera pas le chef d'oueuvre que l'on aurrait voulu qu'il soit l'intenssité dramatique se fait ressentire qu'un minimum et la campagne politique est trop longue.Mais la vrai puissance du film et sans nul doute son casting remarquable clavier perfide et charismatique livre une prestation sans faille face a un cornillac totalement desabusé et destabillisé.C'est 2 grands acteurs merite a eux seul le visionnage du film
La magouille des dessous de table des hommes politiques . Mise en scène mal maîtrisé , direction des acteurs à l'emporte pièce, surtout envers Clovis Cornillac qui nous affuble de ses mimiques qui n'apporte rien à l'ensemble .
Un très bon métrage sur l'ivresse du pouvoir et ses conséquences. Les acteurs collent parfaitement à leur personnage, l'intrigue tient la route et les dialogues bien écrit. Un très bon drame made in France.
Alors qu’au départ, nous allions découvrir ce film avec quelques réticences (dues au casting laissant présager le pire), en réalité, il n’en est rien. Certes le début du film peine à convaincre avec ses faux semblants de téléfilm et puis tout à coup, le film prend de l’ampleur et acquiert une réelle attention de notre part. La Sainte Victoire (2009) est un polar politique aux multiples rebondissements, au scénario et à l’intrigue assez riche et surtout, divers protagonistes assez surprenants, tant au premier qu’au second plan. Le duo Clovis Cornillac/Christian Clavier convainc contre toute attente, parvenant à éviter de justesse la surenchère à travers une mise en scène efficace et captivante. Une agréable surprise pour un film auquel on ne s’attendait à rien en particulier.
La presse ou les spectateurs parlent d'une bonne surprise, je dirais après l'avoir vu que la surprise est excellente. Un fil qui tient en haleine par son scénario construit, complexe mais conpréhensible et fort dans les idées véhiculées, des acteurs épatants qui ont tous leurs forces et leurs faiblesses, qui ne sont pas dévoilés tout de suite, un message nuancé très réaliste et très proche de la politique actuelle. Extremement intéressant, à voir d'urgence, notamment si la "chose publique" vous intéresse.
Un thriller politico-médiatique habilement réalisé, mais qui est terni par quelques longueurs. Cornillac et Clavier jouent avec une extrême finesse ce qui accentue la dimension que souhaite nous faire prendre conscience François Favrat: la corruption.
Un film aux allures de reportage, voire de biopic. Si Cornillac cabotine un peu, Clavier est surprenant de justesse et de charisme, totalement crédible. Une belle brochette de second rôles complètent ce film surprenant sur la politique française.
Sorti dans l’indifférence générale, "La Sainte Victoire" (titre pas très heureux et pas vraiment justifié) traite pourtant d’un sujet plutôt original à savoir la campagne électorale d’un politicien briguant la mairie (Christian Clavier formidable de sobriété et qui, une fois encore, excelle dans un rôle dramatique) aidé par un architecte arriviste qui voit en lui un parfait tremplin pour sa carrière (Clovis Cornillac impeccable). Une campagne qui met en lumière les recettes permettant de gagner une élection (le mécénat, la presse, les peoples…) mais qui sert surtout de prétexte au réalisateur pour mettre en avant l’obscurité du monde politique et les inévitables compromis entre moralité et ambition. Ce choix cornélien est résumé à lui seul par le personnage de Clavier qui passe du statut de député anonyme à celui de Ministre en vue, en sacrifiant au passage son intégrité et sa famille. Il manque cependant un grand metteur en scène aux commandes du film qui souffre d’une réalisation paresseuse et peu rythmée (surtout dans la 2e partie un brin répétitive). Mais, plus grave, François Favrat (qui fait peu de mystères de son orientation politique) dresse un portrait trop caricatural de la scène politique française avec un pouvoir en place corrompu et violent (qu’on devine à Droite), une opposition pleine d’idéaux mais qui se compromet une fois aux commandes (forcément à Gauche) et des écolos gentils tout pleins et loins de toutes magouilles. Quant au final, il ressemble trop à une leçon de morale lourdingue (l’architecte qui a tout perdu mais qui va enfin commencer à vivre…). Un peu plus de subtilité n’aurait pas nuit au propos. Reste un film intéressant et une pléiade de 2nds rôles (Vimala Pons en fille gâtée, Sami Bouajila en meilleur ami, Eric Berger en collaborateur, Valérie Benguigui en militante, Marianne Denicourt en journaliste, Michel Aumont en beau-père trouble…) qui laisse cependant un goût amer d’inachevé.
On se dit quand même, en sortant de cette "Sainte Victoire", qu'il est plutôt bien écrit ce film, du moins pour ce qui est du rythme. Parce que l'air de rien, on ne s'ennuie jamais vraiment, l'intrigue rebondit souvent et sait construire une dynamique dans laquelle on se laisse prendre volontiers. Quel dommage qu'au final le film soit techniquement aussi mauvais (le son, mais quel horreur !) et que le film balaye son lot de poncifs. Dommage car, une fois n'est pas coutume, Clavier joue juste (on est même agréablement surpris) mais le résultat final fait tout de même assez niais, malgré la vraisemblable bonne volonté de tout à chacun. Bref, du téléfilm format France 3 qui ne vole pas très haut, mais qui se fait suffisamment honnête pour tenir la barre jusqu'à bon port...