L'Ordre et la morale
Note moyenne
3,6
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352 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 octobre 2012
très bon film qui en dit long sur la manière dont sont prises les décisions en politique. On ne peut pas s'empêcher de faire le parallèle avec d'autres interventions armées de la France, par exemple en Afrique..
jd78
jd78

7 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2012
Après ses deux incursions hollywoodiennes – moyennement réussie pour Gothika, totalement foirée pour Babylon A.D. (un plantage à voir dans l’excellent making-of Fucking Kassovitz) – Mathieu Kassovitz revient sur les écrans en force avec « l’Ordre et la Morale », derrière mais aussi devant la caméra. Le film retrace les événements dramatiques survenus lors de la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa en Nouvelle Calédonie en 1988, en pleine période de campagne présidentielle, qui aboutiront à la mort d’une vingtaine de preneurs d’otages et de deux gendarmes.

Comme Paul Greengrass l’avait fait pour Bloody Sunday, Kassovitz prend le temps pendant plus de deux heures de revenir sur les faits, et pointe les responsabilités politiques de chacun. Il a choisi d’interpréter lui-même Philippe Legorjus, le capitaine du GIGN qui se retrouve chargé de négocier avec les preneurs d’otages indépendantistes kanaks. Débarqué sur place, il va devoir composer avec l’armée et le général Vidal, les politiques (Bernard Pons, ministre de l’outre-mer du premier ministre Chirac), et les kanaks. Il devra finalement choisir entre l’ordre (celui imposé par l’armée et le président d’en recourir à la force) et la morale (il va devoir trahir le chef des indépendantistes avec lequel il était en train de trouver un terrain d’entente).

Malgré le jeu moyen de certains protagonistes, principalement dû au fait que Kassovitz ait choisi de caster des kanaks qui ne sont pas des acteurs professionnelles, on reste happé par l’histoire et la mise en scène et son interprétation en tant qu’acteur sont impeccables. Et, bien que tout le monde connaisse l’issue des événements, le réalisateur de « la Haine » parvient à faire monter le suspense crescendo jusqu’à l’assaut final (dont le clin d’œil à Apocalypse Now ne passe pas inaperçu), dans une scène magistralement mise en image : on s’y croirait…

C’est dans sa manière d’appuyer là où ça fait mal que Kassovitz convainc : les politiques (Chirac et Mitterrand) en pleine campagne veulent tout faire pour se débarrasser du problème au plus vite en mettant la pression sur l’armée avant les élections, à tel point que l’on va assister à une scène pendant laquelle l’armée envisage carrément de résoudre le conflit par une attaque au napalm (qui a vraiment eu lieu selon les dires de Kasso après la projection du film).

C’est finalement le Président de l’époque, d’abord favorable au dialogue, qui signera l’ordre final de donner l’assaut sur la grotte. Ce alors que Legorjus, manquant un peu de temps, aurait pu éviter en y envoyant des journalistes. Confronté à un dilemme moral, il choisira d’agir en bon soldat. Avec les conséquences qu’on connait désormais. Suggérées dans le film, les exactions et exécutions commises par l’armée à la fin de l’assaut, dénoncées par un rapport de la ligue des droits de l’homme, ne seront jamais condamnées. Les protagonistes ont en effet bénéficié d’une amnistie générale peu après.

« L’Ordre et la Morale » est probablement le meilleur film de Kassovitz depuis « La Haine » en 1995. On y retrouve un engagement politique qui fait plaisir à voir et un vrai sens de la mise en scène. Il est toujours bon de se rappeler de quelles saloperies nos dirigeants sont capables…
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 octobre 2012
L'ordre et la morale est dans la lignée de La haine. Un grand film super bien filmé et très bien réalisé avec quelque effet de scène superbe ce qui donne du rythme au film. Mathieu Kassovitz a écrit un super scénario avec de bon dialogue. Mathieu Kassovitz rentre dans le tas sans avoir peur. Le film est osée. On peut reprocher quelques floriture au film.La prestation de Mathieu Kassovtz est vraiment convaincante et permet une bonne immersion dans le film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 octobre 2012
Eblouissant !

A un point tel que l’on en reste viscéralement abasourdi !

Connaître la fin d’un film avant même de vous rendre dans une salle… Voilà un problème de tous long-métrages qui revient sur un événement historique… Un exercice de style pouvant faire s’écrouler le monde autour de vous ou vous porter sur les sommets de la gloire… L’avenir n’étant alors restreint qu’à la qualité et au choix de l’angle de tournage pour lesquels le réalisateur va opter. Ici, dans l’Ordre et la Morale, c’est sans demi-mesure que Mathieu Kassovitz a dépeint une œuvre à la hauteur de notre Tour Eiffel !

L’Ordre et la Morale revient sur la prise d’otage d’une trentaine de gendarme sur l’île d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie qui eut lieu entre les deux tours de la présidentielle de 1988. Et c’est là que le film prend une certaine dimension « magnifiée » pour ma part : il montre un point de vue sur l’affaire, celui d’un homme, Philippe Legorjus, et tente de montrer l’ensemble des événements qui se sont déroulés pendant 10 jours. Chacun en ressortira avec un sentiment propre, et très certainement majoritairement que les politiques sont des pourris (le verbe être ne peut pas se mettre au passé bien entendu !) ou qu’ils sont les responsables directs de cette tragédie. Pourquoi puis-je écrire ça ? Tout est fait pour que l’on en soit convaincu. Car si même pendant les images le spectateur n’a pas fait son opinion dessus, le texte de fin est là pour achever notre bonne vieille politique française ! Mais là n’est pas la question, il faudra toujours un coupable dans la vie, et ici qui devrions nous blâmer ? Les indépendantistes Kanak ? L’armée française ? Les politiques français ? Les élections présidentielles ? La gauche ? La droite ? Les gendarmes ? Etc.

La question sous jacente est « les politiques peuvent ils s’amuser avec la vie de leurs concitoyens pour remporter une élection ». J’ai envie de dire que ceux qui répondraient non sont bien naïfs dans leur vie, et que la politique a de tout temps imposée des sacrifices aux Hommes, n’en regarde les guerres successives de notre Histoire. Mais ici, dans l’Ordre et la Morale, c’est ce fait, celui de voir les manigances de chaque camps, à celui qui a le plus d’influence, qui est intéressant et donne une dimension très politoco-dramatique à ce film : car sans les élections, tout aurait été différent. C’est une mini-bombe médiatique que signe ici Kassovitz en amenant à nouveau sur le devant de la scène un tel « épisode » de l’Histoire de la République… et rien que pour ça, j’adore expressément !

Qu’en est-il du film vous dites vous ? Il y a une atmosphère étouffante tout au long du film, comme vous paralysant les tripes à chaque détour, pour vous rappeler sans cesse de la gravité de l’histoire qui nous est raconté ici. Tout est fait pour que le spectateur demeure tendu, sur le qui-vive, pour apprécier les images. Et quelles images ! Les plans de l’île, les recherches, les affrontements… Un travail remarquable avec une recherche d’une certaine perfection visuelle pour que l’on puisse apprécier aussi bien toute la beauté de cet espace mais aussi la cruauté et la laideur de l’Homme. On reste subjugué par cette reconstitution des plus bluffante qui nous apporte un détail du réalisme poussé presque à son paroxysme par instant. Ne prendrais-je ici que la scène de fin, n’ayant reçu que des éloges pour l’heure, et qui est à couper le souffle tout simplement. On y retrouve tout, nos yeux pétillent, nos oreilles sifflent et notre cœur trépigne !

Kassovitz signe ici aussi bien un chef d’œuvre hors champs que dans le personnage qu’il interprète. Il est saisissant, brillant, j’ai même envie de dire diabolique tant il est frappant de vérité pour nous transposer un homme en plein doutes : l’Ordre ou la Morale. Titre du film qu’il a fallu attendre jusque vers 1H30 de film. Ou quand les sentiments n’ont pas leur place dans l’Armée, relaçant un certain débat. Là est toute la question du film, à savoir quel choix nous aurions fait, lequel de ces deux termes auraient prévalu, ou si aucun d’eux ne peut coexister véritablement… A côté, il y a les autres acteurs. Je ne m’étendrai pas dessus, mais il n’y a rien à redire. Je repense en écrivant sur eux, à deux scènes du film figeant l’action pendant plusieurs secondes, et faisant un plan large entre d’un côté l’armée et de l’autre les Kanaks, fiers et droits. C’est pour cette tension, cette magnificence, cette volupté que l’Ordre et la Morale est pour moi un chef d’œuvre à sa juste valeur.

Il y aurait encore tant à écrire sur ce film qui regorge de petits détails ayant attirés mes yeux, tant de choses qui méritent d’être couchées sur le papier, que je ne peux que vous conseiller de vous déplacer en salle pour l’admirer et palper cette tension s’insinuant doucement en vous pour vous déverser des images d’une rare qualité en votre sein ! Admirez avec vos tripes et votre cœur !
Salim S
Salim S

57 abonnés 500 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2012
Le film "coup de poing" de Kassovitz est une vraie réussite. L'engagement très personnel de Kassovitz ne frôle par l'incohérence historique : on y croit ! (A l'inverse de "Hors la loi"). On croit au "pourquoi du comment" : stratégie politique, stratégie militaire, foie et morale. Le malaise du personnage principal nous prend au tripes. Enfin, un final digne de l'introduction du soldat Ryan.
Trés bon film.
Damien R
Damien R

11 abonnés 189 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2012
Une bonne réalisation de Kassovitz et une interprétation percutante de sa part.Un bon thriller politique qui nous laisse passer un bon moment de cinema.Mathieu de retour...?
Pierre-Alban C
Pierre-Alban C

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 octobre 2012
2 étoiles et encore je suis sympa! l'interprétation n'est pas crédible du tout, la réalisation très moyenne, assez déçu par ce film de Kassovitz. Passez votre chemin!
Jérémy J
Jérémy J

33 abonnés 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2012
Très bon film, très engager sur ce coup, spoiler: les dernière minutes du film sont vraiment très impressionnante.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2012
Mathieu Kassovitz revient à la charge avec un film bien plus réussi que son précédent "Babylon A. D." (il n'y a pas de mal). En effet, nous aurons droit à un scénario bien plus intéressant et une mise en scène plus professionnelle (malgré quelques faiblesses). Du cinéma francophone se rapprochant de celui des États-Unis, où Kassovitz nous fera découvrir cette prise d'otages en Nouvelle-Calédonie par des indépendantistes Kanak. Un long-métrage qui correspond parfaitement au genre d'idées que défend son réalisateur. "L'ordre et la morale" se laisse visionner pour son coté intéressant mais n'en fait pas encore un grand film, sûrement dû à son jeu d'acteur très insuffisant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 septembre 2012
Après avoir eu peur dans les premières minutes, me demandant dans quoi je m'embarquais, agacé par les gongs sonores et les acteurs kitsch et mauvais (pour la plupart, ce qui n'est pas le cas de notre bon vieux Kasso), j'ai finalement su trouver le rythme que le film me proposait. Au bout d'une vingtaine de minutes le déclic a eu lieu. En prenant conscience des enjeux à tous les niveaux (humains, militaires, politiques...) on prend conscience d'un ensemble de tensions et de choix qui épuisent nos personnages, plus encore que les difficiles conditions de vie.

Mathieu Kassovitz, incarnant un capitaine qui arrive avec ses hommes dans une île où une prise d'otage créée le chaos, n'a qu'un seul but, résoudre cette situation de manière pacifique, faisant office de messager entre les divers camps. Mais son rôle sera mis à rude épreuve, avec des chefs haut placés qui ne cesseront de lui mettre des bâtons dans les roues. La situation est claire : Un assaut est inévitable et voulu depuis le début, et la seule solution qu'a le capitaine est d'essayer tant bien que mal de gagner du temps pour tenter d'assurer la sécurité de ses hommes retenus prisonniers.

En introduisant son film avec un back forward extravagant mais efficace le réalisateur est clair : L'histoire est déjà écrite, le destin tout tracé, le mal fait. La seule chose à faire est de rétablir la vérité. Car c'est vraiment une mission de conteur, de pédagogue, que prend Kassovitz. Pas d'esbroufe dans sa réalisation, juste un désir de montrer avec authenticité une histoire taboo qui fait encore débat. Il le fait avec brio, la caméra à l'épaule donnant cette sensation d'intimité qui nous plonge dans l'enfer de ces jours maudits. On découvre comment les gens sont manipulés, comment les décisions sont prises, de la part d'un Ordre supérieur qui ne se concerne pas des répercussions de ses actes. Entre révolte et acceptation, le capitaine se démène partagé entre ses propres convictions et son rôle qui est d'assurer la survie des hommes sous sa responsabilité. Les conflits de l'esprit sont des merveilles du genre, les actions et les réactions ont un vrai impact et les points de vue depuis la prise d'otages sont des bijoux d'intensité.

Pendant deux heures on se déplace aux côtés du capitaine, dans une précipitation anxieuse, on se prend à espérer, à croire, à penser avec insouciance que le bon sens puisse prendre le dessus. Mais on connaît déjà la chute, les faits, et ce n'est pas une désillusion qui finit par s'abattre sur nous mais un retour à la réalité. On nous montre comment les décisions les plus froides et incompréhensibles peuvent être prises autour d'une table, pendant que dans les profondeurs des terres on essaie juste de faire entendre sa voix. Mais les seuls sons qui finissent par résonner sont ceux des armes, Kassovitz ponctuant son film d'une scène d'assaut terrifiante, empreinte de fatalité, qui ressemble presque à un immense plan-séquence où la panique se mêle au désespoir. Les balles rattrapent les mots, les morts s'étalent les uns à côté des autres et nous laissent sans voix au cœur de ce désastre humain et moral.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 septembre 2012
Mathieu Kassovitz revient sur ce sombre épisode de notre histoire contemporaine avec un talent dont on ne le savait plus capable : c’est rythmé, percutant et profondément intéressant. Ma critique : http://tedsifflera3fois.com/2012/09/12/lordre-et-la-morale-critique/
Star_Pingu
Star_Pingu

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2012
très bonne histoire même si on voit que c'est cela qui peut valoir au film une très mauvaise note. Oui oui, les gentils c'est les militaires, français et je vis dans un monde bleu blanc rouge.
boul2
boul2

15 abonnés 293 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2012
Très bon film mettant en avant la prise d'otages à Ouvéa en Nouvelle Calédonie. Après sur le fond de l'histoire chaque personne présente aura sa version des faits, on retient surtout qu'il y a eu une prise d'otages des kanaks contre des gendarmes et que le gouvernement a donné l'assaut une dizaine de jours après. Le reste c'est à l'interprétation de chacun.
Dany R
Dany R

26 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2012
Kassovitz nous livre ici sa version de l'affaire d'Ouvéa. Je suis incapable de dire si c'est la bonne, mais en tous cas chaque personnage, chaque dialogue, chaque scène de ce film est d'une précision chirurgicale. On vit littéralement chaque rebondissement de cette affaire comme si on ne savait pas comment elle allait se terminer. La mise en scène est top niveau aussi bien pour les scènes de parlementations que pour les scènes de guerre. Kassovitz nous assène SA vérité avec une réelle force et un immense talent.
wakik
wakik

12 abonnés 152 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 août 2012
je l'ai regardé avec des amis kanaks dont certains membres de protagonistes de la vraie histoire...ils n'ont pas apprécié, je l'ai aussi visionné avec des collègues militaires et gendarmes...ils n'ont pas apprécié, moi je n'ai pas apprécié.
Dommage cet évènement qui a marqué mon enfance et dont je pense on ne connaîtra jamais la vérité méritait un meilleur hommage.
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