Tokyo Sonata
Note moyenne
3,9
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121 critiques spectateurs

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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2025
Portrait d’une famille japonaise moyenne, entre un père qui cache le fait qu’il a perdu son emploi, une mère complètement effacée et leurs enfants dont le plus jeune prend des leçons de piano en secret, « Tokyo Sonato » autopsie les maux d’une société japonaise avec son absence criarde de communication entre les membres d’un même foyer. La réalisation, jamais intrusive avec des judicieux cadrages avec suffisamment de distance de Kiyoshi Kurosawa qui apporte toute la subtilité et la grâce nécessaire.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juillet 2022
Un drame social sobre et touchant qui dresse le portrait de la désintégration d’une famille causée par un licenciement dans le Japon d’aujourd’hui, en crise. 3,25
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2022
Grâce à une mise en scène au scalpel, d’une efficacité remarquable, Kiyoshi Kurosawa plonge d’emblée le spectateur dans un Japon bien loin des images d’Epinal. Les rapports sociaux sont impitoyables, et rejettent bien des citoyens dans la précarité, voire le désespoir, dans un environnement fait de câbles électriques pendants et d’amas de détritus. Les conséquences psychiques sur les « perdants » du grand jeu économique dissimulant à leurs familles leur fréquentation de la soupe populaire sont terribles. Et la famille se trouve désagrégée, comme le souligne le réalisateur avec des plans dans lesquels les éléments du décor découpent les situations et séparent les personnages. C’est à mon avis dommage que Kurosawa ait rajouté, à ce grand tableau empathique et lucide, les évènements plus « extraordinaires » de la dernière demi-heure, qui semblent répondre à une volonté de spectacle. Ils nuisent grandement à sa qualité globale, n’atteignant pas le supposé objectif symbolique vers lequel ils pourraient tendre.
henma
henma

9 abonnés 21 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2019
Drame familial qui montre la déchéance d'un père cachant son licenciement à sa famille. C'est pour moi une critique de la société japonaise encore très patriarcale, où travail et honneur sont étroitement liés dans cette culture, ce qui mène à de véritables tragédies. C'est le premier film de Kurosawa que je vois et je trouve qu'il y a un mélange étonnant de réalisme et par moments d'exagérations. Il m'a un peu perdue lors de la virée de la mère vers la fin. La scène finale est très belle, car seule lueur d'espoir dans le film.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2018
Kiyoshi Kurosawa reprend des thématiques si chères à Yasujir� Ozu pour mettre en scène Tokyo Sonata, où il s'intéresse aux difficultés connues par une famille dans le Japon actuel touché par la crise.

L'ouverture sous la pluie et au son d'une mélodie jouée au piano donne déjà le ton, Kurosawa nous plonge dans le quotidien d'une famille qui va devoir affronter de très dures épreuves, à commencer par le licenciement du père de famille. Un père qui cherchera d'abord à le cacher, essayant de sauver l'image classique de la famille qui repose notamment sur son chef, le paternel, pour subvenir à ses besoins, ce qui rappelle Gosses de Tokyo. C'est d'abord à lui que s'intéresse Kurosawa dans une remarquable première partie, ses errements dans un Tokyo touché par la crise, moralement et économiquement sont finalement aussi violents que touchants, et il met admirablement bien en scène un homme qui voit son univers s'effondrer.

Cet effondrement s'accompagne d'une lecture froide et réaliste de problèmes touchants le Japon, et pas que, à l'image du chômage ou de la vision d'une famille qui perd ses liens et son socle, et le traitement induit forcément à une réflexion sur une conception de la vie. Ce qui donne lieu à quelques séquences fortes, mais aussi pathétiques où on ne peut être que touché par la détresse vécue par cet homme, à l'image de la séquence du karaoké. Kurosawa se montre néanmoins moins impérial lorsqu'il s'agit d'aborder les autres membres de la famille, tout comme on peut regretter qu'il peine un peu à conclure son oeuvre, à l'exception du touchant retour à la réalité de l'ultime séquence, à trouver la finition autour de ces désillusions familiales et générationnelles.

Il trouve régulièrement le bon équilibre entre ses thématiques et l'évolution de l'histoire et des personnages, bénéficiant d'un scénario intelligemment écrit, mettant bien en avant la perte de sens de certaines valeurs ainsi que l'absence de dialogue, et compréhension, au sein de cette famille. Il démontre aussi une certaine habilité pour bien mettre en avant ce qu'il aborde, avec une caméra sachant capter la détresse des personnages sans forcément avoir besoin des mots. Le cadre de la crise japonaise est intéressant et bien exploité, faisant échos aux fragilités personnelles des protagonistes, alors que les comédiens sont dans l'ensemble très bons, notamment Koji Yakusho dans le rôle du père et Kyôko Koizumi dans celui de la mère.

Kiyoshi Kurosawa propose avec Tokyo Sonata une oeuvre forte sur le déclin des valeurs de la famille, superposée à celui d'une société et d'un système qui n'hésite pas à broyer les âmes qui le font tourner.
Kev T
Kev T

41 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2018
Film poignant et très enrichissant. C'est une illustration de la descente au enfer, ou plutôt dans l'enfer de la précarité jusque'à l'exclusion, remarquablement illustré.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mai 2017
Il vaut mieux dire d'emblée que ce drame familial a de quoi nous déprimer de la société japonaise, qui peut paraître si exotique vue de loin. Le film se focalise surtout sur la désintégration du modèle familial japonais, désormais suranné dans un Japon postmoderne aussi libéral et capitaliste que les Etats-Unis. Pour le montrer, le cinéaste nous conte la lente désintégration d’une famille en particulier, dans une société bien particulière, celle du Japon, dont personne n’ignore qu’elle demeure une société conservatrice, élevant à un point sensible les sentiments de honte et de culpabilité chez les individus, le cinéaste ne se prive pas de le montrer, d’une manière assez féroce le plus souvent. Il n’y a plus de samouraïs, mais le culte de l’honneur demeure, si bien que, après avoir été licenciés, les pères de familles s’abandonnent à toutes les bassesses afin de cacher la perte de leur statut à leurs enfants et à leurs femmes, cantonnées au foyer. Pour ce qui est de la forme, on constate certaines particularités qui font que celle-ci est raccord avec l’aspect dramatique et déprimant du film, notamment le fait qu’il y a peu de plans sur les visages, les personnages sont le plus souvent filmés de loin, c’est assez frappant quand on les voit attablés en train d’échanger des bribes de conversation, peut-être pour souligner la vacuité de leurs échanges ainsi que leur petitesse dans cette société socialement brutale et déshumanisée. Les décors ne nous font pas dire le contraire au vu de leur austérité. L’ensemble est visuellement froid, terne, assez grisonnant, on a vite une overdose de béton. Les axes de la caméra viennent naturellement renforcer la cruauté du propos, avec ces plans en plongée qui soulignent la petitesse et la fixité du père-chômeur, en contraste évident avec l’agitation urbaine et le mouvement permanent des travailleurs, des métros et autres moyens de transport. On a là un des meilleurs films de Kiyoshi Kurosawa. Vous pouvez lire ma critique complète (et illustrée) ainsi que d’autres
critiques et articles sur le cinéma ainsi que des extraits de films sur
mon blog : 7emeart.wordpress
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2017
Un constat amer et triste de la famille qui ne perd pourtant pas l'amour qui va les sauver mais dont les sentiments l'un envers l'autre sont si cachés qu'il faut la musique pour les révéler. Vraiment très beau et cette fin salvatrice est assez bouleversante par les non-dits.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 juillet 2018
Ce film de Kiyoshi Kurosawa est une radiographie de la famille et de la société japonaise actuelle... Une mise en scène toute en subtilité et en maestria, un scénario très maîtrisé et une dernière séquence magnifique... Magistral...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mai 2015
Tokyo Sonata reflète l'explosion d'une famille japonaise due à la crise économique actuelle et à un manque de communication récurrent . D'une mélancolie rare et d'une justesse incroyable , ce film dépeint avec minutie la mentalité japonaise et un phénomène existant depuis une trentaine d'année ,aussi présent dans nos société occidentales, l'individualisme.
Critik D
Critik D

175 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2014
Il était impératif pour moi de voir au moins un film de Kiyoshi Kurosawa, mon défi à été de trouver lequel puisqu'il pratiquement principalement un genre que je n'affectionne pas. Tokyo Sonata s'est imposé, je dirais naturellement au vu de son synopsis me faisant particulièrement écho dans les films que j'affectionne. Et j'ai découvert ce film et par la même occasion son réalisateur avec bonheur. Même si les scènes entourant le final sont assez particulière et l'on se demande d'un coup dans quoi nous sommes plongé, il n'en reste pas moins un très beau drame. Le film même s'il a une forte présence de la culture japonaise ne peut que faire écho à ce qui ce passe en ce moment en France. L'histoire est prenante, passionnante et bouleverse pas mal nos représentations d'européens. On se laisse guider par la réalisation, l'histoire dans cette déchéance familiale. Rien de gaie à l'horizon et beaucoup de questionnement demeure à la fin. Il n'en est pas moins intéressant et c'est un très beau drame. Moi qui ne suis pas fan des films asiatiques, ce dernier m'a vraiment bluffé et prouver qu'il y avait aussi du bon. Une belle découverte.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 juillet 2014
Pas de doute, Kiyoshi Kurosawa maîtrise l'art de la fugue ...
Le Sid
Le Sid

16 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2016
J'aimerais que tout mes amis vois ce film pour en discuter et me faire une idée de leur idée de ce film -
Le problème c'est qu'il n'y a pas assez de Boobies! pour attiré le coeur du crétin et ainsi le guerrir de cet maladie cardiaque -
Comme disait Léo F. : "nous sommes a une époque épique qui n'a plus rien d'épique" et puis je repense a une - phrase de Charles Duits (c'est mon avatar): "On a follement masturber la jeunesse elle a finit par éjaculer" -
Puis je m'disais qu'il avait tout les deux tords et que :" A notre époque On(Qui?) nous masturbe(La jeunesse) - follement et ... imperceptiblement lentement et l'on va gicler sur la face de la planète (un putain de Bukkake dans sa gueule!)" - puis ... je comprend que cette phrase de Charles parlait de Woodstock! - edit - clique - La diffrence entre Ozu en plus de L'écart d'époque avec ce réalisateur dont je vait bientot connaitre le nom se situe peut être la: " Le monde est une comédie pour ceux qui pensent, mais une tragédie pour ceux qui sentent. " un mec qui s'appelle Horace Walpole (je sais même pas qui sais) - voila voila- edit - clique
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2014
Très beau film de Kiyoshi Kurosawa réalisé avant Shokuzai...
Truman.
Truman.

274 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2013
Tokyo Sonata nous parles d'un père de famille travaillant dans l'administration d'une grande entreprise qui se fait licencier . La honte pèse sur lui et il n'osera rien dire a sa famille, a coté son plus jeune fils rêve de faire du piano et le plus grand d'aller a l'armée, sa femme elle représentant le coeur de la famille subit et regarde sans rien dire cette homme empêcher ses enfants d’accéder a leur rêves .
Père autoritaire qui ne souhaite que le bonheur de sa famille il va les empêcher malgré lui d’accéder a leurs envies en se cachant derrière sa propre vie croyant qu'elle est heureuse mais le chômage reste présent cela donnera un tournant bien différent .

Kiyoshi Kurosawa offre divers choses a travers ce drame social, dénonçant aussi bien le chômage qui ronge la société Japonaise et mène les hommes dans le mensonge, mais parle aussi du bonheur et de la famille .
Une famille presque détruite qui va se reconstruire a travers la mélodie d'un piano, personne n'est heureux mais n'ose le dire se cachant dans les mensonges, la honte ou encore le silence .

A la fois beau et touchant Tokyo Sonata joue aussi dans une grande simplicité, jamais la moindre scène ne cherche a faire pleurer le spectateur .
Cette grande simplicité rend le récit encore plus beau et fait de ce film un drame magnifique .
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