Underground
Note moyenne
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136 critiques spectateurs

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 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juillet 2017
Raconter cinquante ans de l'Histoire de la Yougoslavie à partir de la Seconde guerre mondiale en construisant le film sur deux registres, l'un burlesque, l'autre dramatique, c'est le projet démesurément ambitieux d'Emir Kusturica, trop pour le cinéaste qui décoche quelques moments de bravoure mais qui peine à faire décoller son "Underground". Après vingt premières minutes atrocement hystériques – sauf si vous adorez la trompette – le film fait exister une poignée de personnages farcesques avec entre autres Marko et Petar Popara que l'on croit longtemps amis avant de se rendre compte que le premier manipule le second et un bon nombre de résistants enfermés dans une cave. Mais il semble bien difficile de relier ces histoires d'amitiés et de trahisons au contexte réel évoqué par Kusturica, qui semble surtout s'amuser à injecter de la fiction dans le réel, telle l'insertion de personnages fictifs dans les images d'archives présentent à chaque chapitre. Finalement, le film pose moins problème en tant qu'expérience singulière et harassante que dans le regard du cinéaste par rapport à ce qu'il filme, dont la distance est impossible à déterminer après une seule vision de l'ensemble. Reste que du point de vue de l'écriture, le film se répète et ne comporte sur sa durée de 2 h 40 que deux grandes scènes : celle de l'enlèvement au théâtre et du massacre de l'équipe de tournage orchestré par Petar et son fils une fois échappés de la cave. Même s'il reste toujours intriguant, le film fatigue par ses danses, ses cris et son assourdissante musique qui constituent une bizarrerie assez forcée. Une Palme originale quoique très inégale.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2017
Underground est un très bon film d'Emir Kusturica sur les ravages de la guerre.
Le film mêle parfaitement la tragédie familiale, l'horreur géopolitique ainsi que l'humour folklorique. Bref, le mélange des genres marche étrangement très bien. On passe du rire à l'émotion sans problème. La dramaturgie atteint son paroxysme. La description géopolitique est très juste pour une région qui pendant plusieurs génération n'aura connu que la guerre.
L'histoire est extrêmement originale et très maline. Les personnages et surtout l'évolution des deux rôles masculins principaux est très intéressante.
Les acteurs jouaient plutôt bien. Le duo Manojlovic et Ristovski (que je connaissais pas avant ce film) porte bien le film.
On peut tout de même reprocher au film une durée vraiment exagérée (pas loin de trois heures). Il vaut mieux avoir du temps devant soi avant de se lancer dans ce film ou bien accepter de le voir en plusieurs fois.
Même si j'étais bien content que le film s'achève après 2h45 de visionnage, après quelques semaines de réflexion, je le recommande.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2017
L’impression qui domine est une musique qui virevolte du début à la fin, de la première soulerie jusqu’aux retrouvailles oniriques de la fin, alors que l’orchestre continue de jouer sur une ile qui se détache progressivement de la rive, parallèle avec la Yougoslavie née en 18 et qui disparait après la chute de l’empire soviétique. Kusturica démarre son récit en 1941 lors de la capitulation face aux nazis.
Il évoque librement au travers d'un récit grotesque, l'histoire politique et symbolique de son pays disparu. Ses inspirations sont nombreuses, de Fellini à Coppola. Comme une sorte de « catastrophe » (en français dans le texte), Underground est une sorte d’Apocalypse Now en moins grandiose, mais avec des personnages emportés dans le cours de l’Histoire, menant leurs lubies amoureuses et leurs trafics d'armes peu reluisants avec humour, dérision et fatalisme.
C’est parfois un peu trop long, mais comme l’imagination est au pouvoir, on lui pardonne volontiers devant une telle débauche de spectacle réussi et inattendu, depuis le bombardement du zoo jusqu'à l’usage d’un tank par le singe ! Il n’y a pas de morale à ce film, ni même d’idéologie contrairement à ce que certains ont voulu suggérer, simplement une grande fresque dédiée à son pays, en l’imaginant capable de continuer à profiter de la vie malgré le sang, les larmes et les trahisons.
A l'heure où vient de chuter la ville d'Alep, ce film prend soudainement une autre dimension. Regarder de loin, de haut, une population se faire massacrer sans pouvoir/vouloir agir est une interrogation sans réponse. Kusturica l'avait vécu dans sa chair et a voulu nous l'illustrer avec conviction et ses tripes.
DVD décembre 16
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mars 2016
Si j'ai bien compris c'est une éspèce de métaphore de la chute de la Yougoslavie, enfermée dans la cave obscurantiste du régime de Tito qui maintient l'illusion de la menace fasciste, avant l'explosion du pays, ou alors j'ai pas capté le sens du film, tant pis. A la fois beau, poétique, barré et tragique.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 août 2015
Après avoir adoré son "Arizona Dream", j'ai finalement sauté le pas pour ce "underground"... Primé à Cannes, je me suis dit que je ne pouvais passé qu'un bon moment.... Dommage pour moi car je n'ai pas accroché du tout cette fois, j'ai donc trouvé très long mon temps parce que 2h45 quand on accroche pas, c'est....Long, très long! Le ciné de Kusturica est un univers bien special que tout le monde n'appréciera pas et je fais définitivement parti de ceux là! Arizona Dream était quand même beaucoup plus accessible que celui-ci qui m'a rappelé l'ambiance de "'Chat noir Chat Blanc". Raconter du sérieux, du dramatique meme mais avec un ton burlesque qui plaira aux aventuriers du cinoche, ceux qyui aiment quand les réalisateurs prennent des risquent et proposent quelque chose de moins conventionnel... Impossible de nier le talent de metteur en scène de Kusturica pour y parvenir, c'est vraiment ...original ! Pas évident en effet de mettre en scène une histoire aussi dramatique que celle de la Yougoslavie avec un humour si décalé... Et je ne suis pas fan de cet humour que je trrouve très souvent un peu "léger" de même que la plupart des personnages que je n'ai trouvé à aucun moment attachant... De plus, j'ai trouvé la mise en scène "brouillon" : ça part dans tous les sens! Un joyeux bordel en gros! Sûr que le truc a au moins le mérite de ne ressembler à rien d'autre ce qu'apprécieront certains connaisseurs à mon avis mais pour la plupart des spectateurs lambdas comme moi, ça risque de coincer d'abord et avant tout, à cause de sa longueur...Personnellement ce n'est pas ma came... mais à chacun son style!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 novembre 2015
Comment un film comme celui-ci peut décrocher une palme d'or ? Je me pose la question depuis maintenant un moment et je n'ai encore trouver aucune réponse. Très long, très lent, et aucun intérêt ! je n'est encore trouver aucun film atteignant la nullité de celui-ci. Rien a dire de plus a part que je vous conseille de ne jamais regarder ce film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2015
Film-référence. Comment raconter l'histoire d'un pays qui a été dévasté par la guerre (mondiale et civile) pendant des décennies sans tomber dans le pathos ? La réponse, Kusturica nous la donne avec ce chef-d'oeuvre (à mon humble avis, sa meilleure réalisation), emprunt d'humanité et, surtout, d'un sens de l'auto-critique exacerbé. C'est rythmé, drôle sans être caricatural, et les presque trois heures de visionnage ne semblent en durer qu'une, tant l'histoire nous passionne. A l'époque de sa sortie, et à mon grand étonnement, il fut primé à Cannes et encensé par les critiques intellos qui y voyaient un pamphlet acerbe et acéré de toutes guerres (ce en quoi ils n'avaient pas tort). D'habitude, les films récompensés lors de ce festival sont plutôt ennuyeux, voire prétentieux. Celui-ci, malgré la gravité du sujet, nous colle un large sourire au lèvres pendant la quasi-intégralité du film. Un classique à voir et à revoir pour comprendre toute l'absurdité de n'importe quel conflit présent, passé et à venir (malheureusement). N.B.: je sais que ceux qui liront ces lignes s'en contrefichent mais j'ai quand même gardé le coffret DVD collector car je le trouve somptueux, ce qui m'amène à dire que le blu ray aurait bien mérité une édition plus ambitieuse qu'un simple boitier plastique sans bonus supplémentaires.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2014
"Underground" est une fresque originale sur la période allant de la Seconde guerre mondiale à la guerre de Bosnie, en ex-Yougoslavie. La folie qui se dégage de l'ensemble dédramatise le contexte du film, et le sujet. Les personnages sont tous plus déjantés les uns que les autres. La mise en scène, très originale, fait penser par moments à des scènes de théâtre. Le tout ponctué par une musique tsigane très omniprésente. Du coup, les presque trois heures de film passent tout seul. Emir Kusturica a frappé un grand coup avec cette œuvre subversive, renvoyant dos à dos nazisme et communisme stalinien.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2014
Avec "Underground", Emir Kusturica a le chic pour dédramatiser un sujet aussi grave que la guerre en usant d'un humour burlesque et absurde. La sauce prend rapidement et on ne peut que prendre du plaisir à suivre, à travers les années, ces personnages haut en couleurs. Tout au long des 2h40 que dure le film, les scènes se suivent mais ne se ressemblent pas et dévoilent une palette de sentiments variés: poésie, humour, tristesse,... Un aspect joyeusement bordélique que vient relevé la musique trés présente d'une fanfare. Je le conseille.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2014
Palme d’or au festival de Cannes 1995, « Underground » de Emir Kustrurica (adaptation de la pièce de Dušan Kovačević) nous plonge en Yougoslavie du début des années 1940 jusqu'à la fin de la guerre froide.

Kusturika évoque avec humour et sur un ton satirique cette période de l'histoire de l'ex-Yougoslavie à travers une passionnante et attachante galerie de personnages où on ne trouve ni bon ni mauvais mais avant tout des humains, des profiteurs ou des faussaires. L'histoire est riche et bien écrite, Kusturica nous entraine dans son univers baroque et truffés d'idées savoureuses tels que ses réfugiés qui resteront dans une cave après la guerre où l'un des protagonistes leur fait croire qu'elle n'est pas encore terminé et plusieurs scènes deviennent mémorables à l'image de celle qui suivre leur sortie de la cave. Il arrive à alterner les passages humoristiques et ceux un peu plus grave et nous captive durant les 2h45 de films. "Underground" est aussi rythmé par une musique entrainante et à chaque fois très bien utilisé, rajoutant de la folie au récit. Les interprétations sont excellentes et en particulier Lazar Ristovski et Miki Manojlovic.

Malgré ses controverses à l'époque (notamment par Alain Finkielkraut et Bernard Henri-Lévy qui ont en plus reconnus jugé le film sans l'avoir vu), Kusturica nous livre un très bon film, baroque, poétique, captivant et comique.
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 août 2013
Me suis un peu fendue la poire tellement c'était burlesque parfois ; mais revenons à la réalité, soyons sérieux quelques secondes : Underground n'a pas la carrure d'un primé. D'un primé du pauvre tout au plus. Plus de 2h d'embrouillamini total, irrespirable d'absurdité aiguë comme si je m'étais gavée de choucroute à m'en étouffer. Trop c'est trop. Un foutoir idiot rempli de personnages idiots.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 juillet 2013
Kusturica transpose son univers loufoque dans le Belgrade de la seconde guerre mondiale. Même ambiance, même style que dans ses autres films : explosions de détails et de trouvailles visuelles, personnages savoureux et jamais caricaturaux et la présence toujours très importante de dizaines d'animaux qui courent dans tous les sens, désordre de la guerre oblige.
Le cinéma de Kusturica est empli de sympathie pour ses personnages et pour sa terre natale qu'il décrit toujours comme un lieu où tout est possible. Chez Kusturica, on n'est jamais loin du réalisme mais on ne s'éloigne pas non plus d'une poésie, aussi bien scénaristique que visuelle, qui fait que l'on se sent comme dans un rêve, en permanence entre réalité et imaginaire.
Palme d'or à Cannes en 1995, dix ans après sa première palme d'or pour "Papa est en Voyage d'affaires", Underground commence avec une cave où se cachent des habitants, et la vie s'organise autour de la fabrique d'armes destinées à la résistance. Ivan s'occupe de gérer tout ça, mais l'affaire prospère tellement qu'à la fin de la guerre, il ne peut arrêter ce trafic. Il organise alors un gigantesque jeu de dupes, essayant de faire croire aux habitants de la cave que la guère continue et que la nécessité de fabriquer de quoi se défendre est de plus en plus importante.
Autre point très important sans qui le film ne serait certainement pas aussi bon : la musique. Toujours très présente dans les films de Kusturica, elle est une marque de plus de l'attachement du réalisateur à sa terre natale. Ici, les musiciens accompagnent les personnages en jouant derrière eux (la scène d'ouverture d'Underground est absolument géniale, musique joyeuse de Goran Bregovic, la fanfare est un personnage intégrant du film).
Underground ce n'est pas un film sur la guerre, c'est un film sur les guerres qui détruisent des peuples années après années. Kusturica dresse un portrait riche en détails de tout une époque (qui va de la seconde guerre mondiale à la guerre de 1992), un époque qui a changé le monde, mais pas les mentalités. Car en toute situation, dans le monde de Kusturica, il y a de la musique, de la joie et du rêve. L'épilogue du film, riche en symboles, finit de montrer la tristesse avec laquelle il constate comment la guerre détruit le monde. Mais l'espoir est toujours présent. Et la musique qui va avec.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 mai 2013
bouleversant, captivant, underground est une vraie leçon de cinéma ,quelle imagination! c'est du génie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 avril 2013
Décidément, j'enchaîne avec des excellents films ces derniers temps. Après "Le Nouveau Monde" de monsieur Malick, voilà que "Underground" d'Emir Kusturica vient flirter avec la lentille de mon lecteur dvd. Aucune comparaison à faire toutefois entre le Malick et le Kusturica. Et intéressons nous plutôt au sujet du Kusturica. "Underground", "Underground, "Underground"! Longtemps j'ai entendu dire qu'il s'agissait du chef d'oeuvre du réalisateur, du film le plus abouti de son auteur. Il me fallait le voir absolument, et pourtant, de longues semaines ont passés entre l'achat du dvd et ma première vision. Comme dirait le dicton, mieux vaut tard que jamais. Sorti en 1995 et ayant obtenu la Palme d'Or au Festival de Cannes, le film avait subi de nombreuses critiques taxant Kusturica de réalisateur propagandiste, favorable au régime de Slobodan Milosevic, donnant lieu à une polémique où Kusturica fut attaqué par le journaliste Alain Finkielkraut et ce cher réalisateur-philosophe-écrivain de "génie", Bernard Henri-Lévi. Enfin bref, mettons ces deux derniers de côté et parlons plutôt du film en lui-même. Je n'irai pas par quatre chemins pour dire ce que je pense de "Underground". C'est un chef d'oeuvre en tout point. Certainement le meilleur film de Kusturica et le plus abouti. Les trois heures de métrage peuvent faire peur mais, dès les premières minutes, on est happés part la réalisation de Kusturica ainsi que par l'histoire qui nous est conté. Suivant la ligne chronologique des guerres qui ont frappé l'ex Yougoslavie (2nd guerre mondiale, guerre froide et guerre de Bosnie), l'on suit le destin d'un trio burlesque dans lequel le leader, Marko, enferme un petit monde dans une cave gigantesque, en leur faisant croire que les forces nazies opèrent toujours en surface, pour leur soutirer leur travail et ainsi gagner un maximum d'argent. Séparé en trois parties, on assiste au destin tragique de ce petit monde, au fur et à mesure que la Yougoslavie est confrontée aux crises. On pourrait croire que le long-métrage possède des longueurs mais que nenni! C'est du tout bon, aussi bien du côté de la mise en scène que des acteurs qui maîtrisent à la perfection leurs rôles. Un véritable travail minutieux est effectué ici, chaque plan révélant son lot de détails, ainsi que dans le scénario, poétique, cruel, drôle. Comme la vie en toute somme. "Underground" fait parti de ces films rares qui parviennent à passionner de fond en comble, tout en étant ultra maîtrisé dans sa réalisation. Je le répète encore une fois, mais le long-métrage le mérite: "Underground" est un chef d'oeuvre!
bsalvert

521 abonnés 3 721 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 mars 2013
peu facile à suivre, peu agréable à regarder, il faut avoir vécu les évènements en interne pour en apprécier toute la subtilité.
pLV : aux amateurs de Kusturica
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