Pippa Lee a la quarantaine bien tassée et sa vie ne lui plait pas. Ne lui plait plus. Elle ne se retrouve plus et ne sait pas quel chemin emprunter. Elle va prendre le spectateur à témoin et lui dévoiler toutes les facettes de sa personnalité, ses parcours, ses aventures, ses rencontres… Une Desperate Housewife dans l’air du temps qui se remet en question. Le film n’apportera aucune grande réponse existentielle, juste un portrait en surface d’une femme dans lequel bien des femmes pourront se retrouver. Mais l’effet n’est pas nouveau. Quoiqu’il en soit, le spectateur se laisse envahir d’un sentiment de bien-être, comme dans un bon restaurant. Le cadre est joli, on déguste chaque morceau, on trouve certains plats moins bons que les autres mais on est bien accompagné servis par des personnalités investies. Et quand sonne la fin du repas, on est content de s’être laissé aller. Parce que la vie de Pippa Lee n’est pas toute rose, loin de là, parce que sa vie semble plus pénible que la nôtre, et surtout parce qu’elle trouve le courage d’avancer et de tout recommencer. Un exemple que l’on été tenté de suivre, bien sûr, mais le cinéma reste du cinéma mais pendant juste un instant, on y a cru, et c’est l’essentiel.
Très bon film, un peu angoissant, drôle, douloureux, vivant, surtout grâce au génie de Robin Wright Penn qui plante son personnage dans un jeu d'ombre et de lumière intrigant. L'histoire surprend et ravit. La réalisation est soignée et cadencée. Seul bémol - mais mon avis ne fais pas loi - le personnage joué par Keanu Reeve qui se rapproche plus de l'adolescent angst que de l'adulte en plein questionnement. Une très bonne expérience, à voir en VO parce que la traduction est assez spéciale...
Sans être vraiment transcendant, ces « Vies privées de Pippa Lee » n'en demeurent pas moins un rafraîchissant bol d'air frais dans cette année cinématographique 2009. Car même s'il n'y a pas à proprement parler de grands moments et que l'ensemble reste somme toute assez sage, il n'est finalement pas si courant de voir des films faisant un aussi grand effort d'écriture et de générosité dans son propos, surtout lorsque c'est la formidable Robin Wright-Penn qui tient le rôle-titre, bien aidée par une pléiade d'acteurs réunissant entre autres Alan Arkin, Julianne Moore et Winona Ryder (excusez du peu!!) Et même si l'aspect légèrement philanthrope peut paraître parfois un peu excessif, reste que le moment est suffisamment agréable et léger pour que l'on puisse y trouver un plaisir simple et réel. Un joli film.
Au final, Les Vies Privées De Pippa Lee ne possède qu’un seul et unique intérêt : son casting prestigieux qui arrive plus ou moins à se distinguer et à nous faire avaler une pilule bien trop grosse à avaler. Pour le reste, l’histoire de cette femme dont on suit le parcours de l’enfance jusqu’à la cinquantaine n’est pas très nouvelle ni dans son traitement, ni dans la réalisation de Rebecca Miller. Il manque ce petit quelque chose, ce petit grain de folie à ce film qui est très loin de nous laisser un souvenir impérissable. (critique complète sur : http://www.leblogducinema.com/2009/12/13/critique-les-vies-privees-de-pippa-lee/)
C'est mignon, parfois drôle ... Mais je ne sais pas, il manque un petit quelque chose, l'histoire n'est pas très captivante. Et puis Robin Wright Penn n'est pas si convaincante que cela. C'est loin de laisser un souvenir impérrissable. Très loin. Un film de plus, pas mauvais, basta.
Ce film à première vue nul n'est pas si nul que cela! Il raconte les vie d'une femme d'un certain age. On commence par sa jeunesse, son adolescence, qui explique la vie présente, ses choix. Il est très interessant, bien fait, marrant.
Rebecca Miller (The Ballad of Jack and Rose - 2006) adapte son propre roman et offre par la même occasion, un rôle titre poignant (et mérité) à la (toujours) radieuse Robin Wright Penn. On y découvre une mère de famille comblée (en apparence) vivant en plein "American way of life" avec son mari, dans une belle maison et entourée de ses ami(e)s. Mais la réalité est toute autre, Pippa Lee est rongée par un mal être, mais lequel ? Cette femme, à l'approche de la cinquantaine, radieuse comme au premier jour, nous cache un lourd passé qui aura rarement été gai. Enfance difficile, adolescence tourmentée, mère irrécupérable qu'elle aime plus que tout, tant de choses qui ont forgé au final, une femme qui ne se reconnait plus à l'heure d'aujourd'hui. Rebecca Miller réalise ici un drame touchant, dans lequel Robin Wright Penn donne la réplique à une distribution très riche (et réussie), avec notamment Alan Arkin, Keanu Reeves, Julianne Moore, Winona Ryder et même Monica Bellucci. Alternant entre le rire et l'émotion, Les Vies privées de Pippa Lee (2009) nous réserve de drôles de surprises !
Un bon jeux d'acteur. Un film qui laisse à réflechir sur la vie d'une femme . La dépression silencieuse. Keanu Reeves est tellement beau dans ce film. Je l'adore! A voir en VO.