Tony Manero
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    Note moyenne :   2,9 pour 53 notes dont 21 critiques  | 
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    Flav43
    Flav43

    92 abonnés | Lire ses 1076 critiques |

      2.5 - Moyen

    «Tony Manero» (Chili, 2008) de Pablo Larrain fût salué lors de sa projection au Festival de Cannes. Un homme, corps sec, visage émacié et gestes brusques, voue sa vie à se fondre dans la peau de Tony Manero, le protagoniste de «Saturday Night Fever». Homme moyen d’un Chili vétuste, où des vieilles dames tombent leur sac à provisions avant de se faire rouer de coups jusqu’à la mort, Alfredo Castro (le protagoniste «sosie» de John Travolta) aspire au rêve américain. Le regard porté par Larrain sur ce désir absolu de la culture-autre est double et réversible. D’une part, le cinéaste chilien critique l’état politique de son pays à la fin des années 70, lors de l’essor du pouvoir dictatorial et militaire de Pinochet. Les tons bruns et les lumières obscures qui drapent les lieux d’une atmosphère déliquescente produisent une image délétère et peu accueillante du Chili. Le réconfort du film est de s’affranchir d’une volonté cosmétique qui voudrait vendre les valeurs culturelles de son pays. Il s’agit en un terme d’une œuvre critique. D’autre part, Larrain n’innocente pas les Etats-Unis qui, à travers le personnage de Castro, pèse sur le Chili comme un père inquisiteur pèse sur son neveu fragile. Traversée d’un pessimisme parfois rageur, la réalisation de Larrain décrit des personnages avec un ton satirique. Les attitudes lasses et les comportements ignobles avec lesquels agissent les personnages forment un décor social aux motifs inquiétants. De la place qu’occupent la folie et le meurtre dans le rapport que le Chili entretient avec les États-Unis dépend toute la volonté de Larrain. Rapport mortifère qui conduit aux vertiges de l’identité, les accointances d’Alfredo Castro avec Tony Manero reposent sur un principe d’analogie qui engendre une perte définitive de l’être réel comme du personnage fictif. A l’aune d’aujourd’hui, d’un cinéma qui, pour survivre, fait le choix d’approfondir sa ressemblance avec la réalité, «Tony Manero» est une précieuse mise en garde.

    Ajoutée le 10 juil. à 18h42
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    norman06
    norman06

    35 abonnés | Lire ses 767 critiques |

      2.5 - Moyen

    C'est tout sauf un film agréable et consensuel. Le cinéaste met un peu trop l'accent sur le sordide et le ton d'un certain "cinnéma de festival". Mais l'ensemble est stylistiquement cohérent.

    Ajoutée le 25 mars à 11h57
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    hpb
    hpb

    1 abonné | Lire ses 71 critiques |

      4 - Très bien

    Un film marquant et en dehors des normes habituelles. Je suis sorti du film assez mal à l'aise .... pas détendant du tout. Si le but de l'auteur était de nous faire ressentir l'ambiance du Chili de l'époque (déroutant , cynique , sans conscience morale et sans espoir) alors c'est une réussite ! Un bravo aussi pour la performance de l'acteur ... A mon avis les "ceux-ce" qui ont mis des critiques '0 étoiles' n'ont rien compris au film et ont bien de la chance de vivre dans une démocratie !

    Ajoutée le 13 mars à 23h05
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    ioannites
    ioannites

    1 abonné | Lire ses 92 critiques |

      0.5 - Nul

    Voir un film de l'Amérique latine en Europe, cela nous semble être fort intéressant. Revivre la magie de la musique disco, cela peut nous intérsser aussi. Apprendre et réviser l'histoire récente en se référant à la dicature de Pinochet, cela nous apparaît très utile. malheureusement ce film n'a exploité aucune de ces pistes. Il s'agit d'une oeuvre très maladroite, bavarde, avec une moralité douteuse qui a fait sa présence sur nos écrans et les spectateurs qui l'ont vue sont sortis deçus de cette salle de la salle.

    Ajoutée le 11 mars à 13h25
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    Galaad
    Galaad

    11 abonnés | Lire ses 84 critiques |

      1 - Très mauvais

    J'aimerais bien comprendre comment on peut apprécier un film pareil ! Y va falloir que quelqu'un m'explique.... : ennuyeux à mourir, souvent trop "cru", mal filmé (passages flous plus "relou" qu'intéressant), mal monté (certaines scènes sont coupées en plein milieu, on passe d'une scène à l'autre sans enchaînement logique), mal joué, tout pour être détesté ! J'ai commencé à somnoler après 10 minutes de film.... on attend l'action, on essaye de comprendre le but d'une telle "réalisation" si je puis m'exprimer ainsi... Seules les quelques scènes de danse (trop rares soit dit en passant...) nous sortent de la léthargie dans laquelle on est plongé dès le début. Un pseudo danseur psychopathe, borné, obsédé, qui fume 15 clopes à la minute, qui tend vers la débilité et qui trucide quiconque se met en travers de sa route : franchement on a déjà vu plus palpitant comme scénar.

    Ajoutée le 06 mars à 19h52
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    fasskinder
    fasskinder

    3 abonnés | Lire ses 163 critiques |

      4 - Très bien

    Ce film est un régal... un véritable exploit d'intelligence et d'humour noir ! A voir et à revoir pour comprendre l'ambiance d'anarchie meurtriere d'une dictature.

    Ajoutée le 25 févr. à 14h44
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    foxart
    foxart

    6 abonnés | Lire ses 88 critiques |

      4 - Très bien

    Ne vous fiez pas à l'affiche ni à la bande-annonce, on n'est pas ici dans une comédie satirique à l'italienne, ni - encore moins - dans une sinistre comédie cynique de Yann Moix, façon Podium (ouf !) S'il fallait rapprocher ce Tony Manero d'un autre film, ça serait sans doute davantage de Henry: portrait of a serial killer, de John Mc Naughton. Le film se déroule en 1978, dans le Chili de la dictature militaire de Pinochet et nous conte l'errance sanglante d'un paumé, fan de Travolta, que l'obsession pour La Fièvre de samedi soir et son ambition à devenir, à 52 ans, sosie officiel de Travolta vont pousser aux pires exactions et particulierement au meurtre. Le film est très sombre, parfois même totalement glauque et à peine désamorcé par un humour assez cynique émergeant parfois de manière inattendue. Il parait qu'on peut y lire en filigrane une métaphore de la dictature Pinochet, moi je n'y vois qu'un contexte, une toile de fond. Par contre, le portrait sans concession de cet homme sans compromis est brillamment réussi et le génial Alfredo Castro parvient à toucher, parfois, autant qu'il terrifie, souvent. Sa composition est suffisamment exceptionnelle pour valoir à elle seule de voir ce film. Mais la mise en scène, elle aussi, est souvent admirable, notamment lorsqu'elle suit les errances du personnage dans les rues et les immeubles avec un talent proche de celui des frères Dardenne, façon Rosetta. Mais c'est dans ses partis pris de mise en scène que le film trouve aussi ces limites, notamment dans l'usage permanent du flou dans les prises de vues. Si cette idée est parfois signifiante et même géniale, son systématisme, tout au long du film, finit malheureusement vite par devenir creux et agaçant, d'autant que le film n'est finalement jamais aussi fort que lorsqu'il cesse de recourir à cet "effet", notamment dans les scènes de plateaux télé. Mis à part ce bémol, le film est passionnant de bout en bout et s'avère être une excellente surprise de ce début

    Ajoutée le 24 févr. à 11h47
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    sofp94
    sofp94

    1 abonné | Lire ses 17 critiques |

      0.5 - Nul

    Quelle déception ! J'ai quelque peu du mal à comprendre les critiques dithyrambiques que je lis sur ce film. Certes original mais parfois (souvent) sans queue ni tête. Le scénario ne tient pas la route alors que le synopsis était intéressant. Quant à ceux qui pensent découvrir en toile de fond la réalité du régime de Pinochet... La toile est vraiment au fond !

    Ajoutée le 19 févr. à 19h47
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    ffred
    ffred

    115 abonnés | Lire ses 1417 critiques |

      4 - Très bien

    Voilà un film choc dont on sort un peu pantois tout autant que perplexe. La bande-annonce était prometteuse mais pour une fois très bien faite, ne laissant rien entrevoir du gros de l'histoire. Techniquement c'est presque une horreur. L'image saute, les couleurs et le grain ne sont pas beaux, les flous un peu trop nombreux, c'est voulu, mais un brin exercice de style qui peut vite donner mal à la tête. Mais tout cela est rattrapé par un récit dur, glauque, qui finit par être intéressant presque passionnant. Beaucoup de scène surprennent, choquantes sans être pour autant insoutenables, mêlées au climat politique de l'époque Pinochet au Chili, cela donne une ambiance spéciale et qui sort de l'ordinaire. Les personnages sont liés par des rapports relationnels et sexuels d'une grande tristesse et d'un grand désespoir. A l'image du personnage principal. Il est particulièrement sombre, pathétique, on pense qu'il va devenir touchant mais il bascule brusquement dans une folie meurtrière et une folie tout court, froide, incontrôlable, qui fait que ne peut pas s'attacher à lui et qu'on finit même par le détester. Alfredo Castro (un petit air de Al Pacino)est hallucinant. Tout simplement incroyable, une performance étonnante. Tous les autres acteurs et actrices sont tous parfaits aussi. Rien à dire. La mise en scène maniérée, parfois trop et une histoire limite et sombre font de Tony Manero un film atypique, pas vraiment grand public, certainement rebutant pour certains, mais qui a au moins le mérite de ne pas laisser indifférent.

    Ajoutée le 18 févr. à 17h53
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    tixou0
    tixou0

    24 abonnés | Lire ses 662 critiques |

      3 - Pas mal

    Il faut savoir dépasser la forme plutôt rebutante, mais que l'on comprend voulue au nom d'un esthétisme à rebours (caméra à l'épaule mal maîtrisée, nombreux flous, énorme grain, images sales et laides...) pour pénétrer, quasi-hypnotisés, dans l'univers de Raul alias Tony Manero. Dans le Chili de la dictature Pinochet, en 1979, ce minable danseur de tango d'une banlieue sordide de Santiago s'est découvert une inclinaison sans bornes pour le Travolta disco de "La fièvre du samedi soir", au point de s'identifier jusqu'au délire au personnage que ce dernier incarne. Les temps troublés vont lui permettre de couvrir sous le voile des exactions ordinaires d'alors une série de crimes plus ignobles les uns que les autres, tous nécessaires dans sa logique de brute à la réalisation de son rêve - gagner le concours de sosies de Tony Manero qu'organise la télévision chilienne. Farce macabre dont la fin ouverte glace le sang, ce film, porté par Alfredo Castro dans le rôle - titre, est très dérangeant, qui montre combien passion et folie humaines tendent souvent à se confondre.

    Ajoutée le 16 févr. à 00h49
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