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Gran Torino
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note moyenne
4,6
50354 notes dont 3975 critiques
64% 2529 critiques
23% 927 critiques
4% 141 critiques
5% 205 critiques
2% 86 critiques
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3975 critiques spectateurs

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maxlegrand34

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5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 04/12/2015

Comment dire... Ce film est vraiment excellent, sans aucune retenue, Clint Eastwood ne mâche pas ses mots. Film à voir.

Bertie Quincampoix

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3,5Bien
• Publiée le 01/12/2015

Clint Eastwood incarne un vétéran de la guerre de Corée, tout juste veuf, aigri, méchant et raciste, hanté par des souvenirs qui sont autant de cicatrices qu'il n'a jamais su refermer. Au contact de ses voisins hmongs, il va peu à peu réapprendre à aimer la vie et à s'ouvrir sur les autres. L'acteur-cinéaste réalise un film d'une grand finesse, au cours duquel il n'hésite pas à méditer sur son propre personnage de justicier incarné si souvent à l'écran – comme en témoigne le final, où Eastwood nous embarque à contresens de nos attentes – nous offrant un superbe moment de cinéma. Une œuvre riche et complexe ou s'entremêlent réflexions sur la société américaine, décrite avec violence et sans concession, ses mutations économiques qui laissent certaines personnes sur le carreau, sur la famille, mais aussi sur les notions de vengeance, de rédemption et de sacrifice. Poignant et intelligent.

Stephenballade

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5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 01/12/2015

Avant d’être un film, une Gran Torino était un modèle de voiture produit par le constructeur automobile Ford. Un modèle sans précédent (exceptée la Mustang GT), surpuissant, mythique, rendu célèbre à travers le monde par l’intermédiaire de la série "Starsky et Hutch". Par la puissance et le chant de son moteur, ainsi que la beauté pure de ses courbes, la Gran Torino a suscité tant d’admiration, de rêves, de fantasmes, et d’émotions que Clint Eastwood en fit le centre d’intérêt matériel pour en faire son "Gran Torino" à lui, en étant à la fois interprète, réalisateur et producteur. Après tout, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. A l’instar d’un véhicule qui attire irrémédiablement le regard, suscitant du même coup bien des convoitises et du respect, "Gran Torino" est surtout une vitrine des codes de leçons de bonne conduite. J’irai même jusqu’à dire que ce véhicule n’est qu’un prétexte pour implanter l’intrigue, occupée par des personnages charismatiques, notamment Walt Kowalski, vétéran de la guerre de Corée, empli de nombreux préjugés, profondément raciste, habitant dans un quartier déserté par ses compatriotes au profit d’immigrants asiatiques. L’homme, qui refuse obstinément de vieillir, est projeté dans une nouvelle solitude puisqu’il vient de perdre sa femme, ce qui le rend encore plus irascible, inflexible, bougon, peu sympathique, et occupe alors ses journées comme il le peut en maugréant sur tout, tout en se régalant de quelques bières et de quelques cigarillos. Les superlatifs pour qualifier ce personnage sont nombreux et manquent en même temps. Seul son langage fleuri permet de remplacer tous les qualificatifs relatifs au caractère de cet homme qui se planque derrière cette grossièreté. Et pourtant, nous le prenons en sympathie tout de suite. Clint Eastwood incarne avec beaucoup de justesse ce retraité des usines Ford, avec ce rictus et ces yeux globuleux au regard noir qui trahissent sont plus vif mécontentement, sans oublier ces marmonnements aux paroles parfois désopilantes malgré la teneur des propos. En somme, c’est un homme peu avenant que plus rien n’intéresse mis à part son propre bien-être, au patriotisme démesuré. Une façon d’être confortée par le fait qu’il ne tarde pas à être confronté à la tentative de vol de sa Gran Torino chérie. Et pourtant, c’est avec son sens de l’observation que certaines de ses certitudes vont être ébranlées, et on découvre que derrière cette façade désagréable au possible, se cache un homme rempli de principes et de vraies valeurs dont il déplore peu à peu l’inexorable disparition. Aussi, au vu de tout ce qui se passe autour de nous, il y a fort à parier que "Gran Torino" restera d’actualité pendant longtemps, d’autant plus qu’il a été traité avec une énorme dimension humaine, véritable marque de fabrique du cinéaste. La réalisation est donc simple, classique, sans fioritures ni artifices quelconques, et néanmoins efficace, sans se perdre dans des sous-sujets inutiles. La psychologie des personnages est bien développée, en sachant nous présenter l’essentiel tout en évitant de se perdre dans de pompeux méandres de psychologie approfondie. Il en résulte une photographie léchée, portée par un éclairage à la fois sombre et lumineux. César du meilleur film étranger, "Gran Torino" est un film que j’ai eu plaisir à revoir, alors que j’étais un peu passé à côté (et sur lequel j'étais resté quelque peu dubitatif) lorsque je l’ai découvert. Ce drame, parce que ça en est un, réussit à nous faire sourire, (Clint Eastwood réussit la prouesse de nous faire passer du drame à la cocasserie avec une facilité déconcertante), malgré la gravité du sujet argumenté de scènes intenses en émotionSpoiler: comme la scène où il sort sa voisine d’une fâcheuse posture, scène soulignée d’une musique lourde de sens, avec un twist final qui ne manque pas de surprendre. Une grande œuvre de l’homme sans nom qui s’est fait un nom, bien aidé par un casting irréprochable, que ce soit l’interprète de Thao (Bee Vang), de Sue (Ahney Her), et du père Janovich (Christopher Carley), car eux aussi se sont fait un nom.

Samuel S.

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5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 01/12/2015

Avec "Gran Torino", Clint Eastwood crève une fois de plus l'écran. Un film à la fois simple, juste, puissant et une fin renversante, qui marque durablement les esprits. Du même niveau que "Million Dollars Baby" selon moi. Très grand film !

Yéken

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3,0Pas mal
• Publiée le 30/11/2015

Le film est tendre, touchant et émouvant, à défaut d'être surprenant, dynamique ou créatif. Le héro de la guerre de Corée est bien dépeint : crédible et tourmenté. Quand on voit ce film, on se demande comment Eastwood a pu livrer ensuite un navet du niveau de American Sniper, dans lequel le héro d'une autre guerre est complètement lisse et où les ennemies sont totalement déshumanisés et absents. La fin de Gran Torino est belle et assez intelligente. Bref, un bon film, mais sans plus.

Gouchou

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4,5Excellent
• Publiée le 30/11/2015

Un film réalisé par Clint Eastwood est toujours un événement, mais lorsqu'il réalise et joue le premier rôle, le film devient bien plus qu'un événement, il devient une démonstration de cinéma. Avec Gran Torino, Clint Eastwood donne une véritable leçon de cinéma a qui sait ouvrir les yeux. A la fois en tant que réalisateur mais aussi en tant qu'acteur, Clint Eastwood à tout à nous apprendre et à chacun de ses films, ce grand monsieur du cinéma nous convie à une aventure cinématographique qu'il est difficile d'oublier par la suite. Avec Gran Torino, Clint Eastwood joue un vieillard qui après la mort de sa femme n'a plus vraiment de but. Son tempérament difficile fait de lui un homme seul enfermé dans ses préjugés et sa méfiance envers autrui. Toutefois, toutes ses idées sur les étrangers vont voler en éclat lorsqu'il va faire connaissance avec ses voisins. Une famille d'immigrés venant d'Asie issue du peuple Hmong. Ayant servi en Corée, Clint Eastwood a beaucoup de mal à supporter ses voisins qu'il considère comme des envahisseurs. Thao est le dernier de cette famille et il est persécuté par un gang qui a décidé de faire de lui un gangster. L'amitié qui va lier Thao et Clint Eastwood va sauver la vie du jeune garçon. Selon moi en interprétant un vieil homme aigri, amoureux des armes et rempli de préjugés, Clint Eastwood fait un clin d'oeil à sa propre réputation dont il a été victime notamment au moment de la sortie de l'inspecteur Harry. Républicain convaincu et grand fan des armes à feu, Clint Eastwood a toujours revendiqué son amour pour l'Amérique profonde et ses traditions. Toutefois, ici il nous montre que derrière chaque homme dur et campé sur ses positions se trouve l'ignorance. Sa relation avec ses voisins va l'ouvrir un nouveau monde et à sa propre surprise il va aimer ce qu'il découvre dans une culture qu'il détestait jusque là. Avec Gran Torino, Clint Eastwood a voulu rendre hommage au peuple Hmong dont personne ne parle jamais. D'ailleurs tous les acteurs présents sur le tournage sont de véritables Hmong. Lorsque je disais en introduction que Gran Torino est une leçon de cinéma, il suffit de prêter attention aux décors, à la photographie, ce travail du noir et blanc, et notamment la scène dans le garage au moment où Thao tente de dérober la Gran Torino est très parlante. La manière de filmer est étudiée au millimètre, l'intérêt porté aux jeux d'ombres est aussi intéressant. La façon dont Clint Eastwood est montré n'est pas du au hasard puisque cela reflète la solitude de l'homme. Enfin les dialogues sont magnifiques, à la fois drôles et tout en retenu, la tendresse de l'homme cachée derrière une poignée de main ou en plaçant sa main sur la tête d'un enfant. Ce film est un délice qu'on ne se lasse pas de goûter.

willycopresto

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4,5Excellent
• Publiée le 30/11/2015

Gran Torino (2008) rediffusé sur TF1 le 29.11.2015 Il n'y a pas grand chose à dire : le grand Clint à la réalisation et comme acteur : on s'assied, et on savoure le temps qui passe. Les 135 mn de durée du film ne semblent même pas trop longues, c'est dire si l'on est pris par l'action. Mais elle n'est pas la dominante du film : l'amitié et la sensibilité font mouche et nous émeuvent. Cette grande brute antipathique et ancien combattant, qui devient sans le vouloir le grand protecteur de son voisinage d'immigrés asiatiques nous séduit. Eastwood avait 78 ans quand ce film qui le rend plutôt sympathique à nos yeux, a été créé : on aurait pu croire à un chant du cygne : que nenni ! D'autres allaient suivre. Gran Torino, était le nom d'une Ford un peu mythique, objet de collection convoité de nos jours aux US, et qui sert un peu de fil rouge dans ce scénario excellent à tous points de vue de Nick Schenk. Je vous laisse découvrir le reste ! Vous n'allez pas être déçu. D'autant que tout comme le fillm lui-même, le doublage a fait l'objet de soins attentifs ! A voir absolument ! willycopresto

The Housecoat Man

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5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 30/11/2015

Gran Torino, l'un des meilleurs films du grand maître Clint Eastwood. Dans Détroit, ville en faillite et capitale de l'automobile Américaine, vit Walt Kowalski. Vétéran de la Guerre de Corée, vieux grincheux, mal-aimé de ses enfants et petits-enfants, grand dur au langage cru, propriétaire d'une Ford Gran Torino 1976, et surtout raciste. Je m'attendais à voir un chef-d'oeuvre étant donné que ma famille (que j'aime beaucoup pour ceux qui demanderait) m'a encensé ce film. Et le fait est que j'ai regardé le chef-d'oeuvre attendu. Il fut aussi réussi que ce à quoi je m'attendais. Depuis que j'ai vu Sur la route de Madison, Clint Eastwood réalisateur est devenu une religion pour moi que je dois suivre en ma qualité de cinéphile. Et lui qui est l'un des plus grands acteurs de tous les temps et qui joue dans un de mes films favoris (Le Bon, la Brute et le Truand), inutile de dire que j'ai vu de quoi comparer et que j'ai vu de quoi encenser. La première chose qui mérite d'être parlé et qui est au cœur de la réussite du film. C'est bien entendu les acteurs et l'évolution de leurs personnages. Clint Eastwood qui incarne Walt Kowalski est de loin le premier intérêt du film. Non seulement il arrive à merveilleusement interpréter son personnage avec justesse, mais il arrive également à gérer son évolution palpable tout en maintenant la lourde charge de réalisateur (il faut juger soi-même son jeu d'acteur dans ce cas-là). Spoiler: Et comme je l'ai dit, son évolution est palpable: Il commence le film en étant aigri, grincheux, râleur et détestable. Et sa famille le lui rend bien, puisque eux aussi arrive à être détestable (un tel manque de respect aux funérailles de sa mère ou grand-mère mérite une fessée où je m'y connais pas). Et surtout, il est un gros raciste endurcis. Et sa bête noire sont les Asiatiques, tous, il les place dans le même panier: les chintoks. Pareil pour les négros, les métèques, les Irlandais et les ritals (un peu moins pour les ritals). Mais pour lui les Asiatiques sont les pires, il les a combattus durant la Guerre de Corée, et les horreurs l'ont rendu intolérant en bon vétéran Américain qu'il est. On peut dire que le film commence avec le projet de rendre touchant le personnage qui d'ordinaire tous le monde déteste. Le cliché du vieux grincheux qui n'a rien d'autre à faire que de regarder derrière la fenêtre le voisinage et que la famille ingrate tente de placer en maison de retraite. Le genre de personnage relégué souvent au second plan. Mais par quoi ce soi-disant cliché est passé ? Et la maîtrise de Clint Eastwood est bien là, étant donné que le personnage de Walt Kowalski est certes détestable, mais son passé compréhensible et son récent deuil le rend petit à petit et en peu de temps, attachant. Et son racisme, qui est le point central de la moitié du film est retranscrit de manière que l'on pourrait penser de cliché mais interprété avec tellement de naturel et de haine que l'on y croit. On a affaire à un Américain pur-jus. Mais détestable et pourtant, nous aimons Walt Kowalski, car avec sa famille, sans compter qu'il est entouré de tout ce qu'il déteste, sa vie n'est pas heureuse. Même lui est victime de racisme, par la vieille dame Hmong voisine, mais aussi des jeunes délinquants où il est pointé du doigt comme un vieil homme fou. Alors que lui, tout ce qu'il souhaite, c'est seulement qu'on le laisse tranquille en train de regarder la rue et surtout sa Ford Gran Torino bien nettoyée. Spoiler: Et petit à petit, son caractère intolérant lui vaut d'aider ses voisins qu'il refusait de côtoyer et va faire leur connaissance de manière fortuite. Et c'est bel et bien leur gentillesse qui va les réunir. Même si son fort caractère l'empêche de prendre bien les bonnes reconnaissances et les cadeaux qu'ils lui donnent. Il n'est pas aveugle et accepte quand même cette main tendue là où sa famille ne voit en lui que de l'intérêt. Et malgré l'idée reçu qu'il se faisait d'eux, petit à petit, il va se rendre compte de ses erreurs et va les accepter et devenir ami avec eux. Même très proches amis. Et il va d'abord se rendre compte que les Hmongs ont non seulement partagés ces idées durant la Guerre de Corée, mais on aussi été retrouvés en Amérique parce qu'ils ont été chassés par les ennemis qu'il combattait. Ce qui commença en une sympathie envers eux, puis après le premier contact, il va les côtoyer et devenir fan de leur cuisine en premier lieu. C'est vrai que le chemin le plus court pour atteindre le cœur d'un homme passe par l'estomac mais la sympathie qu'il construit avec eux est vraiment touchante. Et la différence qu'il leur trouvait disparut complètement, au point que même lui leur prépare le barbecue. Puis la relation qu'il construit avec le jeune Thao, comme la relation qu'il n'a pas eu avec ses fils. Et c'est là que Thao, le second personnage principal gagne en intérêt et en évolution. Lui comme Kowalski vont apprendre l'un de l'autre et tisser une relation père/fils. Thao, jeune Hmong introverti, timide et travailleur. Mais un peu différent dans sa culture là où il fait des choses basiques mais considérés comme des tâches de femmes. Là où sa grande sœur est très autoritaire et amicale. D'abord très renfermé sur lui-même, il fait les mauvaises fréquentations et va tisser des liens avec Walt qui va le sortir de ses défauts tout comme lui va le guérir de son intolérance. Et Thao apprendra de son mentor jusqu'à devenir très ouvert et deviendra le fils que Walt n'a pas eu et Thao le père qu'il n'a pas eu. Mais les autres personnages ne sont pas en reste. Su, la soeur de Thao marque le premier pas pour franchir la frontière de la langue et entamer l'amitié de Walt Kowalski avec la famille Hmong. C'est surtout avec elle que Walt interagit au début. Mais elle se fait très présente pour laisser la place à Thao là où elle est au départ le premier pas pour Walt de communiquer avec les Hmongs. Pour devenir plus tard l'une des principales raisons qui vont provoquer sa haine la plus grande. La famille de Kovalski est très irrespectueuse envers-lui. Il est vétéran, il s'est battu pour son pays et sa famille l'ignore, sauf pour avoir quelque chose en retour, notamment sur l'héritage. Walt a beau paraître aigri, il est surtout seul, sa famille étant pire que lui. On prend Walt immédiatement en sympathie devant cette solitude là où il trouve une véritable famille avec les Hmongs. Et il y a le prêtre. Qui revient plusieurs fois pour tenter de l'aider à se libérer de sa peine. Et le prêtre est vraiment un personnage humain qui pense et agit pour le bien de tous. N'hésitant pas à affronter Walt pour l'aider dans sa tristesse avec ses conseils. Mais là où Eastwood bluff avec sa mise-en-scène, c'est là où sa réalisation se remarque dans le fait que ce sont ses codes et ses symbolismes qui porte l'histoire. Et non pas une simple histoire raconté avec ses codes. Spoiler: Walt Kowalski triste vétéran de la Guerre de Corée se lie d'amitié avec des Asiatiques qu'il croyait avoir combattus pour se lier d'amitié avec eux et s'occupe du jeune Thao, représentant la plus grande tristesse qu'il a eu en tuant des jeunes Asiatiques de son âge. Il l'élève comme le fils qu'il n'a pas su élever. D'ailleurs, ses fils dont il se sent coupable de ne pas avoir eu de vrai relations avec eux est l'une de ses plus grandes fautes dont il se confesse. Thao est donc la rédemption de ses fautes. Et la mise-en-scène de Clint Eastwood est également empreint de symbolisme visuel Spoiler: avec le jeu de lumière pendant le dialogue entre Walt et le prêtre. Où chacun est tiraillé entre la colère et la part de lumière en eux. Le prêtre est lui aussi en colère et lui aussi est donc montré à l'ombre, mais plus dans la lumière que Walt qui a moins de scrupules à vouloir se venger. Et la confession est aussi un symbolisme visuel. Walt ne se confesse pas de sa probable faute de son traumatisme de la guerre. Mais il confesse sa faute et sa peine à Thao à travers une grille similaire à celle du confessionnal de l'église, sa rédemption est d'autant plus forte devant Thao qui est symboliquement concerné dans le chemin de Walt. Et la Gran Torino qui donne son nom au film est également une symbolique importante dans le film. Elle est la cause, l'enjeu symbolique et la récompense de tout ce qui se passe d'important dans le film. Alors qu'on ne voit pas une fois Walt la conduire. Il ne fait que la nettoyer et la contempler. Spoiler: Walt a donné naissance à sa Gran Torino en lui installant une pièce primordiale. Il en prend grands soin pour ne rien en faire. Sa famille la souhaite et la lui réclame. Là où Thao tente de la voler, provoquant sa rencontre avec Walt, ainsi que le lien qu'il tissera avec lui pour réparer sa tentative de vol. Thao est chargé de la nettoyer, Thao caressant le lien avec Walt. Walt voudra l'offrir à Thao, qu'il l'utilisera pour ses adieux. Et Walt la lui offre après sa mort. Gran Torino est est empli de symbolisme cher à Clint Eastwood: l'Héritage de la figure parental, la nostalgie d'un passé, l'évolution de ses personnages, le "cycle" de violence qu'ils subissent... Ainsi qu'une certaine mise-en-abyme. Spoiler: Clint Eastwood souhaitait que ce soit son dernier rôle et il se met en scène en train de mourir. Gran Torino est probablement un de ses films les plus personnels. Comment ne pas aimer un Eastwood aussi profond ? Mais Clint n'est pas qu'un metteur en scène de symbolisme et de profondeur caractérielle. Il montre aussi dans Gran Torino qu'il est capable de prendre du recul avec un humour léger qui n'influe pas sur le cours du film, en tout cas, pas sur la symbolisme de ce qu'il présente. On ne peut que sourire devant l'allocution erronée de certains noms ou les répliques racistes basés sur des clichés essoufflés. Gran Torino est un drame sombre, très noire. La violence est filmée de manière à choquer, le lieu de Détroit est bien trouvé pour expliquer l'arrivée des Hmongs en réfugiés. Le film est moderne et Clint Eastwood est vraiment percutant dans ce film. Gran Torino est un film que je vous conseille vivement.

phclavel

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3,5Bien
• Publiée le 30/11/2015

Un vétéran , misanthrope qui vit au milieu d'un quartier d'immigrés Mong ayant fui les régimes communistes du sud-est asiatique va peu à peu, et à sa manière, ronchonne, grossière, retrouver son humanité dissimulée sous les blessures psychologiques de sa guerre de Corée, pour aider, secourir et à la fin venger à sa manière, sans trahir sa foi sans doute retrouvée, 2 jeunes gens parmi ses voisins "niacoués", le frère et la soeur, confronteés à une bande de voyous de même origine, à la fois brutale et sans loi. Au delà du parcours libératoire de Walt incarné par Clint Eastwood, le film explore l'altérité, c'est à dire ce qu'il y'a d'humain et d'intéressant ches l'autre. Eastwood jour très bien le vieux aigri au vocabulaire chatié et viril et à l'âme sombre. C'est un peu moins bon comme jeu chez certains de ses partenaires, notamment celui qui incarne le jeune Tao.

Cinghjale

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2,5Moyen
• Publiée le 30/11/2015

La banlieue déclassée est bien filmée, la communauté Hmong découverte, l'histoire de rédemption d'un vieux misanthrope raciste touchante... mais chaque plan est forcé, chaque posture ou dialogue sont caricaturaux, les scènes avec le coiffeur italien d'un lourdingue absolu... On est très loin du chef d’œuvre annoncé par les critiques conformistes officiels !

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