A l'aventure
Note moyenne
2,2
95 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

25 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 avril 2009
Difficile de rajouter des choses apres les 3 excellentes critiques 4 etoiles avant la mienne. J'ecris pour la note, pour ce film sublime, tellement incompris par la critique de presse, apart les notables et pas surprenantes exceptions.
C'est vrai, on sent quelque chose, je ne sais pas quoi, de la poésie, un vrai desir de comprendre l'humain, d'en profondeur. On part humble et heureux.
ChrisTyler
ChrisTyler

111 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2009
Je connais encore assez mal Brisseau mais "A l'aventure" est un film passionnant car il s'inscrit dans une démarche, pas moins passionnante.
Après "Les anges exterminateurs", il poursuit donc sa quête du plaisir féminin. On y retrouve la même atmosphère, les mêmes thèmes qui se mélangent avec le sentiment que le réalisateur va cette fois-ci plus loin. Il aborde, comme peu de monde aujourd'hui dans le cinéma français, la question du mysticisme, au sens propre du terme. Une question qu'il confronte à la science en nous livrant de véritables cours de l'histoire de l'humanité. Dès lors, il est aussi question de la place de l'homme. Le film porte d'ailleurs en lui une forme de frustration (accentuée par son titre), de par son impossibilité à totalement se libérer (sexuellement mais pas seulement), enfermée que sont les personnages par leur corps, vu comme une prison. Et que les cadres très serrés mettent en avant. Il y a encore plein de choses à dire sur ce film : la place du verbe, très rohmérien, le côté très nouvelle vague, aussi. Enfin, pour ne rien gâcher, Brisseau y filme une beauté incroyable, du nom de Carole Brana.
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2009
A l'Aventure est un moment de cinéma étrange, comme aux frontières de l'abstraction totale... Totalement inégale, tour à tour grotesque et envoûtante, cette oeuvre évoque l'univers d'un Bonello, d'un Rohmer ou encore d'un José Bénazéraf. Le film de Jean-Claude Brisseau fait beaucoup penser à du théâtre filmé : les personnages sont, la plupart du temps, littéralement plantés dans des décors d'une redoutable platitude. On sent bien un souci de précision de la part du cinéaste dans l'écriture des dialogues : une prose d'un style commun - certes - mais dont l'auteur sait tirer une certaine forme d'intérêt pour son spectateur. Les séquences d'hypnose véhiculent un sentiment surprenant : entre l'envie de s'endormir et celle de boire les mots de Brisseau, on y nage en permanence dans le trouble voire l'incongruité. A l'Aventure est donc un film imparfait, mais qui a les qualités de ses défauts ( le fait que la mise en scène y soit souvent trop visible témoigne de la lucidité du réalisateur ). Une vision différente du cinéma, d'une certaine façon...
groil-groil
groil-groil

105 abonnés 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2009
C'est un croisement entre la veine mystique de Brisseau - Céline, L'ange noir - et sa veine recherche désespérée du plaisir sexuel féminin - ses derniers films. Brisseau filme ça avec une naïveté salvatrice, aucun second degré, et une croyance en le cinéma qui force l'admiration. Il y mêle une reflexion scientifique sur la création de notre monde et sa possible fin qui partout ailleurs paraîtrait cliché et digne d'un devoir de physique de seconde mais qui ici est bouleversante, notammant parce qu'il la met dans la bouche d'Etienne Chicot, formidable, et surtout car ce discours il le transforme en pensée cinématographique. Son film n'est jamais un film discurssif, c'est un film qui traîte le discours comme acte cinématographique. Peu de séquences dans le film, des blocs de temps forts, et un retour au cinéma de la Nouvelle Vague en le sens où il contient le cinéma Hollywoodien mais il en propose un au-delà, via la mise en scène, la photographie et le montage. Le film m'a beaucoup rappelé le cinéma de Rohmer et celui de Oliveira.
Les actrices y sont sublimes, à commencer par l'héroïne, Carole Brana, qui est une vraie révélation, sublime actrice, et d'une beauté sidérante, gaulogène d'or 2009 haut la main.
C'est un film d'une étrangeté telle, qui vire sur sa fin au mysticisme le plus total, qui fait qu'aujourd'hui plus rien ne ressemble à ce cinéma-là, qui est pour moi l'essence même de l'art cinématographique !
Bon, sinon, pour déconner, on peut dire qu'"à l'aventure" c'est Rohmer qui se pelote les nichons ou de Oliveira qui se pommade le kiwi
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 avril 2009
c ridicule.
les comediens sont amatures.
personne sais jouer.
aucun interre
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 août 2012
Jean Claude Brisseau explore de nouveau les mécanismes du désir féminun et pour la dernière fois, selon lui. Après Choses secrètes et Les anges exterminateurs qui flirtaient plus vers le thriller Hitchcockien, A l'aventure reste dans les limites de l'abstraction en y ingérant une dimension mystique déjà vue dans Céline d'une part et philosopho-cosmique, les deux en alternance. Pour Brisseau, les hommes se détourneraient de la recherche pure du plaisir (voir le psychiatre et le chauffeur de taxi philosophique) dans le sens qu'ils cherchent ici à le décrypter alors que les femmes le recherchent à de simples objectifs de jouissance physique. Si ce scénario avait été porté par un cinéaste moins doué formellement, le film aurait à peine été regardable. Les anges exterminateurs était un chef d'oeuvre, ce film n'est pas à la hauteur ; il laisse un sentiment mitigé. Brisseau semble paraphraser, telles ces scènes saphiques entre ces filles interchangeables. Le contenu sur les rapports entre philosophie et cosmologie sont bien dits mais déjà vu, le tout faisant un peu catalogue d'idées. Il ose un peu trop rapprocher la jouissance mystique et physique via la psychanalyse (belle somatisation lors de la scène de la pièce de monnaie). Si le fond est souvent ennuyeux et répétitif, la forme cinématographique est comme toujours chez Brisseau très brillante (la photo, la musique, le sens du cadre ...) Du côté de l'interprétation, seul Etienne Chicot s'en tire très bien à travers un personnage ambigü et contradictoire. D'ailleurs, la dernière scène entre le taximan et la jeune fille à la recherche de la découverte de la vie est sublime. Un film décevant mais parfois brillant. On souhaite retrouver Brisseau dans d'autres sujets.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 avril 2009
pas de soucis pour ceux qui veulent voir de l'érotique ou du porno autorisé....ils vont se régaler, qu'on ne me parle pas de voyage initiatique....certes la jeune femme se pose des questions, certes, elle rencontre des gens interressants sur sa route, mais non merci pour le sado maso et les partouses!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 avril 2009
Un film involontairement hilarant de plus au compteur de l'oeuvre désopilante de Jean Claude Brisseau. Ah, l'érotisme contrarié des ogres vieillissants !!!
Je mets quand même une étoile pour la poilade !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 avril 2009
Mais qui a fait les dialogues ! Tellement peu naturel qu'on a souvent l'impression de théâtre filmé avec une bonne majorité de mauvais acteurs qui jouent faux et ne sont pas crédibles.
Les discours philosophique se veulent tellement sérieux qu'ils en deviennent ridicule.
Et malheureusement des scènes supposés érotiques finissent par être comique et le rire de la salle n'était pas un petit rire gêné mais de vrais éclats de rire de pure moquerie.
S'il continue sur ce chemin, Brisseau va finir par créer les films éroticomique!
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2019
Un très bon film , d'une beauté à couper le souffle. C'est une tentative de mélange de genre rarissime dans le cinéma français, que l'on retrouve parfois dans le cinéma US indépendant ou même espagnol. Au départ il s'agit du parcours initiatique d'une Jeune fille , moderne , diplomée d'HEC, mignonne, qui a un gentil fiancé, mais qui n'est pas satisfaite de ce qu'elle vit. Elle n'a pas vraiment envie d'intégrer le monde moderne contemporain et le carcan de la bienséance : un gentil mari, des enfants , un bon boulot. Elle décide de tout envoyer ballader et aussi de vivre une sexualité plus épanouie , d'essayer de comprendre et de sublimer le concept de jouissance.Elle rencontrera tout au long de son parcours Etienne Chicot, remarquable performance en magnifique philosophe, ex. professeur de physique reconverti en taxi, qui la guide et l'éclaire de son mysticisme sur son chemin. Pour l'éveil à la sensualité elle rencontrera Arnaud Binard , (jeune acteur excellentissime), en psychanalyste, fin séducteur et surtout très bon amant. Le film réussit l'extraordinaire prouesse de nous familiariser avec la psychanalyse tout en restant compréhensible . Je crois que c'est la première fois dans le cinéma..La sexualité devient alors très présente. Comme d'habitude Brisseau excelle dans l'art cinématographique érotisant . Peut- être le meilleur de tous avec Bigas Luna le catalan..Les filles sont belles , elles font l'amour entre elles , à deux , à trois..Elles s'essayent au SM soft et Lyse Bellinck irradie de grâce. Elles recherchent l'orgasme le plus absolu. Et là le film bascule dans l'onirique . L'orgasme féminin s'assimilerait -il à l'extase mystique.??.Sous hypnose il va essayer des expériences ..Et la fin est magnifique, à la fois l'extase ,mais aussi l'aboutissement du parcours initiatique dans la sérénité..L'image est superbe tout en ton ocre et jaune chatoyant..Une vraie réussite .Par contre quel scandale de voir ce film si mal distribué et si mal promu..Courrez-y vite,
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