La Fille du RER
Note moyenne
2,3
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235 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 mars 2009
Avant-première hier soir, archi complète... je n'étais donc pas la seule à être intriguée par ce film. Je suis sortie déçue, un peu sur ma faim. L'intention était bonne, mais le résultat est parfois maladroit, avec quelques longueurs entrecoupées de plans du rer qui passe, et la fameuse "affaire du rer" qui tombe comme un cheveux sur la soupe, sans qu'on y comprenne rien. Heureusement qu'Émilie Dequenne joue bien... et fait presque oublier Catherine deneuve, ultra liftée, qui semble lire un prompteur à chacune de ses répliques.
Marc V.
Marc V.

18 abonnés 63 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mars 2009
Que penser d’un film dont le titre à un pouvoir aussi évocateur qu’un slogan publicitaire pour la RATP ?
Que penser d’un film dont le premier morceau musical est un air de Bagad alors que dans le scénario il n’y a aucune référence à la Bretagne ni au monde celtique ?
Que penser de tous ces dialogues pompeux tout droit sortis d’un livre ? (Ah, la fameuse scène du repas dans la maison de campagne de l’avocat !).
Que penser de cette histoire de bar-mitsvah et des ridicules problèmes de couple du fils de l’avocat ?
Que penser de cette musique inquiétante accompagnant la marche d’un enfant sur un ponton alors qu’il ne se passe rien ?
Que penser de la fuite de l’héroïne sur une barque, sous une pluie diluvienne, dans un décor rappelant plus la nature hostile de Délivrance (bonjour le symbole) que la campagne de la banlieue parisienne ?
Que penser, enfin, de cette histoire de fausse agression qui semble se transformer en vrai détournement de mineur ? (Passage qui a certainement dû inquiéter le réalisateur puisqu’une scène vient expliquer qu’il ne s’est finalement rien passé…)
Oui, quoi penser ?
Que Téchiné n’a finalement pas grand-chose à dire et qu’il délaye son film entre futilités, intrigues annexes et plans fixes sur son héroïne qui patine dans la vie réelle comme elle patine dans sa tête ?
Que Téchiné n’a pas voulu prendre de risques ? Pourtant, un vrai sujet - autrement dérangeant - est évoqué au cours du film. Quelles raisons ont poussé médias et politiques à monter en épingle une affaire sur laquelle ne reposait aucune preuve tangible ? N’y avait-il pas la volonté délibérée de jouer, une fois de plus, sur la peur des jeunes de banlieues tout en stigmatisant la soi-disant lâcheté de la population qui laisse faire ces agressions ?
Des questions auxquelles Téchiné se garde bien de répondre, préférant inventer un nouveau genre cinématographique : Le film improbable inspiré d’un fait divers réel !
norman06

425 abonnés 1 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2009
Le grand retour confirmé d'André Téchiné, après le coup d'éclat des « Témoins ». L'auteur s'approprie un fait divers célèbre et l'adapte à sa thématique romanesque, en en faisant un récit aussi fort que « Le Lieu du crime » ou « Alice et Martin ». Emilie Dequenne est excellente dans ce personnage de névrosée ; Catherine Deneuve apporte son humanité et sa complicité avec le cinéaste, et est bien entourée d'autres seconds roles tels Michel Blanc, Ronit Elkabetz, ou Nicolas Duvauchelle, qui retrouve la beauté et le charisme d'un Wadeck Stanczak. Le film oscille entre le réalisme psychologique et cette poésie sombre (la tentative de noyade) typique de l'univers du réalisateur.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2009
Tout l'univers de Téchiné servi avec talent par de grands acteurs. Catherine Deneuve, une nouvelle fois, avec cette complicité qui semble réunir l'actrice et le réalisateur. Michel Blanc également, sobre et élégant. Ronit Elkabetz, Nicolas Duvauchelle, sont excellents. La vraie surprise, Emilie Dequenne, vraie, juste, touchante. "je voulais juste qu'on m'aime" dit-elle, pour tenter de justifier son geste. On t'aime Emilie !
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2009
Excellent, vraiment prenant de bouts en bouts, un style intéressant, le tout servit par une histoire qui peut sembler un peu étrange de prime abord… mais au final c'est très bon autant au niveau de la réalisation que des acteurs… Emilie Dequenne en tête.
Ghost_face
Ghost_face

86 abonnés 574 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2009
Après avoir récemment abordé le sida dans ‘Les témoins’ ou l’amour et l’exil dans ’Les temps qui changent’, André Téchiné à choisit d’adapter un fait divers qui avait fait du bruit (un bruit bien relatif cependant) il y a quelques années avec ladite fille du RER ayant été victime d’une agression antisémites… Le cinéaste choisit donc d’être plus que jamais dans le présent en s’emparant d’une affaire qui avait été sur-médiatisée à l‘époque. Il aborde donc des thèmes sous-jacents comme la sur-médiatisation et la précipitation de la presse à alimenter des faits non vérifiés, la télévision à s’emballer ou encore la police qui survole ses sources. Mais Téchiné ne stigmatise rien. C’est bien là toute l’intelligence de l’œuvre. Il filme une histoire d’amour (Nicolas Duvauchelle et Emile Dequenne forme un couple crédible, simple et attachant) tellement moderne où les moyens de communications ont une place prépondérante dans notre société (la télévision, internet…), le contexte économique difficile puisque le chômage est un de ces multiples thèmes abordé. La relation mère/fille (Catherine Deneuve toujours aussi exceptionnelle) donc la famille est traitée avec plus de légèreté mais reste importante dans la trame du récit. Donc, LA FILLE DU RER, raconte l’histoire d’une jeune fille paumée, amoureuse et contrariée, un brin névrosée, qui veut seulement attirer l’attention sur elle et à la fois se venger. Se venger de tout, d’une rupture, de son insignifiante vie, d’un ancien ami de la famille. Un ras le bol qui implose, une déchéance inéluctable, l’irresponsabilité y est effrayante. Elle n’a rien d’une grande manipulatrice, on y voit une jeune femme en quête de soi, à la conquête d’un avenir meilleur et surtout inconséquente, immature qui n’avait pas mesurer l’ampleur et la gravité de son acte. Une œuvre réaliste, politique qui parle à la fois d’amour et du mal être d‘un être comme tant d‘autre. Une réflexion sur le mensonge et ses conséquences vertigineuse et sincère.
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 mars 2009
"La fille du RER" commence comme un Téchiné classique ; agité, décousu, rapide et frustrant. La construction en chapitres (Circonstances-Conséquences) relève aussi d'une habitude pour le cinéaste français qui, sur un sujet douteux et dangereux, a opté pour un radicalisme surprenant de sa part. Pour les habitués et les admirateurs de Téchiné, l'évolution de son langage à chaque film a tout d'une passionnante participation à travers le récit, admirablement actif. Il faut louer à ce vétéran du beau cinéma français qui dure, l'audace d'un renouvellement apaisant, et riche, à chaque nouvelle évènement, de porter plus haut encore le sujet concerné. Pourtant ici, le point de vue adopté n'est pas convaincant. L'agression et le mensonge dissimulé d'un côté (en la personne solitaire de la fille), la quête de vérité et la théorisation de l'antisémitisme de l'autre (à travers ce qui l'entoure), n'aboutit qu'à une toile de fond sur laquelle se développera les thématiques du couple, de la famille disloquée et du paraître, sans que ceux-ci n'aient d'autres inventions qu'à l'accoutumée, visibles de la même manière dans n'importe quel drame français. A force de recul face à son sujet, à force d'une certaine pudeur, André Téchiné s'éloigne et abandonne l'histoire véridique à un résumé fastidieux et dénué d'enjeux dramatiques (quelle place l'antisémitisme occupe-t-il encore aujourd'hui dans notre société? Quel machination médiatique a voulue que ce fait divers soit porté aux premières pages alors même qu'aucune preuve ne le soutenait?). En revanche, à l'intérieur de l'histoire, Téchiné magnifie ses thèmes de prédilection ; les relations amoureuses de la première partie sont d'une beauté poignante, et l'évolution du rapport mère/fille assez juste. La fiction prend plus d'importance que la réalité, comme si la crainte de mettre en scène un sujet si brusque avait envahi Téchiné au point de n'en faire qu'un vague fond politique dont même la cause initiale est d'une minceur anorexique. Là
Fabrice G
Fabrice G

137 abonnés 389 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 avril 2009
Pour la première fois de sa carrière, André Téchiné s’est penché sur un fait divers marquant pour construire l’intrigue de son film. Bien qu’il soit plein de qualités aussi bien sur le fond que sur la forme, j’avoue ne pas avoir été particulièrement touché. Celui-ci narre l’histoire de Jeanne, jeune fille rêveuse vivant avec sa mère, souvent jonchées sur ses rollers, des écouteurs aux oreilles. Emile Duquenne, dans le rôle de Jeanne, est véritablement le pivot du film, elle est absolument éblouissante. Divisée en deux parties, l’histoire nous invite à entrevoir les causes qui vont pousser Jeanne à raconter un mensonge inouï et les conséquences de son acte. Dans un premier temps, le film est construit au tour d’une histoire d’amour entre l’héroïne et Franck (Nicolas Duvauchelle), jeune lutteur grande gueule, qui va entraîner Jeanne sans le vouloir dans une sombre histoire de drogue. En parallèle, celle-ci rencontre Samuel Bleistein (Michel Blanc), un avocat, ancien ami de sa mère (Catherine Deneuve), auprès duquel elle tente de trouver un emploi. Ainsi, je n’ai pas suivi avec un grand intérêt les histoires de famille du juge, de son fils et de son ex-belle fille (magnifique Ronit Elkabetz)… Reste que Téchiné, filme magnifiquement, les couleurs y sont explosives et magnifiques, certains passages, comme la conversation sur MSN entre Franck et Jeanne, sont admirables, belles et érotiques, mais dans son ensemble le film ne m’a pas suffisamment touché et j’avoues avoir décrocher à certaines reprises. Une petite déception pour ma part.
lucile75
lucile75

15 abonnés 111 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 mars 2009
J'ai été extrêmement déçue par ce film.
Premièrement, la bande annonce est mensongère: elle ne reflète pas du tout le film, on s'attend à commencer par l'agression et ensuite suivre l'explication du mensonge mais il n'en est rien, on pense qu'il y aura de l'action, du mouvement, mais en fait non.
D'autre part, beaucoup d'éléments ne servent à rien dans le film, entre autres la relation entre le fils de l'avocat et son ex-femme: quel est le rapport?
Quant à la manière de filmer: j'ai parfois eu envie de vomir à cause des mouvements! Ce film ne répond même pas aux questions que l'on se pose en voyant la B-A, à propos de l'acharnement des médias etc.
Ce film est une suite de scènes sans intérêt, je me suis beaucoup ennuyée.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2009
Dans La fille du RER, André Téchiné transforme un fait divers réel en un portrait profond et humain d’une adolescente perdue, à la recherche d’un sens à donner à sa vie. Allant d’échec en échec, tout en essayant de garder la tête haute, elle fini par craquer et agi irrationnellement en inventant de toute pièce une histoire d'agression antisémite. Pour retranscrire l’inquiétude et la détresse de son adolescente, le réalisateur utilise le motif du train et des rails tout au long du film : sans cesse, quelqu’un avance vers nous à toute allure, en patins à roulettes le plus souvent. Le train avance impartialement, comme on avance dans le temps inexorablement. L’héroïne sort de l’adolescence, elle est âgée de vingt ans environ, âge où il devient oppressant de faire quelque chose de sa vie. Sa tentative de couple échoue, à cause d’une affaire de drogue et de l’emprisonnement de son fiancé, et la voilà de nouveau errant en rollers. Comme toujours chez Téchiné, l'aspect sentimental, sensuel et humain se mêle à un questionnement social, politique ou parfois historique. C’était le Sida dans Les témoins, la guerre d’Algérie dans Les roseaux sauvages… Ici, c’est notamment l’utilisation à des fins politiques de faits divers qui est pointée du doigt ; le nom de Sarkozy n’est jamais prononcé, mais il est question d’un « président » qui saute sur l’occasion pour inquiéter ses citoyens et dénoncer les jeunes issus de l’immigration, sans plus de preuves de la véracité de l’événement. Il est aussi question, bien évidemment, du manque de professionnalisme des médias. Mais loin de nous pondre un film documentaire, Téchiné use encore une fois avec brio du langage cinématographique et de son style particulier, rythmé, flamboyant, lyrique et sensuel. Son histoire est prenante et touchante, servie par d’excellents comédiens, les plus âgés s’effaçant dans de petits rôles pour laisser place aux plus jeunes.
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